Un parc légendaire
À L’époque de la création
Dieu ayant fait les montagnes chargea un ange d’aller les distribuer sur toute la surface de la terre. Arrivé à Bic, terme de son voyage, son manteau pesait encore lourdement, l’ange fit alors de que nous aurions fait nous-mêmes en pareille circonstance : en tournant son manteau, il le secoua vigoureusement. C’est pourquoi, dit-on, il y a autant de montagnes au Bic.
(Légende tirée de Michaud, Abbé J.D.)
Un paysage dessiné par la mer

En compagnie de notre guide Marlène Dionne nous avons visité le parc du Bic, une merveille.
Le parc national du Bic a été créé en 1984 afin de protéger et de mettre en valeur un échantillon représentatif de la région naturelle du littoral sud de l’estuaire du Saint-Laurent. Le parc revêt un caractère exceptionnel avec son littoral particulièrement découpé, ses massifs montagneux plus élevés que ceux de la région naturelle, la rareté et la fragilité de sa flore.
Le parc est situé dans la région du Bas-Saint-Laurent, dans les municipalités de Saint-Fabien (portion ouest) et du Bic (portion est). La superficie totale du parc est de 33 km carrés : plus de la moitié de cette superficie étant marine, la portion terrestre couvre 18.8 km carrés.
Un réseau de sentiers pédestres et de pistes cyclables bordées de rosiers sauvages vous conduit le long des rivages accidentés ou traverse les forêts de conifères ou de feuillus, permettant ainsi l'observation de la faune terrestre ou aquatique très diversifiée sur le parc. Nous avons apprécié aussi les belvédères aménagés d'où l'on a pu contempler de magnifiques paysages et admirer un superbe coucher de soleil dont on dit qu'ils comptent parmi les plus beaux du monde.
Une des origines possibles du nom «Bic» proviendrait, selon l’ethnologue Pierre Rousseau, du mot français « bec » et de la variante « biec » qui signifierait pointe ou pic.
Un décor de rêve pour villégiateurs
Si le site connaît une certaine activité portuaire jusqu’en 1930, c’est davantage son caractère enchanteur qui caractérise son entrée dans le 20e siècle : il devint un lieu de villégiature très prisé, accueillant des Américains et des Canadiens anglais très fortunés.

Depuis des décennies, le territoire est fréquenté par des amateurs de plein air, des ornithologues, des botanistes, des géologues, des plaisanciers, des peintres et des photographes qui en ont vanté les beautés.
Au début des années 1960, il est question d’en faire un parc afin de rendre ce lieu exceptionnel accessible à l’ensemble des Québécois. Ce n’est cependant qu’en 1977 que le gouvernement adopte la Loi sur les parcs, ce qui permet sa création, en 1984.
Aujourd’hui plusieurs milliers de visiteurs fréquentent chaque année ce territoire d’une rare beauté.
La rose des thés
Vers 1920, Walter Lyman établissait ses quartiers d’été, ici, au cap à l’Orignal. Il fit construire un magnifique chalet de style « Renouveau colonial ». Il aimait s’y retirer, avec ses proches, pour vivre en toute simplicité et en harmonie avec la nature.
Pendant leurs vacances, les membres de la famille Lyman s’adonnaient à des activités de villégiature variées, promenade, équitation, voile… mais, surtout, ils venaient contempler cette vue imprenable sur l’anse à l’Orignal et sur ces petits îlots qui portent maintenant leur nom.
Aujourd’hui pour la première année en ce mois de juillet, les portes du chalet Lyman ont été ouvertes au public, afin que tous puissent, comme nous, apprécier la beauté exceptionnelle des lieux.
Cette pause est l’occasion de se laisser transporter par les souvenirs du passé ou tout simplement de profiter de la douceur du moment présent. 
La ferme RIOUX
Bien que portant encore le nom d'une famille qui a cultivé les terres du Cap-À-l'Orignal à une certaine époque, la ferme Rioux n'a plus du tout la même vocation. Les bâtiments ont été restaurés mais gardent encore leur aspect d'origine. On a aménagé dans la maison, la "Boutique Nature" où touristes et visiteurs peuvent acheter souvenirs et artisanat local tandis que la grange est utilisée pour les services publics et une grande salle y a été construite pour le repos et la restauration. Elle est située à l'extrémité de la route 2 où un grand stationnement a été aménagé pour permettre aux visiteurs de profiter des sentiers pédestres et cyclables qui longent la grève et qui mènent à la plage de l'Anse à Wilson, à l'Anse à Damase, au Cap-à-l'Orignal par le l'Anse à Wilson, à Chemin du Nord ou qui sillonnent la Montagne à Michaud.
La maison Rioux a maintenant ses déjeuners musicaux.
La maison et la grange Rioux |