TÉMOIGNAGES

 

 

À PETITS PAS…

« Une petite vie bien tranquille, ça vous intéresse ? », demande Isabelle de Québec. Celle qui roule sous le pseudo de Bella 454 dans Réseau Contact, est, à 34 ans, mère de deux enfants. Une situation qui, que ce soit sur internet ou autrement, fait peur à bien des hommes. Voici ce que nous en dit Isabelle.

« Bonjour à vous.
Vous avez raison ce n'est pas facile d'associer un homme à une petite vie de famille!!

Mais c'est pas grave un jour ce sera mon tour!

Pour ce qui est du Réseau eh bien je peux vous dire que j’y ai fais de très belles rencontres jusqu'à présent. Mais ça ne va pas plus loin qu'une belle amitié.

 Sauf peut être pour un qui, pour l'instant, avance à petit pas, lentement mais surement comme on dit.

Alors j'attends la suite de cette belle rencontre.

Il ne m'est rien arrivé de déplaisant jusqu'à aujourd'hui. C’est certain que j'assure mes arrières. Lors de rencontres je suis prudente.

Au plaisir
Isabelle »

À noter qu’Isabelle termine sa présentation par ces mots :
« Ce que j’ai le mieux réussi dans la vie : mes 2 petits cœurs »

 

INTERNET, UN BIENFAIT, PEUT-ÊTRE

« Il y a un peu plus de deux ans, avant le départ pour une croisière, mon mari après 35 ans de vie  a choisi de partir avec une compagne de travail .J’ai fait le voyage avec mes enfants et à mon retour la peine et une forme de désespoir sont  venues hanter mes jours.

Alors, je me suis inscrite sur un site de rencontre, je n'étais pas prête bien sur. Internet m'a permis de passer cette première Saint-Valentin avec un étranger, agréablement, sans plus.

En mars un comptable agréable a fait mon impôt autour d'un bon souper.

En avril j'ai pris un temps de réflexion,  je n'étais pas sortie de ma peine et je me sentais coupable de faire perdre du temps à ces hommes virtuels.

Le 1 er juillet j’ai décidé de fermer le livre du couple, et comme les oiseaux recommencent leur nid j'ai pensé me refaire un nid et aller au-devant de ma vie.

Le réseau m'a envoyé un homme charmant et veuf depuis peu. Nous avions autant d'années de couple l'un comme l'autre, il n'avait eu qu'une femme dans sa vie et moi de même.

Après deux  semaines sur internet nous sommes rencontrés. Il y a eu cet instant de grâce où on voit chez l'autre le regard complice. Il était très agréable, social, il chantait m’amenait partout avec fierté. Je reprenais confiance en moi; le rejet de l'homme de ma vie  a amené une perte d'estime, un échec de femme et la peur d'entamer une relation intime.

Avec cet homme je me sentais à l'aise, je commençais à m'aimer à travers ses yeux. Malheureusement, son deuil n'était pas fait .On s'est laissés sans complication  simplement comme les feuilles tombent à l'automne. J'avais passé un été en agréable compagnie et commencé à croire que la vie pouvait me redonner une chance d'aimer et d'être aimé.

La vie m'a amenée alors sur un autre chemin, mes parents sont tombés malades. Je suis retournée dans mon patelin .Ce fut salvateur de changer de milieu, retrouver mes racines, accompagner ma mère dans ses derniers mois et aider mon père à faire le passage.  En prenant soin d’eux, je prenais soin de moi.

Internet était là, un homme est venu à ma rencontre en novembre. Il venait chez mon père les fins de semaine et m'écrivait la semaine. Il a été un bon support dans les deuils que je vivais. Il était gentil, tendre et attentif à moi.

 Lorsque je suis revenue chez moi, les choses se sont gâtées. Il critiquait ma maison, mes enfants, mes amies et ma façon d'être. J’ai dû couper les ponts.

J'étais soulagée, j’étais fière de moi, d'être capable de voir clair, d'être assez sure de moi pour décanter et décider. Quand on passe autant d’années avec un homme, la teinte du couple brouille la teinte personnelle et ma couleur ressortait enfin.

Depuis ce temps, je discute sur internet, je vais prendre un café, je papillonne. J'ai rencontré des hommes : un homme marié qui avait  peu de temps; un homme avec un cancer; un vieux garçon amoureux du golf; un intello  désordonné; enfin un dernier qui est engagé, je crois, selon mon instinct féminin…

Les rencontres sont faciles, les attentes élevées par tous et l’engagement  n’est pas une priorité pour personne malgré ce qui est écrit.

Chacun d'eux a été une belle rencontre en quelque sorte parce que chacun m'a apporté une façon de voir la vie, les relations. Avec eux, j'ai reçu tantôt de la tendresse, tantôt un partage de solitude, et bien sûr, quelques moments de sensualité.

Ces hommes virtuels ont été pour moi une forme de thérapie qui m'a permis de comprendre que j'avais vécu une forme d’indifférence avec mon mari, pas beaucoup de tendresse et surtout un grand sentiment d'incompétence féminine. Ces hommes m'ont permis de fermer la plaie de la perte d'une vie de couple.

Aujourd’hui, je sais qui je suis, je suis  bien  avec moi-même, je devins amoureuse  de moi.

Je peux maintenant  aimer… »
Il s’agissait du témoignage de Céline, 59 ans, de Repentigny (gardenia9 dans Réseau Contact).
06/05/08

 

UNE REINE A TROUVÉ SON ROI

Un divorce difficile en 2002, Manon prend une année pour ce remettre de sa blessure. Puis elle se place sur internet. Suite à trois rencontres décevantes (« Étant une belle femme, ces hommes désiraient une intimité avant même de me connaître »).

En 2004, après quelques échanges sur Réseau Contact, Manon (pseudonyme missjenny) entreprend une relation de plus de deux ans. Malheureusement, elle va se terminer.

Mère monoparentale de deux ados, elle retourne dans le Réseau.
Constat du moment :
« Les gens de mon âge possèdent de grande blessures non réglées, qui les empêche d’établir une nouvelle relation saine. Au moindre petit effort, sois une belle communication, ils préfèrent rebrousser chemin.

« Moi qui croit possible un relation grandissante, que j’associerais à un instrument de musique qu’il faut bien accorder pour en sortir une magnifique harmonie, eh bien, je m’étais rendue à l’idée de vivre en célibataire le reste de mes jours.

« Mais voilà que lors d’un déjeuner GT (activités organisées entre membres d’un site), je fais la rencontre d’un homme avec lequel j’avais échangé à plusieurs reprises via Réseau Contact.

« Sans aucune attente au préalable, devant cette personne la terre a cessé de tourner. Je ne décrirais pas cette rencontre comme un coup de foudre, plutôt un échange en toute simplicité, dans un grand confort. Quel bien incroyable cela fait !

« Depuis, nous parlons des vraies choses, nous nous ajustons tout doucement. Nous prenons le temps de bien nous connaître.
Il est fort possible que je me remette au ski alpin…et mon Roi à la moto.

« Moi qui, auparavant, je ne voulais même pas aller prendre un café avec cet homme, croyant que nous étions trop différents, je m’étais grandement trompée ! 

« Aujourd’hui, je dirais aux gens de se laisser la chance de découvrir ce que nous désirons dans une relation –pas un livre de critères, misère) et de prendre le temps de connaître une personne, se ramenant sans cesse du jour de notre premier échange.

« Nous possédons tous des défauts, il suffit de les apprivoiser.  Il n’y a aucun être humain de parfait. »

Et voici ce que nous pouvons lire aujourd’hui dans la présentation de Manon, 42 ans qui se déclare mariée dans sa présentation:
« Oui, j’ai rencontré mon Roi à moi. Je suis la Reine la plus comblée de cette terre. Bonne route à tous. »

05/05/08

 

TOUT EST BIEN..... QUI FINIT BIEN

Séparée de son mari, Josée (brillenet dans Réseau Contact) a foncé tout en annonçant ses couleurs.
La fiche qu’elle avait à remplir se lisait :
« Plus que 3 enfants ».
Elle a coché.
Sauf que dans les faits, la jeune femme de 32 ans avait charge de 5 enfants !

Situation difficile pour cette résidente de Bromont, aux yeux bleus et au sourire timide.
Heureusement, la suite s’annonce plus reluisante pour Josée.
Lisons ce qu’elle nous livre :

« Entre temps (depuis le moment où elle a placé son message sur internet), je suis revenu dans le quotidien avec mon mari.
Quelques mois de réflexion certaines fois ça aide.

Bien, je peux vous dire qu’étant mère de 5 enfants et tomber célibataire du jour au lendemain n’est pas chose très facile à vivre. Et mon expérience sur le net non plus.

J’ai eu plus de 235 visites sur ma fiche et peut-être 4 personnes qui se sont montrées intéressées.
Mais de toute façon, il n’y a pas un homme de mon âge qui serait prêt à s’embarquer dans une relation stable avec une femme qui a 5 enfants.

Peut-être que si j’avais menti sur le nombre d’enfants, il y aurait davantage d’hommes à se montrer à moi ou à mon physique. Parce que je me rends compte au fil du temps que le physique est primordial pour la majorité des hommes.
Les valeurs ont été mises de côté. »

Nous souhaitons à Josée et à sa famille tout le bonheur qu’ils méritent.
28/04/2008

 

LES AMITIÉS DE KARINE

Karine, 33 ans, résidente de Mascouche, a deux enfants. Nous lui avons demandé si cela ralentissait les ardeurs de ces messieurs, du fait qu’elle soit mère monoparentale.

La réponse de celle qui signe Wazaqui  dans Réseau Contact, est venue  généreuse et non remplie de surprises. Voyons…

« Bonjour,
pour répondre à vos questions si vous avez lu ma fiche vous constaterai que je recherche seulement de l'amitié étant donné ma situation: séparée depuis 8 mois après une relation de 12 ans.

Et que c'est ma décision. Je suis des plus heureuse et des plus épanouie et je savoure cette liberté qui me donne cette boule d'énergie, de bonheur.

Je ne veux pas d'homme attaché à ma famille pour l'instant. Mais j'adore tout de même leur compagnie et c'est pour cette raison que je suis ici. Et ce réseau ma permis de rencontrer des gens fabuleux avec qui j'ai développé une amitié virtuelle et réelle.

J’ai la liberté de trier les fiches d'hommes qui sont potentiel à offrir de l’amitié. J'adore le genre humain, donc je me fais un plaisir de leur envoyer des ondes positives pour leurs recherches amoureuses.

Je sais aussi que le virtuel peut-être un endroit ou le mensonge est omni présent.  Toutefois,  je crois que l'écriture et la façon d'échanger ici s’avèrent bonne façon de sonder la sincérité des uns et des autres.
L’écriture n’est-elle pas le reflet de l’âme ?
 
Avec mon expérience du virtuel et les rencontres que j'ai fait jusqu'à maintenant, je peux affirmer que l'idée que je me suis faite avant ces rencontres furent  copies conformes de la personnalité qui ce reflétait dans l'écriture. Je sais par contre que ce don n'est pas donné à tous et je me sens très privilégiée.  

 Ce fut un plaisir pour moi de partager avec vous une partie de ma vision du net.  
Je vous fais mes salutations les plus distingués avec simplicité et amitié et je vous souris pour que votre travail soit un succès et  vous envoie un clin d'oeil pour que votre vie soit des plus belle. »

Bon vent, Karine !
26/04/08

 

LE DÉBUT D’UN TEMPS NOUVEAU…

« C’est le début d’un temps nouveau… » chantait Renée Claude, sur des paroles de Stéphane Venne, eh bien pour Nicole, 63 ans, ce temps arrive.

Après deux grands amours, dont une dernière liaison de 27 ans, suivie d’une année de célibat, celle qui se présente dans Réseau Contact sous le surnom de Vogue 20,remet les voiles vers ce qu’elle espère le bonheur.

Pilotée sur internet par sa nièce, Nicole lance un message à toutes les femmes seules, sexagénaires ou autres : la vie existe… après la vie !

Cheminement de Nicole, habitant en banlieue montréalaise, après un mois dans la Toile : deux débuts de relations dans le réel, un échange virtuel soutenu, quelques entretiens téléphoniques…un courrier volumineux dont elle fait le tri; voilà une femme qui se prend en mains.

D’une part des rencontres agréables qui se poursuivent mais sans assurance de lendemains qui chantent, dans un deuxième temps, une correspondance outre-mer qui perdure. Dans ce cas-ci, Nicole lance :

« Il est très amoureux de moi et je crois l’être aussi » Bémol : personne n’a encore traversé l’Atlantique à la nage.

Professionnelle, plutôt intellectuelle que sportive, Nicole ajoute : « C’est la première fois que je m’inscris dans un tel endroit. Ça m’amuse et en même temps c’est valorisant de recevoir des compliments. D’autre part, je me considère favorisée du fait d’avoir communiqué avec des gens intéressants et de même scolarité que moi. »

Notre projet : suivre occasionnellement cette jolie dame, articulée et indépendante de fortune, dans ce monde de vérités et de mensonges.

Mais peut-être n’aurons-nous pas l’occasion de cheminer aussi longtemps avant que Nicole ne réussisse le même pari que sa nièce et ses deux neveux (autre histoire à développer ?) qui ont tous trois rencontré l’Amour dans la Toile.

30/07/07

 

UN BRIN DE FOLIE POUR FEMME SÉRIEUSE

Un petit matin qu’il faisait trop chaud pour qu’elle parte à vélo, nous avons demandé à Marie, (Brindefolie dans Réseau Contact), ses impressions de son séjour dans la Toile.

Voici ce que nous a répondu la souriante femme de 60 ans, habitant les Basses-Laurentides

J'ai fait plusieurs rencontres, quelques-unes intéressantes mais la plupart décevantes.

Des faits cocasses? L'un m'a déjà dit et je cite: " La vie ne t'a pas préparée à accompagner un homme comme moi qui base sa vie sur faire la volonté de Dieu". C'est beau n'est-ce pas? Exit Marie.

Un autre déjà marié recherchait une compagne d'activités parce que sa femme souffrait de sclérose en plaques. Triste mais contre mes principes.

D'autres voulaient m'embrasser avant même m'avoir apprivoisée.

Des échanges intéressants, oui, mais des personnes trop ci ou pas assez ça.Les hommes de mon âge recherchent en majorité des femmes plus jeunes qu'eux. Or mon problème c'est que moi, je ne suis pas attirée par les hommes plus vieux. Je suis en forme et j'aime bouger.

Bref, parfois je me questionne à savoir si je ne perds pas mon temps. Suis-je trop exigeante? Trop indépendante?

Mais je continue...pour le plaisir, en essayant de ne pas avoir d'attentes. Chose certaine, je reste moi-même et je donne l'heure juste.

Quand je me sentirai prête, peut-être que j'en écrirai plus long. Sait-on jamais?

Au plaisir Marie, 27/07/07

(À suivre peut-être, en compagnie de cette personne qui dit mordre dans la vie et se décrit comme spontanée, douée pour l’écoute, équilibrée et choyée par la vie)

 

Des belles rencontres
PAS POUR UN SOIR,
MAIS PAS POUR LA VIE

Hélène W. de Ste-Thérèse (pseudo lamitié8 dans Réseau Contact) a reçu plus d’un millier de réponses à son « annonce » qui débute ainsi : « Je cherche un partenaire unique, tu seras mon ami, mon amant, mon confident. ». La femme de 56 ans a fait de beaux choix depuis quatre ans maintenant. Avec de belles rencontres, mais comme nous le découvrons : si ce ne fut pas pour une soirée, en revanche ce ne fut pas pour la vie...

« Depuis l'an 2001 je suis célibataire après avoir partagé 13 ans de vie commune avec le papa de mes enfants et 16 ans avec Robert qui lui aussi avait 3 enfants.

Pour différentes raisons qui resteront connues de nous seulement, nous avons convenu d’une rupture.

Je me suis donc inscrite sur ce réseau virtuel dans le but de rencontrer l'âme – soeur:
L'âme-Soeur pour moi est la personne avec qui je pourrais partager mon bien être avec son coeur,
son corps, son âme et son esprit

2003.- Je rencontre Jack, il a un coeur d'enfant, il me fait rire et en plus, il est profond. Ensemble nous prenons le risque de se découvrir davantage et après un an de fréquentation assidue, on découvre mutuellement que nos affinités pour s'épanouir en tant que couple ne sont pas suffisantes. On met donc fin ensemble à cette union mais demeurons de très bons amis. Ce fut une belle rencontre

2005.- Je rencontre Pierre. Entre Pierre et moi , il y a beaucoup de similitudes, on se rejoint aux niveaux coeur, corps , âme et esprit. Je crois alors que Pierre est mon « âme –sœur ».
C'est l'amour fou entre nous, on parle même de mariage

Au fil des mois la relation se gâche . Pierre est dominant et de plus il a un problème de santé relié à la dépression. Je deviens en quelque sorte une thérapeute pour lui. Il a été élevé dans une culture anglophone et moi je ne parle pas l'anglais.

Étant en affaire et en démarrage de gros projets, je n'ai pas la force durant cette année ou mon entreprise me demande beaucoup de supporter Pierre.

Après 15 mois de relation , on y met fin en croyant que les circonstances de vie nous ont éloignés.

2007 .- Je suis a nouveau sur Réseau Contact en attente d'un Bel être qui partagera mon mieux être. »

Il est aussi écrit dans la présentation d’Hélène : « (...) Dans mes priorités, en plus de la réussite de ma vie amoureuse, il y a la famille, mon travail et ma croissance personnelle. »

Gageons qu’un chanceux frappe déjà à sa porte...

07/07/07

 

« EST-CE QUE LA
BLANQUETTE EST BONNE... ? »

Joanne de Gatineau, dont le témoignage « Le coup de foudre et internet » apparaît ici-bas, nous a livré un autre envoi. Autre, envoi, autre rencontre. Voici comment ils se sont accrochés...

« Une femme ronde de 50 ans retrouve sa liberté après plus de 25 ans de mariage. Elle ne sait plus comment draguer et elle n'aime pas les bars .

Ses amies ne lui sont d'aucun secours car elles sont toutes mariées, bien ou mal mais ça c'est une autre histoire!

Comment se retrouve-t-elle sur un réseau de rencontres? Par hasard, par curiosité, elle se lance sans le dire à personne. Elle reçoit soudainement un message qui lui demande si elle a de gros seins! Vite, elle redevient invisible. Elle persiste en se disant qu’il y a sûrement des gens biens dans

ce catalogue. Une fiche attire son attention: un agent de sa majesté cherche une femme qui aimerait partir à la découverte d'un trésor caché.

Elle lance une bouteille à la mer et...l'homme répond. Il envoie sa photo accompagnée d'un gentil mot bien tourné. Dichotomie entre la photo et l'écriture. Gars de moto à la plume alerte. Mystère. À la fois intriguant er attirant: la correspondance se poursuit. La femme n'envoie pas de photo et...le mot de passe pour la première rencontre est tirée de OSS117: 'Est-ce que la blanquette est bonne ?'

Enervée, angoissée, la femme ose entrer dans ce café où se trouve ...le spécimen. Elle lui glisse le code à l'oreille, il se retourne, sourit et trois heures plus tard, ils s'échangent leurs numéros de téléphone et repartent chacun de leurs côtés. Six mois plus tard, après plusieurs péripéties, ils n'ont pas trouvé le trésor caché mais se sont bien amusés .

15/06/07

 

VÉRÈNE
ENTRE LA SUISSE,
LA GUADELOUPE ET LE QUÉBEC

Vérène, une Suissesse oeuvrant en Guadeloupe dans le domaine du tourisme, a rencontré son premier québécois en 2002.
« En voyant sa photo, je me suis écrié : tiens, il me ressemble », nous confie celle que l’on trouve sur Réseau Contact sous le pseudo : Gwadloup.

« Je l’ai rejoint en moins d’une semaine (4h 50 de vol Guadeloupe-Montréal) pour être touchée par son regard anxieux. Après six mois auprès de moi, avec un voyage en Suisse, nous avons dû nous résoudre à nous séparer.
Mais nous sommes restés des complices, autant pour le sport que musique et nourriture. Il est devenu végétarien comme moi en 24 heures. »
Vérène et Claude (prénom fictif) se revoient quand elle vient au Québec, des visites annuelles qu’elle s’offre : « Souvent, j’ai employé ce site juste pour être hébergée au Québec. »

Résidente de Neuchâtel en Suisse, 44 ans, Vérène croit aux à l’efficacité de l’internet pour rencontrer l’âme sœur, comme on dit :
« La preuve, c’est que j’y suis encore (...) Les sites de rencontre m’ont permis de mieux me connaître. D’oser parler avec un large panel de gens, d’en rencontrer. Pour faire du vélo, suivre des festivals.
Et quelle joie de voir que l’on peut plaire à n’importe quel âge. L’astuce n’est pas de plaire mais de trouver quelqu’un qui nous plaise aussi. »

Dans sa présentation sur internet, Vérène écrit :
« Le printemps t’inspirera-t-il ... à prendre la plume été me conter fleurette ? Laisse ton cœur s’ouvrir à du nouveau, fais confiance à la vie. Cruise-moi ! (...) »
Qui pourrait résister à une si belle proposition, n’est-ce pas ?

03/06/07

 

DRAGON LADY, SA HARLEY ET SON AMOUREUX

« Il est bon d’avoir un site internet où nous pouvons nous rejoindre, nous les bikers, car, disons-le, nous avons une manière de vivre, de penser, d’être et de désir de liberté en chevauchant notre moto et de partir sur les routes... », nous exprime Dragonlady6 (Réseau Contact).
Après maintes rencontre avec d’autres hommes, cette résidente de Longueuil a connu son conjoint actuel, un motard lui aussi : « Nous atteindrons notre première année de bonheur le 4 août prochain. »

« Je dois vous avouer que mon critère premier était que mon partenaire de vie éventuel possède sa propre moto. Car une femme comme moi avec un Harley, je ne tenais pas plus que ça, à trainer un homme derrière mon chopper poursuit Lyne Tardif»
Nous avons demandé à notre correspondante de 36 ans (un enfant) si, en général les hommes abordaient une belle blonde motarde par fantasme...
« D’après le nombre faramineux de messages que je reçois, je crois que les hommes adorent. Même ceux qui n’ont pas une moto et qui doivent bien lire que je suis en couple, continuent de m’écrire. »

Dragon conclut : « C’est bon de pouvoir partager les joies de la moto avec l’être aimé : une belle ride suivie d’un souper, de vin et, bien sûr, de beaucoup d’amour ! »
« J’espère que ces quelques lignes vous aideront dans votre travail. »

31/05/07

 

LE COUP DE FOUDRE ET INTERNET

Le message de Joanne (Étévrai 19995366 dans Réseau Contact), 50 ans de Gatineau) débute ainsi : « Recherche complicité avec un homme qui aime la vie, qui aime rire et regarder une femme dans les yeux. »

Regarder une femme dans les yeux... Voyons où cela peut mener quand deux regards deviennent complices...

« Impossible vous diront les gens. Eh! bien oui, le coup de foudre et Internet ça existe, je l'ai vécu il y a deux ans. Je feuilletais le catalogue du réseau quand soudain, je me suis arrêtée sur une fiche
originale: 'gueule de colon, yeux pers, vivant dans une maison de bois rond quelque part dans la région appelée Petite-Nation, aimant la nature, un peu rebelle' . Les mots rebelle et nature m'ont attirée. Je lui ai envoyé un message préfabriqué. J'aurais bien aimé lui envoyer quelque chose de plus fin et subtil!

Il m'a répondu rapidement et nous avons échangé quelques courriels avant de planifier une rencontre, dans un café bar sympathique. Je pouvais le reconnaître, ayant vu sa photo mais lui savait seulement que je porterais un sac à main rouge!

 

La fameuse date arrive. C'est ce soir! J'ai mal au ventre, je voudrais changer de jour, faire autre chose. Je me rends à l'endroit choisi au moins quarante-cinq minutes avant l'heure du rendez-vous. Je marche et grommelle entre mes dents: 'Qu'est-ce qui m'a prise d'accepter?'. À l'heure dite, je fonce, le coeur battant la chamade. J'aperçois un homme appuyé nonchalamment au zinc qui me regarde droit dans les yeux. Son regard identifie le sac à main rouge et remonte vers mon visage. Je reste figée sur place, lui aussi. Tout s'arrête: je ne vois que lui et ses yeux pers me regardent intensément. Il me semble que le temps suspend son vol comme l'a écrit Lamartine. Comme dans un film, nous seuls, les principaux acteurs, sommes en pleine lumière. Tout le reste est flou. Il n'y a plus de bruit.

La lumière nous inonde et rien n'existe à part nous. Je m'avance doucement vers l'homme, en tendant la main, qu'il serre vigoureusement. Il me sourit et me demande pourquoi je ne mets pas ma photo sur le réseau. Il me trouve belle. Nous prenons un verre, nous nous frôlons discrètement, nos yeux et nos bouches vibrent à l'unisson.

-As-tu dîné me demande-t-il?

Nous sortons du café et prenons sa voiture pour nous rendre au restaurant.
Nous mangeons peu, préférant nous dévorer du regard. À la sortie, nous faisons quelques pas. Il me prend le bras et la magie continue.

Dans sa voiture, il me fait la cour. Il s'approche doucement de moi et, ses yeux pers remplis de désir, rencontrent mes yeux noirs. Nous nous sourions, penchons la tête l'un vers l'autre, savourons ce moment merveilleux. Le désir monte et nos lèvres se rapprochent doucement.

- Viens chez moi!

Je ne le connais pas, il ne me connaît pas et pourtant, je n'ai pas peur.
Que faire? Sauter à pieds joints dans le désir ou...être sage et rentrer chez moi?

- D'accord, je prends ma voiture et je te suis

- Reste avec moi répond-il.

Nous voilà en route pour la Petite-Nation! Pendant le trajet qui paraît si long, il me touche le bras, le visage, la cuisse. Je touche ses cheveux, son bras. Nous avons un besoin urgent de nous toucher, de nous rapprocher.

Quelque part en moi, je me dis que je prends un risque fou: je suis dans la voiture d'un inconnu, qui habite à une heure de chez moi! Pourtant je n'ai pas peur. L'aventure est palpitante et mon coeur bat la chamade.

Il habite une maison originale, située au bout d'un long chemin de terre, au milieu d'une forêt. Pendant une fraction de seconde, je pense au petit chaperon rouge et au méchant loup ! Le loup me sourit, ouvre la portière et me fait pénétrer dans son antre.

Pendant quelques mois, nous avons vécu la magie du coup de foudre à chaque rencontre.

Puis, nous avons écrit le mot FIN lorsque notre film intitulé 'Le coup de foudre et Internet' a été terminé! »

Joanne
23 mai 2007

 

LORRAINE,
FEMME CURIEUSE ET ACTIVE

Mariée pendant 17 ans, en couple pendant onze autres années, Lorraine Lagassé préconise la fidélité envers l’homme qu’elle aime. De même elle continue d’être fidèle aux amitiés ou encore amitiés amoureuses engendrées grâce à internet.

En cinq années dans la Toile, Lorraine s’est avérée une femme active. Il y a eu des échanges, des rencontres, des aventures et aussi des relations sérieuses, avec en prime de belles amitiés.

Au total, une centaine de rencontres (cafés ou soupers), une trentaine d’aventures et puis des liens plus sérieux, dont une relation, d’une douzaine de mois et une autre de plus de deux années. Celle-ci se poursuit toujours. Elle voit d’autres hommes quand ils savent lui plaire, mais ce gars-là est le « privilégié ». Cinq fois il l’a demandée en mariage, peut-être l’aura-t-il à l’usure...

Devant tous les espoirs, les peurs et les ouï-dire, voici des réflexions de cette femme de 54 ans qui occupe un poste de direction dans l’entreprise où elle œuvre.
« Au début, tu as peur, c’est la jungle » raconte Lorraine. « Par contre, tu ne veux pas refuser parce que tu te dis : « Tout d’un coup ce serait celui-là... Maintenant, je sélectionne.

Presque en commençant sur internet, j’ai trouvé un homme avec lequel j’ai eu une relation d’une année. Mais je n’osais pas dire que nous nous étions rencontrés grâce à internet.

J’aime beaucoup échanger, tu apprends beaucoup des gens. Si je ne vais plus autant sur internet pour chercher l’amour, reste que j’arrive à passer du bon temps grâce à de nouvelles connaissances. Je suis gourmande de savoir, ça répond à mes besoins intellectuels et physiques, même»

Pourtant, quelque part dans la rencontre qu’elle nous a réservée chez elle, elle répondra ainsi à notre question à savoir si il peut y avoir l’amour au bout du tunnel : « J’y crois. »

Laissons-là poursuivre :

« Des craintes ? J’ai tendance à faire confiance dans ce qu’on me dit. On attire ce que nous sommes.
Comment sont les hommes ? En général, respectueux, galants, à l’écoute : on attire ce que l’on est.... »

Comme la majorité des dames de son âge, Lorraine reçoit un courrier impressionnant venant de beaucoup plus jeunes qu’elle :
« L’expérience avec un jeune (35 ans environ), je l’ai faite. Cela a duré une année et demie. On se téléphone encore. Il a fallu qu’il me convainque de sa maturité, qu’il possédait une certaine expérience. Pour le sexe, oui, mais pas seulement pour cela.
« Dans une relation avec un jeune, ce qui est valorisant, sans jouer à la professeure, c’est que quand il aura 50 ans, quand il aura mon âge, il dira : « Elle m’a beaucoup appris ». Voilà la satisfaction. «

Femme ouverte, de grand cœur, Lorraine y ira de la conclusion :
« Dans les échanges par internet, il faut savoir aborder, approcher, il faut être près des gens, poser les bonnes questions, discuter du sujet directement. »

Un moment fort agréable que celui passé en compagne de Lorraine Lagassé (Lola 506 dans Réseau Contact).

03/04/07

 

Carole et Laurier
600 KILOMÈTRES N’ONT PU
FAIRE TAIRE LEUR AMOUR

Carole et Laurier se sont présentés l’un à l’autre par le biais de Inter Contact, au début de 1999. Aujourd’hui, ils vivent ensemble depuis 8 ans, ont uni officiellement leur destinée par le mariage, six années passées.
Elle venait de divorcer. Lui était veuf après un mariage de 26 ans. Elle avait 42 ans, lui 46. Elle habitait dans Charlevoix, lui à Chapaix, dans le nord québécois. Une distance d’environ 600 kilomètres les séparait.
Alors qu’il en était à ses débuts sur internet, elle avait eu l’occasion de rencontrer d’autres hommes, plutôt des amis.

Carole et Laurier ont échangé par internet pendant un mois avant leur première de trois rencontres. Ce fut le coup de foudre.
Carole raconte :

« Nous avions la pensée magique que c’était le destin, que c’était dû. Pendant nos échanges par ordinateur, nous avons abordé tous les sujets qui nous concernaient. Nous savions ce que nous voulions et nous avons été honnêtes l’un envers l’autre. Nous avons suivi un bon et solide cheminement. Finalement, c’était comme si nous nous connaissions déjà, lors de notre première rencontre.
Alors, Laurier est descendu à Baie St-Paul. Dès notre premier contact, il m’a prise par les épaules, m’a donné un bec et a dit : «Ça clique. » Moi, ça m’a pris une heure. Mais déjà, nous savions que c’était l’amour.

En une autre occasion, je suis allé chez lui, avec les enfants. Ils ont adoré. C’était début mai. Le 22 juin 1999, je déménageais. Avec mes ados de 10 et 14 ans, mes 3 chiens et un chat, Laurier les a tous acceptés !

Les gens autour de moi n’étaient pas d’accord. Pourtant, cela est devenu la plus belle relation de ma vie. Jamais nous n’avons de disputes. Nous sommes certains que c’est pour toujours. Maintenant sur une terre en Mauricie, nous vivons un rêve sur terre ! »

 

ON NE COMMANDE PAS LE COEUR

Huguette, 66 ans, nous tient un discours que nous retrouverons souvent dans la recherche en vue de notre documentaire. La moralité de ce témoignage serait que les femmes dans la soixantaine semblent bouger davantage que les messieurs et ont conservé une meilleure santé. Mais voyons ce que celle qui se compare à « un paquet de surprises » raconte :

« Ma fille a connu un homme par internet, ils se sont vus trois fois seulement avant qu’elle ne déménage avec lui. J’étais bien inquiète, mais ils se sont mariés et vivent heureux depuis 8 ans.
Mon fils aussi, après une seule journée sur le net, a connu une femme et ils sont ensemble depuis 5 ans.

Donc, cela existe.

Pour ma part, j’ai rencontré plusieurs hommes par le biais de l’internet. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences, en fait ce qui manquait c’était la fameuse chimie. »

Artiste peintre professionnelle, qui donne des cours de dessin, Huguette est très impliquée dans les activités concernant la condition féminine. Nous lui avons demandé si elle ne se montre pas trop « un peu difficile ». Voici sa réponse :

«J’ai bien réussi, je suis une femme de tête dans l’âme, donc un monsieur sans classe ne me dis rien. Je ne sais pas si on appelle cela « difficile ».Je n’aime pas n’importe qui...

Je ne suis pas une femme de routine, j’ai du vécu et réalisé plusieurs rêves dans ma vie. Souvent, ces hommes avaient une vie routinière, étaient divorcés, ont vécu avec la même femme toute leur vie : même job, même maison, etc. La conversation n’allait pas très loin.

Il y a eu aussi les maladies, la plupart exposaient leurs cicatrices comme des trophées. Je suis bien compatissante envers la maladie, mais je n’en ai pas et je veux un homme en santé. D’ailleurs, je me dis que le physique et le moral vont ensemble. »

Cette femme divorcée y met pourtant l’effort :
« J’ai vécu une relation suivie avec un homme de France. On correspondait depuis six mois. Il me téléphonait chaque jour. On a décidé de se rencontrer, j’ai payé la moitié de son voyage. Dès le premier regard, on a débarqué tous les deux. Il n’y avait rien qui passait. Je l’aurais bien aimé, comme ami seulement...
C’est comme ça. On ne commande pas le cœur. »

Huguette, Cantons de l’Est (hbri dans Réseau Contact)

28/02/07

 

JAMBETTE DU DESTIN

Maryse, 60 ans, de Montréal, se présente comme une personne « mature, autonome, sensuelle », à la recherche de l’amour et de l’amitié et de petits bonheurs que la vie pour offrir. Cependant, cette femme aux « coups de cœur » a aussi vécu l’une de ces tristesses qui nous attendent quelque part dans un virage. Elle nous raconte :

« Lors de mon inscription sur Réseau Contact en 2004, j’étais loin de me douter dans quelle aventure j’allais être précipitée.

S’ouvrait alors pour moi un monde tout à fait nouveau, le virtuel. J’avais 57 ans et je sortais alors d’une période de quelques années sans relation amoureuse.
Encouragée par un ami, qui m’initia alors à la logistique de ce réseau où des milliers de cœurs esseulés recherchant leur âme sœur, je me mis à effeuiller le catalogue des hommes de la catégorie 50/60 ans. La perspective du choix si impressionnant de prospects de ma génération me rendait euphorique et timide à la fois.

Dès le premier jour, parmi plusieurs messages reçus, mon attention a été retenue par celui d’un gars très charmant, dont les affinités semblaient concorder. Ma curiosité et mon ouverture ont alors fait fi du sa situation géographique et de son âge. À vrai dire, je le prenais un peu comme un jeu.

Originaire de la France et de 7 ans mon cadet, cet homme m’invita rapidement à clavarder. Séduits dès le départ, nos r-vous virtuels ont pris un rythme accéléré et notre principale préoccupation devenait le calcul du décalage horaire qui nous permettait de se parler et de se voir encore et encore.

Il était libre, séparé d’une longue relation depuis peu, et doté d’un charisme exceptionnel. Attentionné, respectueux, sensible. Je croyais rêver.

Cette relation était teintée d’une telle intensité, j’avais le sentiment réel d’avoir découvert mon âme jumelle.

Rationnellement, je me disais que ça ne me menait nulle part. Nos vies bien implantée chacun dans notre pays, lui ses enfants, petits enfants, moi, ma fille encore jeune, nos professions à vrai dire inexportables, étaient autant de facteurs dissuasifs.
Mais dès que ses coups de fil arrivaient, mon cœur prenait le dessus. Amoureuse j’étais!!! Que c’était bon et nous projetions d’une rencontre réelle dans un avenir rapproché.

Puis la fatalité. Un diagnostique de maladie sérieuse lui fut révélé. Il subit alors une chirurgie urgente dont l’issu s’avérait incertaine. Suivit alors l’angoisse de ne pas savoir.

Des jours passaient sans qu’il ne puisse me donner de nouvelles. Personne de ses proches n’était au courant de notre relation tellement en France les préjugés face aux rencontres virtuelles sont grands et reliés à la pornographie. Je mesurai alors la fragilité de cette relation et mon impuissance à lui apporter quelque support.

Les semaines qui suivirent me ramenèrent un amoureux amaigri, changé, fragilisé. Son prochain voyage au Québec prévu pour l’été lui a été déconseillé par son médecin. Au terme de nombreuses discussions, dans un déchirement terrible, nous avons dû en arriver à une rupture.

Il était loin d’être guéri et d’autres chirurgies s’imposaient. Il était atteint dans son intégrité, il le prenait très mal. Il remit en question sa vie professionnelle trépidante ainsi que ses valeurs.

Cette belle aventure née au printemps, prit fin à l’automne. Puis se sont succédé des courriels, des clavardages espacés, puis des souhaits du nouvel an, d’anniversaires, puis plus rien.

Une fois la grande peine estompée, reste tout de même un souvenir impérissable de cette relation particulière qui m’a en quelque sorte confortée dans mon désir d’une complicité amoureuse. À suivre…!! »

Enygme5 (Maryse)
15/02/07

 

BÉBÉ ATTENDU

Annie Roy, 32 ans, résidente de St-Georges de Beauce se trouvait en fin d’une relation ayant duré sept années.
Femme active, l’infirmière de profession a décidé qu’il était temps d’aller voir si le bonheur pouvait se trouver ailleurs. Elle nous raconte :
« Je ne voulais pas sortir dans les bars pour rencontrer un autre garçon, j’ai donc décidé de m’inscrire sur Réseau Contact. «

Dans la même foulée, à l’insu de son compagnon du moment, Annie l’a aussi abonné au Réseau :
« En lui disant que nous allions chacun trouver une autre personne avec qui les relations amoureuses seraient meilleures. Par la suite, j’ai vu qu’il avait ajouté sa photo au texte que j’avais composé. J’étais contente qu’il ait compris qu’il était temps que nos vies respectives se dirigent ailleurs.
Dès le moment de mon inscription, je recevais des messages de cinq à 10 correspondants par jour qui, eux, recherchaient aussi l’amour. J’ai discuté avec monsieur au téléphone, sans plus. Ensuite, j’en ai rencontré un dans un restaurant, nous ne nous sommes plus jamais revus. »

Annie, qui était inscrite sous le surnom de Nurse 974, n’aura pas attendu longtemps avant d’entrer en contact avec l’homme qui fera battre son cœur, Daniel Bilodeau de Lampton en Estrie :
« Puis, il y a eu Daniel... Il a attiré mon attention grâce à un texte sans fautes de français, teinté d’humour et ses tournures de phrases. Après quelques échanges d’une semaine par internet, nous avons jasé deux fois au téléphone. Après deux semaines, nous avons convenu que c’était suffisant. Nous nous sommes rencontrés et nous ne nous sommes jamais séparés depuis ! «

Annie de poursuivre :
« C’est moi qui s’est déplacée, un mardi soir d’automne : je suis allée chez Daniel. Il m’avait préparé un bon repas traditionnel (patates, viandes et sauce), ce fut délicieux. J’étais un peu gênée mais tout s’est très bien passé... la séance télé sur le divan également.
Tout de même : notre première rencontre a eu lieu le 9 novembre 2004, notre premier baiser le 13 novembre.

Deux semaines plus tard, Daniel m’a donné la clé de sa maison, comme quoi je serais toujours la bienvenue.
Peu après, il m’a confié qu’il aimerait que j’aille habiter avec lui. « Une minute, mon cher... » Je fus très raisonnable et ai attendu le 2e mois avant de déménager.
Ce jour-là, il rentrait d’un voyage à Cuba, je l’attendais dans notre nouveau petit nid d’amour. Nous n’avions rien à perdre. Si ça ne marchait pas, je retournerais chez moi. Aussi simple que cela. Moi, je savais que je l’aimais à la folie et qu’il m’aimait également.

Après une année de fréquentation, nous avons réalisé que notre amour était assez fort pour former une petite famille : après huit mois d’attente (de pratique), nous attendons notre premier enfant. Il viendra au monde le 6 avril 2007, alors que nous aurons tous deux 32 ans.
Je vis le parfait bonheur et nous attendons notre bébé avec amour. »

Message d’espoir de la part d’Annie :
« À chacun de vous qui espérez que les papillons de votre cœur palpitent à nouveau, je vous garantis que peut importe votre âge, votre sexe, que les rêves se réalisent toujours... il suffit de croire puisqu’il y a toujours une personne qui vous attend.
N’ayez pas peur de rencontrer par internet, les plus honnêtes et respectueux seront récompensés par l’amour. Peut-être serez-vous les suivants.
(P.S..- La flamme de l’amour brûle aussi pour l’ancien chum d’Annie, donc elle aura contribué à son bonheur en lui fabricant une fiche dans ce réseau de rencontres.)
Le 29 octobre 2006

 

Un grand amour qui ne veut pas disparaître
CŒUR EN CONVALESCENCE

« Oui, c’est possible de rencontrer l’amour sur le réseau. J’ai emprunté ce chemin il y plus de cinq ans. J’y ai rencontré le plus grand amour de ma vie. La vie me l’a repris : malheureusement parti pour un autre monde », écrit Francine (francine39 dans Réseau Contact) de Drummondville.

Elle poursuit : « Quand on a connu le bonheur (...) il n’est pas évident de reprendre le cours de sa vie, quand cet amour quitte le monde. Ne voulant pas effacer son souvenir, mais ne voulant pas non plus mettre ma vie entre parenthèses, je crois que le moment est arrivé pour moi de me redonner la chance de croire que la vie pourrait remettre sur ma route une personne avec laquelle je pourrais développer une belle complicité. (...) Le tout devra se faire doucement car mon cœur est encore en convalescence. »

Dans un message personnel, Francine, 54 ans, nous raconte :
« Notre histoire est d’autant plus remplie d’espoir qu’elle n’aurait jamais dû commencer si je m’étais fié aux critères que recherchait mon amoureux. (...) Quand je lui ai répondu (...) que je ne correspondais en rien à ce qu’il recherche, il m’a répondu que ce n’était pas coulé dans le béton.

« Nous avons correspondu pendant les trois jours suivants. Il me faisait rire comme ce n’est pas possible. Nous nous sommes rencontrés pour un souper sans rien attendre et nous ne somme plus jamais quittés.
Pendant cinq ans, j’ai connu le plus grand bonheur, sans jamais même un semblant de mauvaise humeur et sans la moindre petite contrariété, c’était l’harmonie totale, un amour absolu à tous les niveaux. «

En conclusion, France écrit :
« Quand j’ai laissé mon message sur le site du Réseau, c’était justement dans le but de faire comprendre à toutes ces personnes qui cherchent l’âme sœur que c’est possible et qu’il n’y a pas que des histoires d’horreur et non plus que des histoires sans lendemain. »

Le 21 décembre 2006

 

ROLANDE :
« ILS N’ONT QU’UNE IDÉE EN TÊTE... »
« Bonjour, Pierre Luc.

Voici ma participation à votre documentaire.
Je suis sur internet depuis 3 mois et ma fiche a été visitée plus de 1 050 fois. Bien sûr, j’ai reçu quelques messages, plusieurs d’hommes que je trouve trop jeunes (exemple, 23 ans : je me sentirais plutôt grand-maman en sa présence) (...)

J’ai rencontré 5 hommes entre 60 et 65 ans, et aucun n’a dépassé le stade de la première rencontre. Primo parce que je suis extrêmement sélective ; secundo parce qu’ils n’ont qu’une idée en tête, et cela semble urgent... (...)

Je m’intéresse aux hommes qui ont entre 55 et 65 ans, mais hélas, je pense que cette catégorie recherche des femmes beaucoup plus jeunes. (...)

Pour conclure, je ne crois pas rencontrer via ce réseau, mais cela m’amuse de picorer ici et là lorsque j’ai du temps.
Passez de joyeuses Fêtes.
Rolande, Montérégie (Harmac 2, Réseau Contact)

(Note de l’éditeur.- Rolande est une jolie dame de 63 ans, dont la présentation, bien articulée, nous dévoile qu’elle entre dans notre catégorie des « super mamies », elle qui pratique le ski alpin en plus d’activités d’ordre intellectuel comme la peinture et le dessin. )
Le 17 novembre 2006

 

LA MAGICIENNE
Qu’ont en commun ces deux Nicole et cette Mariette de la Beauce, ainsi que Véronique de Terrebonne ? À part qu’elles sont âgées autour de la soixantaine et qu’elles étaient toutes quatre libres, veuves ou divorcées il y a une année environ ?

Première des choses, chacune a rencontré Michelle Doyon (PHOTO), de St-Georges de Beauce, chacune s’est fait expliquer le principe d’un club de rencontres par internet et elles se sont fait montrer comment fonctionne un ordinateur.

Michelle, femme mariée et heureuse avec son Julien, avait découvert le site Réseau Contact grâce à sa fille Annie, elle-même en couple après une rencontre dans la Toile.

Sa voisine Nicole, 58 ans, a rencontré un monsieur de Fortieville en janvier 2006. À ce jour, l’union dure. Ce ne fut pas facile, à cause de la distance et du travail de son amoureux.

Quand Véronique, 62 ans, a visité Nicole, elle fut vite entraînée chez Michelle. Qui ne fut pas longue à la convaincre. Véronique a fait la rencontre des quelques hommes, aux dernières nouvelles, elle se trouvait dans une relation plus soutenue.

Mariette, 62 ans et consoeur de travail de Michelle, venait de divorcer après 38 années de mariage. Pas facile de reprendre la vie commune avec une nouvelle personne après une si longue union. Qu’à cela ne tienne, deux mois plus tard, Mariette faisait la connaissance d’un gars de sa région, ils vivent présentement ensemble.

L’autre Nicole, 65 ans, est la sœur de Michelle. Elle est aussi la plus récente à avoir découvert les facilités de rencontres par internet.

Un Montréalais qui ne faisait pas spécifiquement une recherche, a aperçu la photo et la présentation textuelle de cette « jolie petite dame », avec le résultat qu’il en est rendu à sa cinquième visite en Beauce...

Rien ne nous garantit que toutes ces dames vont « se marier et avoir beaucoup d’enfants », toutefois on ne pourra nier que la magie de Michelle opère !

De nous raconter Michelle :
« Ces femmes étaient libres, elles avaient élevé une famille et pourquoi resteraient-elles seules dans leur maison... ? Elles sont venues chez moi, j’ai fais des photos de chacune et composé un texte de présentation pour le Réseau.

Elles venaient répondre à leurs correspondants directement de mon ordinateur, jusqu’à ce qu’elles sentent capables de naviguer sur internet et, par la suite elles se sont chacune acheter un ordinateur pour continuer leur voyage dans la Toile. »
14 décembre 2006

 

LA CÉLIBATAIRE MARIÉE
Ginette Desjardins, 56 ans, mariée depuis trente-cinq ans, a élevé deux enfants, pratiquement seule :
« Mon mari travaille à l’extérieur depuis toujours. »
Ginette, qui nous a reçus dans sa coquette maison de la rive sud montréalaise, se présente sur internet comme une personne cherchant amour, amitié, discussion, sexualité... »
Elle est membre de Réseau Contact depuis trois ans.
Avant qu’elle ne réponde à nos questions, expliquons que son mari souffre de diabète, et qu’il revient dans la région montréalaise que les fins de semaine.
Allons-y avec notre entrevue :

Ginette se confie

« -Ginette, une femme mariée à la recherche d’hommes sur internet, c’est assez spécial...
- Sûrement. Mais je suis convaincue que je ne suis pas la seule. Je suis allée dans le Réseau
pour m’amuser avec des copains et des copines au tout début.
- Votre mari est au courant ?
- Oui, il est au courant que je m’amuse, que je sors. Je sors beaucoup même : je vais dans des soirées organisées avec un groupe de filles.
- Il est aussi au courant que vous pouvez rencontrer des hommes ?
- Oui. Mais c’est comme une confiance qui s’est établie entre nous, un pacte, se promettant que si un jour l’un de nous deux s’attachait à une autre personne, il ou le déclarerait à l’autre. Il y a un grand, grand respect entre nous.
- Vous cohabitez toujours ensemble....
- Il est là 2-3 jours semaine. Le problème entre nous, c’est qu’on est devenus de grands, grands amis.
- Si nous avons bien compris, les médicaments qu’il prend pour son diabète nuisent à vos relations sexuelles...
- Nous n’avons pas fais l’amour depuis une dizaine d’années maintenant.
- Et avec d’autres ?
- Une seule fois (au moment de réaliser l’interview). Parce que faire l’amour c’est bon, c’est beau, mais le faire pour le faire ce n’est pas très intéressant.
- Il apparaît que pour le moment vous n’êtes pas sur le point de vous diriger vers un autre homme que votre mari...
- Non pas pour le moment en tout cas. Par contre, je laisse aller le destin. C’est sincère ce que je vous dis là.
- Il doit y avoir beaucoup d’hommes qui viennent vers sous...
- Des tonnes, à tous les jours. Sauf que je n’ai encore vu personne qui arrive à la cheville de mon mari en ce qui a trait aux nombreuses qualités. Par contre, je suis rendue au point où je me dis : « J’ai le droit d’être heureuse. Toutefois, celui qui va attirer mon attention a besoin d’être très, très intéressant. Et j’ai du flair pour cela, beaucoup de flair.
- Quand même, il doit y en avoir des hommes intéressants dans les réseaux de rencontres...
- C’est arrivé à plusieurs reprises que je me suis laissée approcher, puis après quelques semaines : un petit mot, une phrase, la bonne question et vl’an, la déception.
- Pourquoi la déception ?
- Parce qu’on s’aperçoit qu’ils mentent.
- Ils mentent à quel propos, les hommes ?
- À peu près sur tout... mais je sais fort bien qu’il y a aussi des femmes qui mentent... »

Et encore

L’entrevue ne se terminera pas là et nous devrions y revenir un jour. Grosso modo, Ginette Desjardins connaît des couples qui se sont formés grâce à internet... elle nous vante les mérites des « GT » (réunions entre membres d’un club)... elle nous a aussi mentionné que les hommes ont peur de s’embarquer sérieusement... comme elle soulignera le nombre impressionnant de jeunes hommes qui tentent de séduire des femmes mûres.
Et laissons le dernier mot à cette belle femme ronde, sympathique et, disons-le, spéciale :
« Le chat c’est comme dans la vraie vie ; il y a du bon et du mauvais. Faut juste faire attention. »

18 décembre 2006

 

MADAME RÉPOND...
Colette, 69 ans, de la région de Trois-Rivières (inscrite sous divers surnoms, dont Dame et bleu et Asterco ), nous livre un récit amusant et qui, par contre trahit l’un des mensonges que l’on peut trouver sur le web : « le mensonge de l’homme marié ».

« Comme à l’habitude, vivant seule, pour un peu briser la solitude, après le souper, je vais sur un site de rencontres question de discuter avec des personnes environ de mon âge.
Ah, deux messieurs aimeraient discuter avec moi.
Je clique sur Victor, j’aime ce prénom, et voilà ce que je peux y et voir et lire.

Photo : apparence soignée, le décor est bien Sur sa fiche il se dit professionnel, 54 ans. Vraiment un peu jeune je me dis. Je continue à lire, je trouve dommage qu’il soit si jeune. Il est divorcé, c’est pas une surprise de nos jours.

Puis, je rejoins la salle ou j’ai l’habitude de me rendre, et surprise qui est là? Victor.
En un rien de temps Monsieur Victor me contacte en privé, je lui dis : « Dommage vous êtes trop jeune ». Il me répond : « Oh bien non,
j’ai 63 ans ma chère dame,parfois on aime se rajeunir... » Donc je le crois, évidemment.
Je lui demande : « Vous êtes bien divorcé ? » Lui de répondre : « Que oui, depuis 5 ans ».

Quelques jours et quelques conversations plus tard, y compris sur MSN et avec la cam ouverte, il me fait le « Bonsoir, à demain », il viendra me faire un coucou à l’heure du dîner, c’est gentil non ?

Voilà ce jour là pas de coucou à l’heure du dîner. Vers 5hres 30, il me dit qu’il aura un client dans la soirée mais qu’il viendra me souhaiter bonne nuit.

Il est fort possible qu’il termine avec son client vers 10 h. Aucun problème, je discute avec des amies, et tout à coup, je regarde l’heure, il est 10.30 h, donc je me dis : Bah je le contacte, à cette heure, la secrétaire n’est pas au bureau tout de même.

Alors je clique sur son nom et j’écris : » Coucou tu es là ?
C’est alors qu’on me répond : «Désolée, mon mari est au lit. »

20/12/06

 

L’AMOUR PLUS FORT
QUE L’ÂGE ET LES DISTANCES

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, Francine avait du vague à l’âme.
Voici ce que nous pouvions lire dans sa fiche du Réseau Contact, une fiche sous le surnom de Katina50.
« Nous sommes la nuit de Noël et je me sens bien seule. Mon amoureux est avec sa famille, et moi je ne peux y être car je travaille ce soir. Donc, je suis ici tout simplement pour échanger avec les personnes que je connais déjà et qui tout comme moi sont seules aujourd’hui. »

Deux jours plus tard, Francine, une gentille dame de Ville d’Anjou retirait sa fiche du Réseau. Mais non sans nous avoir contactés par écrit auparavant. Voici le beau témoignage qu’elle nous livrait :

« Tu demandes des témoignages bien je vais te dire le mien,
J'ai 58 ans. Il y a 11/2 j'étais nouvelle ici et je me trouvais dans la vidéo rencontre J’ai reçu une rose d'un membre (cadeau virtuel) .J'ai accepté la rose et j'ai fermé mon ordi mais j'avais son nick en tête.

Quelques heures plus tard je suis allé voir sa fiche. Rien ne correspondait à ce que je cherchais. Il était trop jeune (43 ans) avait déjà pris des drogues solides ce qui me faisais peur. Mais il disait s'en être sorti avec l'amour de ses enfants

Dans les premières semaines qui ont suivi nous avons échangé juste des petits bonjours amicaux sans plus et le célèbre : « Comment ca va? » Mais au cours des mois nos échanges sont devenus plus amicaux et comme nous n'étions que juste amis les confidences se sont avérées franches des deux cotés.
Nous avions deux points en commun. L'amour de nos enfants et notre petit coté délinquant (ce que j'étais plus jeune).
Avec les mois je me suis aperçu que je commençais à m'attacher à lui. Donc je lui ai proposé de le rencontrer, ce qu'il a refusé. Il m'a avoué qu’au départ la différence d'âge (quinze années) lui faisait peur et la distance aussi. Je lui avoué ce que je ressentais et je nous avons pris du recul, mais un bon jour ( 1semaine ) plus tard c'est lui qui ai revenu et m’a dit avoir de la difficulté à m'ignorer lorsque il me voyait en ligne.
Il travaille à Tadoussac .Donc en fin de juillet je lui ai proposé d'allé le rencontrer et il a accepté. Moi qui ne conduis presque jamais je me suis tapé 937 kilomètres pour aller le voir.

Et depuis ce temps bien ont ne se lâche plus. Ca fait 6 mois que nous faisons ce trajet chacun notre tour. Nous nous respectons dans ce que nous sommes.
J'ai découvert un homme sensible doux et attentionné .Ce que je n'avais jamais vécu. J'ai 3 enfants et lui 2 et ont se dit souvent que si les gens nous voyaient ils diraient que l’on se comporte comme 2 ados. N’empêche, nous sommes bien comme ca et amoureux.

En fin de semaine il va être ici pour plusieurs jours. Quel bonheur pour nous deux d'être ensemble. Il n’y a pas un jour où nous ne remercions pas le ti-Jésus de nous avoir placés tout les deux sur le même chemin.
Et voilà c'est un peu mon histoire...mais comme bien d'autres ici j’en ai fais beaucoup de rencontre savant d'en arriver là. Kitana50. »

Le 26 décembre 2006

 

UNE MAMIE TRÈS ACTIVE

Le message de Mésange49 (Réseau Contact) se lit ainsi :
« Je quitte le Réseau. J’ai adoré mon expérience. Bonne chance à tous ! ».

Nous nous sommes demandés pourquoi cette personne bien articulée et très jolie tirait sa révérence.
Parce qu’à 57 ans, une femme qui pratique le ski alpin et le roller trouve difficilement des hommes de son âge qui s’adonnent aux mêmes activités ?
Parce que vivant en région, Rimouski, les occasions de rencontres réelles se font trop rares ?
Ajoutons à cela, que personne curieuse et désirant élargir ses horizons, Micheline, grand-maman de deux petits fils, étudie l’espagnol et s’adonne au baladi (danse du ventre).

De même qu’à la photographie, au vélo et à la randonnée pédestre.
Trop difficile à suivre, la madame? Ou est-ce qu’elle élimine les candidats trop sédentaires ?
Voici ce qu’elle nous répond :
« Non, les personnes qui ne peuvent m’accompagner en tout ne sont pas éliminées. Je ne peux exiger d’une personne qu’elle s’adonne en tout aux mêmes activités. Cependant, une personne complètement sédentaire, comme on en voit beaucoup trop, est éliminée en effet.

(...) Effectivement, j’ai rencontré peu de skieurs et de gens qui pratiquent le roller. Par contre, j’ai rencontré des golfeurs et j’ai motivé plusieurs à s’adonner à la randonnée.
(...) Je ne quitte pas définitivement le Réseau, comme je rencontre parfois des hommes intéressants. Cependant, la chimie n’est pas toujours au rendez-vous. Par contre, je ne crois pas que le ski ou le roller peuvent effrayer, car il reste tellement d’autres choses.

(...) Effectivement, le fait d’être en région s’avère un handicap vu la population moindre. Je n’ai rencontré qu’une personne de ma région. Pour les autres, elles venaient de Québec, Saint-Bruno et d’autres endroits que j’ai oubliés. Il y a eu quelques rencontres d’un soir sans aucune suite, c’est-à-dire soupés au resto et on se quitte... et j’ai réglé mon addition...»

Micheline, qui est dans le Réseau depuis novembre 2005, nous apprend d’autre part :
« J’ai fréquenté une personne de ma région pendant huit mois et cela s’est terminé en août dernier. J’ai également fréquenté un monsieur de Montréal pendant trois mois . Cette relation a pris fin pour cause de « valeurs différentes ». Ça lui a pris ce temps avant de m’en faire part. »
-« Valeurs différentes ? » avons-nous voulu savoir.
- Mon ami désirait pratiquer l’échangisme, comme il le faisait avec sa jointe précédente. Mais c’était un homme charmant de qui je conserve un excellent souvenir. »

Le 27 décembre 2006

 

C’ÉTAIT JUSTE PAS LE BON GARS...

Au moment où nous avons recueilli le témoignage de Micheline (sous le pseudo Aline61 dans Réseau Contact), elle habitait encore Washington, D.C., tout en se préparant à rentrer à Montréal.

Redevenue célibataire, la femme de 61 ans espérait créer contact avec des Montréalais. Cependant, elle se montre très prudente car...

« Québécoise en exil depuis 1970, je cherche à me trouver des amis dans la région de Montréal car bientôt je rentrerai « chez moi ». Au printemps dernier, un homme s’est intéressé à moi. D’abord sur le site et puis il a voulu mon courriel et ensuite mon numéro de téléphone personnel.

Nous nous entendions bien et nous bavardions de tout et de rien, de nos secrets et de notre histoire personnelle. Tout allait bien comme on dit. J’en étais même renversée.

Mais un jour où je revenais d’une chirurgie et que j’étais sous l’influence de forts calmants, il m’a téléphoné. Je ne lui avais pas dit que j’avais un problème de santé. J’étais vraiment dans les pommes et je ne me souviens pas de tout. Mais il y a un bout que j’ai retenu.

Il m’a demandé combien de femmes il avait eues... comme je pensais parler à un homme normal, j’ai répondu un chiffre comme 6 ou 7 (peut-être suis innocente), alors d’un trait, il s’est exclamé 256 !

J’ai pouffé de rire et il n’a pas aimé ça. Il a continué et soudain l’appareil m’est tombé de la main puis la ligne s’est coupée. Devenu furieux, il a rappelé du coup en m’insultant, disant qu’il était un homme sérieux, que son père avait fondé la petite ville de... Je n’avais plus d’énergie pour continuer.

Néanmoins, a continué d’appeler et d’écrire pendant des jours. Il ne voulait jamais que j’initie les appels ou les messages. Une fois, où il est devenu plus enragé, il s’est ouvert et a révélé : « Tu sais, j’ai enregistré toutes nos conversations... Qui est-ce qui t’a dit du mal de moi... Qu’est-ce qu’on t’a dit ? Allez, parle ! Quand tu seras à Montréal, je te trouverai bien. La panique m’a prise et je lui ai fais encore plus peur en annonçant que s’il me contactait encore une seule fois, ce serait la police qui lui répondrait. Fin de mon histoire. «

Malgré cette mauvaise aventure, Francine nous écrit : « Maintenant je suis libre et j’ai ma jeunesse qui me remonte dans la gorge. Je suis un peu anxieuse car je sais que tout a bien changé là-haut (à Montréal) mais ça sera une nouvelle expérience et je crois bien que je me sentirai comme un poisson dans l’eau. »

Et Francine d’écrire dans sa présentation : « Comme tous les humains, j’ai besoin d’amour pour me sentir en vie. Si vous avez le goût de m’apprivoiser, faites-moi signe ! »

Sûrement qu’il s’en trouvera de plus gentil que le type mentionné ci-haut pour « faire signe » à cette jolie dame.

29/12/06

 

 

 

 

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