ARTS & DIVERTISSEMENT
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THÉÂTRE
NATIONAL,
C’est le 12 août
1900 qu’est inauguré le Théâtre National grâce aux efforts du metteur
en scène dramaturge, acteur et directeur de troupe, Julien Daoust, de
l’architecte Albert Sincennes et du photographe Alfred Racette. Le Théâtre
National est le premier théâtre professionnel, construit à cette fin,
par des francophones. C’est donc le plus vieux théâtre francophone et
professionnel d’Amérique. Peu de temps après son inauguration, ses fondateurs,
lourdement hypothéqués, doivent le céder à un jeune homme d’affaires
audacieux et intuitif, Georges Gauvreau. Ce dernier engage un directeur
artistique remarquable, Paul Cazeneuve, qui assurera le succès et la
rentabilité de l’entreprise. Français d’origine mais élevé aux États-Unis,
Cazeneuve avait été formé à l’école du théâtre américain, et était un
acteur Drame populaire et revue Dès son inauguration,
le Théâtre National attire les foules. Son caractère « national » le
distingue de son grand rival, le Théâtre des Nouveautés, qui disparaît
en 1907. Dès lors, le Théâtre National s’impose comme le plus grand
et le plus important théâtre francophone d’Amérique. |
Les artistes les plus marquants de la scène québécoise d’avant 1930 ont tous joué au Théâtre National.
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C’est là que se
sont imposés deux genres marquants du théâtre au Québec : le drame populaire
et la revue. Au cours des années 1920 le Théâtre National devient peu
à peu la scène attitrée du burlesque et du mélodrame québécois. Ce changement
vaut à ses principales vedettes - Juliette Béliveau, La Poune, les Pétrie,
les Guimond, Manda Parent, Paul Thériault, Claude Blanchard, etc. -
l’affection d’un public fidèle et nombreux mais aussi l’indifférence
du public bourgeois et de la critique. (Renseignements obtenus du Théâtre National. Pour activités courantes de la salle : http://www.theatrenational.com |
Le burlesque québécois
| Au Québec, les spectacles de burlesque ont été pendant quarante ans la forme de comique la plus populaire, soit de 1915 jusqu'au début des années cinquante, lorsque la télévision est entrée dans les foyers. Ces spectacles étaient composés de sketches comiques improvisés entrecoupés de numéros de variétés : chanteurs, acrobates, danseuses, magiciens, etc… Ce type de spectacle nous est venu des Américains qui ont commencé à venir en présenter ici dans les années 1880. Peu à peu, des francophones se sont intégrés aux troupes américaines, avant de fonder leurs propres compagnies et de jouer en français. L'origine américaine du burlesque explique le fait que beaucoup de termes se rapportant à ce genre de théâtre comique soient en anglais. Comme la Commedia dell'arte, le burlesque présente un théâtre comique improvisé à partir d'un canevas, c'est-à-dire d'une histoire sur laquelle tout le monde s'entend. Lorsque ces sketches improvisés sont courts, on les appelle des « bits »; la présentation plus longue qui clôturait une soirée de burlesque se disait « grande comédie ». Chaque « bit » de burlesque se termine par un gag important que l'on appelle le « punch »; il revenait à la vedette de la compagnie de dire le « punch ». Mais il arrivait qu'un autre acteur s'arrange pour lâcher le « punch » à la place de la vedette; c'est ce qui, en terme de métier, s'appelle « voler le punch ». Comme il y avait beaucoup de compétition entre les acteurs de burlesque pour avoir le maximum de faveur du public, « voler le punch » était une pratique courante et les acteurs devaient toujours être sur le qui-vive ! |
Olivier Guimond père en 1930 au Théâtre National |
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