MUSIC-HALL
| EDGAR ET SES FANTÔMES Le samedi 21 janvier à 20h / Théâtre du Centre Bell |
|---|
Suite au succès retentissant remporté partout au Québec, par le spectacle théâtral et musical, EDGAR ET SES FANTÔMES, evenko et Les Productions Octave annoncent avec plaisir, qu'il sera présenté sur la scène du Théâtre du Centre Bell, le 21 janvier 2012 à 20 heures. Billets disponibles à la billetterie du Centre Bell |
|
|---|
Après huit saisons de grand succès, une première visite au Colisée Pepsi à Québec (du 1er au 4 décembre), des critiques élogieuses tant du public que des médias, une notoriété à toute épreuve, le plus grand spectacle musical du Temps des Fêtes, DÉCEMBRE, le Noël de Québec Issime revient au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts du 9 au 30 décembre 2011
Créé par Pierre Doré, Étienne Ratthé, Marie-Eve Riverin et Julie Villeneuve, chorégraphié par Dominique Giraldeau et produit par Robert Doré de Québec Issime, DÉCEMBRE, le Noël de Québec Issime réunit 24 artistes tous plus talentueux les uns que les autres: 12 chanteurs dont 4 enfants, 7 danseurs et 4 musiciens. Marc-André Fortin, Natalie Choquette en alternance avec Marie-Ève Tremblay, Caroline Riverin, Karine Riverin, Sylvain Doré, Natalie Byrns, David Leblanc et Jimmy Fecteau et les enfants Justine Gagné en alternance avec Sandy Lacroix, Sam-Éloi Girard, Tom-Éliot Girard, Arianne Lagacé en alternance avec Norah Lapointe-Riverin permettent au grand public d’être témoins de performances hors du commun appuyés par les excellents musiciens que sont Étienne Ratthé, Félix Savignac, Guy Tremblay et Sylvain Doré.
Cette année encore, la troupe du spectacle offrira aux tout-petits de 3 à 10 ans, un spectacle sur mesure Le petit Noël de Québec Issime les 11 et 18 décembre à 11 h. Petits et grands seront impressionnés par la grandeur et la magie du spectacle musical à grand déploiement Décembre, le Noël de Québec Issime. Un rendez-vous empreint d’amour et d’émotion qui saura, une fois de plus, toucher le cœur d’enfant de tous et chacun. DATES DES REPRÉSENTATIONS POUR LES RÉSERVATIONS |
The Johnny Cash Show Tribute |
|---|
Après son passage marqué à guichets fermés au Casino de Montréal à l'automne 2009, The Johnny Cash Show Tribute revient en force au Théâtre Plaza les 26 et 27 août prochain. Présenté devant plus de 100,000 spectateurs tant au Québec qu'au Nouveau-Brunswick, The Johnny Cash Show Tribute, un spectacle d'une durée de plus de 2h30, vous promet une ambiance chaude aux rythmes endiablée, à l'allure des spectacles-cabaret des années 50. Venez revivre The Johnny Cash Show Tribute, un vibrant hommage à « l'homme en noir », un des emblèmes du country américain qui a marqué l'ère du country aux influences folk et rock. Six musiciens partageront la scène pour vous présenter les grands succès qui ont marqué la carrière de Johnny Cash. Plusieurs "hits" dont entre autre "I Walk the Line", "The Ring of Fire" et "Folsom Prison Blues" pour ne nommer que ceux-là, sans oublier ses succès accompagnés de sa June Carter. The Johnny Cash Show Tribute... l'hommage de Johnny Cash le plus authentique au Québec! |
SHOW TIME sera présentée du 30 juin au 3 septembre 2011 |
|---|
Julie Dassylva, Julie Levac et Danica Couture, trois des sept solistes de la revue musicale Showtime © 7jours.ca SHOWTIME, un voyage exceptionnel dans vos souvenirs musicaux les plus fous! L’empreinte des plus retentissants répertoires musicaux du 20e siècle; une scène effervescente où se côtoient la folie des Beatles, l’extravagance du King, la grâce d’Alys Robi, la frondeur de Madonna et toutes les autres grandes voix du siècle dernier. Présenté par les Productions Fidel, SHOWTIME, est la revue musicale numéro 1 au Québec depuis trois ans. Elle raconte l’histoire sociale et politique du 20e siècle en offrant plus de 150 des meilleures chansons interprétées par 13 artistes sur scène, avec plus de 300 costumes et une conception de l’éclairage encensée par les critiques. À compter du jeudi 30 juin jusqu’au samedi 3 septembre 2011
Billetterie et information : 450 661-4862 / www.showtimelaval.com Réseau Admission : 514 790-1245 / www.admission.com Achat en ligne disponible : www.productionsfidel.ca Showtime présenté au STATIONNEMENT Un stationnement payant (5 $) de 112 places est disponible. Des horodateurs sont situés à proximité de l’entrée du stationnement payant. Les usagers doivent se procurer une vignette et la placer bien en vue dans la voiture. L’argent comptant et les cartes de crédit sont acceptés. Les gens peuvent également utiliser, à quelques pas de marche, les 1000 emplacements de stationnement gratuit du Colisée de Laval. Source :Les Communications Hélène Faubert |
| SAGUENAY LAC SAINTJEAN C'est géant La Fabuleuse Histoire d'un Royaume |
|---|
C'est 200 comédiens passionnés qui racontent sur une scène immense leur propre histoire : la présence amérindienne, les querelles entre anglais et français, l'arrivée des pionniers, les débuts des usines de bois, papier et aluminium, la grippe espagnole, une noce, un bal, les années 60 et un déluge. Théâtre du Palais Municipal, Saguenay1831, 6ième Avenue, Saguenay (Québec), G7B 1S1, CanadaLa Fabuleuse Histoire d'un Royaume www.fabuleuse.com |
ADIEU, ALYS ROBI |
|---|
L’ensemble des médias canadiens et le Premier ministre québécois Jean Charest ont rendu hommage à la chanteuse dont la carrière fulgurante avait été brisée à l’âge de 25 ans par un accident de voiture aux États-Unis, puis par un traitement psychiatrique impitoyable, incluant électrochocs et lobotomie. Née à Québec en 1923, enfant prodige, Alice Robitaille commence sa carrière à cinq ans en chantant sur le ring entre deux combats de son père, pompier et lutteur. Sa carrière prend un envol international grâce à ses versions de chansons latino-américaines, dont son succès le plus célèbre, “Tico Tico”. Pendant la 2ème guerre mondiale, elle chante pour les troupes alliées et fait le tour des grandes villes, Londres, Paris et New York.
Lady Alys” ne renonce pas à monter sur scène et connaît de nouveaux succès à la fin des années 70, lorsqu’elle devient une vedette du milieu homosexuel montréalais qui la soutient puissamment. Des chansons écrites sur elle – telle “Alys en cinémascope” interprétée par la Québécoise Diane Dufresne – ou spécialement pour elle (“Laissez-moi encore chanter”) et un film retraçant son parcours dramatique l’ont fait connaître à la génération des petits-enfants de ses premiers admirateurs. |
| Cabaret Nostalgie BONHEUR |
|---|
Il était une fois des gens heureux! Une soirée de fête pour s’en donner à coeur joie ! Avec Paul Doucet, Patrick Goyette, |
| Swing Station par le Théâtre à Tempo Une comédie musicale clownesque où le cinéma et la danse swing sont à l’honneur. Samedi 30 avril 2011, à la TOHU |
|---|
Amateurs de danse swing et de comédie musicale, préparez-vous à être
transportés à l’époque des mythiques films en noir et blanc où l’humour de Charlie Chaplin et les pas
de danse de Gene Kelly se rencontrent. Le 30 avril prochain, Swing Station débarque à la TOHU! Ce
spectacle multidisciplinaire de 11 artistes (danseurs, musiciens, chanteurs et clowns, spécialistes du Photo : Nicolas Fréchette
|
|
|---|
Dernier bastion des fêtards dans cette région, l’hôtel Thunderbird n’en continue pas moins d’accueillir des artistes québécois applaudis par une clientèle fidèle. Cette saison, en la salle Montreal Bar B.Q. propriété de Marie-Paule Galarneau, l’artiste et producteur Pierre Poirier présente Mikael Rancourt, Tony Massarelli, Jean Nichol, Stéphane (l’ex Gendarmes) et son fils Martin, Claude Valade qui y a effectué un retour il y a deux ans, possiblement Claudette Dion et, bien sûr, la reine de la beach depuis une quinzaine d’années, Pier Béland, laquelle s’y produit à pas moins de quatre reprises. Au même endroit, Lise Lapointe anime les karaokés du week-end au bar de la plage. Tandis que la musique du bar intérieur nous est dispensée par l’infatigable Richard Cusson. Le Petit Québec, quant à lui a déménagé plus au nord, soit dans les régions de Hallendale, Hollywood et Dania, où les Québécois vivent six mois par année principalement dans les terrains de maisons mobiles… La salle où on trouve généralement les vedettes les plus connues, le Club Tropical (ex- Club Canadien), offre encore une belle brochette. À commencer par le marathonien de l’humour Jean-Marc Parent, la reine du yodle Manon Bédard, Les Jérolas (un bon coup du promoteur Jean Forand), Joèl Denis qui y a cassé la baraque il y a deux hivers, le beau Gino Quilico à l’occasion de la St-Valentin, les humoristes Geneviève Ganon et Steeve Diamond et, en soirées spéciales, François Léveillée et la country girl Guylaine Tremblay.
Cependant, Forand reçoit toute une compétition en 2011, puisque les promoteurs du resto-bar le Frenchie’s Martin Tremblay et Normand Legault se sont associés à l’artiste, restaurateur et promoteur Pierre Beauregard pour y amener sous un chapiteau de 200 places, nuls autres que la toujours très populaire Marie-Chantal Toupin, la rockeuse par excellence Nanette Workman, Martin Fontaine- celui qui a fait des malheurs au Capitole de Québec avec sa personnification d’Elvis Presle ainsi que Jean-Guy Moreau. Le bal aura débuté avec Étienne Drapeau, un régulier en Floride…À la musique dans le bar, on compte sur de bonnes pointures en Chopper, André Cyr et la fille des Îles, Brigitte Leblanc.
D’autre part, Richard Abel renoue avec son public floridien, alors qu’en février il fait une tournée des parcs, cette fois-ci accompagné par les jeunes artistes de Star Académie, Corneliu et Maggie… Aussi dans les parcs, Maxime Farago qui se rappellera de beaux jours, alors que lui et son père Johnny sillonnaient l’État du soleil…. Marc Paul, ce routier d’une trentaine d’années et figure légendaire des Sunny Isles, s’installe tantôt au Hollywood Golf & Country Club, tantôt au resto Lorenzo de Dania. Nous n’allons certes pas oublier les locaux, ces Québécois établis en Floride de façon permanente. Ainsi Normand Meilleur se promène d’un restaurant à l’autre, lui qui est à monter un spectacle intitulé Hommage à Claude Dubois…Depuis deux années, le musicien-chanteur Michel Chatillon ne cesse d’augmenter la cadence. Au moment où il nous a fait parvenir son horaire, on pouvait compter plus d’une vingtaine d’engagements à son agenda…L’infirmière-chantante Nathalie Lajeunesse devra soigner ses cordes vocales car les contrats se multiplient d’une saison à l’autre pour elle… Enfin, mentionnons que l’excellent Dany Flanders fait les frais de la musique au Shenanigans de Dania. Tandis que les jeudis après-midi, Claude Florent invite à danser au Hollywood Beach Theatre. |
STAX, LA NOSTALGIE D’UN ROUTIER |
Par contre, nous constatons que pour un certain nombre qui se déclarent satisfaits des occasions de travail, par conséquent de très bien gagner leur pain, d’autres souffrent de ne pouvoir chanter, quand ils ne frôlent pas le seuil de la pauvreté. Nous les trouvons surtout parmi les « anciens » du cabaret. Nous avons jasé avec un gars qui a fait vibrer de nombreux cœurs tout en menant une existence exaltante et débridée, Michel Stax. Il a brûlé la chandelle par les deux bouts, consommant tout ce qui pouvait rendre plus joyeux, celui qui à 61 ans affiche toujours des airs de jeune homme. Il habite un gentil appartement à ce qu’il raconte, ne possède pas une voiture et ne monte guère sur scène, en partie à cause de l’asthme. Pas rose comme situation. Celles et ceux des générations passées se souviendront de ce gamin né Léger Michaud à Sainte-Trinité-des-Monts, venu enflammer ces demoiselles avec le groupe Jay and The Sensations puis, en solo, avec un enchaînement de tubes tels Oh ma Lili, Milord, Perdu sans to, Je suis un gigolo, dernier titre qu’il interprète encore devant des dames… qui se souviennent. Répondant à nos questions, il dira à ce sujet : Les femmes qui m’écoutaient, m’écoutent encore. Avec peut-être pas la même oreille, n’empêche, je suis très, très fier de cela. Mais est-ce que ce public se renouvelle ? Réponse : Bizarre, les plus jeunes me découvrent. Elles ont de 25 à 49 ans, elles ne me connaissaient pas. Elles découvrent un gars en forme (avec la bedaine naissante mais certaine) qui sait chanter. J’ai toujours eu un bon rapport avec le public. Ça me surprend quand même de réaliser qu’elles me réclament un disque, un autographe. Ça me flatte l’ego, ça me fait du bien. » Malheureusement, disons-nous, on ne vous entend pas souvent, ni vous ni les autres du monde des cabarets d’antan… Donc, on vit avec de la nostalgie… ? Michel Stax pourrait ajouter que les carrières se bâtissaient personnellement autrefois, qu’il fallait gérer les déplacements, les musiciens à engager, les budgets, que ce soit ici ou en tournées à Boston, Chicago, New-York, tous des endroits visités dans une carrière qui a évolué entre le rythym’ and blues et ce qu’il décrit comme la chanson à l’eau de rose. « L’équipe, c’était moi », d’ajouter un Michel Stax qui nous laisse en blaguant, tout en cachant mal un morceau de tristesse à transporter dans la tête comme dans le cœur. Photos: Gaétane Nadeau |
FRANÇOIS LÉVEILLÉE |
Ils sont là, tous les trois à parler de métier, de chanson, de musique, de scène, de leurs aventures et projets dans la loge du Centre d’art La Chapelle, à Québec. Il n’y a personne d’autre que la blonde de Paolo, Diane, et moi qui passe de temps à autre. Sans vouloir déranger mais curieux. Paolo, le grand bavard, se risque dans une composition écrite en pensant à Yves Lambert. C’est dans le ton, celui-ci écoute, intéressé. À François Léveillée, il démontre comment il a appris la jouer de la guitare style Manouche. Ses propos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd, car l’humoriste nous dira : « Ma passion, c’est la guitare. J’en ai une collection. Ça fait des années que je rêve de posséder des Gibson, parce que c’est la première qui est rentré chez moi. Quand j’ai la chance, je m’assieds, je joue, je leur parle. » Il ne se limite pas qu’à cet instrument de musique, celui qui début des années soixante-dix jetait des notes sur papier tout en écrivant des textes à la fois drôle et humaniste qui l’ont amené aux États- Unis comme en Amérique latine. « Je suis un collectionneur de toutes sortes d’affaires : les bicyclettes, les montres (une trentaine)…Ça doit être de famille. Nous sommes 10 enfants chez nous et tout le monde aime les objets, possède une collection de quelque chose, qui ont une connotation quelconque. Un peu comme Michel Barrette et ses voitures. » À l’âge de cinquante-six ans et 35 années de métier, on doit s’attendre à ce que François Léveillée nous promène d’un de ses intérêts à l’autre. Le George Morin d’Annie et ses hommes, le créateur des personnages à l’humour absurde et pamphlétaire Bob Cashflow, Alban Picole le bricoleur, le directeur d’école Édouard Blanchet, le récipiendaire de trophées Félix et Olivier, l’écrivain, le metteur en scène à succès pour les Lise Dion, France D’Amour, Jean Lapointe, Amélie Veille, le Rumeurs de Jean-Michel Anctil, le Témoignages de Martin Larocque, et autres, ce Léveillée de Welcome l’an 2000 et de son plus récent spectacle de 225 représentations, La Cinquantaine, possède de toute évidence le bagage qu’il faut pour nous entretenir de l’humour actuel, qui serait sur une pente ascendante… ou descendante. « Dans mon cas, je ne peux pas me plaindre. Envisageons qu’il y a de plus en plus d’humoristes, de générations différentes, s’adressant à des générations différentes. En quelque part, du fait qu’il y en ait autant à la radio, à la télé, dans les salles, je trouve que ça tue un peu la magie. De plus, le public décode l’humour beaucoup plus vite qu’auparavant. Donc, il faut se montrer de plus en plus original, travailler de plus en plus fort. » Personnage on ne peut plus sérieux et sympathique Léveillée s’amène présentement en Floride (d’où je vous envoie ces mots doux), remontant une deuxième année consécutive sur la scène du Club Tropical, les 24 et 27 janvier. Terminant avec un autre dada de François Léveillée, la construction et le bricolage (souvenons-nous de l’émission Habictation), il est pour une 4e fois le porte-parole du Salon Chalets et Maisons de Campagne, au Centre des Congrès de Québec, du 5 au 8 février. Quant au nouveau spectacle, il se trouve en rodage, nous devions l’avoir l’automne prochain. Avec beaucoup de musique… de guitare. Bon, nous avons jasé encore un peu plus, ce sera pour un autre tantôt. |
PAOLO NOËL |
Paolo Noël, nos rencontres remontent au milieu des années soixante. Un gars que j’ai appris à connaître, à admirer, à aimer.
Nous nous amusions dans nos voitures sports, il faisait bon d’arrêter chez lui, à Repentigny, où Lucienne, sa mère nous en sortait des vertes et des pas mûres, ayant toujours un bon mot pour l’un ou pour l’autre, réservant les méchants pour elle-même. Comme si l’on pouvait supposer qu’une seule petite pensée méchante pouvait habiter cette femme admirable de vivacité. Rarement, suis-monté à bord de ses voiliers, sauf pour l’enregistrement d’une émission de télévision, et, plus tard, sur Le Pêcher d’Étoiles, dans les eaux floridiennes. L’amour de la mer, de la navigation, aura de toujours transpiré chez ce bonhomme natif de la Gaspésie. Où l’oralité s’imprègne dans les gens du pays, en faisant de beaux raconteurs, tel notre homme que l’on soupçonne d’allonger, d’embellir ou de dramatiser ses récits, qu’ils aient pour origines ses échanges musclés dans les bars où on traitait de tapette cet émule de Tino Rossi, ou bien celui de son sauvetage en mer par l’équipage du yacht présidentiel américain… Dans quelques mois, Paolo entreprend le tournage de Òmerta 4, télésérie dans laquelle il devait trouver la mort mais où son interprétation d’un mafieux italien a forcé la main du réalisateur Luc Dionne à rallonger son existence sur terre ou à l’écran, tel que vous l’entendrez. Deux mois plus tard, en mai, sortira sur nos écrans un film de Ken Scott, Les doigts croches. Qu’y fait Paolo Noël dans ce long-métrage qui a nécessité entre autre plus de deux mois d’enregistrement en Argentine ? Vous l’avez deviné : un mafioso italien. Il faut dire que les rôles de composition, ça le connaît celui qui était passé de la chansonnette au personnage de sympathique quadragénaire s’adonnant au rock’n’roll, quand il ne se glissait pas dans la peau de Bouchon, le clochard-poète. Quatre décennies après nos premiers bavardages, je retrouve Paolo, à Québec d’abord, dans la loge du Centre d’art La Chapelle où il se sent bien d’y chanter, par la suite à une marina de Saint-Paul de l’Île- aux- Noix, son voilier Teranguai s’y trouvant en cale. « Les bateaux, voilà ce qui a sauvé ma vie ! », lâche l’auteur de deux livres autobiographiques avec un troisième en marche. « J’ai construit mon premier à l’âge de 17 ans, dans ma cour du quartier Hochelaga, à Montréal. Pour moi, les voiliers représentaient l’amour, la romance, telle que je le voyais au cinéma avec Dorothée Lamour. J’ai revu le film une dizaine de fois. Je me disais : Ça me prend un bateau, ça me prend un bateau ! » Et ça a changé ma vie. Parce qu’à cette époque, j’avais décidé d’être un mauvais garçon. Comme mon père. Mais je dois ajouter que mes parents, des Gaspésiens, étaient tous des pêcheurs, donc ça devait couler dans mes veines, le goût de la mer. » Parmi les événements qui ont fortement influencé le parcours de Paolo Noël –outre la rencontre de sa belle Diane compagne d’une trentaine d’années, fut un appel du réalisateur Péloquin de TVA : «Nous étions en train de faire l’amour, Diane et moi, quand un appel est venu. C’était Pélo. Il me demande si je suis capable de remplacer Fernand Gignac comme animateur. J’avais pas la tête à ça, vous comprenez, donc je réponds que je ne sais pas. Le sais-tu ou si tu ne le sais pas ? fait Pélo. Je reviens sur terre et je réplique : Oui, je peux le faire. Il me dit alors : C’est correct, viens lundi. Ça a commencé de même mon travail d’animateur à la télévision. « Les conversations s’étirent avec Paolo Noël, guitariste, joueur d’accordéon, fantaisiste, personne colorée et on ne peut plus sympathique … Par contre, la page que vous lisez présentement a une fin. So, à la prochaine ! |
ROGER SYLVAIN, |
Début des années 80, l’occasion m’a été donnée une première fois de fréquenter Roger Sylvain sur une base régulière. J’entrais aux Publications Quebecor, Roger y dirigeait le journal Télé-Radiomonde. Pas sûr, le jour de mon arrivée, rue Roy à l’époque, qu’il ait eu le goût de travailler avec moi qui transportait une réputation de patron malcommode (ou autre, que sais-je ?). Mais en professionnel qu’il a toujours été, il a continué de bien exécuter son travail et je l’en remerciais intérieurement pour cela. Puis est venue une grève, Roger ne voulait rien savoir de ce climat là, il s’est trouvé une autre job. En fait, celui qui avait d’abord fréquenté les vedettes et particulièrement Rosita Salvador en tant que coiffeur, s’est dirigé résolument vers la chanson. Un métier qu’il pratique toujours grâce à une voix posée, une belle présentation et une éthique de travail qui ne se dément pas.
Cependant, Roger Sylvain s’impose dans le milieu du spectacle par son attachement aux artistes de générations antérieures à celles des jeunes stars d’aujourd’hui. Ainsi, à titre de producteur il aura permis à plusieurs chanteurs et chanteuses de continuer à s’exprimer, je mentionne que Raymond Berthiaume, Clairette, Pieret Beauchamp, Bob Robie, René Caron (comme folkloriste), Jen Roger. Que ce soit lors des spectacles dits du Bel Âge au Collège Laval ou dans les résidences pour personnes âgées, il apporte de la joie non seulement aux interprètes, aussi à un public qui retrouve ses idoles avec émotion. Notre homme, Roger, s’y trouve depuis 16 ans, à ce que je découvre. Tout un bail ! Surtout quand au considère que les spectacles du dimanche midi s’y déroulent 52 semaines par année –sauf à Pâques, devant des assistances d’une moyenne d’âge entre 55 et 60 ans. « J’ai bien dû y présenter un millier d’artistes à raison de quatre ou cinq par représentations en plus des concours de nouveaux talents », de dire fièrement Roger. « Si je favorise ceux des années 60 et 70 tels les Monique St-Onge, Stéphane des Gendarmes, Claudette Dion, Jean Faber ou Michel Stax, je pense aussi à des plus jeunes, parce qu’ils n’ont pas de tremplin pour se faire valoir », poursuit-il. Toutefois, faut l’entendre parler des habitués de l’endroit pour comprendre la relation entre lui et eux, qui le suivent fidèlement dans ses déplacements : Seize années, donc, de cet amour partagé, alors que certains jours du Seigneur, des personnes se pointent au Marché dès 8 heures du matin, question d’avoir leur table préférée et d’en réserver pour leurs connaissances. Un rendez-vous privilégié avec 200 à 300 personnes hebdomadairement, qui inspire Roger Sylvain à renouveler son répertoire, une tâche accomplie avec amour par un être exceptionnel.
|
| UNE PRIÈRE POUR EVAN |
En ce moment, comment ne pas avoir une pensée pour Evan Joanness, récemment victime d’un ACV (accident cardiaque vasculaire) qui le prive de la parole depuis déjà quelques semaines.
Le chanteur bel canto, paralysé du côté droit, devra réapprendre à parler, à marcher. Ce n’est qu’au bout d’une longue réhabilitation –qui pourrait prendre jusqu’à deux années, que l’on saura à quel point il aura pu s’en remettre. Quant à chanter de nouveau un jour, c’est ce que notre cœur lui souhaite. Il ne l’aura pas eu facile cet enfant adopté appelé à une carrière internationale qui fut interrompue trop brutalement. On n’en cherchera pas les causes, connaissant la nature humaine, ses faiblesses, ses envies et ses tentations sournoises, sans compter que l’on rencontre, dans la vie, des êtres plus chanceux que d’autres. L’autre hiver, en Floride, Evan m’avait donné son plus récent CD, Evan Joanness chante Louis Mariano, comprenant une bonne partie de ses succès d’antan. Ne l’ayant peu connu auparavant, je fus sidéré par la voix exceptionnelle de ce jeune homme dont la carrière française fut parrainée par le créateur d’opérettes Francis Lopez. Dans Rossignol de mes amours, Maman tu es la plus belle du monde, Maria Luisa, nous découvrons une couleur rare. Et tant qu’à parler de frissons, il y a ceux que me procurent, la présente édition, les interprétations de La Belle de Cadix, L’Amour est un bouquet de violettes, Douce Madone et la finale de Toi, Moi, le soleil et l’amour. Tandis que plusieurs n’oublient pas son flamboyant Mexico. Allez, mon gars, Evan, fais ce que tu peux pour te remettre, peut-être que cette fois-ci, avec un peu plus de chance et une prière à la Madone… |