Les enfants de la balle

Les Enfants de la Balle

AU NOM DU PÈRE ET DE LA MÈRE...

Un documentaire de Pierre LUC

Définition selon le Petit Larousse de Enfant de la balle : « Artiste élevé et formée dans le milieu des métiers du spectacle. »
Toutefois, le site internet EXPRESSIO nous éclaire davantage au sujet de cette expression. Lisons :

Au XVIIe siècle, cette expression signifiait : "personne exerçant la même profession que ses parents", sens qu'on utilise encore parfois aujourd'hui.

Plusieurs origines sont proposées pour cette expression :

Selon Furetière en 1690, la balle vient du jeu de paume. L'enfant de la balle était le fils d'un maître d'un jeu de paume, tellement exercé malgré son jeune âge, qu'il était dangereux de
vouloir s'y mesurer. (…)

Eugène Boutmy, dans son Dictionnaire de l'Argot des typographes écrit ceci : "Ouvrier compositeur dont le père était lui-même typographe, et qui, depuis son enfance, a été élevé dans l'imprimerie. L'origine de cette expression, qui est passée dans la langue vulgaire, est assez peu connue. Elle vient de ce que, avant l'invention des rouleaux, on se servait, pour encrer les formes, de tampons ou balles."

DE PÈRE EN FILS - DE MÈRE EN FILLE
DE MÈRE EN FILS - DE PÈRE EN FILLE

Beauchamp, Linda, chanteuse – Charlie Beauchamp, fantaisiste

Béland, Pier, chanteuse – Réal Béland, comédien-vaudeville/Armande Cyr, vaudeville

Béland Réal fils, humoriste- Réal Béland, comédien-vaudeville/Suzanne Bélisle, danseuse-variétés

Bessette, Mélanie, chanteuse country- Étienne/Monique Bessette, chanteurs country

Bessette, Pascal, chanteur country- Étienne et Monique Bessette

Bissonnette, Anik, danseuse – Jean Bissonnette, réalisateur

Blouin-Brathwaite, Élisabeth, chanteuse –Normand Brathwaite, comédien-musicien/ Johanne Blouin, chanteuse

Charlebois, Jérôme, chanteur –Robert Charlebois, auteur-compositeur-interprète

Charrette, Christiane, journaliste – Raymond Charrette, journaliste

Choquette, Éléonore, jeune chanteuse/Natalie Choquette, soprano

Dolan, Xavier, cinéaste – Manuel Tadros, chanteur

Florence K (Choquette), chanteuse - Natalie Choquette, soprano/Hany Khoriaty, guitariste

Coallier, Marc-André, comédien – Jean-Pierre Coallier, animateur

Daraîche, Danie, chanteuse country/Julie Daraîche, chanteuse country

Daraîche, Katia, chanteuse country/ Paul Daraîche (frère de Julie), chanteur, auteur.

Dhavernas, Caroline, comédienne – Sébastien et Michelle Dhavernas, comédiens

Deyglun Mireille, comédienne – Janine Sutto/ Henri Deyglun, homme de théâtre

Deyglun Serge, auteur-compositeur-interprète/Mimi D’Estée comédienne/ Henri Deyglun, homme de théâtre

Duceppe, Monique, metteure en scène/Jean Duceppe, homme de théâtre

Duceppe, Louise, directeur Théâtre Jean-Duceppe/ Jean Duceppe, homme de théâtre

Dufresne, Alexis, compositeur-arrangeur – Louise Forestier, chanteuse

Faucher, François, journaliste – Françoise Faucher/Jean Faucher
 
Faucher, Sophie, comédienne - Françoise Faucher, femme de théâtre-journaliste/Jean Faucher, réalisateur-auteur

Galipeau, Céline, lectrice de nouvelles - Georges Galipeau, journaliste

Gélinas, Alain, comédien – Gratien Gélinas, homme de théâtre/Huguette Oligny, comédienne

Gélinas, Abeille (Violaine), comédienne – Alain Gélinas, comédien/ Yuki (Solange Rioux), auteure

Gélinas, Mitsou, chanteuse-animatrice radio – Alain Gélinas, comédien/  Yuki  Rioux, auteure

Gélinas, Noémie, comédienne-artiste de cirque – Alain Gélinas, comédien/ Yuki  Rioux, auteure

Giguère Sylvain, animateur radiophonique  – Réal Giguère, animateur télé

Grimaldi, Francine, journaliste/Jean Grimaldi, vaudeville

Grimaldi, Jean-Marie, homme de radio/Jean Grimaldi

Guimond, Luc, auteur-compositeur-interprète- Olivier Guimond, comédien- fantaisiste

King, Carole-Anne, chanteuse country/Marie King, chanteuse country

Labrèche, Marc, comédien – Gaétan Labrèche, comédien

Lagacé, Éric, contrebassiste-directeur musical- Mireille Lagacé, claveciniste/Bernard Lagacé, organiste

Lagacé, Geneviève, organiste-claveciniste- Mireille Lagacé (née Bégin) /Bernard Lagacé

Lajeunesse, Isabelle, comédienne – Jean Lajeunesse, comédien/Janette Bertrand, comédienne-auteure

Lamothe, Michel, musicien- Willie Lamothe, chanteur western

Lapointe, Jean-Marie, comédien –Jean Lapointe, comédien/humoriste

Légaré, Clément, comédien-chanteur- Jean-Pierre Légaré, comédien- chanteur.

Légaré, Jean-Pierre, chanteur d’opéra- Ovila Légaré, comédien- folkloriste

L’Herbier, Emmanuelle , chanteuse – Robert L’herbier, réalisateur

Lorrain, Danielle, comédienne – Jacques Lorrain, comédien-fantaisiste/Denise Filiatrault, femme de théâtre

Lorrain, Sophie, comédienne – Jacques  Lorrain/Denise Filiatrault

Leboeuf, Laurence, comédienne – Marcel Leboeuf, comédien/Diane Lavallée, comédienne

Létourneau, Anne, comédienne- Yves Létourneau/Monique Lepage, comédiens

McQuade, Pénélope, animatrice – Winston McQuade, animateur

Martel, Renée, chanteuse –  Marcel Martel, chanteur western

Maufette, Bernard, comédien –Pauline Martin, comédienne

Millaire, Anne, comédienne _Albert Millaire/Rita Imbeau, comédiens

Morain, Joelle, comédienne –Margot Campbell, comédienne

Nadeau, Pascale - Pierre Nadeau, journaliste/France Nadeau, éditrice 

Pascalin (Charbonneau), musicien, chanteur/Ginette Reno, chanteuse, comédienne

Proulx-Cloutier, Émile, comédien – Danielle Proulx/Raymond Cloutier, comédiens

Quilico, Gino, artiste  lyrique- Louis Quilicot, artiste lyrique

Racette, Mélanie, chanteuse country/Étienne Racette, chanteur country

Rémy, Erick, journaliste – Edward Rémy, journaliste

Richard, Michèle, chanteuse – Ti-Blanc Richard, chanteur folkloriste (décédé)

Sabourin, Gabriel, comédien- Marcel Sabourin, comédien

Sabourin, Jérôme, cinéma, – Marcel Sabourin, comédien

Sicotte, Antoine, chanteur – Gilbert Sicotte, comédien

Steben, Karyne et Sarah (jumelles) artistes de cirque/ Claude Steben, chanteur, comédien

Thibault, Sophie, lectrice de nouvelles- Marc Thibault, journaliste

Tisseyre, Charles, journaliste/animateur télé- Michelle Tisseyre, journaliste/animatrice tété – Pierre Tisseyre, journaliste/écrivain

Tisseyre Michelle, écrivaine - Michelle et Pierre Tisseyre

Tisseyre, Philippe, musicien – Michelle et Pierre Tisseyre

Valois, Valérie, comédienne/ Margot Campbell, comédienne

Verdon Johanne, radio, auteur romancière/ Mario Verdon, homme de radio

Vigneault, Guillaume, écrivain –Gilles Vigneault, auteur-compositeur-interprète

Vigneault, Jessica, chanteuse – Gilles Vigneault

Vincent, Éléna, chanteuse country/Germain Vincent, chanteur country

Wainwright, Martha, chanteuse & musicienne – Kate McGarrigle, artiste, auteur folk/Loudon Wainwright, auteur & musicien

Wainwright, Rufus, artiste lyrique –Kate McGarrigle, artiste, auteur  folk/Loudon Wainwright, auteur & musicien

Zouvi, Alain, comédien/Jacques Zouvi/Amulette Garneau, comédiens

Zouvi-Millaire, Frédéric, comédien/ Alain Zouvi/Anne Millaire


LES BESSETTE,
TOUS POUR LE COUNTRY

Nous avons d’abord eu le duo Étienne et Monique Bessette, qui a marqué d’une pierre blanche le monde country au Québec, la fille, Mélanie, et le fils, Pascal ont suivi les pas de leurs parents.
Pascal, pour un, a obtenu sa première guitare à l’âge de 9 ans, et produit son premier CD en 2005.

 

 

Sur scène, désormais, Mélanie se produit avec son père. Nous les avons vus dans de nombreux festivals, ils ont effectué une tournée des églises au printemps 2009, et viennent d’enregistrer un CD.

Le Journal 2000 les a entendus au CanadaFest 2009, en Floride, ils sont vraiment sympas.

 

 

LES ZOUVI
DE PÈRE EN FILS,
DE MÈRES EN FILS

Deux comédiens d’autant de générations se seront retrouvés au Théâtre Vieux-Terrebonne lors des représentations de la comédie Oscar à l’été 2009. Il s’agit de Frédéric Millaire-Zouvi,  l’un des acteurs, et son père Alain Zouvi (le fameux Docteur Constantin de 4 et demi),  metteur en scène de la pièce.

 Ce sont deux enfants de la balle, nés de parents ayant marqué l’histoire de notre dramaturgie. Le deuxième est le fils de l’homme de théâtre Jacques Zouvi, décédé dans un accident de voiture il y a 20, et de la comédienne Amulette Garneau (La famille Plouffe, Pension Velder en début de carrière), emportée par le cancer l’an dernier, soit 40 ans après sa prestation dans Les Belles Sœurs de Michel Tremblay dont elle fut l’une des égéries.

Frédéric Millaire-Zouvi, lui, a pour mère Anne Millaire, fille de Albert Millaire et de Rita Imbeault, autre icône de la scène québécoise… « De mes parents, j’ai hérité de deux cultures », de nous raconter Alain Zouvi. « C’étaient deux mondes différents au niveau théâtre. Toutefois, ils avaient beaucoup de respect l’un pour l’autre. Avec mon père, j’ai vraiment appris le classique, les langues de Molière, de Marivaux, de Guitry.
De ma mère, je retiens la simplicité, la vérité, l’honnêteté. Quand elle promettait à un metteur en scène de jouer telle ou telle scène, elle respectait sa promesse, même si on projet qui semblait plus intéressant se présentait. Au niveau du jeu, j’ai appris des trucs que les spectateurs ne soupçonnent pas.

Ainsi, lors du personnage du Dr. Constantin, je portais des souliers trop petits. Ils me faisaient mal aux pieds, me gardaient sur le qui-vive, donnaient de la drive à ce  personnage souvent en colère. Elle était comme ça, ma mère, pleine de petits trucs, elle qui avait étudié à l’Actor’s Studio de New-York. D’elle et de lui, j’ai eu le goût de cette vocation-là. » Rappelons que Amulette Garneau a aussi bien connu les réalisateurs québécois, dont Gilles Carle, Jean-Claude Lauzon, Jean-Claude Lord…).

 Et  aujourd’hui, voici Alain qui son gars : « Je l’avais conseillé, il y a quelque années, dans un doublage,  et c’est la première fois que nous collaborons sur les planches. Je l’ai vu travailler au Conservatoire, je sais donc de quoi il est capable. Par exemple, d’une chose bien importante dans ce métier : l’économie de moyens. C’est-à-dire que quand on est jeune, souvent on veut tout donner immédiatement, question de montrer ce dont on est capable. Par contre, c’est très utile de doser, de ménager un peu en vue des moments forts.

D’autre part, je dirais qu’il affiche les traits d’un jeune premier, quoiqu’il puisse verser dans l’humour et même dans des caractères plus noirs. Finalement, je ne souhaite qu’une chose, soit que lorsqu’il aura un ou des enfants, que les Zouvi en arrivent à la quatrième génération de comédiens. »

 Quant à Frédéric, le voici orgueilleusement installé dans cette lignée d’acteurs. Il a pu voir évoluer non seulement son paternel, aussi ses grands-parents, il voudrait partager leur passion !

 

 

PASCALE NADEAU,
FILLE DE PIERRE
ET DE FRANCE

Un hasard, peut-être, les trois chefs d’antenne des bulletins de nouvelles les plus considérables de nos ondes, sont des enfants de la balle.
Nous avons vu : Céline Galipeau fille de Georges et  Sophie Thibault sur les traces du journaliste Marc Thibault, voici France Nadeau, fille de Pierre et de France Nadeau.

Pascale, qui animé le Téléjournal des fins de semaine à Radio-Canada, est entrée à la télévision auprès de son père. Après des débuts à 20 ans déjà, celle qui avait fait des études en orthopédagogie, s’est orientée vers la radio. Mais pour revenir au petit écran.

Pierre Nadeau a œuvré pendant plus de 50 ans à la télévision, que ce soit à Radio-Canada –où il a aussi animé le Téléjourna- , à TQS, TVA ou Télé-Québec.

Tandis que France, aujourd’hui éditrice, avait également occupé le petit écran ; certains se souviendront de sa présence à Femme d’Aujourd’hui.

La télévision d’État ne s’est pas montrée particulièrement délicate avec France Nadeau, la faisant passer d’un bulletin de nouvelles à un autre, dans des cases horaires différentes, et rarement pour le bien du réseau.

Actuellement, France Nadeau semble bien installée les week-ends, ce qui lui laisse le temps d’élever deux adolescents, auprès de son conjoint Martin Cloutier, directeur de l’information au réseau concurrent de TVA et LCN.

 

 

LES LAPOINTE
SUR SCÈNE

De père en fils, les Lapointe, Jean et Jean-Marie sont des copains dans l’intimité et des complices sur scène.
Ici, on aura très bien compris que le jeune entraîne le père –qui n’aura même pas demandé à se faire prier, dans un retour public.

Lisons la présentation promotionenelle à la veille de leur prestation à L’Anglicane de Québec
(7 mai 2009)
« C’est le choc des générations qui nourrit le prochain spectacle humoristique de Jean Lapointe et de son fils Jean-Marie Lapointe. Assistez à des scènes tantôt drôles, tantôt touchantes, lors de leur duo humoristique Faces à Farces.

« L'idée de cette collaboration est née suite à une période de vie commune où papa et fiston ont vécu le choc des générations. Tout au long du spectacle, le papa souhaite le départ du Tanguy de la maison, alors que son garçon ne veut pas laisser son vieux père qu'il juge peu autonome.

Dans une suite de dialogues parfois intenses et dérangeants, parfois plus tendres, les deux complices proposent une soirée où l’amour d’un père pour son fils, autant que celui du fils pour son père, transcende le choc des générations.

« C’est un Jean Lapointe dans une forme splendide qui renoue avec la scène lors de cette production où François Léveillée et l'humoriste de l’Outaouais Jean-Christian Thibodeau ont été appelés pour l'écriture des textes. La chanson est aussi au cœur du spectacle, avec un pot-pourri des airs populaires du père. »

De père en fils, les Lapointe, un autre chapitre de notre reportage-documentaire sur les enfants de la balle.
PL

 

SOPHIE THIBAULT
DE LA PSYCHOLOGIE
AU JOURNALISME

Enfants de la balle… Avions-nous réalisé que nos deux reines du 22 heures, Sophie Thibault et Céline Galipeau en sont, des enfants de la balle, c’est-à-dire de ces artistes dont les parents ont exercé le même métier…?

 

Si la deuxième a acquis de son père, Georges Galipeau, spécialise des reportages à l’étranger, une propension à voyager comme à s’intéresser très jeunes aux bulletins d’information, il n’en fut pas exactement de même pour la chef d’antenne de TVA, fille de Marc Thibault, ex-directeur du service de l’information de Radio-Canada : « L’information n’était pas un sujet roi à la maison. Mon frère et moi n’avons pas grandi dans un tourbillon d’information.(…) Notre sujet de prédilection était surtout la psychologie. »

Serions-nous donc surpris d’apprendre que Madame Thibault possède un baccalauréat en psychologie ? Rappelons toutefois que sa mère, Monique Larouche Thibault a signé pendant trois ans une chronique au Journal de Montréal…


LES SABOURIN,
PÈRE ET FILS

Demander à Marcel Sabourin, l’un des nos comédiens les plus louangés, de nous parler de ses garçons, c’est créer de l’émotion.


Récipiendaire de nombreuses récompenses, auteur de performances dignes des plus grands acteurs, scénariste, enseignant, celui qui fut un grand champion de l’improvisation s’anime quand on évoque ses deux  fils, Jérôme le directeur de photographie, et Gabriel, le comédien.


En retour, celui-ci nous dira la satisfaction qu’il éprouve à travaille avec le doyen de la famille.

Jérôme, pour l’introduire rapidement, a signé la photo du film de Luc Picard, Babine, tourné autour du conteur Fred Pellerin.

Gabriel a endossé près de trente rôles depuis sa sortie de l’École nationale du théâtre en 1994, tant sur scène qu’au petit et grand écran. Comme le paternel, il donne dans l’écriture.

Lisons ce que raconte Marcel Sabourin, que nous aurons bien connu aussi pour son personnage du clown Mandibule. Et imaginons la tendresse dans la voix :
« Jérôme, avec lequel j’ai travaillé dans  Le Négociateur, travaille avec les comédiens tel un metteur en scène. Il ne dit jamais un mot, ne passe jamais de réflexions, sauf qu’il entoure les acteurs de sa caméra et sait aller chercher les moments importants. Quand il est question de photographie, c’est moi qui le suis.
Il est extraordinaire, j’en suis assez fier.
 

« Quant à Gabriel, évidemment que pendant un p’tit bout de temps, il devait me regarder en pensant que j’en faisais de bonnes affaires. Mais à un moment donné, ça tend à s’inverser et ensuite, c’est moi qui pense : « Oh, tabarnouche, c’est quoi qu’il fait là ? Je n’aurais pas pu le
faire, moi. »

Parce qu’il a beaucoup de talent et il est en train de jouer plus en quelques années  que moi dans toute ma vie. Il n’arrête pas avec de beaux rôles qu’il interprète magnifiquement.

Et quand nous avons écrit ensemble Un certain  Stanislavski pour le Nouveau théâtre expérimental, c’était la joie !
Je garde de cela un souvenir radieux. »


Idem pour Gabriel, lequel s’enthousiasme devant un autre projet d’écriture.

« Nous nous entendons très bien ensemble, même qu’il faut se retenir, car on peut parler pendant des heures. Il faut se raisonner : « Ok, on revient à nos affaires ». Parce qu’on peut partir dans les bulles facilement, quoique cela puisse aussi servir à écrire. »

Une belle complicité qui se poursuit entre Marcel, Jérôme et Gabriel Sabourin.


TROIS DIVAS

 

La première est née en 1959, la deuxième a 25 ans  et la troisième n’a que 11 ans. Toutes les trois chantent, au sein d’une famille tricotée serrée.

 

 

Notre première, une soprano débauchée en interprète fantaisiste, a emmené sur scène avec elle, l’ainée de ses filles.
Et elle se prépare à en faire autant avec la cadette.

 

 

 


Nous aurons reconnu la soprano Natalie Choquette et sa fille Florence K (K pour Khoriaty du nom de son père, un guitariste pop).



La troisième, Éléonore a été découverte dans le cadre de La Cour des grands animée par Gregory Charles.

À l’âge de 15 ans, Florence K accompagnait sa mère, à titre de pianiste surtout. Dix ans plus tard, elle parcourt le monde avec quatre longs-jeux dans ses bagages.

Ce sera très bientôt au tour d’Éléonore de s’installer sur les mêmes planches que la Diva.

Vraiment, la chanson est devenue une affaire de famille chez Natalie Choquette.

Françoise, Jean, Sophie et François Faucher
UNE MÊME PASSION :
LE BON FRANÇAIS

De la grand-mère à la petite fille, en passant  par le papa et le fils, les  Faucher ont de toujours manifesté un intérêt pour la littérature et plus encore pour le bon français.
Ce fut le  cas de la mère et femme de théâtre, Françoise Faucher, comme celui de son mari Jean, ainsi que de leurs enfants Sophie et François.

Françoise et Jean Faucher sont les parents de Sophie et François Faucher. Autour d’eux, un dénominateur commun : le respect de notre langue, le français.

Dans la même direction
Journaliste affutée, Françoise Faucher est devenue la comédienne, la professeure et la metteur en scène que nous connaissons : une femme de théâtre impliquée dans plus de deux cent productions, une personne aux nombreuses décorations et honneurs au mérite.

Son mari Jean, tout comme elle, été nommé  Chevalier des arts et des lettres de la République française.
Après une riche carrière de réalisateur et de metteur en scène, il aura pris la plume, se consacrant surtout  à des biographies. Dont une de Françoise Faucher.

La fille, Sophie, suit la route toute tracée par Françoise. Comédienne, elle a été dirigée par sa mère sur scène après avoir  complété ses études  au Conservatoire d’art dramatique, là où la maternelle a enseigné.

Si on se souvient particulièrement de Sophie Faucher pour son rôle dans l’émission de télé Le Cœur a ses raisons, on réalise d’autre part son engagement dans la poésie, notamment au Festival de Trois de Laval, y retrouvant  sa maman.

Auteure d’une pièce, La casa azul, Sophie Faucher aura bouclé la boucle : actrice, metteure en scène et écrivaine.

François Faucher, journaliste sportif à Radio-Canada, s’impose par une diction et un langage français d’une denrée rare dans le domaine du sport.

La transmission du langage
Dénominateur commun, nous disions… Lisons quelques lignes de cette entrevue en compagnie de Marie-Christine Blais du journal La Presse.

 
Françoise Faucher :
« (…) C’est maman qui était la référence. Elle parlait un français impeccable. Elle adorait la littérature. Elle n’avait pas d’argent mais lorsqu’elle aimait un livre, elle le faisait relier en beau cuir – je les ai encore, tous ces beaux livres. Parce que transmettre, c’est important, mais préserver ce l’est tout autant. »

Et Sophie d’enchaîner :
« C’était un souci constant pour  ma mère. Maman répétait toujours : il faut dire les choses (…) Étrangement, c’est par les mots que j’ai pu  être mieux dans ma peau. »

Au tour de François :
« …) Je parlais comme mon milieu le faisait, avec un petit accent pointu. Mais il faut reconnaître que cela m’a permis d’être un meilleur communicateur, que le fait de bien parler le français est un atout dans mon métier, et le mérite en revient à mes parents. »

De la grand-maman, là-bas à Montmorency en France, à la petite fille et au petit fils, la langue de Molière –qui est aussi la nôtre, pardi !- trouve ses chevaliers.

 

 

Les Légaré
D’OVILA À JEAN-PIERRE À CLÉMENT

Jean-Pierre Légaré est le fils d’Ovila  et le père de Clément Légaré. Nous avons ici trois générations de comédiens et chanteurs.

Le patriarche, Ovila Légaré (1901-1978) fut bien connu des téléphiles comme des amateurs de folklore dont il s’avérait un passionné, ce qui lui venait de ses grands- parents.

Pour la petite histoire en bref résumée, le célèbre Ovila Légaré se fit d’abord remarquer en 1927 dans le rôle de Jos Montferrand, sur la scène  du Monument National.
Cinq années plus tard, il fondait se propre troupe de théâtre, alors qu’il se préparait à animer les Veillées du bon vieux temps.

Si la voix d’Ovila fut tout d’abord entendue à la radio de CKAC, dans le feuilleton  Nazaire et Barnabé, il captera les auditeurs par une forte personnalité dans plusieurs films et émissions de télévision.

Mentionnons : Le Père (rôle du curé), Un homme et son péché (Père Laberge), Le Survenant et Au chenail du moine (Dédicace Beauchemin), sans oublier Pension Velder, Cré Basile et en tout dernier (1976) : Quinze ans plus tard.


Le fils
Ayant côtoyé le monde du spectacle depuis sa tendre enfance, Jean-Pierre Légaré, homme de la construction, ne passera pas sous les feux de la  rampe avant l’âge de 40 ans. Peut-être était-il trop occupé à fonder une famille de 12 enfants…


Ce fils d’Ovila fit de brèves apparitions à la télévision et sur film, entre 1978  -année du décès de son papa- et 1984 : Terre Humaine, Les Ordres, Duplessis, OK Laliberté.

On le connaîtra surtout en tant que chanteur, mais encore beaucoup plus tard. Soit à l’âge de 76 ans, alors qu’il enregistre un premier album à compte d’auteur.
En l’an 2008, l’octogénaire récidive sous le titre Il Basso Profondo, un  disque de morceaux d’opéra, lui  qui s’intéresse aussi au folklore.

Pour expliquer la bonne forme de sa voix de baryton-basse, un registre rare au  Québec, Jean-Pierre Légaré dira : « Ma recette, c’est une bonne technique et une bonne santé. »

 

Le petit-fils
Petit-fils d’Ovila et  garçon de Jean-Pierre, Clément Légaré possède également une bonne voix de baryton.

Chanteur, Clément nous prend d’émotion quand il reprend un succès de son grand papa, C’est dans l’temps du Jour de l’An.
Comédien et fantaisiste, il nous présente plusieurs de ses personnages, dont celui de Serge-Jean Leboeuf, lors de soirées qu’il anime.
Les Montréalais auront aussi découvert Clément Légaré dans les spectacles Meurtres et Mystères

De père en fils, trois générations de chanteurs et de comédien, Ovila, Jean-Pierre et Clément Légaré.

 

 

 

CÉLINE GALIPEAU :

DE PÈRE EN FILLE

Ce lundi 5 janvier 2009, Céline Galipeau s’installe officiellement dans le siège de Bernard Derome à titre de chef d’antenne au Téléjournal du soir à Radio-Canada.

Ce fut un long et parfois périlleux voyage pour celle qui a parcouru le monde, son chaos, ses guerres, en tant que reporter.
Voyage qui durait depuis déjà longtemps, soit depuis que son père, Georges Galipeau avait œuvré comme correspondant pour  UPI au Vietnam.

De mère vietnamienne, ses premiers tours du monde, Céline Galipeau les a donc faits au Togo, Sénégal, Syrie, Jordanie, toujours à écouter religieusement les nouvelles de la BBC auxquelles tenait mordicus le paternel.

Celle qui travaillera plus tard pour Radio-Canada en Algérie, en Afghanistan, en Irak, partout où des conflits éclataient, la première femme à devenir chef d’antenne de la télévision publique aura donc appris à voyager de son papa, appris à aimer ce métier de Georges Galipeau (La Presse, Le Soleil, Le Nouveau Journal).

De père en fille, un beau fleuron.

 

 

 

 

 

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