SÉRIE IndyCar

500-Milles d’Indianapolis
AVANTAGE CHEVROLET

Neuf des dix premières --voitures sur la ligne de départ des 500-Milles d’Indianapolis sont propulsées par des moteurs Chevrolet.
La première Dallara équipée du moulin Honda occupe le septième rang. Conduite par la recrue Josef Newgarden, elle a complété les 2,5 milles du Brickyard à la vitesse moyenne sur quatre tours de 224,037 milles-heure. Comparativement à 226,484m/h par le détenteur de la pôle, Ryan Briscoe dans une Penske (PHOTO).

 

Le Canadien James Hinchcliffe Andretti Racing) et l’Américain Ryan Hunter-Reay (Andretti) accompagnent l’Australien en première rangée et ont aussi roulé dans les 226m/h. Soit approximativement un mille-heure plus rapidement que ceux de la deuxième rangée  occupée par Marco Andretti, Will Power (Penske)  et Helio Castroneves (Penske)- 3 fois gagnant à Indy et quadruple titulaire.-   Ceux-là ont également battu les trois prochains adversaires par la même marge.

Aux avant-postes, les vieux rivaux Penske et Andretti alignent chacun trois pilotes.
Par la suite, nous aurons un tir group. KV Racing, avec Tony Kanaan, E.J. Viso, Rubens Barrichello. Celui-ci, à son baptême de feu sur un ovale rapide, s’est déclaré agréablement surpris de cette position rapprochée des plus performants. Toutefois, on doute qu’il puisse maintenir la cadence dans la circulation turbulente.

D’autre part, on devra compter avec le trouble-fête, Newgarden, 22 ans. Conduisant pour Sarah Fisher/Hartman, ce champion Indy Lights 2011, est considéré comme LE pilote d’avenir en Indy Car.

Si le groupe Andretti revient d’une année de grande misère, alors que ses équipages avaient peine à se qualifier en 2011, c’est  Ganassi, équipe championne en titre, qui sort de sous les réflecteurs lors de cette 96e édition de la classique.
En effet, Graham Rahal, Charlie Kimball et Dario Franchetti n’occupent que les positions 12, 14 et 16. On comprendra qu’on a embarqué des Honda dans ces châssis Dallara – le même pour tous.
Toute une déconvenue par Franchetti, triple champion Indy et deux fois vainqueur à dans le Kentucky.

Aux prises avec un bolide survireur et un moulin quelque peu famélique, Alexandre Tagliani  n’avait aucun recours pour défendre son titre de « poleman » décroché l’an dernier. Néanmoins, l’athlète de Lachenaie s’impose comme le 2e plus rapide du motoriste japonais. Grâce à son expertise, on s’attend à une performance plus qu’honnête de sa part, dimanche le 27 mai. (PHOTO)

Pour la première fois dans l’histoire contemporaine de l’événement, on aura réussi de peine et de misère à aligner 33 voitures sur la grille de départ.
Pour un, Ed Carpenter a dû sortir sa monture de réserve. Alors qu’un autre accidenté des qualifications, Bryan Clauson aura fait passer des nuits blanches à ses mécanos. Il part en dernière ligne, qu’à cela ne tienne, cet autre jeune protégé de Sarah Fisher a les dents longues. Il va monter.

Sauvés par le manque de candidats, Simona de Silvestro et Jean Alesi, 47 ans, jouissent d’un laisser-passé en dépit de blocs Lotus/Judd  hors classe (210 m/h pour l’ancien pilote de Formule 1. Il ne tournera pas longtemps, c’est écrit dans le ciel : trop dangereux pour les autres…comme pour lui-même !

À quoi s’attendre donc dans ce déroulement des 500-Milles ?
À une domination des produits Chevrolet, probablement. Alors que s’ils ne sont pas trop à la traîne en vitesse pure, les protagonistes du manufacturier nippon pourraient entrer dans la fête. Et surprendre.

La foule va encourager le spectaculaire Castroneves, l’Américain Hunter-Reay. Avec du sentiment pour le kid du Tennessee, Newgarden et son bolide jaune (PHOTO).

 

Alors que Canadiens et Québécois pousseront avec Hinchcliffe de Barrie, Ontario, et TAG ! (PH0TO)

 

LA GRILLE DE DÉPART

1. Ryan Briscoe
Penske
226,484 m/h

2. James Hinchcliffe
Andretti
226,481 m/h

3. Ryan Hunter-Reay
Andretti
226,240 m/h

Deuxième ligne

4. Marco Andretti
Andretti
225,456 m/h

5. Will Power
Penske
225,422 m/h

6. Helio Castroneves
Penske
225,172 m/h

Troisième ligne

7. Josef Newgarden
Fisher
224,037 m/h

8. Tony Kanaan
KV
224,751 m/h

9. E.J. Viso
KV
224,422 m/h

Quatrième ligne

10. Rubens Barrichello
KV
224,264 m/h

11. Alexandre Tagliani
Herta
224,000 m/h

12. Graham Rahal
Ganassi
223,959 m/h

Cinquième ligne

13. Ana Beatriz
Andretti
223,920 m/h

14. Charlie Kimball
Ganassi
223,868 m/h

15. J.R. Hildebrand
Panther
223,422 m/h

Sixième ligne

16. Dario Franchitti
Ganassi
223,582 m/h

17. James Jakes
Coyne
223,482 m/h

18. EJ Viso
KV
224,732 m/h

Septième ligne

19. Takuma Sato
Rahal
223,392 m/h

20. Townsend Bell
Schmidt
223,134 m/h

21. Justin Wilson
Coyne
222,929 m/h

Huitième ligne

22. Michel Jourdain
Rahal
222,893 m/h

23. Simon Pagenaud
Schmidt
222,891 m/h

24. Sebastian Saavedra
Andretti
222,811 m/h

Neuvième ligne

25. Sébastien Bourdais
Dragon
223,760 m/h

26. Wade Cunningham
Foyt
223,258 m/h

27. Oriol Servia
Dreyer
222,393 m/h

Dixième ligne

28. Ed Carpenter
Carpenter
222,324 m/h

29. Mike Conway
A.J. Foyt
222,319 m/h

30. Katherine Legge
Dragon
221,624 m/h

Onzième ligne

31. Bryan Clauson
Fischer
214,455 m/h

32. Simona de Silvestro
HVM
214,393 m/h

33. Jean Alesi
Fan Force U
210,094 m/h

 

Pierre LUC

 

IndyCar
FRANCHETTI CONFIANT

Un peu comme Sebastian Vettel en F1, le début de saison du champion en titre d'Indycar, Dario Franchitti, est loin d'être positif. L'Ecossais a pris la 13e place en ouverture, à St Petersburg, puis la 10e à Barber et enfin la 15e, le week-end dernier à Long Beach, alors qu'il avait réussi à décrocher la pole.

Le pilote de l'écurie Ganassi, actuellement 14e au championnat, à 75 points du leader Will Power, ne s'en fait pour autant pas trop. «Quel est l'intérêt de s'inquiéter ?, demande-t-il. Je l'ai déjà dit plusieurs fois par le passé : on fait de son mieux à chaque course, parfois ça se passe bien, parfois beaucoup moins.
Nous avons vécu beaucoup de week-end où tout s'était bien passé pour nous, il faut donc accepter l'inverse. J'espère juste que ça va vite prendre fin. Nous allons continuer à travailler dur pour ça. Tout ce que nous pouvons faire, c'est rendre la voiture la plus compétitive possible. Nous ne sommes pas encore au niveau où nous le souhaitons. Il faut notamment travailler sur le moteur. Mais nous n'allons pas abandonner
Source : L’Équipe

 

RUBINHO,
LE PILOTE QUI
NE VEUT PAS S’ARRÊTER

Le vétéran pilote de Formule 1 Rubens Barrichello a fait savoir qu'il a décidé de se joindre à la série IndyCar cette saison.

Barrichello a annoncé jeudi qu'il avait conclu une entente avec KV Racing Technology et qu'il sera de la partie lors de la première course de l'année, le 25 mars à St. Petersburg, en Floride.

Le Brésilien de 39 ans participera à chacune des 16 épreuves au calendrier de l'IndyCar cette saison, dont les cinq sur ovale. Il avait auparavant indiqué qu'il pourrait sauter les courses sur ovale pour des raisons de sécurité, mais il s'est finalement entendu sur les conditions qui lui permettront de le faire.

Barrichello était au volant d'une Williams en F1, la saison dernière. Il a toutefois perdu son poste aux mains de son compatriote Bruno Senna, ce qui a mis fin à une carrière de 19 ans dans cette série.

 

UN EDMONTON INDY SPECTACULAIRE REMPORTÉ PAR WILL POWER
REÇOIT UNE NOTE PRESQUE PARFAITE DU GRAND PATRON DE L'INDYCAR

Randy Bernard, le grand patron de l'IndyCar, déclarait aux journalistes présents dans la capitale de l'Alberta qu'il accordait une note frisant la perfection au tout nouveau promoteur du Edmonton Indy. Une foule considérable s'est rassemblée aux abords du circuit du City Center Airport pour être témoin d'une épreuve de 80 tours remportée par Will Power. L'Australien a devancé son coéquipier de l'équipe Penske le Brésilien Helio Castroneves et l'Écossais Dario Franchitti du Chip Ganassi Racing Team.


C'est enfin une véritable température estivale qui attendait ce dimanche les spectateurs présents dans les tribunes installées en bordure du circuit de 13 virages, de 3,631 kilomètres. Détenteur de la pole position, le Japonais Takuma Sato a mené pendant les premiers tours avant de céder la première place à l'Australien Power. Un temps remonté à la 3e place, puis redescendu à la 4e avant de se retrouver second à mi-course, le Québécois Alexandre Tagliani a ultimement complété en 17e position. Comme hier lors des qualifications, le Torontois James Hinchcliffe s'est avéré le meilleur Canadien en terminant 15e.


Le nouveau tracé d'Edmonton, offrant plusieurs zones de freinage intense favorisant les dépassements, a livré ses promesses sans trop provoquer de dommages, particulièrement au premier virage que les coureurs attaquaient au bout d'une ligne droite d'un kilomètre. C'est la première des deux épingles du circuit qui s'est avérée la scène d'accrochages coûteux, dont deux impliquant le détenteur de la pole, Takuma Sato. On y a aussi vu Danica Patrick prendre l'intérieur à Sébastien Bourdais.


Au terme de la course, le promoteur et président d'Octane Motorsports Events, François Dumontier a rencontré la presse et tout en remerciant les dirigeants de la série IZOD IndyCar pour leurs bons mots à l'endroit de son organisation. Il s'est dit fort satisfait de cette première expérience à Edmonton. « Avec plus de temps pour commercialiser l'édition 2012, une meilleure collaboration de Mère Nature et toutes les leçons apprises par l'équipe au cours des derniers mois, j'ai acquis la conviction que nous allons faire un plus grand succès de cet événement, a déclaré celui qui consacrera maintenant les prochaines semaines à la présentation du NAPA Pièces d'Auto 200 présenté par Dodge, l'épreuve de série Nationwide de NASCAR les 19 et 20 août au circuit Gilles-Villeneuve.


« Nous avons  apprécié l'accueil chaleureux, l'enthousiasme de plusieurs et la coopération de la ville et de ses différents départements. Une atmosphère formidable régnait en ville cette semaine grâce au travail conjoint de notre équipe, des services municipaux et de gens d'affaires. Nous avions anticipé un plus grand achalandage à la billetterie cette semaine, mais la température inclémente de vendredi a quelque peu ralenti le rythme. Mais, nous avons connu une journée formidable aujourd'hui et une conclusion heureuse à ce week-end. Nous sommes maintenant confiants dans l'avenir de l'événement. »


Présentement en négociations avec plusieurs entreprises, Dumontier se dit confiant de pouvoir annoncer dans un proche avenir la conclusion d'une entente quant à la commandite principale de l'événement de la capitale albertaine.


Promoteur du Edmonton Indy, Octane Motorsports Events inc. est une constituante du groupe de compagnies Octane établi à Montréal. Groupe de course Octane inc. est le promoteur du Grand Prix Formule 1 du Canada, en vertu d'une entente conclue avec Formula One Administration Limited et Formula 1 World Championship Limited (ensemble, les détenteurs des droits de commercialisation de la F1). Octane Management Inc. agit à titre de promoteur délégué du NAPA Pièces d'auto 200 présenté par Dodge, sous mandat de Stock-Car Montréal, laquelle est une filiale en propriété exclusive d'International Speedway Corporation (ISC) de Daytona Beach, en Floride.

- 30 -

 

De l’action enfin, et des spectateurs heureux du nouveau circuit du City Centre Airport

AU EDMONTON INDY, TAKUMA SATO EN POLE;  TAGLIANI PARTIRA 17e

Edmonton s’est levé ce matin sous un ciel bleu et quelques nuages peu menaçants au second jour du Edmonton Indy 2011, présenté sur le nouveau tracé du City Centre Airport de la capitale albertaine. Avant leurs aînés de la série IZOD IndyCar, ce sont les coureurs de la série Firestone Indy Lights qui ont enfin permis à des monoplaces de défier les 13 virages du circuit de 3,631 kilomètres. Dans le grand livre des records, c’est l’Américain Josef Newgarden qui a été crédité du premier meilleur temps, 1 minute, 22 secondes et 772 millièmes en série Firestone Indy Lights sur la nouvelle piste. Les coureurs de la série IndyCar ont ensuite eu droit à deux séances d’essais libres. La première en début de matinée a vu l’Ontarien James Hinchcliffe inscrire le meilleur temps, 1 minute, 19 secondes et 903 millièmes. Le Japonais Takuma Sato fut le plus rapide de la seconde séance avec un temps de 1 minute, 18 secondes et 977 millièmes. Relégué à la 17e place à sa 1re sortie matinale, Alexandre Tagliani inscrivait le 6e meilleur temps, à deux dixièmes de seconde de Sato.

Malgré quelques gouttes de pluie au milieu de l’après-midi, les nombreux spectateurs présents ont patiemment attendu 15 h 30 et le début de la séance de qualifications en série IZOD IndyCar au cours de laquelle se sont illustrés Takuma Sato (KV Racing Technologies numéro 5) et Will Power (Penske numéro 12) qui partiront en première ligne. Le Japonais a signé la toute première pole du nouveau tracé d’Edmonton avec un temps de 1 minute, 18 secondes. Alexandre Tagliani, 9e de son groupe à sa première sortie en piste, devra partir de la 17e position cédant à l’Ontarien James Hinchcliffe la place du meilleur Canadien avec une 10e position sur la grille de départ.

Le président d’Octane Motorsports et promoteur du Edmonton Indy s’est dit heureux que la météo ait enfin collaboré et permis le déroulement normal du programme. « Nous avons vu des gens heureux de pouvoir enfin apprécier à la fois les nouveaux aménagements, le paddock de l’IndyCar et le spectacle en piste sur un tracé certainement bien né, a expliqué François Dumontier. Aussi, chose fort agréable, notre clientèle d’affaires n’a cessé de nous formuler des commentaires élogieux sur nos loges en bordure des stands. Nous avons ici encore appliqué à Edmonton une recette gagnante à Montréal. Il semble bien que les entreprises de l’Ouest canadien partagent les mêmes goûts avec leur contrepartie montréalaise. Voilà qui est fort encourageant pour l’avenir. »

En après-midi, la première des deux courses de la série Firestone Indy Lights au programme a été remportée par l’Argentin Esteban Guerrieri de l’équipe Sam Schmidt Motorsports (la même structure avec laquelle s’aligne Tagliani en IndyCar). Le favori local, Stefan Rzadzinski, à ses débuts dans ce championnat a pris la 10e place. Il s’est avéré le meilleur Canadien, les Ontariens David Ostella et Daniel Morand étant impliqués dans des accidents.

Les conditions devraient être idéales pour la seconde épreuve de série Firestone Indy Lights inscrite au programme pour demain et pour l’épreuve maîtresse, la course de série IZOD IndyCar dont le départ doit être donné un peu avant 13 heures, heure des Rocheuses. On prévoit en effet pour dimanche une alternance de soleil et de nuages et un ciel devenant ensoleillé en après-midi avec une température maximum de 24o C.

Promoteur du Edmonton Indy, Octane Motorsports Events inc. est une constituante du groupe de compagnies Octane établi à Montréal. Groupe de course Octane inc. est le promoteur du Grand Prix Formule 1 du Canada, en vertu d'une entente conclue avec Formula One Administration Limited et Formula 1 World Championship Limited (ensemble, les détenteurs des droits de commercialisation de la F1). Octane Management Inc. agit à titre de promoteur délégué du NAPA Pièces d’auto 200 présenté par Dodge, sous mandat de Stock-Car Montréal, laquelle est une filiale en propriété exclusive d’International Speedway Corporation (ISC) de Daytona Beach, en Floride.

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TAG
le chaud et le froid

Deuxième position de tête consécutive pour Alexandre Tagliani dans la série IndyCar, soit celle de Fort Worth au Texas, après celle des 500-Miles d’Indy, quelle belle prestation !
Ajoutez à cela une quatrième place au finish dans la manche initiale d’un programme double au pays des cowboys et vous aurez un TAG tout chaud.

Le froid est venu dans la seconde tranche texane, alors que le Québécois a dû se contenter du 14e rang au finish.

Première course : Tagliani part en pole mais se fait bientôt ravir la commande par Dario Franchetti. L’Irlandais va filer vers la victoire, devant Scott Dixon et Will Power.
Roulant derrière eux, comme en embuscade, Tag n’a pas trouvé la faille et, de toute façon, ne semblait pas vouloir se mêler de leurs affaires, tout à la satisfaction de beaux points mérités au classement de la série.
D’ailleurs, aurait-il pu faire autrement, sa Dallara ne semblant pas se complaire dans la turbulence de la circulation.
Nous en aurons la preuve tantôt.

Pour la deuxième course de nuit (« nightcap »), les positions sur la gille étaient tirées au hasard.
À cette loterie, Tagliani a hérité de la 16e position. Au bout des 164 tours, il aura gagné deux places. Rien pour écrire à sa mère mais, au total, un samedi profitable parlant points.
Mais pas autant que pour Power, vainqueur de cette course loterie devant Dixon, l’Australien passant devant le champion défendant Franchetti (239 à 218 points).
Ce dernier, ayant tiré le plus mauvais numéro, a effectué une remontée sensationnelle pour terminer 7e

La récolte de Tagliani, sa meilleure en deux saisons, le place au 8e rang du championnat, avec 127 points. Il devrait conclure dans le top 10.
Pierre LUC

 

LA JOIE ET L’AGONIE

J.R. Hildebrand s’en allait écrire l’histoire de ces 500-Miles centenaires d’Indianapolis, c’est Dan Wheldon qui l’a réécrite. De même que Alexandre Tagliani aurait pu s’inscrire dans le livre des records si…
Uniquement dans la cour de briques peut-on connaître pareils dénouements.

 

Alors qu’il ne lui restait plus que quelques mètres pour la victoire, le nouveau-venu Hildebrand a commis « une erreur de recrue », soit dépasser un retardataire par l’extérieur alors qu’il aurait pu attendre quelques secondes.

 

 

Roulant dans les résidus de caoutchouc, le Californien n’a pu conserver la maîtrise de sa monoplace qui est allée embrasser le mur…sa carcasse étant projetée…jusqu’à la ligne d’arrivée. Belle consolation, le représentant du team Panther hérité de la deuxième place à ce finish dramatique.

 

Dramatique et inattendu. Car si on ne voyait pas le jeune de 23 ans dans le portrait jusqu'à une vingtaine de tours de la finalité, Wheldon en est un autre qui a profité du dernier ralentissement sur drapeau jaune pour se replacer dans le groupe des aspirants. Telles les eaux dormantes, il a soudainement refait son apparition, lui qui avait tout de même pris le départ de la deuxième rangée.

Et le voilà, conducteur sans volant en vue pour le reste de la saison, de retour dans le cercle des vainqueurs, rééditant son exploit de 2005 sur la monture de son ancien rival, Bryan Herta.

Quant à Tagliani, installé à la pôle, il menait une lutte sérieuse aux favoris Scott Dixon et Dario Franchetti, de même qu’à Oriol Servi aussi parti de la première rangée.

Dans un jeu de chassé-croisé, Tag et Dixon se sont échangés la tête pendant une quarantaine de tours. Alors que dans la même image nous retrouvions souvent ces deux-là, ainsi que Towsend Bell, coéquipier du Québécois chez Sam Schmidt Motorsport.
Avec Wheldon qui montrait à répétition le bout de nez de sa Dallara.

Ça s’est gâché sérieusement pour Tag, à la mi course. Surchauffe d’huile et un arrière-train qui fuyait, tout s’embrouillait. Et puis ce fut la descente aux enfers, perdant même un tour aux meneurs.
La puissance motrice disparaissant, au 148e tour, Tag l’a échappé dans les marbles.
Fin d’un beau rêve. Quand même un beau souvenir d’un deux semaines exceptionnel pour l’un des favoris sentimaux de la foule.

Dès lors, on pensait que la lutte au final se ferait entre Franchetti et Dixon, surtout que l’Irlandais allait profiter d’arrêts aux puits chanceux lors de deux accidents et que son dernier ravitaillement aurait pu l’amener, à l’économie jusque vers son 3e triomphe à Indy.
Ce ne fut pas le cas, en proie à des ennuis mécaniques, il devra se contenter de la 12e place.

Pendant ce temps, soit lors des derniers 25 milles, la foule eut droit à des premières surprises. Comme de voir le Belge Bertrand Baguette dominer le peloton. Pour un gars qui n’avait point touché à un volant depuis l’an dernier, son assurance surprenait, c’est peu dire.
Mais il fallait ravitailler. Même chose pour Dixon qui avait repris le commandement. De même que Danica Patrick remontée depuis le neuvième rang.

Dans cette joyeuse confusion, Graham Rahal, parti 29e, s’est aussi payé une ballade en tête, nous rappelant son papa Bobby, il y a 25 ans. Le fils de l’ancien vainqueur d’Indy terminera troisième. Devant un Tony Kanaan dans un galop depuis la 22e place sur la grille de départ.

Alors que Servia complétera le top 5, le Dixon  précédera Baguette, Tomas Scheckter, Marco Andretti et Danica.

Nous aurons assisté à 24 changements de tête par 10 pilotes, ceux de cinq écuries différentes prenant le haut du pavé : Wheldon pour Herta, Hildebrand et Panther, Rahal pour Central/Ganassi, Servia pour Newman/Haas.

Dans nos salons comme dans les estrades, nous sommes demeurés sur le bout de nos sièges tout au long de cette épreuve mythique.
On n’assiste à pareil spectacle qu’à Indianapolis…
Pierre LUC

Les photos

Dixon prend l’avantage au départ, encadré par Tagliani et Servial
Même lourdement endommagée, la voiture d'Hildebrand roule jusqu'au fil d'arrivée
Wheldon et la bouteille de lait traditionnelle une 2e fois en carrière.

Le vainqueur embrassant les rangées de briques, dernier vestige d’une piste tout d’abord recouverte de ce matériau uniquement.

 

500-Miles d’Indianapolis

LADIES & GENTLEMEN

START YOU ENGINES !

Trente-trois pilotes de treize pays différents, cinq anciens vainqueurs, cinq recrues et quatre femmes s’élanceront, menés  dans la voiture de tête par le légendaire A.J. Foyt, s’élanceront dimanche le 29 mai lors de la course centenaire des 500-Miles d’Indianapolis. En position de tête, Alexandre Tagliani, devenu le premier canadien dans l’histoire de la mythique épreuve à réaliser cet exploit.

Mons de quatre milles-heure ayant séparé Tagliani de la dernière sur la gille, Ana Beatriz, on doit s’attendre à une lutte âprement disputée entre la grande majorité des participants, certains d’entre eux qui voudront bondir depuis la moitié du peloton.
On pense ainsi à Helio Castroneves, trois fois vainqueur en Indiana, de même qu’à Dario Franchetti qui a franchi deux fois la ligne d’arrivée en tête, dont l’an dernier.
Et pourquoi pas au vétéran Buddy Rice toujours auréolé de son titre en 2004. Retenons qu’il a obtenu la 6e meilleure vitesse moyenne des qualifications.

Cependant, on pourrait aussi donner comme favoris le Néo-Zélandais Scott Dixon, l’Anglais Dan Wheldon et, bien sûr la gloire de Lachenaie, Tagliani.

Une prévision pour le vainqueur éventuel ?
Dixon, Wheldon Franchetti, Tagliani, Castroneves.

Les cinq recrues sont toutes issues des rangs de la série de formation, la Indy Lights : ce sont : J.R. Hildebrand, James Hinchcliffe, Charlie Kimball, Jay Howard et l’Anglaise Pippa Mann.

 

En toute dernière ligne, Mann partira aux côtés de la Brésilienne Ana Beatriz.
Alors que la Suissesse Simona de Silvestro, brûlée aux mains en essais libres, aura mieux fait que l’Américaine Danica Patrick.

Les Etats-Unis sont le plus représentés avec 10 pilotes, l’Angleterre venant ensuite avec 5.
Quant au Canada, son trio se compose de Tagliani, Paul Tracy et Hinchcliffe.

La bataille entre les équipes s’annonce vive, promettant des surprises.
L’une est déjà venue alors que Sam Schmidt Motorsport a placé deux voitures dans les quatre premières, soit TAG et Townsend Bell.
Sans compter que le team a fait partie d’un pool pour la préparation des montures de Dixon, comme de Howard.

Les gens de Target Ganassi espérerons de Dixon et de Franchetti.
Penske Racing se voudrait également partir pour la gloire avec Power et Castroneves et Ryan Briscoe qui viendra de loin.
Le mât a baissé chez Andretti Motorsport, dont deux représentants légitimes n’ont pu faire mieux que de se qualifier par la peau des os.

Alors on devrait se tourner vers des écuries moins bien nanties, comme Newman/Haas et Servia, Herta et Wheldon.

La sympathie du public ira à Sarah Fisher et Ed Carpenter, reconnaissant les efforts de Dreyer & Reinhold et ses quatre participations – le plus haut total, et KV Racing, trois.

Pierre LUC

Les photos :
TAG, tout un exploit
Danica Patrick songeuse
Simona de Silvestro brûlée aux mains
Les Brésiliens Tony Kanaan et Ana Beatriz
La 77 de Tagliani, une voiture gagnante ?

 

GRILLE DE DÉPART

Première rangée

Alex Tagliani, Québec, Sam Schmidt Motorsport,  227.472  milles/heure
Scott Dixon, Nouvelle-Zélande, Target Chip Ganassi, 227.340   V
Oriol Servia, Espagne, Newman Haas,  227.168

Deuxième rangée
Townsend Bell, Etats-Unis, Sam Schmidt  226.887
Will Power, Australie, Team Penske  226.773
Dan Wheldon, Angleterre, Bryan Herta Motorsport  226.490  V

Troisième rangée
Buddy Rice, Etats-Unis, Panther Racing,   225.786  V
Ed Carpenter, Etats-Unis, Sarah Fisher Racing,  225.121
Dario Franchitti, Écosse, Target Ganassi, 226.379  V

Quatrième rangée
Takuma Sato, Japon, KV Racing Technology, 225.736
Vitor Meira, Brésil, A.J. Foyt Enterprises, 225.590
JR Hildebrand, Etats-Unis, Panther Racing, 225.579  R

Cinquième rangée
James Hinchcliffe, Canada, Newman Haas, 225.572  R
Bertrand Baguette, Belgique, Rahal Leterman, Lanigan 225.285
Davey Hamilton , Etats-Unis, Dreyer & Reinhold Racing, 225.250

Sixième rangée
Helio Castroneves. Brésil, Team Penske 225.216-  V
John Andretti, Etats-Unis, Richard Petty/Andretti  224.981
EJ Viso, Venezuela, KV Racing, 224.732

Septième rangée
Justin Wilson, Angleterre, Dreyer & Reinhold, 224.511
Jay Howard, Angleterre, Sam Schmidt, RLL Racing, 224.483  R
Tomas Scheckter, Afrique du Sud, KV Racing,  224.433

Huitième rangée
Tony Kanaan, Brésil, KV Racing, 224.417
Simona de Silvestro, Suisse, HVM Racing,  224.392
Paul Tracy, Canada, Dreyer & Rinhold, 224.939

Neuvième rangée
Danica Patrick, Etats-Unis, Andretti Autosport,  224.861
Ryan Briscoe, Australie, Team Penske, 224.639
Marco Andretti , Etats-Unis, Andretti Autosport, 224.628

Dixième Rangée
Charlie Kimball, Etats-Unis, Novo Nordish, Ganassi, 224.499 R
Graham Rahal, Etats-Unis, Service Central  Ganassi, 224.380
Alex Lloyd, Angleterre, Dale Coyne Racing, 223.957

Onzième rangée
Pippa Mann, Angleterre, Conquest Racing, 223.936
Ana Beatriz, Brésil, Dreyer & Reinhold,  223.879
Ryan Hunter-Reay, Etats-Unis, A.J. Foyt Racing, 224,691 *

R. pour Recrues
V pour anciens vainqueurs d’Indy
* Hunter-Reay non qualifié chez Andretti, remplace Bruno Jonqueira dans la voiture qu’il avait qualifié pour A. J. Foyt Enterprises

 

TAG :
LABEUR, ÉMOTIONS
RECONNAISSANCE

Suite à l’exploit d’Alexandre Tagliani, qui a décroché la position de tête de la mythique épreuve des 500-Miles d’Indy, la presse québécoise lui rend hommage.

Cet accomplissement est le fruit d’un dur labeur de près de deux années de la part de l’athlète de Lachenaie. Qui a pourchassé des commanditaires et monté une équipe qui lui est restée fidèle malgré les embûches.

Labeur, émotions et reconnaissance, voici les commentaires de Tag, dans une entrevue réalisée par  Nicolas Dupont, de RDS. ca
Un très bon « papier » de surcroit.
Dupont :
Il s’agit d’une belle récompense pour ce pilote qui a travaillé d’arrache-pied pour conserver sa place au sein de la série IndyCar. Tag est d’ailleurs le premier à l’avouer. Il a fait preuve d’énormément de ténacité tout au long de sa carrière et c'est au bout de nombreux sacrifices et d’efforts soutenus que la vie a fini par lui rapporter ces dividendes.

TAG :
« Certes, c’était un objectif atteignable de partir premier à Indianapolis. Dès le début du mois, c’est ce que nous voulions, mais de là à accomplir l’exploit, c’est un rêve » « Je n’ai jamais rien tenu pour acquis en course automobile; j’ai toujours su qu’il fallait que je me dépasse. Après la performance de l’an dernier et avec les précieuses données amassées, on croyait en nos chances. »

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Conscient qu’il n’aurait pu en arriver à un tel résultat sans l’apport de son équipe, Tagliani n’a pas raté l’occasion de dédier cette performance à ceux qui ont cru en lui, notamment son propriétaire Sam Schmidt, qui a racheté la défunte équipe FAZZT au début du mois de mars.

TAG 
 : « En nous observant l’an dernier, Sam a réalisé que nous formions une solide équipe avec des liens tissés très serrés. C’est cette facette qui l’a charmé. « Selon lui, nous avions ce qu’il fallait pour rivaliser avec les autres équipes. Il a choisi d’investir et ainsi, il a sauvé l’équipe. Ce qui m’arrive aujourd’hui, je le dois grandement à cet homme qui a eu confiance en moi, mes ingénieurs et mes mécaniciens. »

« Le drame de sortir le dernier en piste et de réaliser le meilleur temps a créé beaucoup d’émotions dans l’équipe », a souligné Tag. « Tous étaient contents pour moi, mais aussi pour Sam qui fait preuve d’un courage inouï dans sa vie de tous les jours. Si j’ai pu contribuer à lui procurer du bonheur et de la satisfaction, j’en suis très heureux. »


(Sur la photo : Tag et Sam Schmidt : émotion et reconnaissance)

 

GRILLE DE DÉPART

Les trente-trois pilotes engagés pour le centenaire de l'Indy 500 sont désormais connu. Il aura fallu attendre les toutes dernières secondes pour voir Marco Andretti décrocher son billet et condamner son coéquipier Ryan Hunter-Reay.

Ce Bump Day version 2011 s'annonçait explosif, il a tenu ses promesses.
Un accident à Patrick Carpentier, la possibilité que Danica Patrick et Marco Andretti soient éliminés et deux orages qui sont venus interrompre les débats, mais cela n'a pas empêché de créer quelques surprises avec notamment l'élimination de Ryan Hunter-Reay ainsi que celle du vainqueur de Long Beach il y a quelques semaines, Mike Conway.

Andretti Autosport avait ses quatre voitures d'inscrites au Bump Day, deux d'entre-elles sont donc restées sur le carreau. Les deux autres se sont qualifiées, à savoir Danica Patrick, malgré une première tentative avortée pour cause de pluie, et Marco Andretti qui s'est qualifié en tout dernier après avoir été éjecté par Alex Lloyd quelques minutes auparavant. En se qualifiant, Andretti a ainsi éjecté son coéquipier Ryan Hunter-Reay. À la grande peine du proprio Michael Andretti.

 

Un peu plus tôt dans la journée Ryan Briscoe et Paul Tracy avaient validé leur billet avant que la pluie ne vienne interrompre la séance une première fois. Danica Patrick s'est finalement intercalée en neuvième ligne entre Tracy et Briscoe.

Qualifié à la dernière minute Marco Andretti s'élancera depuis l'intérieur de la dixième ligne qu'il partagera avec Charlie Kimball et Graham Rahal. Alex Lloyd, Pippa Mann et Ana Beatriz formeront la onzième et dernière ligne de la grille.

Scott Speed, Ho-Pin Tung, James Jakes, Sebastian Saavedra, Mike Conway, Ryan Hunter-Reay, Patrick Carpentier et Raphael Matos n'ont pas réussi à se qualifier pour l'édition du centenaire des 500 miles d'Indianapolis.

Carpentier, qui n’était pas monté dans une voiture de type Indy depuis 2005, avait été  appelé par la Dragon Racing, dans l’espoir de qualifier la voiture confiée à Scott Speed.

À son 19e des 24 tours de piste, le Québécois a réalisé une vitesse moyenne de 222, 294 m/h, ce qui lui aurait permis de prendre le départ dimanche prochain.

Malheureusement, Patrick a échappé la voiture et est entré en collision avec le mur de protection. Il n’a pas été blessé sérieusement. La monoplace, elle, oui.

Dommage.

Ah, beaucoup d’émotions nous attendent en ce dimanche 29 mai, le centenaire des 500-Miles d’Indy se déroulant après une autre course mythique, le GP de Monaco.

GRILLE DE DÉPART

1  Alex Tagliani 227.472  milles/heure
2  Scott Dixon 227.340
3  Oriol Servia  227.168
4  Townsend Bell  226.887
5  Will Power  226.773
6  Dan Wheldon  226.490
7  Buddy Rice  225.786
8  Ed Carpenter  225.121
9  Dario Franchitti  226.379 (échoue dans le shoot out
10  Takuma Sato  225.736
11  Vitor Meira  225.590
12  JR Hildebrand  225.579
13  James Hinchcliffe  225.572
14  Bertrand Baguette  225.285
15  Davey Hamilton  225.250
16  Helio Castroneves 225.216
17  John Andretti  224.981
18  EJ Viso  224.732
19  Bruno Junqueira  224.691
20  Justin Wilson  224.511
21  Jay Howard  224.483
22  Tomas Scheckter 224.433
23  Tony Kanaan  224.417
24 T Simona de Silvestro  224.392
25  Paul Tracy  224.939
26  Danica Patrick  224.861
27 T Ryan Briscoe  224.639
28  Marco Andretti  224.628
29  Charlie Kimball  224.499
30  Graham Rahal  224.380
31  Alex Lloyd 223.957
32  Pippa Mann  223.936
33  Ana Beatriz 223.879

 

TAG EN PÔLE,
BRAVO, BRAVO, BRAVO !

Laissez-moi commencer cet article sous forme de billet :
Où sont-ils les crétins qui, sur un site internet qu’il me brûle de nommer, ont passé la saison 2010 à critiquer, se moquer, voire insulter Alexandre Tagliani ?
Où sont-elles ces personnes qui, pour des motifs abjects, ont jeté leur fiel sur ce Québécois qui vient de réaliser le rêve de tout pilote automobile : la pole dans la classique des 500-Miles d’Indianapolis… ?

Alexandre Tagliani, soutenu par une équipe qu’il avait mise sur pied la saison dernière, avec toutes les difficultés et les embûches qui se dressent devant un nouveau team, devient une fierté.
Seul Jacques Villeneuve a brillé davantage, sur cette piste mythique, enlevant les honneurs de l’épreuve en 1995.

Cinquième au départ et 10e à l’arrivée l’an dernier, l’athlète de Lachenaie a, cette  fois-ci dominé presque toute la semaine des essais libres, ne se classant jamais plus bas que 2e et réussissant la plus haute vitesse en une occasion.

Ce samedi, avant que ne soit lancé le shoot out opposant les neuf premier des qualifications régulières, Tag s’est pointé devant la quarantaine d’autres concurrents, avec une vitesse moyenne de 228,974 milles-heure pour battre la gagnant et détenteur de la pôle 2008, le Néo-Zélandais Scott Dixon, ainsi que le champion défendant de la série et d’Indy 500 de l’an dernier, l’Écossais Dario Franchetti.

Puis quand est venu le moment de sonner la charge finale pour les gars du top 9, le conducteur québécois, a tenu tête à ce même Dixon : 227,472m/h contre 227,340.

À l’intérieur de la première ligne de départ, le 29 mai, nous trouverons Oriol Servia.
Et en regardant de plus près, nous constatons que pas moins de sept équipes sont représentées dans ceux qui se sont battus pour la position de tête :
Tagliani : Sam Schmidt Motorsport
Dixon : Target Ganessi – en collaboration avec Schmidt
Servia : Newman Haas
Will Power : Penske
Towsend Bell : Schmidt Motorsport
Dan Wheldon : Bryan Herta
Buddy Rice : Panther Racing
Ed Carpenter : Sarah Fisher
Dario Franchetti  (en panne d’essence): Target Ganassi.

C’est la première fois depuis quelques années que Penske ne place pas une voiture en première ligne. Qu’à cela ne tienne, le team fait mieux que le groupe Andretti qui aura eu à se battre ce dimanche pour une place parmi les 33 engagés.
Paul Tracy fait partie de ceux qui auront tenté de se faire inviter lors des rondes de la dernière chance, de même que Danica Patrick, Graham Rahal, Bryan Briscoe et autres Marco Andretti.
Sur la corde raide, une Simona de Silvestro qui tente de récupérer de brûlures aux mains.

Sous les cris de joie d’une foule en délire et un Sam Schmidt qui ne cachait pas ses larmes, Alexandre Tagliani, à l’âge de 38 ans, réalise le rêve d’une vie de pilote automobile.
Qu’en dites-vous, les gens de Flagworld ?

Chapeau, Tag.
Et merci pour l’émotion.

Photo du bas : Tag embrassant sa femme Bronte

Pierre LUC

 

TAG ÉPATANT !

Sur le brickyard d’Indianapolis, un p’tit gars du Québec continue d’épater. Plus haute vitesse lors de la troisième journée d’essais, deuxième plus rapide jeudi, Alexandre Tagliani récidive avec une autre belle 2e position ce vendredi.

Le pilote originaire de Lachenaie a enregistré, une vitesse de 228,327 milles/heure, en prélude aux 100 ans de la classique des 500-Miles d’Indy.
Il n’a été précédé que par le triple champion de l’épreuve, Helio Castroneves (228,611), pilote du puissant team Penske.

Au troisième rang, autre conducteur d’une équipe de pointe, celle de Target Ganassi, Scott Dixon a été chronométré en 228,181m/h.

Il précède un autre gars de Penske, Ryan Briscoe, Qui devance le surprenant français Bertrand Baguette.

Suivent Ed Carpenter, Will Power et le coéquipier de Tagliani chez Sam Schmidt Motorsport, Towsend Bell.

D’autre part, Danica Patrick et Paul Tracy se suivent comme des jumeaux depuis le début des essais libres : 21e et 22e respectivement.

Brûlée aux mains lors de son spectaculaire accident (son 2e du genre depuis ses débuts en Amérique), Simona de Silvestro n’a pas obtenu l’autorisation des commissaires de s’installer dans le cockpit de sa Dallera.

Samedi, nous avons des essais en matinée et puis les qualifications, par groupes de deux, pour l’obtention des 24 premières places sur la grille du départ du 29 mai.

Dimanche, on va se battre pour les autres positions disponibles, soit de 25 à 33.

Sur la corde raide, John Andretti devra augmenter le tempo. De même que Ana Beatrix et l’ancien de la F-1, Scott Speed.

Les 500-Miles d’Indy à la télévision de ABC dimanche, à compter de 11 heures.
Soit environ une heure après le reportage du Grand Prix d’Espagne, tout un festin !

 

TAGLIANI 2e PLUS RAPIDE

Alexandre Tagliani continu d’épater lors des essais en vue des 500-Miles d’Indianapolis.
Premier lors de la 3e journée d’essai, il a réussi cette fois (5e journée) la deuxième meilleure vitesse, soit 227,652 milles-heure, alors que le tempo augmente d’un jour à l’autre.
Le pilote de Lachenaie s’est trouvé en entouré de l’armada Penske, Will Power prenant le premier rang (227,778 mh), Ryan Briscoe le 3e (227,217 mh) et Elio Castroneves le 4e.

Le coéquipier de Tagliani chez Sam Schmidt Motorsport s’est inscrit au 5e échelon, dont une bonne journée pour cette équipe qui n’a certes pas la taille du team Penske.

Danica Patrick continue de dominer le groupe féminin avec une 10e place, deux rangs devant Paul Tracy.

Une autre représentante du sexe féminin qui s’affirme dans la série Indy Car cette saison,  Simona de Silvestro s’est fait une grande frayeur lorsque la voiture est devenue une toupie contre les murs de protection, avant de prendre feu.
La Suissesse a été brûlé à une main mais a rapidement reçu son congé de l’hôpital.

Demain, vendredi et en fin de semaine, on passe aux affaires plus sérieuses.

RÉSULTATS 2010

(Rang au final- Position de départ- Conducteur et voiture- Vitesse moyenne – Bourses)

1 3 Dario Franchitti Dallara Honda 200 155 64 $2,752,055
2 18 Dan Wheldon Dallara Honda 200 0 44 $1,007,305
3 16 Marco Andretti Dallara Honda 200 1 39 $630,505
4 26 Alex Lloyd Dallara Honda 200 0 35 $425,305
5 6 Scott Dixon Dallara Honda 200 0 39 $377,305
6 23 Danica Patrick Dallara Honda 200 0 32 $307,305
7 11 Justin Wilson Dallara Honda 200 11 30 $312,255
8 2 Will Power Dallara Honda 200 5 37 $385,805
9 1 Helio Castroneves Dallara Honda 200 3 37 $545,655
10 5 Alex Tagliani Dallara Honda 200 0 30 $302,805
11 33 Tony Kanaan Dallara Honda 200 0 22 $308,555
12 7 Graham Rahal Dallara Honda 200 0 26 $251,805
13 27 Mario Romancini Dallara Honda 200 0 20 $305,555
14 22 Simona De Silvestro Dallara Honda 200 0 20 $327,055
15 20 Tomas Scheckter Dallara Honda 199 5 19 $262,555
16 10 Townsend Bell Dallara Honda 199 0 18 $251,805
17 8 Ed Carpenter Dallara Honda 199 0 20 $250,305
18 17 Ryan Hunter-Reay Dallara Honda 198 0 16 $302,305
19 15 Mike Conway Dallara Honda 198 15 16 $307,055
20 31 Takuma Sato Dallara Honda 198 0 15 $302,055
21 21 Ana Beatriz Dallara Honda 196 0 16 $250,305
22 24 Bertrand Baguette Dallara Honda 183 0 16 $300,555
23 32 Sebastian Saavedra Dallara Honda 159 0 15 $255,555
24 4 Ryan Briscoe Dallara Honda 147 5 23 $307,305
25 19 E.J. Viso Dallara Honda 139 0 14 $301,805
26 29 Sarah Fisher Dallara Honda 125 0 13 $250,305
27 30 Vitor Meira Dallara Honda 105 0 13 $300,305
28 9 Hideki Mutoh Dallara Honda 76 0 16 $315,305
29 12 Raphael Matos Dallara Honda 72 0 14 $300,305
30 28 John Andretti Dallara Honda 62 0 13 $251,805
31 13 Mario Moraes Dallara Honda 17 0 14 $301,805
32 25 Bruno Junqueira Dallara Honda 7 0 13 $261,805
33 14 Davey Hamilton Dallara Honda 0 0 14 $255,305

Vitesse moyenne : 161.623 mph
Ralentissements : 9
Tours sur ralentissements: 44
Changements de meneurs: 13
Pilotes changements de meneurs : 8
Tours, total : 200

 


 

LE CALENDRIER
SÉRIE INDY CAR

Samedi 14 mai : Essais libres (Carpenter le plus rapide)

Dimanche 15 mai : Essais libres ( Annulés pour pluie)

Lundi 16  mai : Essais libres (Tagliani le plus rapide)

Mardi 17 mai : Essais libres (seulement deux pilotes en piste)

Mercredi le 18 mai
Midi à 18h : E
ssais libres série Indy Car

Jeudi le 19 mai
Midi
à 18h :Essais libres

Vendredi le 20 mai
Midi à 18h : E
ssais libres

Samedi le 21 mai
8h à 8h30 : Essais libres, Groupe 1
8h30 à 9h : Essais libres , Groupe 2
9h à 10h : Essais libres  IndyCar
11h à 16h: Séance de qualifications, segment 1, positions 1 à 24
16h à 18h: Séance de qualifications, segment 2-3, positions 1 à 9

Dimanche 22 mai
9h à 10h : Essais libres
Midi à 18h : Séance de qualifications, positions 25-33

Mercredi 25 mai
9h à midi : Pratiques d’arrêts aux puits

Vendredi 27 mai
11h à midi : Essais libres de la série IndyCar (Carburation Day)
13h30 à 15h : Compétition d’arrêts aux puits

Dimanche 29 mai
10h15 à 10h40 : Formation de la grille de départ
10h50 à 11h : Réchauffement des moteurs
Midi : Départ de la course de 500 milles

 

3e journée d’essais
TAG LE PLUS RAPIDE

Alexandre Tagliani a enregistré la plus haute vitesse lors de cette troisième journée d’essais (la 2e cancellée pour cause de pluie) en vue des 500-Miles d’Indianapolis de la fin du mois.

Tag, qui n’avait pu participer à ces essais l’an dernier, handicapé par la maladie, a poussé sa Dallara à la vitesse de  225,878 milles à l’heure, devançant l’ancien champion Scott Dixon (225,124) et le surprenant Graham Rahal (225,071).

Ont complété le cadre des cinq premiers : Ryan Briscoe et Oriol Servia.

Ceci tandis que Paul Tracy a pris le douzième rang, juste derrière celui qui avait obtenu la meilleure vitesse en débuts d’essais, Ed Carpenter.

Des quatre femmes, Danica Patrick a réussi le meilleur score.

Tagliani a parcouru la piste de 2,5 milles à dix-sept reprises, enregistrant sa plus haute vitesse au 16e.

 

Les fans ont voté :
A.J. LE PLUS GRAND

Après un vote de plus de 2 mois, les fans de course automobile ont établi la grille de départ idéale des 500 Miles d'Indianapolis composée de ceux que l'on appelle désormais "The Greatest 33". La première ligne étant occupée par A.J. Foyt, Rick Mears et Al Unser

 

Les trois quadruple vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis - A.J. Foyt, Rick Mears et Al Unser – occupent la première ligne des "The Greatest 33" après avoir reçu le plus grand nombre de votes des fans des Indy 500 à travers le monde.

Les fans de course automobile ont sélection leur grille de départ composée des 33 plus grand pilotes dans l'histoire des 500 Miles d'Indianapolis. Les 33 pilotes ont été révélés le 15 mai lors de la première séance d'essais du 100ème anniversaire de la fameuse épreuve.

Foyt, premier quadruple vainqueur, a obtenu le plus grand nombre de votes devant Mears et Unser. Sur la deuxième nous retrouvons les triple vainqueurs Bobby Unser, Helio Castroneves et Johnny Rutherford. Le vainqueur de l'édition 1969 Mario Andretti, Wilbur Shaw et Bill Vukovich sont sur la troisième ligne.

A noter la présence de trois pilotes engagés cette année : Helio Castroneves (5ème), Dario Franchitti (19ème) et Scott Dixon (33ème).

“THE GREATEST 33”

Ligne 1
1. A.J. Foyt
2. Rick Mears
3. Al Unser

Ligne 2
4. Bobby Unser
5. Helio Castroneves
6. Johnny Rutherford

Ligne 3
7. Mario Andretti
8. Wilbur Shaw
9. Bill Vukovich

Ligne 4
10. Emerson Fittipaldi
11. Al Unser Jr.
12. Louis Meyer

Ligne 5
13. Mauri Rose
14. Parnelli Jones
15. Gordon Johncock

Ligne 6
16. Arie Luyendyk
17. Rodger Ward
18. Jim Clark

Ligne 7
19. Dario Franchitti
20. Tom Sneva
21. Bobby Rahal

Ligne 8
22. Mark Donohue
23. Michael Andretti
24. Ralph DePalma

Ligne 9
25. Ray Harroun
26. Tommy Milton
27. Danny Sullivan

Ligne 10
28. Graham Hill
29. Dan Gurney
30. Jim Rathmann

Ligne 11
31. Juan Pablo Montoya
32. Tony Bettenhausen
33. Scott Dixon

 

LES ENGAGÉS

2- Oriol Servia (Espagne) - Newman/Haas Racing
3- Helio Castroneves   (V) (Brésil) - Team Penske
4- JR Hildebrand  (R) (USA) - Panther Racing
5 -Takuma Sato (Japon) - KV Racing Technology - Lotus
6- Ryan Briscoe (Australie) - Team Penske
7- Danica Patrick (USA) - Andretti Autosport
8  -Ho-Pin Tung (R) (Japon- Dragon Racing
9- Scott Dixon  (V) (NZ) - Target Chip Ganassi Racing
10-  Dario Franchitti  (V) (GB) - Target Chip Ganassi Racing
11- Davey Hamilton (USA) - Dreyer & Reinbold Racing
12- Will Power (Australie) - Team Penske
14- Vitor Meira (Brésil) - AJ Foyt Enterprises
17-  Raphael Matos (Brésil) - AFS Racing
18-  James Jakes  (R)(GB) - Dale Coyne Racing
19-  Alex Lloyd - Dale Coyne Racing
20- Scott Speed (R) (USA)- Dragon Racing
22-  Justin Wilson (GB) - Dreyer & Reinbold Racing
23- Paul Tracy (Canada) - Dreyer & Reinbold Racing
24-  Ana Beatriz (Brésil) - Dreyer & Reinbold Racing
26- Marco Andretti (USA) - Andretti Autosport
27-  Mike Conway (GB) - Andretti Autosport
28- Ryan Hunter-Reay (USA) - Andretti Autosport
30- Bertrand Baguette (Belgique) - Rahal Letterman Lanigan
34- Sebastian Saavedra (Colombie) - Conquest Racing
36- Pippa Man (V) (GB) - Conquest Racing
38- Graham Rahal (USA) - Service Central Chip Ganassi
41- Bruno Junqueira (Brésil) –A.J. Foyt Racing
43-  John Andretti (USA) - Richard Petty/Andretti Autosport
44- Buddy Rice (V) (USA)- Panther Racing
57-  A confirmer - Sarah Fisher Racing
59-  EJ Viso (Vénézuéla) - KV Racing Technology - Lotus
67-  Ed Carpenter (USA) - Sarah Fisher Racing
77-  Alex Tagliani (Canada) - Sam Schmidt Motorsports
78-  Simona De Silvestro (Suisse) - HVM Racing
82-  Tony Kanaan (Brésil) - KV Racing Technology - Lotus
83-  Charlie Kimball  (R)-(USA) - Novo Nordisk Chip Ganassi
88- Jay Howard (R) -(GB) - Sam Schmidt – RLL Racing
98- Dan Wheldon  (V) (GB) - Bryan Herta Autosport
99-  Townsend Bell (USA) - Sam Schmidt Motorsports
06- James Hinchcliffe  (R)(Canada) - Newman/Haas Racing
07- Tomas Scheckter (Afrique du Sud) - KV Racing

(41 inscrits-
4 femmes : Danica Patrick, Ana Beatriz, Pippa Man, Simona de Silvestro
 R pour recrue- V pour vainqueur dans le passé-
Châssis : Dallara –Moteur : Honda – Pneus : Firestone

 

PREMIERS ESSAIS,
UN GARS DE L’INDIANA S’IMPOSE

Lors d'une première journée interrompue par la pluie et marquée par de très hautes vitesses, Ed Carpenter s'est montré le plus rapide à Indianapolis devant le double champion IndyCar Scott Dixon.

Le coup d'envoi du centenaire des 500 Miles d'Indianapolis a bien eu lieu  samedi avec en guise d'introduction, la première séance d'essais libres. Prévue sur une durée de six heures, la séance a été écourtée par la pluie.

Cela n'a toutefois pas empêché le local de l'étape, Ed Carpenter, de signer le meilleur chrono au volant de sa monoplace jaune de l'écurie Sarah Fisher Racing. Le natif de l'Indiana a réalisé un tour à la vitesse moyenne de 224,786mph au 30ème de ses 32 tours accomplis sur l'Indianapolis Motor Speedway. Pour rappel, sa meilleure qualification et sa meilleure arrivée lors des 500 Miles sont une huitième position. Aussi, le gendre de Tony George espère plus que tout remporter sa première victoire en IndyCar sur le Brickyard.

La deuxième position de ces essais revient à un ex-vainqueur à Indy, Scott Dixon. Le pilote Chip Ganassi n'a bouclé que six petits tours de piste mais fut immédiatement dans le rythme puisqu'il n'a échoué qu'à cinq centièmes de Carpenter.

Habituellement performante à Indianapolis, Panther Racing le prouve encore lors de cette première journée avec l'excellent troisième chrono de J.R. Hildebrand. Le rookie, qui sort de son "Rookie Orientration Program" a pu rouler l'esprit libéré de toute appréhension et ses chronos s'en sont ressentis.

Au total, il y a eu 669 tours d'enregistrés au cours desquels, aucun accident n'est survenu. Il faut dire que la plupart des écuries se sont concentrées sur des petites séries de tours à l'image des qualifications ce qui a donc limité le temps passé sur la piste.
Les essais de dimanche ont été remis à cause de la pluie.

SOURCE : US RACING.COM

 

100 ANS DE MONOPLACES

A l'occasion du centenaire de la plus prestigieuse course d'IndyCar, l'Indianapolis Motor Speedway exposera un millier de voitures ayant participé à l'Indy 500.

© IndyCar Series / Ron McQueeney

Toujours un évènement à part dans le calendrier de l'IndyCar, les 500 Miles d'Indianapolis 2011 placeront la barre encore plus haut pour la 95ème édition de la course.

Rendez-vous compte. A l'occasion du centenaire de l'épreuve, les organisateurs, en plus de la présence de tous les pilotes encore en vie, ont réussi l'exploit de réunir environ 1000 modèles de voitures ayant participé aux 500 Miles depuis 1911 ! De quoi ravir les amoureux de belles mécaniques. L'ensemble de ces voitures sera visible tout au long du mois de mai lors des manifestations suivantes.

67 voitures victorieuses : ces modèles, représentant 71 victoires et comportant parmi eux les voitures d'A.J. Foyt, d'Al Unser ou de Rick Mears, seront visibles jusqu'au 1er juin.

Célébration de l'automobile :
plus de 250 voitures de collection seront exposées le 14 mai. Beaucoup d'entre elles ont remporté des récompenses et participeront à un concours à l'issue duquel, un panel dirigé par le vainqueur de l'Indy 500 1963, Parnelli Jones, élira la plus belle voiture.

La réunion des Pace Cars : à l'occasion du Pole Day, rebaptisé "Tom Carnegie Day", plus de 250 Pace Cars depuis 1911 se retrouveront et les fans auront l'opportunité d'élire le plus beau d'entre eux.

Des voitures Sprint et Midgets classiques
: durant l' "A.J. Foyt Day", le 28 mai, l'Indianapolis Motor Speedxay exposera des voitures classiques ayant participé aux championnats Sprint et Midgets. Parmi les modèles, les spectateurs pourront retrouver ceux de Mario Andretti, d'A.J. Foyt ou encore Johnny Rutherford.

Des pilotes vainqueurs au volant de voitures victorieuses :
onze vainqueurs des 500 Miles d'Indianapolis prendront le volant de monoplaces mythiques ayant remporté elles aussi les 500 Miles. Cette parade aura lieu le 29 mai, durant les cérémonies d'avant-course et il y a fort à parier que l'émotion sera forte lorsque Parnelli Jones prendra la volant de la Marmon Wasp qui a emmené Ray Harroun sur la Victory Lane lors de la première édition en 1911.

Ce sera seulement la troisième fois que cette voiture roulera sur le Brickyard depuis sa victoire avec Harroun. D'autres pilotes seront eux-aussi au volant de monoplaces prestigieuses comme : Kenny Brack (1999): la #9 Target G Force/Oldsmobile qui a gagné en 2000 avec Juan Pablo Montoya; Gil de Ferran (2003): la #. 66 Sunoco McLaren qui a gagné en 1972 avec Mark Donohue; Tom Sneva (1983): la Belond Salih/Offy qui a gagné en 1957 avec Sam Hanks et 1958 avec Jimmy Bryan; Mario Andretti (1969): la Boyle Maserati qui a gagné en 1939 et 1940 avec Wilbur Shaw; Arie Luyendyk (1990, 1997): la #30 Domino’s Pizza Lola/Chevrolet Indy dans laquelle Luyendyk a gagné en 1990.

Luyendyk a établi la moyenne en course à 185.981 mph, pour ce qui reste toujours à ce joUR la course la plus rapide de l'histoire; Bobby Rahal (1986): la #14 Miller qui a gagné en 1928 avec Louis Meyer; Johnny Rutherford (1974, 1976, 1980): la #4 Pennzoil Chaparral/Cosworth dans laquelle Rutherford a gagné en 1980; Al Unser (1970, 1971, 1978, 1987): la #82 Lotus-Ford qui a gagné en 1965 avec Jim Clark; Al Unser Jr. (1992, 1994): la Blue Crown Spark Plug Diedt/Offy qui a gagné en 1947 et 1948 avec Mauri Rose; Bobby Unser (1968, 1975, 1981): la #8 National qui a gagné en 1912 avec Joe Dawson.

Les voitures de 1911 :
une collection de cinq voitures ayant pris part à la première édition rouleront cent ans après lors des cérémonies d'avant-course.

Les voitures actuelles : les stars des 500 Miles d'Indianapolis seront sur la piste lors de 11 journées à plus de 225mph. Les essais libres sont prévus du 14 au 20 mai tandis que les qualifications auront lieu les 21 et 22 mai. Enfin le "Carburation Day", dernière séance d'essai se tiendra le 27 mai, soit deux jours avant la course.


 

LES VAINQUEURS DANS L’HISTOIRE

(Bannières sous lesquelles ils ont couru : AAS- F-1- USAC- CART- IRL)

Année

Vainqueur

Voiture

Championnat

 

1911

Ray Harroun

Marmon

AAA

 

1912

Joe Dawson

National

AAA

 

1913

Jules Goux

Peugeot

AAA

 

1914

René Thomas

Delage

AAA

 

1915

Ralph DePalma

Mercedes

AAA

 

1916

Dario Resta

Peugeot

AAA

 

1917-1918

Annulé

1919

Howdy Wilcox

Peugeot

AAA

 

1920

Gaston Chevrolet

Frontenac

AAA

 

1921

Tommy Milton

Frontenac

AAA

 

1922

Jimmy Murphy

Duesenberg-Miller

AAA

 

1923

Tommy Milton

Miller

AAA

 

1924

Lora Corum et Joe Boyer

Duesenberg

AAA

 

1925

Peter de Paolo

Duesenberg

AAA

 

1926

Frank Lockhart

Miller

AAA

 

1927

George Souders

Duesenberg

AAA

 

1928

Louis Meyer

Miller

AAA

 

1929

Ray Keech

Miller

AAA

 

1930

Billy Arnold

Summers-Miller

AAA

 

1931

Louis Schneider

Stevens-Miller

AAA

 

1932

Fred Frame

Wetteroth-Miller

AAA

 

1933

Louis Meyer

Miller

AAA

 

1934

Bill Cummings

Miller

AAA

 

1935

Kelly Petillo

Wetteroth-Offenhauser

AAA

 

1936

Louis Meyer

Stevens-Miller

AAA

 

1937

Wilbur Shaw

Shaw-Offenhauser

AAA

 

1938

Floyd Roberts

Wetteroth-Miller

AAA

 

1939

Wilbur Shaw

Maserati

AAA

 

1940

Wilbur Shaw

Maserati

AAA

 

1941

Floyd Davis et Mauri Rose

Wetteroth-Offenhauser

AAA

 

1942 à 1945

Annulé

1946

George Robson

Adams-Spark

AAA

 

1947

Mauri Rose

Deidt-Offenhauser

AAA

 

1948

Mauri Rose

Deidt-Offenhauser

AAA

 

1949

Bill Holland

Deidt-Offenhauser

AAA

 

1950

Johnnie Parsons

Kurtis-Offenhauser

AAA et F1

 

1951

Lee Wallard

Kurtis-Offenhauser

AAA et F1

 

1952

Troy Ruttman

Kuzma-Offenhauser

AAA et F1

 

1953

Bill Vukovich

Kurtis-Offenhauser

AAA et F1

 

1954

Bill Vukovich

Kurtis-Offenhauser

AAA et F1

 

1955

Bob Sweikert

Kurtis-Offenhauser

AAA et F1

 

1956

Pat Flaherty

Watson-Offenhauser

USAC et F1

 

1957

Sam Hanks

Epperly-Offenhauser

USAC et F1

 

1958

Jimmy Bryan

Epperly-Offenhauser

USAC et F1

 

1959

Rodger Ward

Watson-Offenhauser

USAC et F1

 

1960

Jim Rathmann

Watson-Offenhauser

USAC et F1

 

1961

A.J. Foyt

Trevis-Offenhauser

USAC

 

1962

Rodger Ward

Watson-Offenhauser

USAC

 

1963

Parnelli Jones

Watson-Offenhauser

USAC

 

1964

A.J. Foyt

Watson-Offenhauser

USAC

 

1965

Jim Clark

Lotus-Ford

USAC

 

1966

Graham Hill

Lola-Ford

USAC

 

1967

A.J. Foyt

Coyote-Ford

USAC

 

1968

Bobby Unser

Eagle-Offenhauser

USAC

 

1969

Mario Andretti

Hawk-Ford

USAC

 

1970

Al Unser

Colt-Ford

USAC

 

1971

Al Unser

Colt-Ford

USAC

 

1972

Mark Donohue

McLaren-Offenhauser

USAC

 

1973

Gordon Johncock

Eagle-Offenhauser

USAC

 

1974

Johnny Rutherford

McLaren-Offenhauser

USAC

 

1975

Bobby Unser

Eagle-Offenhauser

USAC

 

1976

Johnny Rutherford

McLaren-Offenhauser

USAC

 

1977

A.J. Foyt

Coyote-Foyt

USAC

 

1978

Al Unser

Lola-Ford

USAC

 

1979

Rick Mears

Penske-Ford

USAC

 

1980

Johnny Rutherford

Chaparral-Ford

USAC

 

1981

Bobby Unser

Penske-Ford

USAC

 

1982

Gordon Johncock

Wildcat-Ford

USAC

 

1983

Tom Sneva

March-Ford

CART

 

1984

Rick Mears

March-Ford

CART

 

1985

Danny Sullivan

March-Ford

CART

 

1986

Bobby Rahal

March-Ford

CART

 

 1987

Al Unser

March-Ford

CART

 

1988

Rick Mears

Penske-Chevrolet

CART

 

1989

Emerson Fittipaldi

Penske-Chevrolet

CART

 

1990

Arie Luyendyk

Lola-Chevrolet

CART

 

1991

Rick Mears

Penske-Chevrolet

CART

 

1992

Al Unser Jr.

Galmer-Chevrolet

CART

 

1993

Emerson Fittipaldi

Penske-Chevrolet

CART

 

1994

Al Unser Jr.

Penske-Mercedes

CART

 

1995

Jacques Villeneuve

Reynard-Ford

CART

 

1996

Buddy Lazier

Reynard-Ford

IRL

 

1997

Arie Luyendyk

G-Force-Aurora

IRL

 

1998

Eddie Cheever

Dallara-Aurora

IRL

 

1999

Kenny Brack

Dallara-Aurora

IRL

 

2000

Juan Pablo Montoya

G-Force-Aurora

IRL

 

2001

Hélio Castroneves

Dallara-Aurora

IRL

 

2002

Hélio Castroneves

Dallara-Chevrolet

IRL

 

2003

Gil de Ferran

Panoz G-Force-Toyota

IRL

 

2004

Buddy Rice

Panoz G-Force-Honda

IRL

 

2005

Dan Wheldon

Dallara-Honda

IRL

 

2006

Sam Hornish Jr.

Dallara-Honda

IRL

 

2007

Dario Franchitti

Dallara-Honda

IRL

 

2008

Scott Dixon

Dallara-Honda

IRL

 

2009

Hélio Castroneves

Dallara-Honda

IRL

 

2010

Dario Franchitti

Dallara-Honda

IRL

 

 

DÉTENTEURS DE LA CORDE (« pole »)

 

En 1911 et 1912, la grille de départ était établie en fonction de l'ordre dans lequel les inscriptions parvenaient à l'organisateur. En 1913 et en 1914, c'est un tirage au sort qui déterminait l'ordre de départ. Ce n'est qu'à partir de 1915 que les qualifications sont apparues.
De nos jours, les qualifications des 500 Miles d'Indianapolis se tiennent sur plusieurs jours, chaque journée servant à qualifier une partie de la grille. La pole position se joue le samedi du premier week-end de qualification, dans une journée appelée le « pole day » et qui se tient généralement deux semaines avant la course. Les qualifications se poursuivent le lendemain, puis reprennent le week-end suivant et s'achèvent par le « bump-day », ultime séance de qualification dans laquelle le « pilote qualifié le moins rapide » (ce qui n'est pas forcément synonyme de « dernier qualifié » compte tenu de la particularité du système de qualifications) peut se voir éliminé par un nouveau concurrent.
Les places sur la grille étant attribuées en fonction de la journée de qualification au cours de laquelle le chrono a été établi, le pilote le plus rapide des qualifications peut être amené à démarrer loin sur la grille s'il n'a pas réalisé son chrono lors du « pole day ». Ce fut le cas de Arie Luyendyk qui réalisa en 1996 lors du deuxième jour de qualifications la meilleure moyenne jamais réalisée sur l'ovale en 4 tours (381,392 km/h) mais ne s'élança qu'en vingtième position.
Les qualifications se font sur quatre tours chronométrés. Chaque concurrent s'élance seul sur l'ovale pour réaliser ses quatre tours de suite (six en réalité avec le tour de sortie et celui de retour aux stands), le chiffre retenu est la vitesse moyenne établie sur une série de quatre tours soit la distance de 10 miles (16,093 km).

 

LES « ROOKIES » EN ACTION

Avant de pouvoir participer aux essais et à la séance de qualification des 500 Miles d'Indianapolis, les pilotes qui découvrent le circuit en IndyCar doivent d'abord passer par une séance d'évaluation et valider des paliers de vitesse.

 

© IndyCar Series

Sur la liste actuelle des engagés pour le 100ème anniversaire des 500 Miles d'Indianapolis, sept pilotes entreront en piste dès le 12 mai pour participer au programme d'orientation des Rookies, une séance spéciale réservée à ceux qui découvrent l'Indianapolis Motor Speedway dans cette catégorie.

Pour le moment, les pilotes officiellement engagés pour cette session sont JR Hildebrand (National Guard Panther Racing), James Hinchcliffe (Newman/Haas Racing), James Jakes (Dale Coyne Racing) Charlie Kimball (Novo Nordisk Chip Ganassi Racing), Ho-Pin Tung (Schmidt Dragon Racing), Pippa Mann (Conquest Racing) et Scott Speed (Dragon Racing).

A noter le cas particulier de Jay Howard (Service Central Schmidt Rahal Letterman Lanigan Racing) qui est un rookie cette année en IndyCar, mais qui avait participé à ce programme d'orientation l'année dernière et qui n'est donc pas convoqué cette saison.

Cette séance d'évaluation impose aux pilotes de boucler au moins 10 tours à quatre niveaux de vitesses sur le célèbre ovale de 2.5 miles. Les quatre phases sont 200-205 mph, 205-210, 210-215 et plus de 215 mph. Pour être autorisé à continuer leur participation aux 500 Miles, les pilotes doivent au moins passer trois phases le 12 mai et la quatrième phase durant la semaine d'essais.

Lors de la journée d'évaluation les différents pilotes auront pas moins de six heures de piste ouverte ce qui laisse largement le temps de trouver son rythme et de compléter les trois phases pour ceux qui en sont capables.

Quatre de ces pilotes ont déjà une expérience à Indianapolis puisqu'ils ont participé aux Firestone Freedom 100 en Indy Lights durant la saison 2010. Mann avait d'ailleurs signé la pole position de l'épreuve pendant que Kimball terminait la course à la deuxième place devant Hinchcliffe. En 2009, Hildebrand avait lui signé la deuxième place de l'épreuve d'Indy Lights avant de remporter le titre en fin de saison.

Le pilote Chinois Tung et Scott Speed ont d'abord effectué un autre test sur le Chicagoland Speedway le 9 mai.

 

INDY CHAMPIONNATS ET TRADITIONS

Championnats

Épreuve phare du sport automobile américain, l'Indianapolis 500 a à plusieurs reprises été au cœur des luttes d'influence. De 1911 à 1955, l'Indy 500 était organisé sous l'égide de l'Association américaine des automobilistes (AAA). Après 1955 (année marquée par la catastrophe des 24 Heures du Mans), l'AAA préfère se retirer de l'organisation des compétitions sportives et cède la place à l'USAC (United States Auto Club).

 En 1979, les principales écuries du championnats USAC décident de faire scission et de créer leur propre compétition, le CART. La plupart des épreuves du calendrier rejoignent le CART à l'exception notable de l'Indianapolis 500, qui maintient sa fidélité à l'USAC. Le championnat USAC disparaissant rapidement, l'Indianapolis se court alors hors-championnat pendant plusieurs années, sans effet sur le prestige de l'épreuve, puisque les équipes du championnat CART continuent d'y participer. À partir de 1983, bien que toujours placé sous l'égide de l'USAC, l'Indy 500 intègre enfin le calendrier du championnat CART.

Une nouvelle scission intervient en 1996, avec la création par Tony George, le propriétaire de l'IMS, de l'Indy Racing League, un nouveau championnat qui vise à concurrencer le CART et dont l'Indy 500 devient évidemment l'événement majeur. Contrairement à ce qui s'était passé lors de la scission CART/USAC, il devient alors très compliqué pour les équipes et les pilotes du CART de participer à l'Indianapolis 500 en raison des conflits de date et de la réglementation technique radicalement différente entre les deux championnat.

De 1950 à 1960, l'Indianapolis 500 a également compté pour le championnat du monde de Formule 1. Mais cette présence au calendrier de la F1 était essentiellement symbolique et destinée à cautionner l'étiquette « mondiale » du championnat du monde naissant. Disputés selon des règlements techniques et sportifs différents de ceux en vigueur le reste de la saison, les 500 Miles d'Indianapolis n'ont que rarement attiré les habitués du championnat du monde. Paradoxalement, c'est à partir du début des années 1960 (alors même que l'épreuve avait été retirée du calendrier) que certains pilotes de F1 ont fait des 500 Miles d'Indianapolis un objectif majeur de la saison.

Traditions et déroulement de l'épreuve

Contrairement à une épreuve classique qui dure un week-end, les 500 Miles d'Indianapolis s'étalent traditionnellement sur l'ensemble du mois de mai (depuis 2006, les organisateurs ont décidé de raccourcir à trois semaines la durée des festivités).

.

  • L'épreuve commence début mai par le rookie test (officiellement dénommé « Rookie Orientation Program ») qui permet aux organisateurs d'évaluer la capacité des débutants à affronter les 2,5 miles du speedway. Ce test, qui est généralement une simple formalité, consiste en des exercices de régularité, à quatre paliers de vitesse différents. Même les pilotes les plus prestigieux, quand bien même seraient-ils auréolés de titres de champion du monde de F1, doivent s'y soumettre.
  • Après le rookie test, a lieu l'opening day, première séance d'essais libres. Pendant un certain temps, le fait d'être le premier pilote à prendre la piste lors de l'opening day était chargé d'un certain prestige et assurait à son pilote (et à ses sponsors) un mot dans les médias le lendemain.

 Les pilotes méconnus et les petites équipes trouvaient là une chance unique de faire parler d'eux. Cette tradition a culminé dans les années 1970, jusqu'à donner lieu à de véritables courses d'accélération dans l'allée des stands, dès l'ouverture de la séance d'essais. Suite à un accident sérieux (au cours duquel un commissaire fut gravement blessé), il fut décidé par mesure de sécurité de réduire la publicité faite autour de cet événement. Aujourd'hui, la course à l'ouverture est pratiquement tombée dans l'oubli.

  •  
  • Deux semaines avant la course, a lieu le premier week-end de qualification. La journée du samedi, appelée « pole day », permet comme son nom l'indique de déterminer l'auteur de la pole position et des premières places sur la grille.
  •  
  • Une semaine avant la course, le long processus de qualification se termine par le bump day, séance durant laquelle le pilote qualifié qui possède le moins bon des 33 chronos (ce pilote n'est pas forcément le 33e qualifié puisque à Indianapolis, la grille est composée en fonction des chronos mais également de la journée au cours de laquelle le chrono a été établi) court le risque d'être délogé de la grille par un pilote encore non-qualifié.
  •  
  • Le mercredi précédant la course, appelé « community day », la piste et les stands sont ouverts au public et les pilotes sont à la disposition des amateurs d'autographes.
  •  
  • Le jeudi précédant la course, ultime séance d'essais libres, en configuration course, appelée « carburation day ».
  •  
  • Le dimanche de la course, après le traditionnel défilé des pilotes et l'hymne américain, les 33 concurrents démarrent leur moteur en entendant le fameux « Gentlemen, start your engines » (« Messieurs, démarrez vos moteurs »), prononcé par un membre de la famille Hulman. La présence de femmes au départ de la course a amené les organisateurs à amender cet ordre, qui devient si besoin est « Lady and gentlemen, start your engines » ou même « Ladies and gentlemen, start your engines ». Les 33 pilotes se placent alors derrière la pace car et forment onze lignes de trois voitures en attendant que la course soit lancée.
  •  
  • Le vainqueur de la course rejoint Victory Lane avec sa voiture. Victory Lane est le cercle des vainqueurs, où seul le premier et son équipe sont autorisés à accéder. Dans les courses américaines, et tout particulièrement à Indianapolis, le podium n'existe pas, et seul le vainqueur est honoré.
  •  
  • Le vainqueur reçoit le Borg-Warner Trophy, grande coupe sur laquelle sont sculptés les visages de tous les précédents vainqueurs de la course.
  •  
  • Le vainqueur reçoit également une bouteille de lait dont il boit quelques gorgées. Cette tradition remonte à 1936 et à la victoire de Louis Meyer, qui avait bu un verre de lait battu après la course, les producteurs locaux de produits laitiers, voyant là une belle opportunité publicitaire ont offert du lait aux vainqueurs depuis lors. Aujourd'hui, la firme qui est sous contrat avec les organisateurs pour fournir le lait, demande à chaque pilote avant l'épreuve quel type de lait il souhaite boire en cas de victoire. En 1993, Emerson Fittipaldi avait fait scandale en remplaçant la bouteille de lait par une bouteille de jus d'orange afin de faire la promotion de la plantation d'agrumes dont il est propriétaire au Brésil.

 

Vers la centième des 500-Miles d’Indy
UN PEU D’HISTOIRE

Les 500 miles d'Indianapolis (également appelés Indianapolis 500 ou Indy 500) se tiennent chaque année depuis 1911 le week-end du Memorial Day sur l'Indianapolis Motor Speedway à Speedway (une petite ville enclave, complètement entourée par Indianapolis, la capitale de l'État) dans l'État de l'Indiana.

Histoire

L'Indianapolis Motor Speedway a été créé en 1909 par quatre entrepreneurs de l'Indiana : Carl Ficher, James Allison, Arthur Newby et Frank Wheeler. Après avoir organisé quelques épreuves mineures, ils décident rapidement de limiter l'exploitation de l'IMS à une seule épreuve par an (afin de lui conférer un caractère d'exception), une course de 500 miles qu'il espèrent voir rapidement devenir l'un des événements majeurs du sport automobile américain.

 Les 500 Miles d'Indianapolis voient le jour en 1911, et comme l'espéraient ses créateurs, devient rapidement la référence des courses américaines, sa durée exceptionnelle ainsi que le caractère du circuit (un long quadrilatère de 2,5 miles recouvert de briques) en faisant un test impitoyable pour les machines. Mieux, dès 1913, l'Indy 500 devient une étape incontournable pour les constructeurs étrangers désireux d'y affirmer la suprématie de leurs machines. Citons notamment Peugeot, Delage, Fiat, Mercedes.

Au sortir de la Première Guerre mondiale, le fossé se creuse entre les sports automobiles européens et américains, et l'Indy 500 redevient une compétition purement américaine, vis à vis de laquelle les pilotes et constructeurs européens ne manifestent guère d'intérêt. Il faut attendre les années 1960 pour que la course retrouve un caractère international, grâce à l'offensive britannique menée par Lotus (qui révolutionne l'épreuve en imposant pour la première fois une monoplace à moteur arrière). Dans le sillage de Lotus (et de son pilote fétiche Jim Clark), la plupart des ténors de la Formule 1 des années 1960 tenteront également leur chance, avec plus ou moins de réussite.

L'internationalisation de l'épreuve a repris de plus belle dans les années 1980, période au cours de laquelle le CART (dont l'Indy 500 était l'épreuve majeure) était un refuge de plus en plus prisé des anciens pilotes de Formule 1. La scission CART/IRL de 1996, en partie motivée par la volonté de Tony George (héritier de la famille Hulman, propriétaire du circuit depuis 1945) de donner la priorité aux pilotes et aux constructeurs locaux, n'a pas enrayé ce phénomène. Cette scission, très déstabilisatrice pour l'ensemble des courses de type monoplace aux États-Unis, a surtout eu pour effet d'affaiblir l'Indianapolis 500, dont l'audience est désormais moindre que certaines épreuves de Nascar.

Quoique, ces dernières années, Indy 500 a véritablement repris du poil de la bête, avec des records d’inscriptions.

L’édition centenaire captera des millions d’auditeurs à travers le monde.

 

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RENDONS À CÉSAR…

Alexandre Tagliani a terminé à la sixième place du Grand Prix Honda de St. Petersburg, première course de la saison de la série IndyCar, dimanche.

Voilà une position plus qu’honorable, face aux gros canons que représentent les équipes Penske, Ganassi, Andretti et leurs nombreux pilotes.

Vrai que le Québécois a su éviter quelques accidents sur la piste afin de se bien positionner mais s’il n’avait pu les contourner, il s’en serait trouvés pour y aller de commentaires négatifs.
Comme, par exemple, ce site internet qui, l’an dernier, n’a jamais cessé de dénigrer notre seul représentant dans une série majeure de course automobile…qualifié cinquième de surcroit aux 500-Milles d’Indianapolis.

Encore ce week-end, les sites spécialisés en sports motorisés, de même qu’une large partie de la presse généraliste, se sont fait silencieux devant la performance de l’athlète originaire de Lachenaie.

Heureusement, Radio-Canada et l’agence QMI, qui représente les publications de Quebecor se sont bien ajustés.
Voici un extrait du texte QMI :
« Tagliani, qui avait obtenu la 10e place lors des qualifications, a amélioré son rang au cours des premiers tours. Malgré une voiture endommagée et de profondes entailles à la main gauche, il a tenu bon pour inscrire ses premiers points de la saison 2011.
Au 13e tour de la course, son véhicule a touché le mur et il s’est blessé sur le coup. Au terme de l’épreuve, le pilote de Sam Schmidt Motorsports semblait très satisfait de sa journée, malgré les ampoules qu’il arborait à la main.

«C’était la première épreuve pour Sam en tant que propriétaire (au sein de la série IndyCar) et je sais qu’il est content, a commenté le Québécois dans un communiqué de son écurie. Il était un peu nerveux ce week-end et je peux dire mission accomplie pour l’équipe au complet grâce à cette sixième place.

«Je crois que nous sommes à quelques dixièmes de seconde avant de pouvoir compter sur une voiture plus constante et rapide. Ce qui nous a vraiment fait mal aujourd’hui (dimanche), c’est ce contact lors de la troisième relance quand nous sommes passés du quatrième au septième rang. Simona (de Silvestro) a effectué un déplacement osé et cela lui a rapporté. Cependant, elle a atterri sur tout le monde. À ce moment-là, j’ai heurté ma main dans la cabine de pilotage et le volant a brûlé mes mains pendant que je tentais de le garder sous moi.»

Le champion des deux dernières années, Dario Franchitti, a dominé pendant la majorité de la course pour remporter sa première victoire de la campagne. Il a dépassé le détenteur de la position de tête, Will Power, après la première relance au cinquième tour. Par la suite, il n’a plus regardé dans son rétroviseur. »

 

FEU VERT EN FLORIDE

L'INDYCAR reprend ses droits ce week-end avec la manche d'ouverture de la saison 2011 dans la rue de St. Petersburg en Floride. Pour cette première levée de la saison vingt-cinq monoplaces sont engagées.

 

Après de longs mois sans compétition l'INDYCAR retrouve la Floride pour lancer les hostilités en 2011. Dario Franchitti (PHOTO), champion en 2010 pour la troisième fois de sa carrière aura donc fort à faire, puisque face à lui pas moins de vingt-quatre adversaires seront prêts à en découdre dans les rues de St. Petersburg.

 

 

 

Trois femmes seront présentes pour cette première épreuve de la saison. Danica Patrick (PHOTO) aura toujours la monoplace n°7 aux couleurs de GoDaddy.com pour le compte de la Andretti Autosports. La Brésilienne Ana Beatriz sera au volant de la n°24 de la Dreyer & Reinbold Racing en tant que rookie. Enfin la Suissesse Simona De Silvestro pilotera la n°78 pour la HVM Racing.

Du côté des recrues, JR Hildebrand pilotera pour Panther Racing la n°4, James Jakes la n°18 pour la Dale Coyne Racing, Sebastian Saavedra la n°34 de la Conquest Racing et Charlie Kimball la n°83 de la Chip Ganassi Racing.

Treize pays seront représentés ce week-end et la nation la plus fournie sera les États-Unis  avec six pilotes (Hildebrand, Patrick, Andretti, Hunter-Reay, Rahal et Kimball), suivie de près par le Brésil et ses cinq pilotes. Le vieux continent n'est pas en reste avec trois Anglais, un Écossais, un Espagnol, une Suissesse et un Français en la personne de Sébastien Bourdais. Le Manceaux va faire son retour en IndyCar au volant de la monoplace n°19 de la Dale Coyne Racing avec pour sponsor principal Boy Scouts of America, lui qui avait quatre fois gagné le titre pour Newman-Haas.
Notre source aurait-elle oublié le Québécois Alexandre Tagliani? Sur lequel nous aurons tous un œil dimanche à compter de 13 heures à la télévision de ABC.

Source : AutoSport.com

LES FAVORIS

Si l’équipe la mieux nantie en nombre est celle de Andretti Autosport avec quatre pilotes, dont Miss Patrick et Marco, le fils de Michael dont on attend des résultats probants enfin, le team Penske répond avec trois engagés et pas les moindres avec Helio Castroneves, Ryan Briscoe et le toujours menaçant Will Power.

Toutefois, Chip Ganessi semble avoir la pôle avant ce premier feu vert avec le triple champion Dario Franchetti et un autre titularisé,     Scott Dixon.
Autre avantage pour Ganessi, il a des intérêts dans deux autres équipes, soit Service Central et Novo Nordisk. Ceci favorise évidemment les échanges de coordonnées « entre amis ».

Que fera Alexandre Tagliani (PHOTO) avec son nouveau groupe Schmidt Motorsport ?  Sûrement que toutes les données enregistrées l’an dernier porteront leurs fruits.
D’autre part, cette équipe sait gagner, à preuve ses résultats en Indy Lights, et a les moyens de se porter à l’avant.
Quoique  confrontée aux teams les plus riches – et un total de 12 conducteurs- comme Ganessi, Andretti, Penske, la tâche d’entrer dans le cadre des cinq premiers va s’avérer ardue.

Good Speed, Tag.

P.L.



Sur la grille de départ
LES ÉLUS

La grille de départ des courses d'IndyCar cette saison sera limitée à 26 monoplaces. A l'exception d'Indy 500 qui, historiquement, a toujours accueilli 33 partants et de la finale qui se disputera à Las Vegas le 16 octobre prochain.

Les 24 premières places de la grille seront attribuées en fonction des résultats des qualifications. Deux autres "provisoires" seront réservées pour d'anciens champions. Ou bien pour des pilotes classés parmi les 22 premiers au championnat avant que les chronos des qualifications soient pris en considération. 

Le nombre d'engagés dans les courses d'IndyCar, à l'exception d'Indy 500, a très rarement dépassé le nombre de vingt-six au cours de ces dernières années. Mais les organisateurs s'attendent à recevoir un plus grand nombre d'inscriptions pour certains rendez-vous cette saison. Par conséquent, Brian Barnhart, le directeur de la compétition, a considéré qu'il devait fixer une limite au nombre de voitures sur la grille.

"Ce nouveau système assurera aux amateurs de l'IndyCar de voir les meilleurs pilotes et les meilleures écuries en compétition lors de chaque évènement que nous organisons. Sans compter que cela va ajouter plus d'intérêts et de suspense aux séances de qualification" a expliqué Barnhart. 

"Plusieurs des tracés sur lesquels l'IndyCar va courir ne peuvent accueillir plus de 26 voitures. C'est également notre limite lorsque le championnat va se produire dans les pays très éloignés (Brésil, Japon... Ndlr). Ce sont les deux raisons qui ont conduit à fixer à 26 le nombre maximum. Nous avons le sentiment que ce nombre limité sur la grille de départ va contribuer à ce que les circuits et les écuries se préparent beaucoup mieux aux événements et élèvent le niveau de compétitivité en piste" a-t-il conclu. 

Indy 500 fera donc exception à la règle et comptera ses traditionnelles 33 monoplaces sur le plus célèbre des Speedways. La finale de Las Vegas accueillera pour sa part 30 partants dont les cinq invités d'autres championnats qui courront pour tenter de décrocher les 5 millions de dollars qui seront attribués au vainqueur, si celui-ci est l'une de ces "guest stars".

 

LES INSCRITS

A.J. Foyt Entreprises : Vitor Meira

AFS Racing : Raphael Matos

Andretti Autosport : Marco Andretti, Mike Conway, Ryan Hunter-Ray, Danica Patrick


Conquest Racing : Sebastian Saavedra


Dayle Coyne Racing : Sébastien Bourdais, James Jakes


Dryer & Reinhold Racing : Anna Beatrix, Justin Wilson, Paul Tracy


HVM Racing : Simona de Silvestro


KV Racing Technology-Lotus : Tokma Sato, E.J. Viso, Tony Kanaan


Newman/Hass Racing : James Hinchcliffe, Orio Servia


Novo Nordish Chip Ganassi : Charlie Kimball


Panther Racing : JR Hildebrand


Rahal Letterman Lanigan Racing :  À VENIR


Richard Petty/Andretti Autosport : À VENIR


Sam Schmidt Motorsport : Alexandre Tagliani, Towsend Bell


Sarah Fisher Racing : Ed Carpenter


Service Central Ganassi Racing : Graham Rahal


Target Chip Ganassi Racing : Scott Dixon, Dario Franchetti


Team Penske : Ryan Briscoe, Helio Castroneves, Will Power

 

Le calendrier de la saison 2011

Date / Circuit / Longueur / type
27 mars 2011 / Streets of St. Petersburg / 1,8 mile / circuit routier
10 avril 2011 / Barber Motorsports Park / 2,38 miles / piste urbaine
17 avril 2011 / Streets of Long Beach / 1,968 mile / piste urbaine
1er mai 2011 / Streets of São Paulo / 2,6 miles / piste urbaine
29 mai 2011 / Indianapolis Motor Speedway / 2,5 miles / ovale
11 juin 2011 / Texas Motor Speedway / 1,5 mile / ovale
19 juin 2011 / The Milwaukee Mile / 1 mile / ovale
25 juin 2011 / Iowa Speedway / 0,875 mile / ovale
10 juillet 2011 / Streets of Toronto / 1,75 mile / piste urbaine
24 juillet 2011 / Edmonton City Centre Airport / 1,96 mile / aéroport
7 août 2011 / Mid-Ohio Sports Car Course / 2,258 miles / circuit routier
14 août 2011 / New Hampshire Motor Speedway / 1,058 mile / ovale
28 août 2011 / Infineon Raceway / 2,303 miles / circuit routier
4 septembre 2011 / Streets of Baltimore / 2 miles / piste urbaine
18 septembre 2011 / Twin Ring Motegi / 1,5 mile / ovale
2 octobre 2011 / Kentucky Speedway / 1,5 mile / ovale
16 octobre 2011 / Season Finale - ? / ? / ?

 

CLASSEMENT 2010

1

Dario Franchitti

602

 

 

 

 

 

 

2

Will Power

597

 

 

 

 

 

 

3

Scott Dixon

547

 

 

 

 

 

 

4

Helio Castroneves

531

 

 

 

 

 

 

5

Ryan Briscoe

482

 

 

 

 

 

 

6

Tony Kanaan

453

 

 

 

 

 

 

7

Ryan Hunter-Reay

445

 

 

 

 

 

 

8

Marco Andretti

392

 

 

 

 

 

 

9

Dan Wheldon

388

 

 

 

 

 

 

10

Danica Patrick

367

 

 

 

 

 

 

11

Justin Wilson

361

 

 

 

 

 

 

12

Vitor Meira

310

 

 

 

 

 

 

13

Alex Tagliani

302

 

 

 

 

 

 

14

Raphael Matos

290

 

 

 

 

 

 

15

Mario Moraes

287

 

 

 

 

 

 

16

Alex Lloyd*

266

 

 

 

 

 

 

17

E.J. Viso

262

 

 

 

 

 

 

18

Hideki Mutoh

250

 

 

 

 

 

 

19

Simona De Silvestro*

242

 

 

 

 

 

 

20

Graham Rahal

235

 

 

 

 

 

 

21

Takuma Sato*

214

 

 

 

 

 

 

22

Bertrand Baguette*

213

 

 

 

 

 

 

23

Milka Duno

184

 

 

 

 

 

 

24

Mario Romancini*

149

 

 

 

 

 

 

25

Mike Conway

110

 

 

 

 

 

 

26

Sarah Fisher

92

 

 

 

 

 

 

27

Paul Tracy

91

 

 

 

 

 

 

28

Ed Carpenter

90

 

 

 

 

 

 

29

Tomas Scheckter

89

 

 

 

 

 

 

30

Ana Beatriz*

55

 

 

 

 

 

 

31

Jay Howard*

44

 

 

 

 

 

 

32

John Andretti

35

 

 

 

 

 

 

33

Sebastian Saavedra*

29

 

 

 

 

 

 

34

Davey Hamilton

26

 

 

 

 

 

 

35

JR Hildebrand*

26

 

 

 

 

 

 

36

Adam Carroll*

26

 

 

 

 

 

 

37

Francesco Dracone*

24

 

 

 

 

 

 

38

Townsend Bell

18

 

 

 

 

 

 

39

Bruno Junqueira

13

 

 

 

 

 

 

40

Roger Yasukawa

12

 

 

 

 

 

 


(*) Pilote rookie cette saison.
(i) Pilote ne marquant pas de points dans cette série.


 

L’Izod Indy Car Series

L'Izod IndyCar Series est depuis 1996 le principal championnat organisé par l'Indy Racing League. Pour des raisons juridiques, il ne porte ce nom que depuis la saison 2003. Depuis le 22 février 2008 et l'annonce de sa fusion avec le Champ Car l'IndyCar Series est l'unique championnat majeur de courses de monoplaces en Amérique du Nord. Depuis 2010, IZOD est le sponsor titre de la série.

Historique

Le nom « IndyCar » fait référence aux 500 miles d'Indianapolis, épreuve phare des championnats américains de monoplace depuis 1911. Ainsi, tout au long du vingtième siècle, c'est sous le terme IndyCar (ou encore Indycar ou Indy Car) qu'ont été officieusement dénommés les championnats nationaux AAA, USAC puis CART, ainsi que les monoplaces y participant.
Le nom IndyCar était à ce point usité (à la fin des années 1980, on parlait plus volontiers d'IndyCar que de CART, pourtant nom officiel du championnat) que les promoteurs de l'Indianapolis 500 ont déposé l'appellation, avant d'en accorder l'utilisation aux organisateurs du CART. A partir de 1992, le CART est ainsi devenu le CART PPG IndyCar World Series.
La situation s'est compliquée à partir de 1996 lorsque les propriétaires de l'Indianapolis 500 se sont désengagés du CART pour créer leur propre organisme de compétition, l'Indy Racing League. À l'issue d'une bataille judiciaire, le CART a perdu le droit d'utiliser le nom « IndyCar », mais l'IRL n'a pas non plus eu le droit de s'en servir avant un délai de six années. Ce n'est donc que depuis 2003 que le terme IndyCar est réapparu pour désigner officiellement le principal championnat de l'Indy Racing League. De 1996 à 2002, Indy Racing League désignait à la fois l'organisme et le championnat.

Créé pour concurrencer le CART, le championnat IRL IndyCar Series a connu des débuts laborieux et lors de ses premières années, était surtout regardé comme un sous-championnat comparativement à son rival, dans lequel les meilleurs écuries et les meilleures pilotes étaient restés.

Mais la présence des prestigieux 500 miles d'Indianapolis a progressivement attiré les grosses écuries du CART, qui ont commencé à participer ponctuellement à la célèbre épreuve à partir de 2000, sans pour autant délaisser leur championnat d'origine. Entre 2002 et 2004, l'exode massif vers l'IndyCar de quelques une des plus puissantes écuries du CART (Penske, Ganassi, Green, Rahal, Fernandez) a modifié le rapport de force entre les deux championnat rivaux, l'IndyCar apparaissant plus puissant que le CART (rebaptisé Champ Car suite à sa banqueroute fin 2003). Il s'agissait néanmoins d'un succès à la Pyrrhus pour l'IRL, la rivalité entre les deux championnat ayant considérablement affaibli la santé financière et médiatique des courses de monoplaces américaines, au profit de la NASCAR.

Absortion du Champ Car

Le 22 février 2008, l'annonce de la fusion entre le Champ Car et l'IndyCar Series (dans les faits une absorption du Champ Car par l'IndyCar Series) met un terme au schisme de 12 années dans le monde des courses de monoplaces nord-américaines qu'avait déclenché la création de l'IRL. Cette annonce a fait l'objet d'une conférence de presse à Homestead le 27 février 2008 en présence de Tony George et de Kevin Kalkhoven.
Les seize courses inscrites au calendrier IRL sont confirmées, notamment celle ayant lieu le 19 avril à Motegi au Japon. Toutefois, une course issue du championnat Champ Car est d'ores et déjà officiellement ajoutée et comptera pour le championnat 2008 de l'IRL : Long Beach le 20 avril. Elle aura la particularité d'être courue sous la bannière .

Eh bien nous en sommes là. À l’aube de la saison 2011. Alors que quatre pilotes ayant remporté le championnat dans le passé s’alignent.
L’Écossais Dario Franchetti demeure le favori.
Le dernier « yankee » à avoir gagné le titre fut Sam Hornish, en 2006. Soit dix ans après Scott Sharp, premier lauréat.
À noter le triomphe d’un certain Tony Stewart en 1996-97, celui-là même qui est devenu un as du stock car, en NASCAR.

 

 

 

CHAMPIONS INDY CAR

2010

10

Dario FRANCHITTI (SCO)

Ganassi (Dallara - Honda)

2009

10

Dario FRANCHITTI (SCO)

Ganassi (Dallara - Honda)

2008

9

Scott DIXON (NZL)

Ganassi (Dallara - Honda)

2007

27

Dario FRANCHITTI (SCO)

Andretti-Green (Dallara - Honda)

2006

6

Sam HORNISH Jr. (USA)

Penske (Dallara - Honda)

2005

26

Dan WHELDON (GBR)

Andretti-Green (Dallara - Honda)

2004

11

Tony KANAAN (BRA)

Andretti-Green (Dallara - Honda)

2003

9

Scott DIXON (NZL)

Ganassi (G-Force - Toyota)

2002

4

Sam HORNISH Jr. (USA)

Panther (Dallara - Chevrolet)

2001

4

Sam HORNISH Jr. (USA)

Panther (Dallara - Oldsmobile)

2000

91

Buddy LAZIER (USA)

Hemelgarn (Dallara - Oldsmobile)

1999

2

Greg RAY (USA)

Menard (Dallara - Oldsmobile)

1998

14

Kenny BRACK (SWE)

A.J. Foyt (Dallara - Oldsmobile)

1996-97

2

Tony STEWART (USA)

Menard (Reynard - Ford / Lola - Mercedes / G-Force - Oldsmobile)

1996

12

Buzz CALKINS (USA)

Bradley (Reynard - Ford)

11

Scott SHARP (USA)

A.J. Foyt (Lola - Ford)

 

Champ Car

Champ Car (abréviation de Championship Car) est un terme générique qui a longtemps désigné les voitures du championnat américain de monoplaces, notamment lorsque ce dernier était organisé par l'AAA puis l'USAC. De 2004 à 2007, c'était le nom officiel du championnat organisé par l'OWRS (Open Wheel Racing Series), l'organisme qui a succédé au CART, championnat américain fondé en 1979. Il a été annoncé le 22 février 2008 que ce championnat fusionnait avec son rival, l'IndyCar Series. Le nouveau championnat reprendra la structure, les voitures, et la majorité des épreuves de l'IndyCar Series.

La création du Champ Car remonte à l'année 1979. Jusqu'à cette date, le championnat majeur de monoplace américain était organisé par l'USAC (United States Auto Club), qui lui-même avait succédé à l'AAA (American Automobile Association). Cependant, dès 1978, de profondes divergences font leur apparition entre l'USAC et les principales écuries engagées. Ces dernières décident alors de créer leur propre championnat : le CART (Championship Auto Racing Team). En 1979, deux championnats vont ainsi être organisés en parallèle : le CART et l'USAC. Mais malgré l'allégeance à l'USAC des 500 Miles d'Indianapolis et du légendaire pilote A.J. Foyt, le CART s'impose facilement, et devient à partir de 1980, l'unique championnat de monoplace de référence aux États-Unis.

Le CART va ainsi prospérer pendant près de 15 années, allant même parfois jusqu'à faire de l'ombre à la Formule 1 en s'implantant en dehors des États-Unis. En référence aux 500 Miles d'Indianapolis, l'épreuve phare de la saison, qui a rejoint le giron du CART en 1983, les voitures du CART sont alors communément désignées sous l'appellation Indy Car. Le nom officiel du championnat sera même un temps CART PPG IndyCar World Series.

Mais l'âge d'or du CART arrive à son terme en 1996, lorsque les organisateurs de l'Indianapolis 500 décident de retirer leur épreuve du CART et de créer leur propre championnat, l'IRL (Indy Racing League). Même si dans un premier temps cette scission apparaît sans conséquence pour le CART, le championnat va progressivement s'affaiblir, avec le départ de plusieurs écuries pour l'IRL (Ganassi, Penske, Kool Green,...). Le CART ira jusqu'à faire faillite à l'issue de la saison 2003. Il est alors racheté par des propriétaires d'écuries qui le rebaptisent officiellement Champ Car World Series.

La principale formule de promotion de la série est alors le Champ Car Atlantic Championship.
Le 22 février 2008, les responsables de l'IndyCar Series et du Champ Car annoncent la fusion des deux séries. La série devrait continuer à s'appeler IndyCar, le calendrier IndyCar étant conservé (seules quelques courses du calendrier Champ Car 2008 y sont ajoutées), de même que le matériel.



L’un des battants USA, Rick Mears est couronné à deux reprises lors de l’emprise de Champ Car.

Jacques Villeneuve et le Canadien Paul Tracy coifferont aussi la compétition.

Ceci tandis que les Unser, Al père et fils vont s’illustrer avant l’arrivée des Européens et anciens pilote de Formule 1.

Nous pensons à Emerson Fittipaldi, Nigel Mansell, Alex Zanardi, Juan Pablo Monteya et le Français Sébastien Bourdais quatre fois titulaire de cette Champ Car qui disparait du décor en 2007

CHAMPIONS CHAMP CAR

2007

 

Sebastien BOURDAIS (FRA)

Newman-Haas (DP - Ford)

2006

 

Sebastien BOURDAIS (FRA)

Newman-Haas (Lola - Ford)

2005

 

Sebastien BOURDAIS (FRA)

Newman-Haas (Lola - Ford)

2004

 

Sebastien BOURDAIS (FRA)

Newman-Haas (Lola - Ford)

2003

 

Paul TRACY (CAN)

Forsythe (Lola - Ford)

2002

 

Cristiano da MATTA (BRA)

Newman-Haas (Lola - Toyota)

2001

 

Gil de FERRAN (BRA)

Penske (Reynard/Penske - Honda)

2000

 

Gil de FERRAN (BRA)

Penske (Reynard/Penske - Honda)

1999

 

Juan Pablo MONTOYA (COL)

Ganassi (Reynard - Honda)

1998

 

Alex ZANARDI (ITA)

Ganassi (Reynard - Honda)

1997

 

Alex ZANARDI (ITA)

Ganassi (Reynard - Honda)

1996

 

Jimmy VASSER (USA)

Ganassi (Reynard - Honda)

1995

 

Jacques VILLENEUVE (CAN)

Green (Reynard - Ford)

1994

 

Al UNSER Jr. (USA)

Penske (Penske - Ilmor & Penske - Mercedes)

1993

 

Nigel MANSELL (GBR)

Newman-Haas (Lola - Ford)

1992

 

Bobby RAHAL (USA)

Rahal-Hogan (Lola - Chevrolet)

1991

 

Michael ANDRETTI (USA)

Newman-Haas (Lola - Chevrolet)

1990

 

Al UNSER Jr. (USA)

Galles-Kraco (Lola - Chevrolet)

1989

 

Emerson FITTIPALDI (BRA)

Patrick (Penske - Chevrolet)

1988

 

Danny SULLIVAN (USA)

Penske (Penske - Chevrolet)

1987

 

Bobby RAHAL (USA)

Truesports (Lola - Cosworth)

1986

 

Bobby RAHAL (USA)

Truesports (March - Cosworth)

1985

 

Al UNSER Sr. (USA)

Penske (March - Cosworth)

1984

 

Mario ANDRETTI (USA)

Newman-Haas (Lola - Cosworth)

1983

 

Al UNSER Sr. (USA)

Penske (Penske - Cosworth)

1982

 

Rick MEARS (USA)

Penske (Penske - Cosworth)

1981

 

Rick MEARS (USA)

Penske (Penske - Cosworth)

 

 

Le United States Auto Club

L'USAC, acronyme de United States Auto Club est un organisme qui gère divers championnats de courses automobile aux États-Unis. Il a notamment organisé le championnat national de monoplace de 1956 à 1979.

L'USAC a été fondé en 1956, lorsque l'American Automobile Association (AAA) renonça à assumer la responsabilité de l'organisation du championnat national de courses de monoplace, en réaction au drame des 24 Heures du Mans survenu un an plus tôt. L'USAC prit également en charge l'organisation de divers championnats, de type midget, sprint-car ou stock-car.

L'existence du championnat national USAC (également officieusement dénommé « IndyCar » en référence à l'Indianapolis 500, l'épreuve reine de la saison) s'est poursuivie sans encombre jusqu'à la fin de la saison 1978, date à laquelle divers propriétaires d'écuries et promoteurs d'épreuve, mécontents de la gestion du championnat, décidèrent de créer leur propre championnat, le CART (pour Championship Auto Racing Team). En 1979, deux championnats concurrents furent donc organisés, mais malgré la présence dans ses rangs de la star A.J. Foyt ainsi que des 500 Miles d'Indianapolis, il s'avéra rapidement que l'USAC avait perdu la bataille contre le CART.

À partir de 1980, l'USAC se contenta d'assurer l'organisation sportive les 500 Miles d'Indianapolis, l'intégration de l'Indy 500 dans le calendrier du CART à partir de 1983 venant témoigner de la pacification des relations entre les deux organismes.

En 1996, lorsque Tony George, propriétaire de l'Indy 500 créa l'Indy Racing League, il décida logiquement d'en confier l'organisation sportive à l'USAC. Mais suite à un fiasco resté fameux lors de l'épreuve du Texas en 1997 (en raison d'une erreur dans le comptage des tours, l'USAC se trompa dans la désignation du vainqueur, provoquant une bagarre générale à l'arrivée), l'Indy Racing League retira à l'USAC l'organisation des épreuves de son championnat.

Aujourd'hui, l'USAC ne joue plus qu'un rôle secondaire dans le paysage automobile américain comparé aux puissants organismes que sont la Nascar, l'IRL et  le Champ Car qui a cédé la place à  l’Indy Car. Mais il faut mettre à son crédit l'organisation de plusieurs championnats nationaux pour midgets et sprint-cars qui constituent un vivier de futures stars. Citons ainsi les championnats USAC Silver Crown Series, USAC Sprint Car Series et USAC National Midget Series.

Jimmy Bryan, qui avait été titularisé sous AAA enchaîne avec deux championnats pour les débuts de USAC.

Ici, nous voyons apparaître les grands noms de l’ère moderne dans le sport automobile américain. À commencer par A.J. Foyt (photo droite), sept fois champion USAC –sur une période de 19 ans, un record inégalé à date.



 

 

 

 

 

Puis alors que les frères Bobby et Al Unser marquent aussi l’histoire de pierres blanches, Mario Andretti (photo ci-haut) fait son entrée de jeu. Il deviendra le plus grand de tous chez les Américains, avec en prime un championnat de Formule 1

Championnat USAC (1956-1979)

Année

Champion

Nationalité

1956

Jimmy Bryan

 États-Unis

1957

Jimmy Bryan

 États-Unis

1958

Tony Bettenhausen

 États-Unis

1959

Rodger Ward

 États-Unis

1960

A. J. Foyt

 États-Unis

1961

A. J. Foyt

 États-Unis

1962

Rodger Ward

 États-Unis

1963

A. J. Foyt

 États-Unis

1964

A. J. Foyt

 États-Unis

1965

Mario Andretti

  États-Unis

1966

Mario Andretti

 États-Unis

1967

A. J. Foyt

 États-Unis

1968

Bobby Unser

 États-Unis

1969

Mario Andretti

 États-Unis

1970

Al Unser

 États-Unis

1971

Joe Leonard

 États-Unis

1972

Joe Leonard

 États-Unis

1973

Roger McCluskey

 États-Unis

1974

Bobby Unser

 États-Unis

1975

A. J. Foyt

 États-Unis

1976

Gordon Johncock

 États-Unis

1977

Tom Sneva

 États-Unis

1978

Tom Sneva

 États-Unis

1979

A. J. Foyt

 États-Unis


VERS INDY CAR 2011
Les débuts avec AAA

L'Association américaine des automobilistes (en anglais American Automobile Association, aussi connue sous l’acronyme AAA) est une association à but non lucratif représentant les automobilistes, mais est aussi un groupe de pression et d'organisation de services. Le siège social est situé à Heathrow, en Floride.

L'Association américaine des automobilistes est fondée le 4 mars 1902 à Cleveland en Ohio, en réponse à un manque de routes et autoroutes pour l'automobile. L'organisation avait à l'origine 1 000 membres originaux, généralement des passionnés de l'automobile.

Au fil des années, l'association élargit son champ de compétence. La première carte routière est publiée en 1905, puis en 1917, l'association débute sa publication de guides hôteliers. La Fondation AAA pour la sécurité de la route, qui effectue un grand nombre d'études sur la sécurité des automobilistes, est créée comme entité distincte en 1947.

Le AAA est un organisme d'autorité pour la compétition automobile aux États-Unis jusqu'en 1956. Il organise de nombreuses courses, y compris l'Indianapolis 500. Après la catastrophe du Mans en 1955, le AAA décide que la course automobile dévie de l'objectif premier de l'association.

L'Association américaine des automobilistes est affilié avec d'autres organismes nord-américains, dont l'Association canadienne des automobilistes et CAA-Québec

Nous regardons donc la liste des premiers champions de la AAA, jusqu’au passage à USAC –un chapitre que
nous verrons tantôt.

À noter que de 1442 à 1445, il n’y pas eu de série, à cause de la Deuxième guerre mondiale.
Il appert donc que le tour premier champion de cette série pour voitures de type Indianapolis fut Rex Mays, deux fois consécutives. Pour son premier triomphe, le Californien conduisait une Adams à moteur Sparks. Soit avant de passer à l’enfin Offy.

Mays (photo)s’est tué en course au Del Mar Fairgrounds, en novembre 1949.

Par la suite, sous la AAA, Ted Hearns y est allé de trois titres d’affilée.

CHAMPIONS USAC & AAA

 

Driver

Series

1979

A.J. FOYT Jr.

USAC

1978

Tom SNEVA

USAC

1977

Tom SNEVA

USAC

1976

Gordon JOHNCOCK

USAC

1975

A.J. FOYT Jr.

USAC

1974

Bobby UNSER

USAC

1973

Roger McCLUSKEY

USAC

1972

Joe LEONARD

USAC

1971

Joe LEONARD

USAC

1970

Al UNSER Sr.

USAC

1969

Mario ANDRETTI

USAC

1968

Bobby UNSER

USAC

1967

A.J. FOYT Jr.

USAC

1966

Mario ANDRETTI

USAC

1965

Mario ANDRETTI

USAC

1964

A.J. FOYT Jr.

USAC

1963

A.J. FOYT Jr.

USAC

1962

Rodger WARD

USAC

1961

A.J. FOYT Jr.

USAC

1960

A.J. FOYT Jr.

USAC

1959

Rodger WARD

USAC

1958

Tony BETTENHAUSEN

USAC

1957

Jimmy BRYAN

USAC

1956

Jimmy BRYAN

USAC

1955

Bob SWEIKERT

AAA

1954

Jimmy BRYAN

AAA

1953

Sam HANKS

AAA

1952

Chuck STEVENSON

AAA

1951

Tony BETTENHAUSEN

AAA

1950

Henry BANKS

AAA

1949

Johnnie PARSONS

AAA

1948

Ted HORN

AAA

1947

Ted HORN

AAA

1946

Ted HORN

AAA

1945

-

-

1944

-

-

1943

-

-

1942

-

-

1941

Rex MAYS

AAA

1940

Rex MAYS

AAA





 

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