MUSIC-HALL

L'humoriste québécois Jonathan Collin
reçoit un accueil enthousiaste en France et en Suisse!

Ne le manquez pas au Monument-National, le 16 mai
 
 
Parti à Paris à la fin janvier pour y présenter son spectacle Visite guidée à la Comédie de la Passerelle, au Carrousel, à L'Âne Rouge et au café-théâtre Le Grenier, l'humoriste québécois Jonathan Collin revient galvanisé par son expérience!
 
Inconnu du public parisien, reconnu pour être un des plus exigeants au monde, Jonathan a rapidement suscité les rires des spectateurs qui ont apprécié son naturel, son humour décalé et sa galerie de personnages déjantés.
 
Un saut en Suisse a également permis à Jonathan d'établir des contacts avec des gens de l'industrie, dont Disques Office pour la distribution de son DVD en Suisse, et d'accorder des entrevues aux médias. Parions que ce premier séjour en sol européen aura des suites!
 
Par ailleurs, Jonathan Collin sera en spectacle à Montréal le 16 mai, au café Quebecor du Monument-National. Ne le manquez pas avant que la France ne se l'approprie!
 
Visitez sa page Facebook pour en savoir plus sur lui et pour visionner des réactions de spectateurs captées à Paris.

 



Les 27 et 28 novembre 2009 à 20h30 / portes 19h45

Les 4-5, 11-12, 18-19 décembre 2009 à 20h30 / portes 19h45-

- VIVA CASINO -

AU THÉÂTRE CORONA
Souper-spectacle disponible
Viva Casino est une production musicale qui possède tout pour plaire.


Viva Casino, c'est le spectacle à grand déploiement par excellence.  Le strass, l'énergie, la danse à son état le plus lumineux et le plus rutilant.  Et la chanson.  La chanson dans tous ses états.  Le soul de Tina, la folie de Madonna, la rythmique de Phil Collins, le génie de Michael Jackson, la pop-rock de Rod Stewart, la démesure théâtrale de Cher, l'incandescence de Céline Dion, etc.  Le tout dans un enchaînement ininterrompu de succès qui ont marqué les quelques trente dernières années.

Viva Casino, ça c'est du spectacle !

 

 

 


ON FÊTE LES 45 ANS DE CARRIÈRE DE RICHARD HUET


Quarante-cinq ans de carrière méritent d’être célébrés, voilà sans ce que s’est dit Roger Sylvain en pensant à son camarade Richard Huet. Et hop, on organise une belle petite fête mais avec beaucoup de monde…

Pour la petite histoire et en fond de tableau…
Après  avoir œuvré à titre d’animateur et de directeur artistique du Studio-Théâtre du Marché St-Martin de Laval, tous les week-ends pendant 16 ans, voilà que Roger Sylvain se retrouvait sans scène le 28 juin dernier.

Le Marché St-Martin a été vendu et la salle de spectacles sera transformée en poissonnerie, charcuterie fromagerie, etc.

Durant ces 16 années, Sylvain a dû présenter au delà de 1,500 artistes. Il a célébré des anniversaires de carrière d’une cinquantaine de vedettes, et aussi des anniversaires de naissance.

Il n’allait pas s’arrêter en quittant St-Martin. Voilà qu’il a déniché un endroit dans sa localité, St-Calixte et qu’il fêtera les 45 ans de carrière et les 63 ans de vie de son bon ami Richard Huet lors d’un brunch musical, le dimanche 6 septembre à compter de 11h00.

Une quinzaine d’artistes invités  viendront festoyer au Resto Les 2 Lyne, route 335 à St-Calixte. Pour réserver: 450-222-2653.

 

 

ELVIS STORY
MOUTURE 2009
PREND LA ROUTE

Au Saguenay début juin
À Brossard en juillet et août

De La Baie au Saguenay à Paris, avant la France, la Belgique et la Suisse, avec un séjour à l’Étoile Dix30 de Brossard, la production Elvis Story reprend la route après deux ans d’absence. Il s’agit d’une nouvelle mouture, avec une nouvelle tête d’affiche, l’Américain Brandon Bennett, récent gagnant du concours de Elvis Presley Enterprises.

Le nouveau départ de cette comédie musicale qui a voyagé à travers le monde avec, principalement, Martin Fontaine dans le personnage du légendaire rocker, ce retour s’effectue du 3 au 7  juin au Théâtre municipal de la Ville de La Baie, là même où on présente le spectacle à grand déploiement La Fabuleuse.

Sur la rive-sud montréalaise, au complexe l’Étoile Dix30, Elvis Story  prendra l’affiche une grande partie de l’été, soit du 8 juillet au 30 août.

L’illusion à la Bennett

 

 

Brandon Bennett, que nous apercevons ici lors d’une présentation à la presse montréalaise, est un jeune homme du Sud américain. Il promène son personnage d’Elvis depuis trois ans, que ce soit en Louisiane, dont il est natif, à Las Vegas, Hawaii et dans le Tennessee, notamment.

En dernier, Bennett a mérité  les grands honneurs du Ultime Elvis Tribute Artiste Contest, à Memphis, patrie du King. Il l’a emporté devant 21 autres finalistes, lui qui était passé à un point de faire partie du dernier groupe de trois candidats, en 2007.

 

Créateurs de renom
Pour cette version nouvelle du spectacle produit par le Capitole de Québec et son propriétaire Jean Pilote, on a fait appel aux créateurs Yves Aucoin et Geneviève Dorion-Coupal.

 


Le premier fut impliqué dans la production originale, il est le maître des lumières de Céline Dion depuis vingt ans ; sa compagne de création est reconnue pour son travail à Star Académie, pour ses chorégraphies dans Night Fever et Génération Motown –le spectacle de René Simard, de même que pour sa participation avec Les Misérables et le Cirque du Soleil.

 

 

 

 

 








La narration est maintenant confiée à un comédien, soit Mario Saint-Amand dont la présence est intégrée à la mise
en scène, aux côtés de six choristes et sept musiciens, dont une nouvelle formation de cuivres.La narration est maintenant confiée à un comédien, soit Mario Saint-Amand dont la présence est intégrée à la mise en scène, aux côtés de six choristes et sept musiciens, dont une nouvelle formation de cuivres.

 

 

Texte et photos : Pierre LUC

Montage: Gaétane Nadeau

 

 

STAX, LA NOSTALGIE D’UN ROUTIER

Récemment, nous racontions brièvement une scène entre Yves Lambert, Paolo Noël et François Léveillée, trois artistes que la vie traite bien par les temps qui courent.

Par contre, nous constatons que pour un certain nombre qui se déclarent satisfaits des occasions de travail, par conséquent de très bien gagner leur pain, d’autres souffrent de ne pouvoir chanter, quand ils ne frôlent pas le seuil de la pauvreté. Nous les trouvons surtout parmi les « anciens » du cabaret.

Nous avons jasé avec un gars qui a fait vibrer de nombreux cœurs tout en menant une existence exaltante et débridée, Michel Stax. Il a brûlé la chandelle par les deux bouts, consommant tout ce qui pouvait rendre plus joyeux, celui qui à 61 ans affiche toujours des airs de jeune homme. Il habite un gentil appartement à ce qu’il raconte, ne possède pas une voiture et ne monte guère sur scène, en partie à cause de l’asthme. Pas rose comme situation.

Celles et ceux des générations passées se souviendront de ce gamin né Léger Michaud à Sainte-Trinité-des-Monts, venu enflammer ces demoiselles  avec le groupe Jay and The Sensations puis, en solo, avec un enchaînement de tubes tels Oh ma Lili, Milord, Perdu sans to, Je suis un gigolo, dernier titre qu’il interprète encore devant des dames… qui se souviennent.

 Répondant à nos questions, il dira à ce sujet : Les femmes qui m’écoutaient, m’écoutent encore. Avec peut-être pas la même oreille, n’empêche, je suis très, très fier de cela. Mais est-ce que ce public se renouvelle ? Réponse : Bizarre, les plus jeunes me découvrent. Elles ont de 25 à 49 ans, elles ne me connaissaient pas. Elles découvrent un gars en forme (avec la bedaine naissante mais certaine) qui sait chanter. J’ai toujours eu un bon rapport avec le public. Ça me surprend quand même de réaliser qu’elles me réclament un disque, un autographe. Ça me flatte l’ego, ça me fait du bien. »

Malheureusement, disons-nous, on ne vous entend pas souvent, ni vous ni les autres du monde des cabarets d’antan…
« La télé nous a tassés, nous les plus vieux qui avons tourné le Québec à l’envers. Pour que nous sortions de l’ombre, il faudrait créer un concept de télévision, permettant à ceux et celles dans le rayon d’âge de 50 à 80 ans de se produire. Il y aurait aussi le disque, avançons-nous…Oui, mais ça prend toute une équipe derrière. De toute façon, Stax on ne le ferait pas jouer à la radio, qu’on ne se raconte pas d’histoire. À moins d’avoir la chance de sortir un gros hit… »

 Donc, on vit avec de la nostalgie… ?
« C’est sûr. Je regarde les jeunes à la télé, il y en a de très bons, qui arrivent grâce à Star Académie ou autrement, mais combien vont survivre ? Je suis passé par là, j’étais dans le haut de la côte… et on ne sait jamais quand ça va débouler. Mais s’il y en a un sur trois qui réussit, bravo ! Parce qu’aujourd’hui, au Québec, je m’excuse, mais il n’y a pas beaucoup d’endroits où aller. Ils (les producteurs) mettent ça beau, avec une grosse équipe, mais si tu n’accroche pas tout de suite, on te laisse tomber. »

Michel Stax pourrait ajouter que les carrières se bâtissaient personnellement autrefois, qu’il fallait gérer les déplacements, les musiciens à engager, les budgets, que ce soit ici ou en tournées à Boston, Chicago, New-York, tous des endroits visités dans une carrière qui a évolué entre le rythym’ and blues et ce qu’il décrit comme la chanson à l’eau de rose.

« L’équipe, c’était moi », d’ajouter un Michel Stax qui nous laisse en blaguant, tout en cachant mal un morceau de tristesse à transporter dans la tête comme dans le cœur.
Pierre LUC

Photos: Gaétane Nadeau

 

FRANÇOIS LÉVEILLÉE
LE COLLECTIONNEUR EN TOUS GENRES

Ils sont là, tous les trois à parler de métier, de chanson, de musique, de scène, de leurs aventures et projets dans la loge du Centre d’art La Chapelle, à Québec. Il n’y a personne d’autre que la blonde de Paolo, Diane, et moi qui passe de temps à autre. Sans vouloir déranger mais curieux.

Paolo, le grand bavard, se risque dans une composition écrite en pensant à Yves Lambert. C’est dans le ton, celui-ci écoute, intéressé. À François Léveillée, il démontre comment il a appris la jouer de la guitare style Manouche. Ses propos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd, car l’humoriste nous dira :

 « Ma passion, c’est la guitare. J’en ai une collection. Ça fait des années que je rêve de posséder des Gibson, parce que c’est la première qui est rentré chez moi. Quand j’ai la chance, je m’assieds, je joue, je leur parle. »

Il ne se limite pas qu’à cet instrument de musique, celui qui début des années soixante-dix jetait des notes sur papier tout en écrivant des textes à la fois drôle et humaniste qui l’ont amené aux États- Unis comme en Amérique latine.

« Je suis un collectionneur de toutes sortes d’affaires : les bicyclettes, les montres (une trentaine)…Ça doit être de famille. Nous sommes 10 enfants chez nous et tout le monde aime les objets, possède une collection de quelque chose, qui ont une connotation quelconque.  Un peu comme Michel Barrette et ses voitures. »

À l’âge de cinquante-six ans et 35 années de métier, on doit s’attendre à ce que François Léveillée nous promène d’un de ses intérêts à l’autre. Le George Morin d’Annie et ses hommes, le créateur des personnages à l’humour absurde et pamphlétaire Bob Cashflow, Alban Picole le bricoleur, le directeur d’école Édouard Blanchet, le récipiendaire de trophées Félix et Olivier, l’écrivain, le metteur en scène à succès pour les Lise Dion, France D’Amour, Jean Lapointe, Amélie Veille, le Rumeurs  de  Jean-Michel Anctil, le Témoignages de Martin Larocque, et autres, ce Léveillée de Welcome l’an 2000 et de son plus récent spectacle de 225 représentations, La Cinquantaine, possède de toute évidence le bagage qu’il faut pour nous entretenir de l’humour actuel, qui serait sur une pente ascendante… ou descendante.

« Dans mon cas, je ne peux pas me plaindre. Envisageons qu’il y a de plus en plus d’humoristes, de générations différentes, s’adressant à des générations différentes. En quelque part, du fait qu’il y en ait autant à la radio, à la télé, dans les salles, je trouve que ça tue un peu la magie. De plus, le public décode l’humour beaucoup plus vite qu’auparavant. Donc, il faut se montrer de plus en plus original, travailler de plus en plus fort. »

Personnage on ne peut plus sérieux et sympathique Léveillée s’amène présentement en Floride (d’où je vous envoie ces mots doux), remontant une deuxième année consécutive sur la scène du Club Tropical, les 24 et 27 janvier.

Terminant avec un autre dada de François Léveillée, la construction et le bricolage (souvenons-nous de l’émission  Habictation), il est pour une 4e fois le porte-parole du Salon Chalets et Maisons de Campagne, au Centre des Congrès de Québec, du 5 au 8 février. Quant au nouveau spectacle, il se trouve en rodage, nous devions l’avoir l’automne prochain. Avec beaucoup de musique… de guitare. Bon, nous avons jasé encore un peu plus, ce sera pour un autre tantôt.
Pierre LUC

 

PAOLO NOËL
SYMPATHIQUE RACONTEUR

Paolo Noël, nos rencontres remontent au milieu des années soixante. Un gars que j’ai appris à connaître, à admirer, à aimer.

Nous nous amusions dans nos voitures sports, il faisait bon d’arrêter chez lui, à Repentigny, où Lucienne, sa mère nous en sortait des vertes et des pas mûres, ayant toujours un bon mot pour l’un ou pour l’autre, réservant les méchants pour elle-même. Comme si l’on pouvait supposer qu’une seule petite pensée méchante pouvait habiter cette femme admirable de vivacité.

Rarement, suis-monté à bord de ses voiliers, sauf pour l’enregistrement d’une émission de télévision, et, plus tard, sur Le Pêcher d’Étoiles, dans les eaux floridiennes.

L’amour de la mer, de la navigation, aura de toujours transpiré chez ce bonhomme natif de la Gaspésie. Où l’oralité s’imprègne dans les gens du pays, en faisant de beaux raconteurs, tel notre homme que l’on soupçonne d’allonger, d’embellir ou de dramatiser ses récits, qu’ils aient pour origines ses échanges musclés dans les bars où on traitait de tapette cet émule de Tino Rossi, ou bien celui de son sauvetage en mer par l’équipage du yacht présidentiel américain…

Dans quelques mois, Paolo entreprend le tournage de Òmerta 4, télésérie dans laquelle il devait trouver la mort mais où son interprétation d’un mafieux italien a forcé la main du réalisateur Luc Dionne à rallonger son existence sur terre ou à l’écran, tel que vous l’entendrez.

Deux mois plus tard, en mai, sortira sur nos écrans un film de Ken Scott, Les doigts croches. Qu’y fait Paolo Noël dans ce long-métrage qui a nécessité entre autre plus de deux mois d’enregistrement en Argentine ? Vous l’avez deviné : un mafioso italien.

Il faut dire que les rôles de composition, ça le connaît celui qui était passé de la chansonnette au personnage de sympathique quadragénaire s’adonnant au rock’n’roll, quand il ne se glissait pas dans la peau de Bouchon, le clochard-poète.

Quatre décennies après nos premiers bavardages, je retrouve Paolo, à Québec d’abord, dans la loge du Centre d’art La Chapelle où il se sent bien d’y chanter, par la suite à une marina de Saint-Paul de l’Île- aux- Noix, son voilier Teranguai s’y trouvant en cale.

« Les bateaux, voilà ce qui a sauvé ma vie ! », lâche l’auteur de deux livres autobiographiques avec un troisième en marche. « J’ai construit mon premier à l’âge de 17 ans, dans ma cour du quartier Hochelaga, à Montréal. Pour moi, les voiliers représentaient l’amour, la romance, telle que je le voyais au cinéma avec Dorothée Lamour.

J’ai revu le film une dizaine de fois. Je me disais : Ça me prend un bateau, ça me prend un bateau ! » Et ça a changé ma vie. Parce qu’à cette époque, j’avais décidé d’être un mauvais garçon. Comme mon père. Mais je dois ajouter que mes parents, des Gaspésiens, étaient tous des pêcheurs, donc ça devait couler dans mes veines, le goût de la mer. »

 Parmi les événements qui ont fortement influencé le parcours de Paolo Noël –outre la rencontre de sa belle Diane compagne d’une trentaine d’années, fut un appel du réalisateur Péloquin de TVA :

 «Nous étions en train de faire l’amour, Diane et moi, quand un appel est venu. C’était Pélo. Il me demande si je suis capable de remplacer Fernand Gignac comme animateur. J’avais pas la tête à ça, vous comprenez, donc je réponds que je ne sais pas. Le sais-tu ou si tu ne le sais pas ? fait Pélo. Je reviens sur terre et je réplique : Oui, je peux le faire. Il me dit alors : C’est correct, viens lundi.

Ça a commencé de même mon travail d’animateur à la télévision. « Les conversations s’étirent avec Paolo Noël, guitariste, joueur d’accordéon, fantaisiste, personne colorée et on ne peut plus sympathique … Par contre,  la page que vous lisez présentement a une fin. So, à la prochaine !
Pierre LUC

 

ROGER SYLVAIN,
UN ÊTRE D’EXCEPTION

Début des années 80, l’occasion m’a été donnée une première fois de fréquenter Roger Sylvain sur une base régulière. J’entrais aux Publications Quebecor, Roger y dirigeait le journal Télé-Radiomonde.

Pas sûr, le jour de mon arrivée, rue Roy à l’époque, qu’il ait eu le goût de travailler avec moi qui transportait une réputation de patron malcommode (ou autre, que sais-je ?). Mais en professionnel qu’il a toujours été, il a continué de bien exécuter son travail et je l’en remerciais intérieurement pour cela.

Puis est venue une grève, Roger ne voulait rien savoir de ce climat là, il s’est trouvé une autre job. En fait, celui qui avait d’abord fréquenté les vedettes et particulièrement Rosita Salvador en tant que coiffeur, s’est dirigé résolument vers la chanson. Un métier qu’il pratique toujours grâce à une voix posée, une belle présentation et une éthique de travail qui ne se dément pas.

Cependant, Roger Sylvain s’impose dans le milieu du spectacle par son attachement aux artistes de générations antérieures à celles des jeunes stars d’aujourd’hui. Ainsi, à titre de producteur il aura permis à plusieurs chanteurs et chanteuses de continuer à s’exprimer, je mentionne que Raymond Berthiaume, Clairette, Pieret Beauchamp, Bob Robie, René Caron (comme folkloriste), Jen Roger.

Que ce soit lors des spectacles dits du Bel Âge au Collège Laval ou dans les résidences pour personnes âgées, il apporte de la joie non seulement aux interprètes, aussi à un public qui retrouve ses idoles avec émotion.
D’autre part, tout récemment, j’ai retrouvé Roger Sylvain dans ses fonctions multiples de chanteur-animateur-producteur au Marché aux Puces St-Martin, de Laval, là où officiait auparavant l’ancien Classels Michel Caron décédé d’un cancer l’été dernier.

 Notre homme, Roger, s’y trouve depuis 16 ans, à ce que je découvre. Tout un bail ! Surtout quand au considère que les spectacles du dimanche midi s’y déroulent 52 semaines par année –sauf à Pâques, devant des assistances  d’une moyenne d’âge entre 55 et 60 ans.

« J’ai bien dû y présenter un millier d’artistes à raison de quatre ou cinq par représentations en plus des concours de nouveaux talents », de dire fièrement Roger. « Si je favorise ceux des années 60 et 70  tels les Monique St-Onge, Stéphane des Gendarmes, Claudette Dion, Jean Faber ou Michel Stax, je pense aussi à des plus jeunes, parce qu’ils n’ont pas de tremplin pour se faire valoir », poursuit-il.

Toutefois, faut l’entendre parler des habitués de l’endroit pour comprendre la relation entre lui et eux, qui le suivent fidèlement dans ses déplacements :
« C’est une relation qui dépasse le métier, confirme-t-il. Ils forment comme ma deuxième famille, je les vois plus souvent que mes proches et ici je me sens comme chez moi. Je connais leur vie, celle de leurs enfants et petits-enfants, il m’arrive de chanter à leurs funérailles (l’une d’elles l’avait exigé dans son testament). Je me sens bien avec eux ! »

 Seize années, donc, de cet amour partagé, alors que certains jours du Seigneur, des personnes se pointent au Marché dès 8 heures du matin, question d’avoir leur table préférée et d’en réserver pour leurs connaissances. Un rendez-vous privilégié avec 200 à 300 personnes hebdomadairement, qui inspire Roger Sylvain à renouveler son répertoire, une tâche accomplie avec amour par un être exceptionnel.    
Pierre LUC

 

 

UNE PRIÈRE POUR EVAN

En ce moment, comment ne pas avoir une pensée pour Evan Joanness, récemment victime d’un ACV (accident cardiaque vasculaire) qui le prive de la parole depuis déjà quelques semaines.

Le chanteur bel canto, paralysé du côté droit, devra réapprendre à parler, à marcher. Ce n’est qu’au bout d’une longue réhabilitation –qui pourrait prendre jusqu’à deux années, que l’on saura à quel point il aura pu s’en remettre. Quant à chanter de nouveau un jour, c’est ce que notre cœur lui souhaite.

Il ne l’aura pas eu facile cet enfant adopté appelé à une carrière internationale qui fut interrompue trop brutalement. On n’en cherchera pas les causes, connaissant la nature humaine, ses faiblesses, ses envies et ses tentations sournoises, sans compter que l’on rencontre, dans la vie, des êtres plus chanceux que d’autres.

 L’autre hiver, en Floride, Evan m’avait donné son plus récent CD, Evan Joanness chante Louis Mariano, comprenant une bonne partie de ses succès d’antan. Ne l’ayant peu connu auparavant, je fus sidéré par la voix exceptionnelle de ce jeune homme dont la carrière française fut parrainée par le créateur d’opérettes Francis Lopez. Dans Rossignol de mes amours, Maman tu es la plus belle du monde, Maria Luisa, nous découvrons une couleur rare.

Et tant qu’à parler de frissons, il y a ceux que me procurent, la présente édition, les interprétations de La Belle de Cadix, L’Amour est un bouquet de violettes, Douce Madone et la finale de Toi, Moi, le soleil et l’amour. Tandis que plusieurs n’oublient pas son flamboyant Mexico. Allez, mon gars, Evan, fais ce que tu peux pour te remettre, peut-être que cette fois-ci, avec un peu plus de chance et une prière à la Madone…
20/10/08
Pierre LUC

 

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