ARTS & DIVERTISSEMENT

 

 

 

Au Ex-Centris

Après avoir affiché complet lors de ses trois projections-happening l’an dernier au FIFA, après avoir charmé les téléspectateurs d’ARTV, après avoir ravi le public new-yorkais dans le quartier Soho, Claire Obscura, le Festival Montréal en Lumière et Ex-Centris convient les insomniaques à un happening inusité : L’Art du nu à la Nuit blanche !

C'est-à-dire que dans la nuit de samedi à dimanche, deux modèles nus poseront pour les visiteurs qui pourront esquisser à leur guise. Voilà pour la partie « dessin libre »
D’autre part, il y aura projections en trois parties : Qu’est ce qu’être modèle ? La collaboration modèle-artiste. L’art homo érotique.

De 22h30 à 2 heures du matin.

 

 50e anniversaire de la
création du CENTRE D'ESSAI


Six Maisons de la culture commémorentt du 24 novembre au 9 décembre la création du CENTRE CANADIEN D'ESSAI qui de 1957 à 1964 a présenté une centaine de spectacles à l'auditorium de l'ancienne École des Beaux-Arts de la rue Sherbrooke à Montréal.

Chaque mardi, durant la saison, on y montrait des programmes du MUSÉE CANADIEN DU FILM SUR L'ART en alternance avec ceux du CENTRE D'ESSAI. L'entrée était libre et tous les artistes y collaboraient bénévolement.

En général, plusieurs éléments constituaient chacun des programmes: théâtre en un acte, poésie, danse, pantomime, concert et chansonniers-compositeurs. Six SALONS DE LA JEUNE PEINTURE, JEUNE SCULPTURE y ont aussi été organisés.

Le fondateur du Centre d'Essai, Natan Karczmar a invité les artistes ayant participé à l'époque à ces activités à des retrouvailles qui prendront la forme de spectacles et expositions dans diverses Maisons de la culture. Guy Soucie, directeur de la maison de la musique à la Chapelle historique du Bon-Pasteur en coordonne les manifestations.

Programme des activités


POÉSIE

Yves Préfontaine
accompagné du percussionniste Julien Grégoire et du flûtiste Guy Pelletier, l'auteur dira quelque uns de ses textes.
Maison de la culture de Côte-des-Neiges
Mardi 27 novembre 2007 20 h 00

Albert Millaire

 

Mes poètes québécois des années 50
Florilège de poèmes de Vigneault, Gigère, Miron, Préfontaine, Ferron et Desrochers.
Maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie. Studio
Jeudi 6 décembre 2007 à 20 h 00

 

 

 

 

THÉÂTRE

Go shopping [et fais le mort]
Texte collectif
Conception et mise en scène :  Catherine Bourgeois
Assistance à la mise en scène et régie :  Amélie Dumoulin
Avec : Élisabeth Chouvalidzé, Marc Barakat,  Jean-Pascal Fournier et
Marina Lapina

Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce
Le 27 novembre 2007, 20 h 00

Maison de la culture Frontenac
Le 29 novembre 2007, 20h 00

Maison de la culture Plateau-Mont-Royal

Le 6 décembre 2007, 20 h 00


EXPOSITIONS

Armand Vaillancourt


Hier et aujourd'hui
La Chapelle historique du Bon-Pasteur, maison de la musique
8 novembre au 16 décembre 2007

L'Essai - Traces d'éphémère
Documents témoignant des activités du CENTRE D'ESSAI et du SALON DE LA JEUNE PEINTURE, JEUNE SCULPTURE.
Œuvres de Micheline Beauchemin, Marcel Braitstein, René Derouin, Peter Gnass, Richard Lacroix, Anne Trèze et Armand Vaillancourt.
Maison de la culture de Notre-Dame-de Grâce
17 novembre 2007 au 13 janvier 2008

Pierre Perrault, photographe
Au Pays de Neufve-France/1957-58
Maison de la culture de Notre-Dame-de Grâce
22 novembre 2007 au 13 janvier 2008

VISIOCONFÉRENCES

Visioconférences entre la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal et le Centre culturel canadien à Paris.
Pierre Perrault, photographe
Au pays de Neufve-France
Les commissaires de l’exposition Yolande Perrault et Luk Côté commenteront, de Montréal, la projection des images.
Le samedi 24 novembre à 10 h 00 à Montréal et à 16 h 00 à Paris. Présentation de l’exposition : L’essai – traces d’éphémère
Des projections d’œuvres de Micheline Beauchemin et d’Armand Vaillancourt seront commentées de Montréal par les artistes eux-mêmes.
Le samedi 1er décembre à 10 h 00  à Montréal et à 16 h 00 à Paris.

RÉCITAL

Retrouvailles des Traces d'éphémères

Avec la participation de Paul Buissonneau,

Elisabeth Chouvalidzé,Jacques Galipeau, Natan Karczmar, Michelle Lalonde, Mirielle Lachance, Yves Massicotte, Albert Millaire, Monique Miller, Monique Miville-Deshênes, Claude Préfontaine, Yves Préfontaine, Jean-Guy Sabourin, Marcel Sabourin, Jeanne Renaud et le concours du percussionniste Julien Grégoire et du flûtiste Guy Pelletier.
Chapelle historique du Bon-Pasteur, maison de la musique
Le dimanche 9 décembre 2007 à 15h00


Entrée libre à toutes les manifestations

 

THÉÂTRE NATIONAL,
berceau de la première génération d’artistes et dramaturges québécois

 

C’est le 12 août 1900 qu’est inauguré le Théâtre National grâce aux efforts du metteur en scène dramaturge, acteur et directeur de troupe, Julien Daoust, de l’architecte Albert Sincennes et du photographe Alfred Racette. Le Théâtre National est le premier théâtre professionnel, construit à cette fin, par des francophones. C’est donc le plus vieux théâtre francophone et professionnel d’Amérique. Peu de temps après son inauguration, ses fondateurs, lourdement hypothéqués, doivent le céder à un jeune homme d’affaires audacieux et intuitif, Georges Gauvreau. Ce dernier engage un directeur artistique remarquable, Paul Cazeneuve, qui assurera le succès et la rentabilité de l’entreprise. Français d’origine mais élevé aux États-Unis, Cazeneuve avait été formé à l’école du théâtre américain, et était un acteur
respecté des troupes de tournée américaine.
Conscient de l’entreprise du théâtre américain de tournée sur le public francophone local, Cazeneuve entreprend de « québéciser » les grands succès de Broadway. La démarche est paradoxale puisque plusieurs de ces grands succès sont eux-mêmes des adaptations américaines des succès londoniens provenant des boulevards parisiens.
Fidèle au vœu de Julien Daoust de créer, rue Ste-Catherine, un « théâtre national » pour le public et les artistes d’expression française, Cazeneuve et Gauvreau ont laissé une large place aux artistes et aux dramaturges locaux au sein de leur organisation. Le Théâtre-National a ainsi été le creuset d’où a émergé la première génération d’acteurs et de dramaturges québécois.

Drame populaire et revue

Dès son inauguration, le Théâtre National attire les foules. Son caractère « national » le distingue de son grand rival, le Théâtre des Nouveautés, qui disparaît en 1907. Dès lors, le Théâtre National s’impose comme le plus grand et le plus important théâtre francophone d’Amérique.

 

 

 

Les artistes les plus marquants de la scène québécoise d’avant 1930 ont tous joué au Théâtre National.

C’est là que se sont imposés deux genres marquants du théâtre au Québec : le drame populaire et la revue. Au cours des années 1920 le Théâtre National devient peu à peu la scène attitrée du burlesque et du mélodrame québécois. Ce changement vaut à ses principales vedettes - Juliette Béliveau, La Poune, les Pétrie, les Guimond, Manda Parent, Paul Thériault, Claude Blanchard, etc. - l’affection d’un public fidèle et nombreux mais aussi l’indifférence du public bourgeois et de la critique.
La grande époque du burlesque du Théâtre National est évidemment dominée par la personnalité de sa principale étoile, Rose Ouellette dite La Poune, qui a assumé également la direction de l’établissement de 1936 à 1953. L’avènement de la télévision causera un lourd préjudice au Théâtre National comme à l’ensemble de l’industrie théâtrale montréalaise.
L’activité du Théâtre National devient plus irrégulière à partir de 1953. Transformé en cinéma à quelques reprises, animé par une troupe provisoire de temps à autre, le Théâtre National vit un long déclin que même la présence du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, au tournant des années 1960-70, ne parvient pas à freiner.
Sa salle et sa scène, ouvertes à nouveau tout récemment au théâtre, ont peu changé depuis un siècle.

(Renseignements obtenus du Théâtre National. Pour activités courantes de la salle : http://www.theatrenational.com

 


 

Le burlesque québécois

Au Québec, les spectacles de burlesque ont été pendant quarante ans la forme de comique la plus populaire, soit de 1915 jusqu'au début des années cinquante, lorsque la télévision est entrée dans les foyers. Ces spectacles étaient composés de sketches comiques improvisés entrecoupés de numéros de variétés : chanteurs, acrobates, danseuses, magiciens, etc… Ce type de spectacle nous est venu des Américains qui ont commencé à venir en présenter ici dans les années 1880. Peu à peu, des francophones se sont intégrés aux troupes américaines, avant de fonder leurs propres compagnies et de jouer en français. L'origine américaine du burlesque explique le fait que beaucoup de termes se rapportant à ce genre de théâtre comique soient en anglais. Comme la Commedia dell'arte, le burlesque présente un théâtre comique improvisé à partir d'un canevas, c'est-à-dire d'une histoire sur laquelle tout le monde s'entend. Lorsque ces sketches improvisés sont courts, on les appelle des « bits »; la présentation plus longue qui clôturait une soirée de burlesque se disait « grande comédie ». Chaque « bit » de burlesque se termine par un gag important que l'on appelle le « punch »; il revenait à la vedette de la compagnie de dire le « punch ». Mais il arrivait qu'un autre acteur s'arrange pour lâcher le « punch » à la place de la vedette; c'est ce qui, en terme de métier, s'appelle « voler le punch ». Comme il y avait beaucoup de compétition entre les acteurs de burlesque pour avoir le maximum de faveur du public, « voler le punch » était une pratique courante et les acteurs devaient toujours être sur le qui-vive !

Olivier Guimond père en 1930 au Théâtre National

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