LES ARTISTES

http://www.youtube.com/watch?v=1gqJ347fSdI Claude Lefebvre : Entrez dans ma demeure...

 

GEORGES HAMEL :

MESSAGE D’AMOUR

Georges Hamel, le “Gentleman du Country”, a voulu rassurer ses fans et surtout celles et ceux qui l’ont soutenu dans sa terrible maladie.

Bonjour à tous et toutes mes fans,
vous savez que depuis 2 ans, je me bats contre un cancer très agressif,
celui de la moelle osseuse, un cancer qui ne se guérit pas, mais qui peut être traité et contrôlé.
J'ai donc décidé de me battre. J'ai suivi une multitude de tests douleureux et exigeants,
 comme chimio,cueillette de moelle pour de l'auto-greffe et j'en passe,et j'en passe...

Donc 2 greffes furent envisagées pour me remettre sur pied.
Une première greffe, à l'hôpital Notre-Dame de Montréal. en septembre 2009 : très difficile,
et toujours à N.D.MTL, une seconde en février 2010;
encore plus difficile, mais avec la science avancée, les bons soins,
les ondes positives et les messages d'encouragements reçus,
avec mon désir de vaincre en gardant toujours le moral,
ont fait que j'ai passé à travers cet enfer.

J'ai eu beaucoup d'embuches,comme vertèbres affaissées, diverticulites,
zona, et effets secondaires à certains médicaments.

BONNE NOUVELLE... ENFIN...

Après les derniers tests de janvier 2011, mon cancer s'est avéré endormi à 100% et pour toujours j'espère…

 Très belle victoire, je peux dormir en toute quiétude.
Cependant, j'ai un suivi médical régulier.

Je remercie les oncologues Messieurs Denis Soulières de l'hôpital N.D.MTL.
et Yves Allard de l'hôpital Ste-Croix de Drummondville,
les mieux réputés au Canada pour cette maladie, ainsi que leurs excellentes équipes médicales,
 pour leur humanisme et dévouement.

Merci spécial à mon épouse Réjeanne, mes filles Maryse et Caroline,leurs conjoints,
mes petits-fils, ma famille et belle famille
 ainsi que mon entourage de m'avoir épaulé dans cette périlleuse aventure.

J'ai décidé de prendre le temps qu'il faudra pour refaire mes  énergies avant de remonter sur scène,
afin de poursuivre ce qui me passionne toujours, voyager et  chanter la vie.

Pour passer le temps, je marche tous les jours, je bricole.

J'ai écrit des chansons que vous entendrez un jour.

Je joue de la guitare, et  je remercie le ciel, d'être encore de ce monde.

MERCI.  JE VOUS AIME ET VOUS SOUHAITE LA SANTÉ.

http://www.productionsvideoms.com/dvd-georges-hamel.wmv

 

STEEVE DESMARAIS
ET LA TRADITION

Steeve Desmarais a été influencé par les textes de Richard Desjardins, des textes qui racontent, revendiquent :
« Ce fut un de mes modèles », de dire l’artiste qui évolue dans le style Cayou. « J’ai commencé à faire de ses chansons dans les festivals il y a 10 ans. »

Pour ce chanteur musicien de Notre-Dame-de-Pierreville, village qui rappelle ceux de la Gaspésie, il en va  aussi de la tradition à défendre. « Mon père était navigateur et pêcheur, j’ai grandi dans cet environnement. Mais maintenant la pêche commerciale n’est plus ce qu’elle était. Me reste la nostalgie, qui me pousse à écrire en me rappelant ce temps.

Voilà le progrès : nous achetons de la Chine pendant que nous vendons nos usines, nos forêts et nos lacs se polluent, les enfants ne jouent plus dehors mais s’installent devant un Nintendo. Il n’y a plus d’églises, on les a transformées en salles municipales ou en condos. Ah, j’aimerais tellement que nous puissions retourner en arrière, comme dans le temps du Survenant… »

Entendre Steeve Desmarais, c’est entendre une foule de petites chansons intelligentes !

PL

03 Y a pu rien d'pareil

 

JOËLLE BIZIER :
LA PASSION
DES GRANDS

Auteure, compositeure et interprète Joëlle Bizier s’avère une figure marquante du country.
Celle qui s’est aussi fait connaître par son travail d’animatrice et ses entrevues à la radio, nous a fait le plaisir de partager quelques-uns de ses sentiments quant à l’avenir de cette musique au Québec.

Originaire de Rouyn-Noranda, Joëlle  tient  la musique country de son père, Eddy, guitariste et chanteur, avec trois albums à son crédit. Véritable enfant de la balle, la blonde chanteuse dansait à claquettes étant tout jeune et a délivré ses premières chansons en public dès l’âge de sept ans avec le groupe du paternel.

 Dès lors, elle s’est mise à côtoyer les plus grands du milieu, les  Paul Brunelle, Marcel Martel, Willie Lamothe, Bobby Hachey… »Ça prépare bien une future carrière », nous dit-elle humblement. « Cela a été la bonne école, la vraie école. Ces gens avaient une passion formidable pour le métier, une passion qu’ils nous ont transmise. Ils ont appris à la dure, ça c’est certain. Tandis que nous, nous l’avons eu plus facile.
 Toutefois, je crains que la prochaine génération trouve cela plus difficile. Car le country est une musique qui monte et qui descend avec les vagues. Je m’inquiète. Nous avions pour nous faire voir, Le Ranch à Willie, aujourd’hui c’est l’émission de Patrick Norman; mais qu’est-ce que ce sera dans cinq ans ? 

Il faut comprendre que le country est une musique spécialisée. Au même titre que le jazz, le blues. Donc il lui faut créer ses adeptes. Heureusement pour nous de même que celles et ceux qui nous suivront, il y a internet, un superbe moteur pour véhiculer notre information. Je reçois même des courriels d’Europe, chose impensable il y a quelques années à peine. Peut-être que ce véhicule fera en sorte que le country se portera encore mieux, nous l’espérons. »

 Considérée comme une vétéran dans sa profession, Joëlle Bizier connaît bien la sphère des médias, ayant œuvré comme animatrice à la radio. « J’avais le don de porter les artistes à se confier, à entrer un peu dans leur vie privée », raconte-t-elle. Bien que maintenant, ce sont les animateurs radiophoniques et intervenants dans la Toile, qui racontent la belle histoire d’amour de Joëlle.

 En effet, il y a quelques mois, elle a retrouvé sur Facebook, le beau Gérard Tessier. Trente-deux ans après leurs premières romances. Voilà qui occupe une chanteuse, sauf que la vedette que l’on  voit dans « tous les bons festivals » avoue         qu’elle trouve le temps long entre les engagements.
« Bien oui, c’est ma vie. Alors que je n’ai appris à faire cuire un œuf qu’à l’âge de 17 ans, dix ans avant je savais chanter. J’adore ce métier ! »…
P.L.


Photos : Gaétane Nadeau

http://www.youtube.com/watch?v=YdP2Lij6S1I

 

STÉPHANIE LABBÉ,
UNE FEMME ET SON VIOLON

Nous sommes au Festival country de Ste-Rosalie. Soudain, apparaît sur scène, comme une boule de feu, une femme et son violon. Un instrument d’où sortent des airs classiques, de jazz, de tzigane et de traditionnel.

Une jeune femme qui monte sur les chaises –et sur les tables aussi, on me l’a raconté-, et pendant près d’une heure, va nous renverser littéralement par sa musicalité, son aisance scénique, sa fougue.

Mais d’où sort-elle, qui est-elle ? Ce sont les deux premières questions que je pensais lui poser. Une petite gêne –comme un doute- m’en a retenu. Dieu merci. Car à lire la feuille de route de Stéphanie Labbé, je réaliserai une fois de plus qu’en sortant de Montréal –ou de Québec- à mi-chemin en fait, où elle enseigne la musique à Drummonville, qu’en mettant le nez dehors, l’ouragan peut nous frapper. Un ouragan musical, une énergie foudroyante.



Nous voilà donc en compagnie d’une personne, native de Thetford-Mines, dans la jeune trentaine –si mes déductions s’avèrent correctes-, qui a commencé à apprendre la musique dans sa troisième année d’âge. Le classique c’était. Et puis, bientôt, elle a entendu les accents d’un violoneux, Henri Landry, un musicien qui allait lui enseigner la tradition musicale orale. À partir de l’âge de sept ans, elle s’est mise à suivre cet artiste du traditionnel. « Je trouvais tellement magnifique ce qu’il arrivait à faire avec son violon que j’ai tout de suite voulu qu’il m’enseigne. »

Et puis les étapes ont sauté les étapes. Si bien que dès ses dix ans, Stéphanie Labbé et son violon parcouraient le Québec d’est en ouest et vice versa. Le Canada l’attendra un peu, de même que la France (elle a maintenant 18 ans), l’Europe entière, la Corée du Sud, les États-Unis.

Chemin faisant, celle qui enseigne autant son art autant en Saskatchewan qu’à Drummondville, sa région d’adoption, chemin faisant, Stéphanie accompagnera des noms établis de notre music-hall. Que l’on mentionne Édith Butler, Claire Pelletier, Laurence Jalbert et Claude Gauthier dans Le plus beau voyage.  Elle fut du Match des étoiles, de La poule aux œufs d’or-country, L’Heure de gloire et, aussi à la télévision, en compagnie de Renée Martel et Patrick Norman.
Et bien sûr, elle a ses propres albums, quatre ou cinq. De même qu’un site web.

En entrevue, j’oserai quand même glisser un timide : « Comment est-ce possible que je ne vous connaisse pas…? Elle me répond humblement : « Je ne suis pas de tous les festivals; les gens me découvrent d’une année à l’autre ».
De l’ambiance survoltée qu’elle provoque, Stéphanie Labbé dira : « J’aime interagir avec le public, qu’il tape des mains. C’est sûr que je mets beaucoup d’`énergie à transmettre mon plaisir de faire de la musique. Je transcende ce plaisir avec celle belle énergie que nous avons dans notre musique traditionnelle. C’est ce que je fais ici, ce que je fais dans l’Ouest canadien.

Allez, bonnes gens, si vous mettez le nez dehors de la Métropole comme de la Vielle Capitale, trouvez le nom de Stéphanie Labbé au calendrier des spectacles… vous ne vous en trouverez que mieux !

Pierre LUC

Photos : Gaétane Nadeau

 


Les gagnants du Concours Prix Étoiles Galaxie 2010

C'est avec fierté que Galaxie, le Festival Western de St-Tite, la SOCAN ainsi que Culture Country vous annoncent les gagnants du Prix Étoiles Galaxie 2010 qui avait lieu le 15 septembre :
 
Rappelons que dans la catégorie Western, les finalistes étaient :
-     Bruno Rodéo
-     Daniel Huard
-     Groupe Entoucas
-     Jonathan Godin
-     Les Talons Dorés
 
Le premier prix a été remis à Jonathan Godin pour la chanson Laisse moé pas. Le deuxième prix a été remis au groupe Entoucas pour la chanson Comme dans c'temps là.
 
Dans la catégorie Country Pop / Rock / Folk, les finalistes étaient :
-     David Jobin
-     Karo Laurendeau
-     Laurie LeBlanc
-     Nataly Boulerice
-     Tsunami Captains
 
Le premier prix a été remis à Karo Laurendeau pour la chanson Mon histoire, mon amour.
Le deuxième prix a été remis à  Nataly Boulerice pour la chanson Veillez veillez.
 
La SOCAN décernait le prix de la chanson primée à l'un des dix auteurs(es)-compositeurs(es)-interprètes. L'heureux gagnant est Tsunami Captains avec la chanson Clinique sans rendez-vous.
 
Afin de souligner l'événement, un album compilation regroupant les dix chansons finalistes a été lancé en édition limitée que vous pouvez vous procurer à la boutique officielle du Festival Western de St-Tite ainsi que chez Culture Country, ou encore en cliquant ici.

Pour de plus amples informations, consultez le site Internet officiel du Festival Western de St-Tite au www.festivalwestern.com ou www.culturecountry.com

 

 

OVILA LANDRY,
L’HOMME AUX MILLE ET UN COSTUMES

Quand arrive le premier novembre, les snowbirds traversent la frontière pour se diriger vers la Floride. Certains dans leur grosse caravane de près de 200, 000$. Beaucoup ont passé l’été à sillonner les routes du Québec, allant d’un festival country à l’autre.

Dans l’État du soleil, ils retrouveront –fin janvier surtout, à l’occasion du CanadaFest de Hollywood, quelques-uns de leurs artistes préférés. L’un deux pourrait bien être Ovila Landry, un vétéran qui s’est refait une santé et qui ose maintenant affronter les pays étrangers… bien que ce coin du Sud prenne l’allure d’une terre familière durant les mois d’hiver.

 Mes visites dans quelques festivals, l’été dernier, m’auront permis de rencontrer des personnages qui, disons-le, sortent de l’ordinaire. Ovila Landry en est un…Cet Acadien du Nouveau-Brunswick en a gardé l’accent, bien qu’il arrive à faire des imitations de ses idoles américaines de façon quasi impeccable.

Celui qui habite maintenant St-Norbert, la patrie de Jean-Pierre Ferland, accuse 70 ans au compteur de la vie et une quarantaine d’années dans le music-hall. On l’appelle parfois le gentleman du country, c’est bien ça, Monsieur Landry ?

« On m’appelle de plusieurs noms, dont le chanteur aux mille et un costumes…Vrai qu’il les fabrique lui-même ? Oui, quand j’ai commencé dans le métier, je m’étais rendu au Grand Ole Opry de Nashville et je fus impressionné de constater que les chanteurs étaient costumés. Je me suis empressé de les imiter et me suis mis à fabriquer mes habillements. Au début, c’était rudimentaire, quoiqu’avec les années je sois devenu tailleur. Je ne pourrais pas monter sur scène simplement en jeans. Je ne pense pas que les gens qui me suivent depuis tout ce temps apprécieraient. En retour, il s’agit d’une marque de respect pour le public. Cela m’a bien servi, car si tu arrives avec un ensemble personnel, tu as déjà créé une bonne impression.

 Avec plusieurs émissions de télévision à son actif et bon nombre de trophées pour décorer son studio, Ovila Landry écrit la majorité des compositions faisant partie de son spectacle. Nous lui avons demandé, à l’approche de l’hiver, à quoi il occupe généralement ses jours froids dans sa campagne de Lanaudière : « L’hiver, je confectionne des costumes et je produis des CD. Si bien que me voici avec une vingtaine de costumes différents et une quarantaine d’albums.

 Nous avons abordé la question de la relève dans le domaine du country et western en compagnie de ce volubile vétéran : « Il y a bel et bien une relève, nous dit-il, mais cela leur ai difficile à ces chanteurs et chanteuses. Car avec les nouvelles réglementations sur la boisson, les machines à sous qui occupent de plus en plus d’espace, les clubs où on produit des spectacles se font de plus en plus rares. Il leur reste les festivals mais cela ne dure que quelques mois. En revanche, il leur est plus facile qu’à nous, à nos débuts, de se présenter avec un CD : ils se produisent désormais « à la maison ». Quoiqu’on on voit trop de ces débutants, qui avant même d’avoir vendu un album, se croient devenus des vedettes. Alors, si je peux donner un conseil aux débutants : ne vous enflez pas la tête, restez vous-mêmes. Restez humbles, aimez votre public, celui-ci vous aimera en retour. Voilà ma politique.

 Là-dessus, le vétéran Ovila Landry, a pris sa guitare et est allé rencontrer son public. Dans son beau costume taillé à la Nashville des années cinquante d’un 20e siècle qui nous aura révélé des « vrais de vrais » de cette musique qui conserve une clientèle fidèle comme passionnée…Ce fut une belle rencontre avec un champion de longévité, un homme à la fois humble et fier !

Texte :  Pierre Luc
Photos : Gaétane Nadeau
(Chronique conçue pour le magazine Allô Vedettes)

 

HOMMAGE À UN PIONNIER, ROGER MIRON
-par Pierre LUC


RENCONTRE AVEC UN DINOSAURE, ROGER MIRON, dont les 60 années de carrière ont trouvé écho à l’Assemblée nationale québécoise, de même que par la Société St-Jean-Baptiste pour son apport à la chanson d’expression française.

Le compositeur d’innombrables chansons rappelle : « Quand j’arrivais avec mes tounes, au cabaret Montmartre ou ailleurs, les artistes qui chantaient surtout des succès américains, demandaient si cela me gênait de présenter uniquement du matériel francophone. Je leur répondais que j’en étais fier…puisqu’il s’agissait de mes compositions. 
Ceci même si je parlais mieux l’anglais que le français ayant vécu à Chertsey»

 

Roger Miron nous dévoile quand et comment il a écrit À qui l’ p’tit cœur après neuf heures, une affaire qui s’est réglée en plusieurs langues et à quelques millions de copies. » C’est que près de l’usine de tabac MacDonald Tobacco, j’entendais souvent les ouvriers demander aux jeunes femmes : À qui le p’tit cœur après neuf heures. » Or, un jour qu’il me manquait un refrain pour compléter un disque, je l’ai composé en une vingtaine de minutes.

Le troubadour tyrolien
Étiqueté « troubadour tyrolien », celui qui accuse 81 ans  nous expliquera qu’il a développé cette voie afin de se créer une personnalité propre, dans le sillage de La Bolduc, laquelle turlutait.

Le secret de sa longévité dans le spectacle, le natif de Saint-Théodore, dont les débuts fracassants chez RCA Victor se firent en 1950 ? : « Je compose pour les gens que je côtoie, que j’aime, donc j’ai écrit de belles choses, c’est ma survie. J’ai su m’adapter aux gens que je rencontre, j’aime leur parler plaisamment.

Comme tous ceux de mon âge, j’ai éprouvé de petits problèmes de santé, je dois quand même remercier le bon Dieu et toute l’équipe d’en haut, parce que les autres sont tous partis. Ils étaient pourtant encore jeunes, entre 60 et 65 ans,  les Willie Lamothe, Paul Brunelle, Lévis Boulianne. C’étaient des bœufs, des colosses comparativement à mes cinq pieds, six pouces.»

On se rappellera aussi que…
Roger Miron se produisait dans les cabarets à l’époque de Roche/Aznavour et de Jacques Normand, notamment… À ses débuts, il transportait avec lui des disques de Félix Leclerc : « Il y a des gens qui me demandaient si c’était du western, ah! »… Musicien, il a joué du violon dans un orchestre symphonique (il en joue toujours, tout comme de la musique à bouche, instrument caractériel de l’époque western)…En 1987, il fut déclaré Le Tyrolien le plus versatile  au monde lors du German  Jodléi Festival.

Rencontre avec un dinosaure, donc, qui affirme fièrement : J’ai des chansons qui ne meurent pas. En effet, si c’est vrai pour Le p’tit cœur, ce l’est aussi pour Troubadour tyrolien, Je veux être ton roi, Hommage aux bucherons, Garde-moi tes beaux yeux, C’est jour de fête pour toi maman…

Et pour nous, c’est toujours la fête que d’entendre Roger Miron.

Photo : Gaétane Nadeau

 

LES PASSIONS DE GILLES SALVAS

Saint-Robert en Mauricie, 1 850 habitants. Ce week-end du Festival Western, la population passe à près de 8 000 personnes. Plusieurs sont venues dans les quelque 300 motorisés stationnés dans quelques terrains aménagés à cet effet. Parmi ces fervents de la musique folklorique, western et country, certains ne sont pas entrés dans leur demeure depuis un mois.

 Ils arrivent tôt en semaine à leur nouvel emplacement, question d’avoir une bonne place près du chapiteau des spectacles comme des pistes de danse sociale. Ils vont de festivals en festivals, tout en visitant le Québec. Et en agrandissant leur cercle d’amis. C’est devenu comme une grande famille vivant dans la bonne humeur.

 L’hôte de cette rencontre, Gilles Salvas, est regardé comme tout un personnage dans la région. Maire de St-Robert, depuis 20 ans, il en compte tout autant dans la musique. Pas peu fier de ces longévités, ne cache pas non plus ses deux passions : la musique et la politique. Car il a aussi frayé avec la scène provinciale, avec la santé comme cheval de bataille. Il n’a pas été élu, ce qui ne semble pas avoir ralenti ses ardeurs : en novembre, il briguera un sixième mandat à la mairie de son village natal.

 Expliquant cet engouement : « Nous sommes une famille de gens qui aiment frayer avec le public. Nous avons eu des commerces et je continue avec ma salle de réception de même que dans la vente de clôture avec mon fils Sylvain.  «  Et encore : « Bien avant la politique, je me suis impliqué dans les loisirs et de par mes nombreuses occupations, des gens de toutes générations me connaissent. J’aime jaser avec eux, saluer le monde comme on dit. »

 

La musique aura été également une affaire de famille, semble-t-il :
« Tout le monde chantait à la maison, ça venait de la mère et du père, dans le temps des fêtes, les mariages, les réceptions… Mon frère Léo, décédé aujourd’hui, fut l’un des initiateurs du festival de Sorel, il a aussi travaillé à ceux de St-Tite et de Ste-Madeleine. Quant à moi, à force de me promener de l’un à l’autre, il m’est venu l’idée d’en organiser un dans ma municipalité. » 

Et ça roule bien ? « Nous avons de plus en plus de monde, nous nous distinguons par la diversité avec une trentaine d’artistes au programme : folklore, western, country. » À ce sujet, Gilles Salvas nous expliquera que si le country nous vient des États- Unis, le folklore et le western popularisé par les Paul Brunette, Soldat Lebrun, Willie Lamothe, correspond davantage avec nos traditions. »

 D’un abord agréable, celui qui assume de plus la présidence du Regroupement des festivals folklorique, western et country, se montre très fier des cinq albums produits en compagnie de ses fidèles compagnon, le chanteur Jean Letendre et l’accordéoniste Claude Latour. Un fameux trio, soit dit en passant.

Quant au RFCWF, il a surtout pour but la promotion des événements québécois, alors qu’ont en compte pas moins de 80 repartis de mai à fin octobre. « C’est formidable » explique notre interlocuteur, « car plus les festivals se multiplient, plus nous découvrons de nouveaux talents, que ce soit en Beauce, en Outaouais ou en Gaspésie. »

 Nous avions fait connaissance avec Gilles Salvas et ses copains lors du CanadaFest de Hollywood, en Floride, alors qu’ils ont littéralement pris la plage d’assaut, leur chapiteau se trouvant fréquenté par des milliers d’inconditionnels : « Nous avions monté notre propre estrade et les artistes se produisaient bénévolement. C’était notre façon de remercier celles et ceux qui nous encouragent durant l’été. » Voilà comment on pense dans l’univers du country-western : avec le cœur !
Pierre LUC

 

 

ROGER MIRON HONORÉ À
L’ASSEMBLÉE NATIONALE

 

Les 60 années de carrière de Roger Miron ont trouvé écho à l’Assemblée nationale, alors que deux députés, dont Nicolas Dufour, qui représente Repentigny devant le peuple québécois, a profité de la période de déclarations des députés pour honorer Roger Miron, qui venait tout juste de célébrer ses 80 ans.

À cet effet, prenons la liberté de reproduire un texte du vétéran chroniqueur Jean-Paul Sylvain, texte publié sur le site internet Rue Frontenac.
« Un âge certes respectable pour celui qui appartient au panthéon des célébrités, tout comme Marcel Martel, Ti-Blanc Richard, Paul Brunelle et Willie Lamothe.
«Monsieur Miron est non seulement un artiste aux multiples talents, mais il a aussi permis à plusieurs musiciens d’entreprendre une carrière dans la chanson country, a déclaré solennellement M. Dufour.

À titre de député de Repentigny, je tiens à féliciter M. Miron pour l’ensemble de sa carrière et je salue son dévouement pour l’avancement de la musique country au Québec. Roger Miron a tenu à faire carrière exclusivement en français. Il a pourtant chanté en Ontario, dans l’Ouest canadien et en Nouvelle-Angleterre, toujours dans la langue de Duplessis et de René Lévesque.»

«J’ai tenu à chanter partout en français», répète celui qui s’est produit tout aussi bien en France qu’en Suisse et en Belgique, au moment de sa gloire, alors que son tube vendu à plus de trois millions d’exemplaires au fil des ans, À qui l’p’tit coeur après neuf heures?, résonnait partout et figure d’ailleurs encore dans les feuilles à musique des pianos mécaniques, si chers à Claude Léveillée.

On sait moins que Roger a fait enregistrer des dizaines de chanteurs country sous ses étiquettes Rusticana, Click, France-Canada et Dorval. Bien avant que Roch Voisine et Céline parcourent le monde, le chanteur country aux accents tyroliens a participé à des festivals internationaux à Osaka, au Japon, a chanté au salon Impérial, à Bangkok, et à la télé de Hong Kong. Toujours en français.
Ce qui lui a valu d’être récemment honoré par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), qui a tenu à souligner, par la voix de l’écrivain Marcel Brouillard, de Marie-Josée Bédard et d’André Thériault, la prolifique carrière de celui qui porte toujours à la boutonnière l’insigne de la SSJB, comme l’a souligné le président du mouvement nationaliste et indépendantiste, Mario Beaulieu.

Le troubadour tyrolien, qui a été célébré par une trentaine d’artistes de renom et par plus de 500 fans du country et de la chanson populaire au Centre Léo-Chaussé de Saint-Sulpice, fera en septembre partie d’une émission de une heure qui lui rendra hommage, animée par Patrick Norman à l’antenne du réseau français de Radio-Canada.

 

Auparavant, il participera à de nombreux festivals country, dont celui de Rawdon le 2 août. Celui qui a «une guitare dans le cœur», du titre même d’un de ses tubes, a un fils, Jimmy Miron, soliste professionnel diplômé de l’université, qui fait partie du Chœur de l’Opéra de Montréal, de celui de l’Orchestre symphonique de Montréal et de l’Orchestre

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