FORMULE 1

 

FORMULE UN 2012

 

 

 

ICEMAN FAIT JASER

 

LES PLAYBOYS....

DES BILLETS DE PIERRE LUC

À PRENDRE AU SÉRIEUX
CETTE NOUVELLE LOTUS

Nico Rosberg a réalisé le meilleur temps de cette troisième et avant-dernière journée d’essais sur le circuit andalou de Jerez, dans le sud de l’Espagne.

MAIS, il était au volant de sa monoplace de l’an dernier, équipée des diffuseurs soufflés qui ne seront pas permis cette saison

On peut donc dire que la meilleure performance de cette journée appartient à Romain Grosjean.

En effet, huit dixièmes plus loin, le Français a été impressionnant pour ses premiers tours de roues au volant de la Lotus E20, comme l’avait été son équipier Kimi Räikkönen.

Grosjean s’est montré rapide et constant tout au long de la journée. Il a signé le meilleur chrono d’une monoplace 2012, reléguant à près de huit dixièmes la RB8 de Mark Webber.

Résultats de jeudi


Pos

Pilote

Equipe

Temps

Tours

01

N. Rosberg

Mercedes AMG

1:17.613

118

02

R. Grosjean

Lotus

1:18.419

117

03

S. Vettel

Red Bull Racing

1:19.297

96

04

L. Hamilton

McLaren Mercedes

1:19.454

80

05

J.-E. Vergne

Toro Rosso

1:19.734

79

06

S. Pérez

Sauber

1:19.770

48

07

F. Alonso

Ferrari

1:20.412

67

08

B. Senna

Williams

1:21.293

125

09

G. van der Garde

Caterham

1:23.324

74

10

J. Bianchi

Force India

No time

2

 

LES INSCRITS 2012

La liste des pilotes engagés dans le championnat du monde de Formule 1 est maintenant complétée,
Le feu vert dans quelques semaines

RED BULL (Renault)
Sebastian Vettel, Allemagne
Mark Webber, Australie

McLAREN (Mercedes)
Lewis Hamilton, Angleterre
Jenson Button, Angleterre

FERRARI
Fernando Alonso, Espagne
Felipe Massa, Brésil

MERCEDES
Michael Schumacher, Allemagne
Nico Rosberg, Allemagne

MARUSSIA- ex Vrigin (Cosworth)    
Timo Glock, Allemagne
Charles Pic, France

CATHERHAM (ex Lotus) (            Renault)
Heikki Kovalainen, Suède

LOTUS (ex-Renault) (Renault
Kimi Raïkkonen, Suède
Romain Grosjean, France

FORCE INDIA (Ferrari)
Paul DiResta, Écosse
Nico Hulkenberg, Allemagne

HRT (Cosworth)
Narain Karthekeyen
Pedro de la Rosa, Espagne

WILLIAMS (Renault)
Pastor Maldonado, Venezuela

SAUBER (Ferrari)

TORO ROSSO (Renault)

 

WILLIAMS :
POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS

L’équipe Williams, naguère  une des plus prestigieuses dans la Formule 1, en est rendue à engager non pas un, mais deux pilotes payants.

Alors qu’elle profitait largement des commandites du vénézuélien Pastor Maldonado, voilà qu’elle recrute Bruno Senna, un autre qui arrive avec des goussets bien garnis.

Senna, dont aucun team ne semblait vouloir, et qui roule sur la réputation de son auguste oncle Aryton, chasse envoie ainsi à la retraite son compatriote Rubens Barrichello, le recordman des départs en Grand Prix.

Ainsi disparait une figure sympathique des paddocks, un pilote respectueux de ses adversaires en piste été auteur de 11 victoires, la dernière au GP d’Italie, en 2009.

Pilote aguerri, bon metteur au point, Rubinho serait devenu trop âgé avant même la quarantaine, aux dires des relations de Frank Williams.

Le nouveau-venu aura l’avantage de piloter une voiture améliorée –à ce qu’on dit, et propulsée par le moteur Renault plus performant que le Cosworth de 2011.

N’empêche, si Bruno Senna n’a pu faire oublier Nick Heidfeld- qu’il avait remplacé chez Lotus-Renault, il est loin d’être certain qu’il porte ombrage au talent de Rubens Barrichello.

Anobli par la reine d’Angleterre, Sir Frank Williams en serait-il rendu à quémander...?

 

ICEMAN FAIT JASER

Depuis des mois maintenant, que le retour du Iceman, Kimi Raïkkönen polarise l’attention des chroniqueurs de la Formule 1.

Eh bien cela en valait le coup, semble-t-il. Car dès ses premiers tours de roues officiels, l’ancien champion du monde attire davantage les projecteurs sur lui.


En effet, à Jerez, première journée des essais hivernaux sur un total de douze, Räikkönen a fait une sortie remarquée au volant de la Lotus E20, réalisant le meilleur temps des deux séances.

L’ancien champion du monde a impressionné par sa régularité et sa rapidité pour sa première réelle journée à bord de la nouvelle Lotus, sur le circuit de Jerez. Avec un chrono de 1:19.670 signé en pneus mediums, Iceman s’est même payé le luxe de battre le meilleur temps réalisé l’an passé en gommes tendres sur ce même circuit, qui accueillait également une session d’essais hivernaux en 2011.

Derrière lui, sur la feuille des temps, Paul di Resta (Force  India) et Nico Rosberg (Mercedes).

 

QU’ATTENDEZ-VOUS, SIR FRANK ?

Il vous arrive de faire bande à part, Sir Frank Williams. Bien souvent pour le bien du sport automobile.

Sauf que cette fois-ci, on aimerait bien que vous imitiez vos partenaires de la confrérie de la Formule Un et que vous nous indiquiez qui sera le voisin de garage de Pastor Moldanedo.
Les plus talentueux parmi les jeunes aspirants semblent tous avoir trouvé une niche. Ou peut-être avez-vous un as caché?

Allez-vous jeter votre dévolu sur un deuxième pilote payant ou sur une valeur établie ?
Jetez un coup d’œil sur les inscrits ci-bas et vous constaterez qu’outre HTR, vous êtes  le seul avec un siège vite.

Ensuite, encore plus bas, une liste de pilotes qui espèrent un cadeau des Fêtes.
Mettrez-vous votre bonnet de Noël, Sir Frank ?

Ou est-ce que vous avez caché la fève dans la galette des rois ? Per favor, Frank Williams, ne nous laissez pas languir tout ce temps.

 

 

LES PNEUS,
COMMENT S’Y RECONNAÎTRE

Le manufacturier italien Pirelli a dévoilé son code de couleurs pour l’identification de ses gommes cette saison.


L’an dernier, pour différencier les pneus tendres des durs, Bridgestone avait apposé une ligne de peinture verte sur le flanc de ses pneumatiques. Une solution assez facile pour les amateurs de Formule 1 puisqu’il n’y avait qu’une seule couleur à retenir.

Pirelli n’a pas choisi la simplicité pour son retour en F1. Le manufacturier unique utilisera une couleur différente pour ses six composés :

pluie (orange),

intermédiaire (bleu clair),

super-tendre (rouge),

tendre (jaune),

medium (blanc),

dur (argent).


Dur travail pour les commentateurs dans la description des événements, dur travail pour les téléspectateurs qui voudront s’y reconnaître par eux-mêmes.

Autre particularité, Pirelli n’apposera pas une ligne de peinture colorée sur le flanc de ses pneumatiques. Elle changera tout simplement la couleur de ses logos Pirelli et PZero présents sur le flanc des pneus.

Finalement, le Toile F-1.com nous annonce que Pirelli a opté pour les pneus tendres et durs lors des trois premiers Grands Prix de la saison. Cela veut dire qu’il faudra se familiariser avec le jaune (tendre) et l’argent (dur) en Australie, Malaisie et Chine.

Facile, facile.
Quand à la suite…

 

 

UN PARE-BRISE EN F-1 ?

Le magazine italien Autosprint révèle que la FIA souhaite ajouter des pare-brise en plexiglass sur les F1 afin de protéger la tête des pilotes.

S’il est vrai que les monoplaces de Formule 1 sont devenues très sûres en cas d’accident, comme l’a montré Robert Kubica au Canada en 2007, le cockpit reste leur talon d’Achille. L’accident de Felipe Massa en Hongrie l’an dernier, heurté de plein fouet par un ressort de suspension provenant de la voiture de Rubens Barrichello, en est le meilleur exemple.

Plus récemment, lors du dernier Grand Prix de la saison à Abu Dhabi, Michael Schumacher a également connu une belle frayeur. Perdant le contrôle de sa monoplace, il s’était retrouvé à contre-sens dans la chicane, se faisant heurter de plein fouet par Vitantonio Liuzzi. Le pire avait fort heureusement été évité, la roue de la Force India passant à quelques dizaines de centimètres à peine de la tête du septuple champion du monde.

Source : Toile F-1 et photo magazine Autosprint

 

 

LES PLAYBOYS DE McLAREN

Alors, Lewis Hamilton voudrait se mettre à la musique, peut-être à la chanson. L’influence probablement de sa compagne la chanteuse Nicole Scherzinger. Ce qui n’est pas sans nous rappeler un certain Jacques Villeneuve…

 

 

Par ailleurs, il se trouve que  dans le clan McLaren, on a une propension à fréquenter des starlettes, belles de préférence. On songe à Jenson Button, à Mika Hakkinen, à Kimi Raikkonen. Voyons…

 

 

 

 

Double champion mondial en 1998-99, le Finlandais Mika Hakkinen (photo ci-haut) a vécu pendant dix ans avec Erja Honkonen, une journaliste bien en vue de la télévision.

Son compatriote Kimi Raikkonen (titularisé en 2007 alors qu’il était passé chez Ferrari) a épousé en 2004, une beauté répondant au nom de Jenni Dalhaman, un mannequin finlandais. Ils s’étaient rencontrés dans le cadre du concours Miss Scandinavie 2000, remporté par la future madame Raikkonen.
Passionnée des chevaux, Jenni participait à des concours d’équitation.

Kimi et Jenni

Autre pilote McLaren, Jenson Button, titularisé en 2009 (chez Brawn –devenu Mercedes) avait la réputation d’un homme frivole, insatiable. Il serait assagi au contact de Jessica Michibata, un top model, mannequin en lingerie.

Button prétend que cette japonaise de 26 ans a fait un meilleur pilote de lui. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre?

 

 

Jenson Button à gauche et à droite




Regardés comme l’un des couples les plus glamour du sport, le britannique Lewis Hamilton et l’américaine Nicole Scherzinger défraient les manchettes.


Il y a bien sûr que le premier Noir à avoir gagné un championnat du monde de F-1 (2008), mais aussi que les deux se comportent comme des stars de Hollywood, avec séparations et reprises.

Lewis et Nicole

 

 

 

 

 


Nicole, 33 ans, a du vécu : leader du groupe Pussycat Dolls, elle avait remporté les honneurs du concours So, you think you cane dance, elle vient de réaliser un premier album solo et  figure dans le 3e opus de Men in Black au cinéma.
Il n’en fallait pas plus, semble-t-il pour que Lewis ait envie de goûter à ces sensations. Pour ce faire, il a recours aux services de l’agence spécialisée X1X Entertainment.
« J’aimerais faire de la musique ou du cinéma », avoue l’as du volant.

 

Ce cheminement d’Hamilton ne vous rappelle-t-il pas celui de notre one and only Jacques Villeneuve qui après on aventure avec la chanteuse australienne Danii Minoque, dans les années 90, s’était mis à gratter de la guitare… ?  Pour ensuite commettre un album.
Avec les résultats que l’on connaît, mais bon.

Nicole et Lewis

 

Nous sommes donc loin du temps des James Hunt et autres Ernie Irvine qui éculaient les paddocks de leurs plus spectaculaires beautés inconnues.


Pierre LUC

 

LA BIENVENUE AUX USA

Les personnes en charge du Grand Prix des Etats-Unis, qui sont responsables de ramener la Formule 1 aux pays de l’Oncle Sam en 2012, ont officiellement nommé leur circuit d’Austin, le baptisant Circuit of the Americas.




"Le nom signifie que le complexe sera une destination de premier rang dans l’hémisphère ouest où les hommes d’affaires et les fans de sport viendront voir des performances de classe mondiale," ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.

"Le nom s’inspire de l’histoire et de la tradition des courses de sport automobile en général et sert comme une invitation à chaque fan recherchant un divertissement de premier plan. Le nouveau logo se compose du nom orné de banderoles rouges et grises afin d’évoquer les sensations de performance, de compétition et de victoire."

Source : ToileF1

 

 

 

LES CHEMINS VERS LA FORMULE 1

-par Pierre LUC

Qu’ont en commun tous les pilotes présentement engagés dans le championnat du monde de Formule 1 ?
Ils ont tous débuté par la pratique du karting, avant de suivre sensiblement les mêmes étapes des séries de promotions.
Autre question : quel est le dénominateur commun entre les champions du monde de ces vingt dernières années ? Vous avez deviné la réponse...

Du kart à la Formule Junior, à la Renault et la BWM principalement, les jeunes auront ensuite songé à des affaires plus sérieuses : la Formule 2, la Formule 3, la 3000, le GP2.

Dans les temps anciens, les Farina, Fangio, Ascari, Brabham, ne jouissaient pas d’un tel encadrement. On se faisait les dents dans de petites voitures, on s’efforçait de se faire remarquer lors de courses d’endurance comme le Mille Miglia de Sicile ou celle du Nurburgring.

La génération suivante, celle des Rindt, Hulme, Lauda, Fittipaldi, profita soit de la Formule Junior, de la Vee d’Allemagne ou du Brésil, notamment. Alors qu’une éclosion formidable se préparait.

Le karting
Au milieu des années 70, un karting structuré allait connaître ses lettres de noblesse. Ce fut l’ère des Mansell, Prost, Piquet, Senna…
Et cette discipline n’a pas cessé d’engendrer de beaux talents, les récupérant des plus en plus jeunes. Comme Kimi Raikonen et son dauphin actuel Lewis Hamilton, dès l’âge de 8 ans.

Leurs premiers trophées, les Massa, De la Rosa, Trulli , Button, Barrichello et autres, les décrochèrent à ce premier stade de leurs carrières. Trouvez-en sur la grille de F1 de 2008 qui n’ait pas débuté de la sorte.

Séries de promotion
Après le kart, la Formule Renault, fondée en 1971 attendait les jeunes espoirs. De la Rosa, Pironi, Prost, Massa s’escrimèrent dans ces monoplaces de 2 litres, dans l’un ou l’autre des nombreux championnats de France, d’Italie, d’Angleterre. Ou encore dans l’Eurocup.

Ne pas confondre ici avec les World Series By Renault (V6 de 3,5 litres) qui permirent, aux Alonso,  Montagny,  Gené de s’exprimer.


Depuis 2002, la Formule BMW  (moteurs de 1200ccc) accueille des adolescents aussi jeunes que 15 ans. Ont emprunté cette voie, les Rosberg, Vettel, Sutil, Heidfeld…

Actuellement, nous avons les séries d’Asie, d’Allemagne et d’Europe réunies et BMW Americas, laquelle pourrait favoriser l’émergence de nord-américains.
Souvent aux mêmes programmes que la F1,  avec son camp d’évaluation, son suivi des apprentis triés, ses bourses, BMW s’impose comme un programme  de développement de pointe, en ce début du 21e siècle.

Formules 2, 3 et 3000
En haut de l’échelle, devant se situer entre la F1 et la F2, la Formule 3 (caisses Dallara, moteurs Mercedes-Benz) tiendra le coup plus longtemps et plus solidement qu’aucune autre classe professionnelle mis à part la F1.
On ne pourrait pas tous les énumérer ceux qui ont marqué d’une pierre blanche cette F3 : Patrese, Stewart, Graham Hill, son fils Damon,  Kubica, Fisichella, Nakajima, Coulthard, Sato…
F-3 d’Allemagne, d’Amérique du Sud, du Japon, de France, d’Angleterre convergeront toutes vers l’Euroséries.

Quant à la F2, la plus ancienne de toutes (débuts en 1948), les coûts faramineux qu’elle imposait l’étoufferont, faisant place à la F3000.
Tout de même, les Ickx, Arnoux, Jarrier et Lafitte en ont bien profité,
La F3000, moulins  (surtout des Cosworth atmosphériques) limités à 3 litres comme son appellation l’indique, ouvre ses portes en 1985. Elle aura pour maîtres, entre autres : Alesi, Panis,  Montoya, et Sébastien Bourdais avant que celui-ci aille tout récolter en Champ Car.

GP2
Plus récent passage obligé vers la catégorie reine, le GP2 qui, en 2005, a remplacé la Formule 3000, grâce un peu, beaucoup, à son propriétaire Bernie Ecclestone qui l’a installé sous les projecteurs.

Châssis Dallara pour la grande majorité, engins Mechacrome (Renault) V8 de 4 litres développant 600 chevaux, soit une centaine de moins que ceux tournant à 19 000 tours de la F1, pneus lisses (non rainurés), ce groupe offre de beaux prospects. Voyons.

- Nico Rosberg, champion 2005, entreprend sa troisième campagne chez Williams.
- Heikki Kovalainen, deuxième cette même année, défend les couleurs de Mc Laren
- Lewis Hamilton, 1er de classe 2006, vice-champion actuel pour McLaren.
- Deuxième à Hamilton, Nelson Piquet fils débute pour Renault
- Tim Glock, champion 2007, se retrouve chez Toyota.
- Kazuki Nakjima, meilleur débutant 2007, titularisé chez Williams.
- Lucas Di Grassi, vice champion de la précédente campagne : pilote d’essai pour Renault.
- Et d’autres, essayistes : Romain Grosjean de GP2 Asia Series  (Renault) ; Kamui Kabayashi (Toyota) ; Sebastian Bueni (Red Bull) ; Luca Filippi, Mike Conway (Honda).

Dans ce cheminement, certains compétiteurs se trouvent plus choyés que d’autres, ceux que couvent des manufacturiers. L’exemple le plus frappant : McLaren et Ron Denis avec Hamilton, qui ont pris sous leurs ailes alors que tout adolescent.

Et puis il existe des filières. L’une d’elles, Red Bull, parrainant des athlètes en Amérique comme en Europe. Actuellement, le fabricant d’une boisson énergisante a en quelque sorte fait bifurquer l’un de ses protégés, le Torontois Robert Wickens (il représente le Canada en A1GP) de l’Atlantique vers la World Series by Renault.
Petits garçons deviendront grands…

                                         

ILS SONT VENUS D’AILLEURS
Alors que la progression normale en Europe passait alors par les divisions mentionnées, il en allait autrement en Amérique.


Lorsque Mario Andretti remporta le championnat du monde des conducteurs de Formule 1, en 1978, il avait déjà gagné le championnat USAC (Cart- IndyCar) à deux reprises, les 500-Milles stock car de Daytona et ceux d’Indianapolis. Voilà le trajet du pilote le plus complet de tous les temps.

À la même époque, après une entrée en matière sur motoneige et la Formule Ford canadienne, Gilles Villeneuve semait le désarroi en Atlantique. Il s’y frottait avec le futur détenant de la couronne mondiale de F-1, Keke Rosberg, prenant, aux Grand Prix de Trois-Rivières,  la mesure des Européens Patrick Depailler, Didier Pironi, du titulaire mondial James Hunt. Ce haut-fait et deux couronnes lui valurent un premier volant en F-1, celui d’une McLaren.

 

Châssis March, Reynard, Swift, moteurs Ford développant 350 chevaux, l’Atlantique se comparait à la F3 d’outre mer. Jacques, le fils de Gilles, allait y passer aussi. Mais non sans s’être attaqué à la F3 d’Italie et à celle du Japon. Suivirent pour lui, le championnat CART, la victoire aux 500-Milles d’Indianapolis, un parcours sans faute.

                                      

PROMOTIONS AYANT DÉVELOPPÉ DES CHAMPIONS DU MONDE
Formule Ford : Jody Scheckter, James Hunt, Michael Schumacher, Damon Hill, Ayrton Senna
Formule Renault : Alain Prost, Kimi Raikonnen
Formule 3000 : Damon Hill, Fernando Alonso
Formule 3 : Nicky Lauda, M. Schumacher, Hunt, D, Hill, Nelson Piquet père, Mika Hakkinen, Prost, Alan Jones, Jackie Stewart, Emerson Fittipaldi.
Formule 2 : Lauda, Keke Rosberg, Jochen Rindt, Graham Hill
Atlantique : Rosberg, Jacques Villeneuve
USAC/CART : Mario Andretti, J. Villeneuve

                               

BLOC-NOTES
La Formule Ford et son « festival » annuel a aussi largement contribué à l’essor de conducteurs présents ou anciens de la catégorie reine... À ne pas oublier, non plus, la Euro Open by Nissan, l’Opel, l’Alfa Boxer , la Vauxhall, alors que AI GP donne leur chance aux coureurs durant l’hiver…

Si l’on devait élire un roi du karting, il aurait nom Jarno Trulli : championnats nord-américain, Memorial Senna de Suzuka, du Monde en 125cc, d’Europe de Super A… De longues périodes d’épanouissement en kart : Davidson, 12 ans, Alonso et Barrichello, 8 ans… Une ascension rapide, celle de Button : kart, Ford d’Angleterre, F3 et hop !... 

Encore plus vive  la progression du double champion mondial et seul athlète à détenir un tel titre sur deux roues, John Surtees : moto, une course en F-2 et la marche la plus haute instantanément…Un Québécois, Mikaël Grenier, fait partie du programme de développement BMW…

Ce reportage a paru dans le magazine AutoMag

 

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