Entrevues

 

 

par PIERRE LUC

FRANÇOIS LÉVEILLÉE,
RETOUR À LA CHANSON ?

Poser la question c’est y répondre ? Peut-être pas dans le cas qui nous rejoint ici. Car si François Léveillée a débuté sa carrière artistique par la chanson, ne présumons point qu’il y retourne même après 35 ans de métier. Sauf que…sauf que la musique et les couplets humoristiques prennent une place remarquée dans ses sketches actuels.

 S’accompagnant à la guitare, l’humoriste se fait tranchant ou provocateur (à la Deschamps) dans ses textes. Ce work in progress dont il fera la démonstration au Centre d’Art La Chapelle en novembre, amène l’humoriste vers son nouveau spectacle de septembre 2009.

YVES LAMBERT EN GUERRE CONTRE HARPER

À l’instar de nombreux artistes, Yves Lambert  était parti   en guerre contre Stephen Harper. On se doute que les coupures dans les  subventions aux festivals en sont la cause principale.

Dans son discours personnel comme dans certains refrains, le spécialiste de notre musique traditionnelle y va de ses opinions, de railleries : « Ce gouvernement prétend que c’est pour un réaménagement, il se trouve que ces coupures se produisent dans la création pure. Ça influence notre développement et notre rayonnement international. Faut se battre ! » Yves Lambert dit se lever non pas seulement en tant qu’artiste mais surtout comme citoyen responsable.

Provocateur Monsieur Lambert ? «Absolument. Ce n’est même pas en tant qu’artiste mais comme citoyen. C’est une responsabilité que nous avons. Il arrive que j’aie une tribune et si parfois je m’égare sur ce terrain, ceux qui la font la politique active, en en envoient de plein la gueule de conneries !

 

 

par PIERRE LUC

PAOLO NOËL : ÔMERTA 4




« Quand Luc Dionne m’a offert une participation dans Ômerta 3,  ce devait être pour cinq heures de travail, c’est-à-dire 5 émissions, d’expliquer Paolo Noël. Mon personnage devait se faire descendre dans un motel. Sur le plateau, j’ai lancé à la blague :

 « Je suis allé à la confesse, les boys, je suis prêt à recevoir vos balles ! » Là, Luc m’a annoncé qu’il me ferait disparaître au 11e épisode. Il doit avoir changé d’idée puisque je suis encore là. Et que je serai du tournage de la 4e édition à compter d’avril prochain. » 

Paolo, qui chantera au Centre d’art La Chapelle le 25 octobre, s’est de plus remis à l’écriture de ses mémoires, Tome 3. Tout un raconteur cet enfant de Gaspésiens.

Photo: Gaétane Nadeau

 

par PIERRE LUC

ROY DUPUIS EN PETIT BANDIT

Quand il n’est pas en expédition pour sauver les rivières ou chez les Amérindiens afin d’attirer l’attention sur la situation périlleuse de ces derniers, Roy Dupuis se trouve en tournage.

Par exemple, il revient d’Argentine où on a tourné pendant plus de deux mois un mélodrame intitulé Les doigts croches   écrit et réalisé par Ken Scott. Y participent aussi principalement : Claude Legault, Paolo Noël, Patrice Robitaille et Jean-Pierre Bergeron.
L’histoire : des jeunes truands ont été entraînés voler, ils réussissent un gros coup, comment vont-ils partager le magot… ?

 

 

par PIERRE LUC

CLAUDE SAUCIER : RUMEUR

Désolé les amateurs de potins juteux, l’animateur radiophonique Claude Saucier ne se sépare pas de la scintillante communicatrice Diane Massicotte.

Mais d’autre part, suite à l’absence, du principal intéressé des ondes d’Espace Musique en fins d’après-midi, nous avons poussé enquête.

Et si cette rumeur-ci se confirme, Saucier sera le chef d’orchestre d’une toute nouvelle émission. Cette quotidienne  sera enregistrée live devant public, avec des instrumentistes  et des chanteurs en tous genres.

 

Si notre source s’avère crédible, et nous croyons qu’elle l’est, vous l’aurez lu en primeur dans votre magazine préféré.

 

par PIERRE LUC

PIERRE POIRIER : RETOUR AUX USA

Après moult engagements dans les festivals d’été au Québec, terminant avec celui de St-Henri de Lévis, en octobre, Pierre Poirier reprendra la route des USA. L’année dernière, elle l’avait mené en Californie pour le Réveillon du Nouvel An, les Californiens pourraient bien avoir encore affaire à lui cet hiver. Mais surtout, l’animateur qui se double d’un chanteur et d’un musicien, retourne se produire en Floride pour une 20e année consécutive. Nous le verrons au Thunderbird de Sunny Isles, où ses Lundis Fous et ses Mardis Show Show font salles combles. Producteur, il y produira Pier Béland, Mikael Rancourt, Guy Harvey…

 

par PIERRE LUC

MARIE TIFO TIENT LA FORME

Tenir une heure et demie seule en scène, voilà qui demande de l’endurance chez une comédienne. Voilà le boulot qu’accomplit Marie Tifo  dans La Déraison d’Amour, pièce qui vient d’être présentée par le Trident dans le cadre du 400e de Québec et que les Montréalais pourront voir début juin, au TNM.

« Je suis assez bien entraînée », de rassurer l’actrice de 59 ans. Je marche beaucoup avec mes chiens, environ une heure chaque matin. Je suis en forme. Il faut l’être pour tenir le rôle de Marie de l’Incarnation. Heureusement, je me sens énergisée par le personnage. Autrement, je pratique la bicyclette, la natation et le tennis. J’aime m’entraîner », de confier celle qui ira aussi défendre son rôle en France.

MARCEL SABOURIN N’AIME PAS LES PREMIÈRES

Après de multiples interprétations théâtrales, dont dans des rôles de premier plan comme pour Ubu Roi, L’École des femmes, Charbonneau et le Chef, Marcel Sabourin souffre toujours de l’anxiété des premières. Celui qui se prépare à défendre le personnage principal dans Le Retour, au TNM, explique :

« Je n’accepte pas souvent de jouer au théâtre, une fois tous les trois ans, disons. Parce que ça demande beaucoup d’énergie. » La crainte de monter sur scène ? Pas du tout. Sauf que je n’aime pas les premières. On se demande comment le public va réagir, est-ce que tu as bien fait ta job, est-ce que c’est efficace… ? » Comme quoi les plus grands ont leurs hantises.

 

HEUREUX QUI
COMME ALAIN LAMONTAGNE...

Heureux qui comme Ulysse et Alain Lamontagne ont beaucoup voyagé. En effet, car si les conteurs ne gagnent pas des millions de billets verts ou autres, les plus talentueux se baladent de par la francophonie. Celui-ci (Lamontagne et non Ulysse), porte-parole du prochain festival Mémoire et Racines, lâchera tout simplement qu’il ne peut plus compter les pays visités.

Alain Lamontagne a été comédien, est devenu harmoniciste, conteur... et podorythmiste. Podo quoi, vous dites ? Podorythmie : l’art de taper avec les pieds, un genre d’invention de notre artiste québécois.
Fondateur du groupe La Veillée, accompagnateur du jazzman Michel Donato, Lamontagne gagne sa vie sur les cinq continents depuis près de 30 ans. Brève rencontre avec un artiste multidisciplinaire.

Père de la podorythmie

« - Alain Lamontagne, outre votre carrière de comédien, le tout a commencé par la musique ?
- Ça a commencé par les pieds, ça a continué avec la musique, c’est revenu avec les pieds et les histoires (contes).
- Les pieds comme les gigueux ?
- Je suis un podorythmiste. La podorythmie fait partie de notre culture. C’est nous qui lavons crée et fait évoluer cette tradition. On parle de l’art de faire du rythme assis avec les jambes et de la technique de trouver des sons sur une surface avec les deux pieds. Donc, la gigue est une danse, tandis que la podorythmie est une percussion des pieds.
- En faisant de la musique...
- On peut faire sans mais idéalement vaut mieux pratiquer les deux.
- On répète que vous êtes le père de la podorythmie ; ce qui vous aura permis de beaucoup voyager, n’est-ce pas ?
- `Énormément, énormément. Depuis 30 ans, je ne pourrais pas compter les kilomètres que j’ai parcourus. Et les pays, je ne peux pas les compter non plus.

Rythmes et percussions

- Quels sont les peuples les plus curieux de découvrir votre matériel ?
- Premièrement, tous ceux qui n’ont jamais assisté à la percussion des pieds sont fascinés. Ensuite, l’harmonica est un instrument que les gens connaissent mais ils ne savent pas comment moi j’en joue. Ils sont épatés par le mélange des deux. Je dirais que les Africains, par le fait de leur familiarité avec les rythmes deviennent grandement intéressés.
- Vous vous en allez vous produire à Joliette, au Festival Mémoire et Racines, on prévoit une belle fête...
- Il n’existe pas véritablement de festival traditionnel important au Québec. Quoiqu’il faille mentionner le Mondial du folklore de Drummondville et celui de l’accordéon à Montmagny. Mais Joliette demeure unique au niveau du trad et du folk.
- À bientôt donc, Alain Lamontagne.

Pîerre LUC

 

ENTREVUE : LOUISE DUCEPPE

La nouvelle saison théâtrale commence dans quelques semaines et comme depuis quelques années, je répondrai avec enthousiasme aux invitations de la Compagnie Jean Duceppe, un homme qui j’ai beaucoup admiré de son vivant. Et que je continue de vénérer.

Petit à petit, je découvre ses filles, Monique la metteure en scène, et Louise la directrice générale et présidente de la Compagnie.
Les filles, vous aurez aussi eu l’occasion de les découvrir grâce à la série télévisée Jean Duceppe mise en ondes par Télé-Québec en 2002. Vous y aurez appris que lorsque le paternel s’est trouvé dans une position monétaire précaire, les mécènes inconnu(e)s qui ont contribué à ce que la troupe continue d’exister, c’étaient elles : Louise et Monique.

Vous avez ici l’esprit qui animait et continue d’animer cette belle famille.
Depuis les débuts de la Compagnie au Théâtre des Prairies, à Joliette, puis l’installation au Théâtre Port Royal, devenu le Théâtre Jean Duceppe, la tradition se poursuit, une tradition de paroles et d’émotion.
Rencontrée de nouveau à l’occasion du lancement de la programmation 2007-08 de la Compagnie, Louise Duceppe répond à quelques questions.

« -Louise Duceppe, est-ce qu’on amène facilement les gens au théâtre ?
- Ce n’est jamais gagné d’avance. C’est toujours à recommencer, mais quand même, nous avons ici un public d’une grande fidélité ; plus que n’importe où ailleurs.
- Vraiment ?
- Oui. Souvent le taux de renouvellement de l’abonnement se situe autour de 88 à 90%. C’est énorme.
- À quoi cela tient-il, selon vous ?
- Je pense que notre façon de faire à la programmation, à notre approche du public, près des émotions, à la variété des spectacles, au choix des comédiens...

- Variété et continuité... ?
- Continuité dans l’effort, certain : nous en sommes à notre 35e saison.
- Avec toujours le même directeur artistique...
- Michel (Dumont) après papa, il est là depuis 1991. Ma sœur (Monique) et moi sommes là depuis 1973.
- On doit croire que vous aimez beaucoup le théâtre...
- Heureusement (rires).

- Vous qui êtes dans les chiffres...
- On fait des chiffres pour pouvoir faire du théâtre.
- Avec du cœur dans les chiffres...
- On met toutes les conditions gagnantes pour permettre de réaliser nos projets de théâtre, accommoder les metteurs en scène, les comédiens.
- Vous avez aussi des compagnies invitées...
- Ici, quand on invite des équipes, on fait attention à elles. Et tous nous disent qu’ils aiment travailler avec nous : il doit y avoir quelque chose de spécial... »

Ce quelque chose de spécial avait un nom : JEAN DUCEPPE. Ses filles respectent et honorent la mémoire d’un homme qu’elles ont admiré, d’un père qu’elles ont aimé.

Pierre LUC

 

En compagnie d’une bonne chanteuse...
À PROPOS D’UNE MAUVAISE CHANTEUSE

- Rencontre avec Pierrette Robitaille et Monique Duceppe

Le titre de cet article aurait pu s’intituler : « Entrevue avec la fausse mauvaise chanteuse », alors que cela aurait été beaucoup trop long et que, d’une autre façon, nous avons rencontré la vraie bonne chanteuse... qui incarne la mauvaise. En compagnie de la vraie réalisatrice de celle-ci. Alors que celle-là, la vraie mauvaise chanteuse, vivait aux États- Unis, au milieu du siècle passé.

Pour vous faire une présentation plus courte, nous nous sommes entretenus avec Pierrette Robitaille et Monique Duceppe. Soit celle qui incarnera Florence Foster Jenkins dans le rôle titre de La Casta Flore, chez Duceppe l’hiver prochain. Alors que la distribution de six comédiens sera dirigée par Monique Duceppe.

Florence Foster, c’est cette cantatrice sans talent qui a réussi à se payer le Carnegie Hall de New York. Elle était reconnue comme la « pire chanteuse du monde. Elle avait, dit-on, une voix de cochon qu’on égorge. Et pourtant le tout New York se déplaçait pour l’entendre râler, autant par curiosité que par admiration.

La prestation newyorkaise de cette femme farfelue et exceptionnelle sera troublée par des événements imprévus, mais ne nous allongeons pas jusque là. Pour le moment, nous demeurons en compagnie de Pierrette Robitaille et de Monique Duceppe...

Le talent de l’être humain

« Pierre Luc -Dites-nous, mesdames, est-ce que les spectateurs vont applaudir ou ridiculiser cette Florence...
- Monique Duceppe : Comme c’est une pièce plus tendre que comique, les gens auront beaucoup d’admiration pour elle. Car il y a beaucoup d’amour qui se dégage de ce personnage là.
- Pierrette Robitaille (qui se met déjà dans la peau du personnage): Elle y croit elle. Elle ne pense pas qu’elle chante mal. C’est un phénomène. C’est comme si elle avait l’âme d’une artiste mais pas le talent. Elle y croyait tellement, se donnait corps et âme...Elle avait le talent de l’être humain.

- P.L.- Cela doit être difficile de mal chanter...
- Robitaille : Aucune idée, je n’ai pas encore essayé (au moment de l’entrevue et tout récemment encore, ce mois-ci).
- Duceppe : Pour mal chanter, il faut savoir bien chanter. Et Pierrette chante très bien. Ce n’est pas tout : cette femme faisait ses costumes de papier mâché elle-même, tout son décor.
- P.L. Nous parlerons donc de tendresse... ?
- Robitaille : Oui, oui.
- Duceppe : C’est plus que de la comédie, quoique ça le devienne. Mais c’est tendre, en effet, de par la relation avec son pianiste et les gens qui l’entourent et qui sont en admiration devant elle.
- Robitaille : Les gens l’aimaient beaucoup. Elle avait un grand succès. Ce qui m’intéresse moi, c’est qu’on va montrer quelqu’un de touchant. Et sachez qu’il y a des soi-disant chanteuses qui ont essayé de l’imiter par après : ça n’a jamais marché. Elle est unique.

Une « abonnée » chez Duceppe

- P.L. : Dites dont, Pierrette Robitaille, il y a quelques fois que nous vous voyons chez Duceppe, vous y avez pris un abonnement ?
- Robitaille : Je ne déteste pas ça...
Elle aurait eu mauvaise grâce de dire le contraire, était donné la présence intime de Monique Duceppe... fille du fondateur et sœur de Louise, la directrice générale.

( Une entrevue on dirait on ne peut plus d’actualité, car Pierrette Robitaille chante absolument bien dans son premier spectacle solo Pierrette est chantée, qu’elle promène à travers le Québec.

 

BENOÎT BRIÈRE, UN HOMME COMBLÉ

Le voici au Théâtre du Vieux Terrebonne, le voilà chez Duceppe, après y avoir joué la saison dernière, après son Hosanna au TNM, et son Don Juan à Stratford, Benoît Brière se déclare un homme comblé de pouvoir exercer le métier auquel il tient le plus à cœur, celui d’homme de théâtre.

Pour bien nous situer, rappelons que Benoît Brière, nommé directeur artistique des prochaines trois saisons d’été au Théâtre du Vieux Terrebonne, y joue aussi dans la pièce Ténor recherché
Au Théâtre Jean-Duceppe, il vient d’évoluer dans la création québécoise de Serge Boucher, Là ; nous le verrons en pianiste dans La Casta Flore, la saison prochaine.

Un lot de cadeaux

- Benoît Brière, vous n’aviez pas joué souvent chez Duceppe...
- Ce fut une première dans La. Mais deux fois en deux ans, je vais peut-être y devenir un abonné des planches.
- Le théâtre vous colle à la peau depuis quelques années...
- Je suis un grand enfant gâté de l’industrie, je touche du bois. J’ai eu vraiment mon lot de grands cadeaux ces trois dernières années. Ça a commencé avec Hosanna et c’est devenu quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout : non stop. Et c’est parfait comme ça.
- On vous verra donc moins dans des commerciaux, à la télé ou au cinéma...
- C’est toujours cyclique. On dirait que je pars pour des années de théâtre, ensuite de tournages...
- Et la vie continue d’être belle...
- Vrai. Sur les planches, c’est vraiment là, où, j’ai l’impression, fondamentalement, de faire mon véritable métier.

(Sur la photo, Benoît Brière et Pierre Collin dans Ténor recherché au Vieux-Terrebonne)
Pierre Luc

 

GREGORY CHARLES :
MONSIEUR LE PROFESSEUR S’EMBALLE

Depuis vingt-cinq ans, Gregory Charles pratique et enseigne le chant choral. Une avenue qui lui a apporté une grande satisfaction, et aussi dans laquelle il a entraîné de nombreux jeunes dans l’univers de la musique ainsi qu’à la découverte de la collectivité et d’ouverture à d’autres cultures.

En ondes de ARTV, tous les samedis soirs, Le chœur de Gregory nous offre telle que vécue par les jeunes chanteurs et chanteuses du Collège Vocal de Laval, leurs répétitions, leurs Olympiques Chorales en Chine (où ils ont remporté la médaille d’or, en passant par les coulisses du spectacle Noir et Blanc.

Voici, en effet, une série sur la fraternité, le plaisir de chanter, l’amitié et le sentiment d’appartenance.
Si les voyages forment la jeunesse, celle-ci démontre du sérieux, de l’humour et une belle mentalité.
Rencontre avec Gregory Charles, professeur, éducateur...

Des jeunes qui ont de la chance

« -Gregory Charles, ces jeunes connaissent des expériences extraordinaires...
- Je pense que oui. Et moi, je me considère extrêmement chanceux d’avoir fait du chant choral de l’enseignement et de la musique avec eux. Ils sont chanceux parce qu’ils sont allés chercher des amitiés durables ; cela autour de leur activité, la musique. Et comme disait mon père quand j’étais jeune : « Le bien engendre le beau et le beau engendre le bien ».
- Ils sont donc devenus des personnes biens.,,,
- Ils sont devenus des jeunes bons citoyens. À cause de l’éduction reçue de leurs parents, bien sûr, de leur environnement et beaucoup à cause de l’activité qui les a réunis. Il y a quelque chose de généreux, vertueux et de beau dans cette activité de chanter collectivement. Donc, c’est clair : ils sont chanceux !

Se rendre disponible

- Cette dynamique, que vous créée demande sûrement efforts et sacrifices...
- D’une part, j’ai toujours aimé le chant choral, ce ne fut donc pas un défi. Le plus difficile fut de juxtaposer le type d’horaire qui est le résultat des mes activités professionnelles et personnelles des 20 dernières années. Plus notre profil prend une certaine popularité, cela a un effet direct sur le temps qu’ont est capable d’attribuer à une activité collective comme celle-ci, qui demande d’être constant.

Des jeunes beaux et bons

- Vous parlez de constance...
- Certains ont commencé à chanter avec moi alors qu’ils avaient neuf ans. Ils n’avaient pas de grandes responsabilités alors. Maintenant, il y en a qui ont de jeunes enfants, un emploi et qui trouvent malgré tout intérêt à note collectivité.
- D’où une grande satisfaction, nul doute...
- En partant, il y a le plaisir de faire de la musique, mais je dirais qu’au-delà de celle-ci, il y a mon intérêt pour l’éducation. Il n’y a pas d’humilité dans ce que je vais avancer, mais au même titre que certains éducateurs et professeurs, ces jeunes que je trouve intéressants, beaux et bons, je pense qu’ils sont du moins un peu le résultat de ce que je leur ai apporté. Et dans ça, pour moi, je trouve une extraordinaire satisfaction.

Pierre LUC

(Cet article a paru dans le journal Allô Vedettes, où vous trouvez la chronique Les Uns, les autres et Pierre Luc)

 

JEAN-GUY MOREAU
SUR LES RAILS APRÈS 40 ANS

Jean-Guy Moreau, l’homme qui emprunte depuis plus de quarante ans la voix des autres, nous sert désormais la sienne, avec des chansons de son cru dans son nouveau spectacle sensiblement éponyme : Jean-Guy Moreau comme personne. L’humoriste est revenu graduellement à la scène suite à des problèmes cardiaques.

Nous avons croisé Jean-Guy Moreau, que nous avions connu du temps des boites à chanson des années soixante, sur le bateau théâtre L’Escale, où il se produira en août prochain.

« - Jean-Guy Moreau, on ne lâche pas, hein !
- On ne lâche pas, c’est sûr.
- Spectacle intimiste que le vôtre présentement...
- En fonction d’endroits comme ici, avec un maximum de 400 places. C’est limite, comme une boite à chanson étendue, si l’on veut. Car j’aime faire un métier de dessinateur sur scène, où tout le monde voit et entend bien.
- On vous verra donc de plus en plus...
- Je travaille beaucoup, du fait que je sois revenu sur les rails avec un nouveau spectacle. Les festivals ont appelé, notamment le Grand Rire à Québec, et Juste pour rire à Montréal où je ferai plusieurs soirs.
- Ça fait du bien de se sentir désiré, n’est-ce pas ?
- Oui mais encore... Tu as beaucoup plus à perdre à soixante ans qu’à 20 ans. Tu te dis : « Si je me cassais la gueule... non, vraiment j’ai pas le droit. Alors ça te force à travailler plus fort. Pendant trois ans, j’ai travaillé comme jamais pour monter ce spectacle.

Une certaine peur, le doute

- Alors qu’on pourrait penser que ça vient tout seul avec l’expérience...
- Avant, je l’avais facile, je l’avoue. Et j’en ai profité (rires). Mais cette fois-ci, j’avais tellement peur de manquer mon coup : j’ai écrit, ré-écrit, avec mille ratures, pour en arriver à ce que je voulais produire.
- On répète qu’avec l’âge le doute s’insinue...
- Oui, oui, il grandit le doute. C’est correct. Car, quand même, j’ai toujours vécu avec lui. Je ne veux être sûr de rien. L’essentiel : se sentir connecté dans son travail.
- Une attitude qui vous a bien servi...
- J’ai cette chance inouïe depuis que je suis monté sur scène qu’il y ait du monde qui applaudisse. Les gens applaudissent et rient, donc ils sont complices et me disent de la sorte : « C’est bien, t’as d’affaire là.
- Et la santé, Jean-Guy Moreau ?
- Elle va bien... faut s’en occuper.
Et puis nous filons chacun de notre bord. Quel monde de fous de ne jamais avoir envie de s’arrêter de travaille après toutes ces années, 40, 50 ans...

Pierre LUC
(Tel que publié dans Allô Vedettes, où vous trouvez le chronique Les Uns, les autres et Pierre Luc).

 

Un premier roman
JANETTE BERTRAND :
82 ANS, TROP JEUNE POUR S’ARRÊTER

Après avoir brassé la cage des téléspectateurs par la série Avec un grand A ,et après un record de ventes de plus de 200 000 copies de son autobiographie Ma vie en trois actes, Janette Bertrand veut frapper un autre grand coup avec son tout premier roman, Le Bien des miens. L’ouvrage, qui se veut un hymne à la famille offre ceci de particulier qu’il met en scène une héroïne octogénaire. La prolifique auteur nous livre ses états d’âme, en regard de son livre et de son métier, comme elle clame la passion toujours présente de l’écriture chez elle.

Le Bien des miens, une brique en 385 pages (chez Libre Expression) se voudrait audacieux et dur. Tous les membres d’une famille, florissante entreprise de produits naturels, complotent pour la succession de Germaine, la matriarche de 80 ans.
Consciente des manigances et manipulations, celle-ci emploie la ruse pour déjouer les complots et faire en sorte de réunir tous dans l’argent et le bonheur.
Voilà le défi qu’a voulu relever l’auteur, Janette Bertrand. Justement, elle nous attend là, prête à recevoir une dizaine de questions que nous lançons pêle-mêle.

- Madame Bertrand, vous voilà devenue romancière, le style s’avère-t-il plus difficile à gérer que les autres ?
- C’est autre chose que la télévision, bien sûr, mais il y a plus de liberté. Mais quand tu sais raconter une histoire, tu sais la raconter de toutes les façons : en nouvelle, en roman ou en télévision.
- En regard de cette nouvelle avenue, on a mentionné votre « goût de surprendre »...
- Le goût de brasser le monde, oui. Aussi de ne pas arriver avec des solutions. Ce qui me plairait avec ce livre, c’est qu’on en discute après. Ce qui m’a toujours plu, avec les cinquante Avec un grand A que j’ai écrit. Que le lundi matin, dans les bureaux, les gens en parlent, donnent leur opinion. Ça me plait beaucoup, suscité des discussions.

Une jeunesse soumise

- Dans ce style, vous avez toujours surfé sur le haut de la vague, une explication ?
- Probablement dû à une jeunesse très soumise, très tranquille. Puis un jour, je me suis mise à vouloir brasser la baraque, à vouloir changer les choses.
- Lors d’une interview précédente, en regard de vos personnages, vous avez dit : « On est bon et méchant à la fois »...
- Tous les êtres le sont. On peut être bon une seconde et puis se choquer contre son frère qui vient constamment vous emprunter votre voiture et la casse.
- Ce que nous retrouvons en monologues intérieurs dans le livre... ?
- Tout-à-fait. Et ce qui est original, on les entend penser, quelque chose que je voulais mettre dans un roman. Ils vont avoir des pensées qu’ils n’exprimeront jamais vraiment.

80 ans, le bel âge

- Vous avez choisi de créer une héroïne de 80 ans ...
- Plus jeune que moi qui en ai 82.
- Ça vous tenait à cœur ?
- Il n’y a jamais d’héroïne de cet âge mais toujours des femmes de 40, 35, 25 ans. Comme si à 80, il ne t’arriverait plus rien, que tu n’étais pas mieux que morte. Alors qu’on est en pleine force, qu’on sait plein de choses.
- Chose évidente, vous mettez constamment à profit cette richesse. On ne s’en va pas n’est-ce pas ?
- Non, non, non, je ne m’en vais pas, moi.
- Pour reprendre le roman ?
- Sûr que je vais écrire. Pour la télé, le cinéma, un autre roman, je ne le sais pas. Cependant, il faut que je sache, parce que l’été s’en vient et qu’il faut que je travaille : je ne vais pas rester à rien faire...

Pierre LUC- tel que publié dans Allô Vedettes

 

MARIE-ÊVE BEAULIEU :
PAR LA GRANDE PORTE AU RIDEAU VERT

-Marie-Êve Beaulieu, vous connaissez ?
-Oui... non... peut-être bien...
-Un effort : celle qui joue dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin...
-Bon, vous la placez un peu... ?
-Pour vous aider, elle était aussi dans C.A. et Minuit, le soir
- Pas mal, hein, pour une jeune femme issue du Conservatoire d’art dramatique il n’y a pas plus de trois ans.
« J’ai beaucoup joué à la télévision, en effet », reconnaît timidement cette douce jeune femme. « Et j’ai fait du théâtre professionnel pendant une année et demie avec la troupe du TNM, à Montréal et en tournée. J’avais un tout petit rôle dans Le malade imaginaire, mais j’adorais ma petite scène... »

Bon, revenons au début :

Si vous n’arrivez toujours pas à figer l’image de cette petite brune dans vos souvenirs, quelqu’un l’avait bien dans sa mire : nul autre que Denise Filiatrault. Qui lui confie le premier rôle de la comédie musicale qu’elle montera au Rideau Vert, en mai prochain, Sweet Charity.
Oui, messieurs, dames : rien de moins que la tête d’affiche. Wow !
Échanges brefs avec une comédienne qui se dit comblée :

« - Vous entrez véritablement par la grande porte du Rideau Vert, Marie-Êve...
-C’est extraordinaire, j’ai l’impression que c’est le rôle de ma vie.
- Pourtant, vous êtes tout jeune, il s’en présentera sûrement d’autres.
- Oui, car je commence. Mais je me sens choyée d’avoir un si grand rôle si tôt. C’est un défi incroyable. Quand on me l’a présenté, j’ai tout de suite eu envie de le travailler. »
Soyez sans crainte, Marie-Êve, avec Madame Filiatrault, vous allez travailler !

P.L.

 

HÉLÈNE BOURGE0IS LECLERC :
« LE THÉÂTRE, C’EST MA VIE ! »

Au printemps 2008, Hélène Bourgeois Leclerc jouera du Rideau Vert pour la première fois de sa carrière. Elle y tiendra le premier rôle féminin de la création québécoise de Pier-Luc Lasalle, Construction. La gagnante de plusieurs prix pour ses performances à la télévision avait hâte de remonter sur les planches.

La dernière fois où nous avons vu Hélène Bourgeois Leclerc devant une assistance, c’était dans Les Noces de taule de Claude Meunier, chez Duceppe il y a de cela maintenant trois ans.
Auparavant, au théâtre La Chapelle de Montréal, elle avait joué sous la direction d’Alexandre Marine qu’elle qualifie de grand metteur en scène.

« Je m’ennuie de jouer, moi qui suis issue du théâtre, c'est-à-dire après être sortie de l’École nationale, il y a huit ans. C’est ça ma vie ! »
Donc voici la comédienne doublement comblé puisqu’en plus d’un premier rôle, elle défendra une création québécoise :
« C’est rare qu’on puisse travailler sur une création et, pour moi, avec un nouveau groupe, dont le metteur en scène Claude Roussel.

Des vacances

À l’automne, nous reverrons évidemment Hélène Bourgeois Leclerc dans Annie et ses hommes. Ce sera tout en tant que télévision, vu que Les Bougon se sont arrêtés.
Par contre, un projet de cinéma se réalisera probablement, donc elle devrait tourner pendant une bonne partie de l’été.
« - Pas de vacances ?
- Pas vraiment mais c’est correct. Car ce sont de beaux projets et ça ressemblera à des vacances. C’est aussi plaisant. »
En voilà une qui ne rechigne pas devant le boulot.

P.L.

 

BONNE FÊTE,
DENISE FILIATRAULT !

La veille du mercredi 16 mai, jour de son anniversaire, Denise Filiatrault sera montée sur scène, pour y être acclamée, au même titre que les comédiens du théâtre musical Neuf, dernier opus de la présente saison du Rideau Vert. Au moment où nous nous sommes entretenus avec elle, la directrice artistique du théâtre de la rue St-Denis, venait de présenter sa programmation 2007-08 ? Deux semaines plus tard, elle allait souffler 76 bougies.

Chanteuse, comique en duo avec Dominique Michel, comédienne, metteur en scène, réalisatrice cinématographique, directrice de théâtre, Denise Filiatrault navigue dans une carrière débutée en 1946, à l’âge de 15 ans : donc un parcours artistique de 61 années.
Un parcours jonché de succès au cabaret, sur les planches, au petit comme au grand écran. Des succès et des honneurs, dont le prix Hommage Jutra 2006, elle qui fut faite officier de l’Ordre national du Québec.
En bref, notre rencontre avec Denise Filiatrault, dans le hall du Rideau Vert.

Une passion

« - Denise Filiatrault, félicitations pour le travail accompli ici, au Rideau Vert... Dans vos rêves les plus fous comme les plus raisonnables, dans vos fantasmes, est-ce que vous vous projetiez directrice d’un théâtre ?
- Pas du tout. Ça ne m’était jamais venu à l’idée. Jamais, jamais, jamais. J’ai été très étonnée qu’on me le demande, quoique avec les années, j’avais acquise une certaine expérience dans le métier... Pour ne pas dire une expérience certaine. Mais sachez que j’adore faire ça. Même si ce n’est pas évident parce que j’ai beaucoup d’autres choses à côté. Mais c’est une passion.

Avec le coeur

- Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile dans cette tâche de directrice artistique ?
- Équilibrer la programmation. Il y a des pièces qui nous tentent beaucoup, qu’on ne peut pas monter à cause du coût de la production ; d’autres que nous voyons avec tels ou tels acteurs qui ne sont pas libres.
- Un travail harassant... ?
- C’est un travail de construction et on y va avec notre cœur. J’y vais toujours avec mon cœur, en pensant au public.

Force et courage

- Vos plus grandes satisfactions en tant que directrice ?
- Quand nous réalisons que le metteur en scène a compris la pièce et que les acteurs sont bons. Alors, je me dis : « Le public va suivre ».
- Vous avez pris le flambeau en 2004, il s’en est passé des choses depuis...
- C’était un théâtre qui était réduit à rien, que nous avons remonté (avec la directrice générale Lorraine Beaudry) avec force et courage.
- Vous comptez rester ici longtemps ?
- Un p’tit bout de temps encore... pas 20 ans. Aie, je suis vieille, moi : je vais avoir 76 ans la semaine prochaine. »

Fierté, humilité

Exact, Denise Filiatrault est né un 16 mai 1931. En carrière, quelles autres avenues envisage-t-elle ? Nous croyons savoir qu’au Rideau Vert, elle tiendra le fort encore une autre saison, peut-être deux. Tout en cherchant quelqu’un pour assumer la relève. Alors elle partira. Fière et humble à la fois.
Bonne fête, Denise Filiatrault !

Pierre LUC

 

ÉMILY BÉGIN :
« MON DIEU, ÇA VA BIEN ! »

Émily Bégin retourne bientôt sur la scène du Rideau Vert, où on présentera la comédie musicale Neuf . Dans une année, presque jour pour jour, la blonde issue de la première cuvée de Star Académie, remontera sur les planches : au même endroit, dans un théâtre musical encore et dirigée par Denise Filiatrault de nouveau. Entre’temps...

« Avec Denise, ce sera la quatrième fois que je joue, ayoye ! », s’exprime Émily Bégin. « Il y a eu Cabaret, My Fair Lady, Neuf et l’an prochain, Charity. Mon dieu, ça va bien ! »

Le travail

Pour les non initiés à Star Académie, rappelons que les artistes en herbe furent dirigés par Denise Filiatrault dès le début, soit en 2003. Sûrement, elle a vu un talent brut dans Émily Bégin. Puisqu’elle la couve sous son aile depuis. On comprendra l’émotion de la chanteuse, qui aspire à devenir comédienne aussi.
« Je travaille fort, je continue à prendre des cours de danse, de chant et de comédienne. Parce qu’éventuellement, je veux jouer davantage. Dans Neuf, j’ai un rôle assez important où on peut voir comment je peux jouer la comédie. Donc, je continue à travailler, contente des belles offres qu’on m’a faites. »

Nouveau disque

Émily Bégin aura donc parcouru beaucoup de chemin depuis quatre ans. Un chemin sur lequel elle a laissé un premier album. Qui sera suivi d’un 2e, début juin. Elle espère pouvoir effectuer une petite tournée de promotion après le lancement de ce deuxième opus, rien n’est moins sûr.
Car il y aura une tournée estivale de Neuf, avant de reprendre My Fair Lady.
Une personne qui a le cœur à l’ouvrage que cette Émily, sans doute la raison pour laquelle Denise Filiatrault la garde sous son giron.

P.L.

 

Aux Olivier 2007
LA MISE EST GROSSE POUR LAURENT PAQUIN

Laurent Paquin voit son nom dans les nominés du prochain gala Les Olivier à pas moins de six reprises. Un sommet cette saison. Comment se sent-on dans pareille circonstances, conscient que, parfois, on peut retourner à la maison bredouille. En ce sens, des questions que nous avons posées à l’humoriste.

Le sujet nous semble d’à-propos, lorsque nous abordons Laurent Paquin, lui qui, en 2002 avait été mis en nomination quatre fois aux Olivier et deux fois à l’ADISQ... et n’avait rien récolté. Voyons voir.

Vaincre la guigne

« - Laurent Paquin, vous êtes partout sur la feuille des nominations (spectacles en salle) en vue de la soirée du 27 mai : Auteur de l’année ; Jeu et performance, Metteur en scène, Spectacle d’humour, Spectacle d’humour le plus populaire, Olivier de l’année.
-Oui, je suis partout où je pouvais être. Je suis content pour la nomination pour la mise en scène de mon spectacle Tout est relatif, une mise en scène réalisée par Stéphane Crête. Il le mérite bien.
- Spectacle d’humour de l’année et Olivier de l’année, impressionnant !
- On verra, on verra. Je prends cela avec un grain de sel, du moins j’essaie. Je suis content que mon spectacle ait plu, mais je me souviens de mon premier one man show en 2002 : 4 fois nominés et je n’ai rien gagné.
- Dur à prendre quand on ne l’emporte pas... ?
- J’aimerais vous dire que non, mais oui : c’est dur à accepter. Cette fois-ci, je vais prendre pour acquis que je ne gagne rien, adopter une espèce de philosophie défaitiste. Peut-être que je serai moins déprimé si... Je me dois quand même de croire en mes chances, car Tout est relatif est un bon show dont je suis fier.

Avec de grosses pointures

- Petite consolation si le pire survient, vous voilà dans le Spectacle d’humour le plus populaire....
- Ça, je l’ignorais. On dira ce qu’on voudra, le public décide. Ça veut dire qu’on n’écrit pas juste pour nous même.
- Laquelle nomination vous a surpris d’avantage ?
- Celle-là, peut-être, pour le prix populaire.
- Et encore ?
- Olivier de l’année aussi. On y voit de grosses pointures : Lise Dion, Yvon Deschamps, Jean- Marc (Parent), Stéphane (Rousseau), Patrick Huard... je suis bien content.
- Pour ne pas porter malheur, je n’ose pas vous demander dans quelle catégorie pour aimeriez le plus gagner...
- N’importe laquelle, si je veux retourner chez moi avec une petite statuette. »
Prix Juste pour rire de Montreux en 2001 et pris SACEM à Mont-Blanc (France) en 2003, Laurent Paquin aimerait bien faire mentir le proverbe qui dit : Nul n’est prophète chez soi...
On le lui souhaite.
Pierre LUC

(Cette entrevue a été publiée dans le journal Allô Vedettes)

 

Retours à petits pas de la Souris Verte
LOUISETTE DUSSAULT :
« J’AIME JOUER ! »

Au moment de notre rencontre, installés à l’écart dans les sièges du Théâtre Denise-Pelletier où elle montera sur scène l’hiver prochain, Louisette Dussault nous disait qu’elle ne joue plus beaucoup à la télévision, et même qu’elle venait de vivre une période très calme niveau boulot. Les temps changent...

Nous n’avions guère vu Louisette Dussault au petit écran depuis Marilyn, il y a plus de dix ans, et Super Mamies, en l’an 2000. Sauf pour quelques épisodes de Rumeurs. Eh bien nous la reverrons dans cette nouvelle série de Radio-Canada, Les Étoiles filantes, racontant l’histoire de deux amis dans la fin de la trentaine qui ont pris des chemins forts différents dans la vie. Elle incarne la mère de l’un d’eux, rôle tenu par Stéphane Crète.
Au théâtre, Louisette Dussault sera de La Cagnotte, une comédie d’après Eugène Labiche, adaptée par Denis Chouinard et mise en scène par Vincent Bilodeau, à Denise-Pelletier.
Brève rencontre avec une femme fort agréable...
- En voilà une autre qui ne veut pas s’arrêter de faire partie de tous les bons coups, Louisette Dussault...
- On ne peut pas s’arrêter. Ce n’est pas un métier où on s’arrête.
- Ils disent tous ça...
- C’est difficile de quitter. J’avais eu une période très calme il y a plus de deux ans ; une période au cours de laquelle j’ai éprouvé quelques difficultés et peines, dont le décès de ma mère. Et là, j’ai vu à quel point le métier me manquait. Et tout à coup, par hasard, je recommence à jouer.

Passionnée par le théâtre

- Je suis très contente de jouer au théâtre, j’ai de plus des projets d’écriture en ce sens. Par ailleurs, je fais partie du conseil d’administration à Denis-Pelletier.
- Une compagnie dévouée principalement au jeune public...
- Cela m’intéresse d’inviter les jeunes au théâtre. Je me suis promenée à travers le monde au sein d’une commission internationale et j’ai vu ce qu’on faisait pour les jeunes. Donc, j’ai eu envie de pousser la machine.
- Vous avez travaillé sur un spectacle pour ados au Théâtre Bluff, on peut affirmer sans se tromper que la jeunesse vous interpelle...
- Ça doit être la Souris Verte qui déteint...
- Permettez, c’est votre enthousiasme qui déteint...
- J’aime jouer ! »

P. L

 

Macha Limonchik
COMME EN TÉLÉRÉALITÉ

Tout sur moi de Radio-Canada n’est pas en réalité de la... téléréalité. Quoiqu’on pourrait le croire par moments. Macha Limonchik pour une, oublie un brin de pudeur pour s’y livrer.

Dans cette comédie, Macha et ses amis et complices Éric Bernier et Valérie Blais, rencontrent des artistes ici et là, dans des situations prises sur le vif. Mais c’est d’abord du trio dont on traite, découvrant leurs histoires d’amour, leur parcours professionnel...
Un commentaire de Maria : « Personne dans cette série ne paraît vraiment à son avantage... »

- Explications...
- C’est vraiment inspiré de nos moments les plus embarrassants et les plus humiliants, alors...
- Des moments que vous avez vécus réellement ?
- Des choses qui nous sont arrivées tel qu’elles, d’autres qui sont inventées (en grande partie par l’auteur et réalisateur Stéphane Bourguignon), mais vous ne saurez pas lesquelles.

Embarrassant et amusant

- Vos histoires réelles, elles n’ont pas été améliorées un peu ?
- Non, non, non.
- Alors, votre moment le plus embarrassant ?
- Pour un, une fois j’ai échappé des tomates dans un super marché et ne les ai pas ramassées : ça m’humilie beaucoup de jouer ça. Je me suis dit : « Mon dieu, les gens vont penser que je n’ai pas de manières. Une foule de petites choses du genre qui me gênent.
- Et la plus drôle de vos aventures ?
- Vous me verrez exécuter une chorégraphie dans la rue Ste-Catherine.

P.L.

 

GILDOR MAÎTRE À BORD

Seul à la direction de Caféine de TQS, Gildor Roy, parle d’un défi à relever –un lieu commun s’il n’est un-, et se sent conforté par la liberté de choix dont on l’assuré.

La première question qui nous est venue à l’esprit quand nous avons appris que le comédien et chanteur Gildor Roy avait accepté d’animer Caféine fut : pourquoi ?
Nous le lui avons demandé :
- Pour le défi
- Ils disent tous ça...
- C’est vrai. Une rentrée automnale je n’avais jamais connu ça... « Défi » n’est peut-être pas le bon mot...On me l’a offert il y a longtemps alors que je ne pouvais pas. Faut que j’en aie le cœur net.
- Défi, admettons, de vous trouver seul à la barre...
- Seul comme animateur mais j’aurai toute une équipe derrière moi. Et à la direction, ils veulent que ça marche, je me sens appuyé, ce qui n’a pas toujours été le cas. D’où une situation exceptionnelle.
- Tout se présente comme vous l’envisagiez ?
- Absolument, ça aussi c’est exceptionnel. La liberté du choix dont on m’a parlé quand on m’a engagé, ne s’est pas démentie encore. Donc j’ai droit de regard sur les collaborateurs, le contenu, la forme et le ton. Surtout le ton.
- Aucun problème avec la levée tôt du corps ?
- Je suis né matinal donc ce n’est pas un problème de me lever tôt ; me coucher le soir en est un... Il y a deux mois que je commence à perdre un peu de sommeil...
Bonne nuit, Gildor Roy.

Pierre LUC

 

DANY SÉDUIT PAR LE QUÉBEC

Le Québec a été séduit par Dany Turcotte et ses invités de La petite séduction et les villageois ont séduit Dany. Si bien qu’il est heureux de retourner sur la route pour le tournage de la deuxième saison de cette émission qui grandit dans le cœur du public.

En effet, dès l’automne, l’équipe repart à travers les chemins de campagne pour l’enregistrement de quatre des 19 émissions qui constitueront la saison 2007, à Radio-Canada. Ce qui fait bien l’affaire de l’animateur :
- Dès le début, j’ai été séduit par le concept ; par la suite par le tournage, par les villages et par le Québec. J’ai trouvé qu’on a vraiment un beau pays.
- Vous êtes partis à la découverte, somme toute...
- Il y a plein d’endroits que je ne connaissais pas et que j’ai découverts grâce à nos visites. En fait, à 90%, je ne les connaissais que par le nom. Maintenant c’est fait, nous sommes familiers parce qu’on a été pendant trois jours dans presque tous.
- Un beau pays, comme vous dites... ?
- On sort de là et puis on est conquis. On connaît ce qui fait vibrer le cœur du village...
- Si nous avions à indiquer un dénominateur commun de tous ces villageois... ?
-

Fierté et séduction

- La fierté. Les gens aiment tellement leur place ; ça devient attachant de voir ça. Des fois, j’y suis arrivé depuis 45 secondes et je me suis fais demander trois fois si j’aime leur patelin ; « Pis, aimez-vous notre village, trouvez-vous ça beau ? Êtes-vous séduit... ?
- Comment s’y prennent-ils en général pour vous séduire ?
- Ils déploient de nombreux efforts : ils se réunissent dans le but de trouver des idées, se rencontrent en comités, une occupation qui dure deux mois. C’est un peu l’équivalent d’un pays se préparant à recevoir les olympique, pour un village de recevoir une équipe de tournage.
-

Dany Turcotte a beau rappeler que son rôle se situe surtout à celui d’entremetteur (« Je leur apporte une vedette sur un plateau d’argent »), c’est avec lui que les Québécois tombent en amour.

Pierre LUC

 

Sébastien Delorme et Jean-Marie Lapointe de Le 7e round
LA SOUFFRANCE
AU-DELÀ DE L’ILLUSION

Sport très exigeant que celui de la boxe, Jean-Marie Lapointe et particulièrement Sébastien Delorme, pour ne nommer que ceux-ci, l’ont découvert lors de la préparation et de l’enregistrement de Le 7e round, en ondes de Radio-Canada à compter du 5 octobre. Le célèbre entraîneur Yvon Michel ne témoigne que de l’admiration envers ces acteurs.

Un bref rappel de Le 7e round, dans lequel Sébastien Delorme (Karl Tozzi) incarne un boxeur doué mais peu discipliné. Jean-Marie Lapointe est Louis Sigouin, un dur de dur. L’issue de leur combat déjouera toutes les prédictions. Le tout agrémenté d’une histoire d’amour, bien sûr, tel ne sera pas notre propos.

Sébastien ému

Lors d’un premier visionnement de Le 7e round, Sébastien Delorme est devenu tellement ému que les larmes lui sont montées au yeux. Il explique.
« - Pendant quatre mois, nous avons suivi un entraînement intensif, à raison de deux heures le matin et deux heures le soir, quatre jours par semaine. Et notre grande préoccupation –je suis certain que Jean-Marie va partager mon avis-, c’était d’avoir l’air crédible. Je savais que j’étais capable de jouer comme comédien, pas de problème là : les moments de boxe étaient ma plus grande crainte. Donc de voir, de constater la crédibilité qui s’en dégage, d’avoir atteint mon objectif et plus que j’espérais, bien ça m’a ému. J’ai été incapable de parler pendant un bout de temps...
- Quelles furent alors les moments les plus agréables en cours de route ?
- Par procuration d’avoir une carrière d’athlète professionnel. Quand on est petits, on rêve tous de devenir joueur de hockey ou autrement ; dans ce rôle-là j’ai pu vivre à plein, ne serait-ce que quelques mois, la vie d’un athlète. »
À cet instant, Jean-Marie Lapointe s’amène et Sébastien lui lance : « Illusion man, illusion...tu vas capoter ! »

Jean-Marie : « Très intense »

Jean-Marie Lapointe se dit épargné par le fait que les belligérants de Le 7e round n’aient pas eu à subir de façon intensive l’étape habituelle d’échanges avec des partenaires d’entraînement en vue d’une bataille...
« - Nous nous sommes concentrés surtout sur la technique. Mais quand est arrivé le moment de répéter pour les scènes de tournage, c’est devenu plus intense.
- Des coups se donnaient... ?
- Il s’en donnait et on en recevait... parce qu’on manquait la cible à l’occasion. Mais la moyenne est bonne, on ne s’est pas trop magannés.
- Pas trop de nez cassés... ?
- Nous sommes des comédiens et de bonnes connaissances, Patrice (Patrice Godin) et Sébastien, par exemple, sont de bons amis, on n’allait pas se ravager la face. Ce fut très respectueux. Et on faisait en sorte que quand l’un paraissait bien, on le lui disait, ou la contraire. Ça arrivait qu’on se coachait entre nous.
- Une chorégraphie de lutte, en somme...
- Si nous avions tendance tous les quatre à être très intense, à y aller à fond, Sébastien me disait souvent : « It’s all illusion man, it’s all illusion...tout n’est qu’illusion. Nous sommes des acteurs qui jouons des boxeurs, pas le contraire. » Apparemment, c’est fort crédible, nous aurons donc réussi. »

-

Yvon Michel impressionné

Yvon Michel en a vu des athlètes dans sa carrière d’entraîneur et de promoteur de boxe, il a accompagné de nos plus grands boxeurs, et pourtant, il s’est montré fort impressionné par nos comédiens :
«-Ils se sont donnés à fond, on leur a fait subir un entraînement comme à nos athlètes de haut niveau. À une époque, ils ont eu jusqu’à six, sept sessions par semaine. Ce sont des gars qui ont beaucoup de cœur et de détermination. Ce sont de bons athlètes.
- Sébastien Delorme fut très ému en visionnant quelques scènes...
- Il a travaillé fort au-delà de sa préparation globale depuis février. Quand sont arrivées les scènes de boxe, en juillet, il avait les gants aux mains de sept heures le matin à huit heures le soir. Il a fait ça pendant une longue semaine. Il m’a impressionné par son endurance et sa ténacité, j’ai été surpris de ça. »

P.L.

 

Il règle ses affaires lui-même
CLAUDE POIRIER,
NE CRIE PAS : « POLICE ! »

Une année après son annonce, Le Négociateur revient en ondes de TVA. Au grand plaisir de celles et ceux qui avaient apprécié avantageusement la première partie de cette série, inspirée du travail du reporter policier Claude Poirier...un homme qui ne crie pas « Police ! »

Selon Claude Poirier, cette suite du Négociateur nous permettra d’entrer de plus en plus dans la vie du personnage. Et que cela expliquerait peut-être comment il se fait qu’il prenait des chances, risquant sa vie.
« - Ça tient beaucoup de vos expériences ?, avons-nous voulu savoir.
- C’est sûr que cette saison Marc Cloutier (personnage principal) va vivre au niveau de son travail. On rentre plus dans ce domaine-là que dans les cas d’enlèvements. On va voir par exemple comment il a pu manœuvrer avec le groupe de la mafia et de certaines familles québécoises qui ont fait leur marque au niveau du crime à Montréal.

Il n’a pas peur

- Dans la vraie vie, c’est une profession où rôde le danger, cela ne vous fais pas peur ?
- Ça ne me fais pas peur et je n’ai jamais été un gars qui crie : »Police ! ». Et c’est pour ça que j’ai réussi à demeurer 45 ans ce métier-là.
- Explications... ?
- Quand j’ai des problèmes avec les gens, de la mafia ou autres, je m’organise pour les rencontrer, d’essayer de les régler. Ou encore de me servir de mes contacts pour solutionner le problème. Et ces gens-là, ils te respectent quand tu ne cries pas le mot « police ».
- Vous risquez quand même votre vie...

Les punks plus dangereux

- Certain. Ce n’est pas comme de couvrir la Place des Arts et la Chapelle de la Réparation. Mais le « milieu » ne m’a jamais empêché de faire mon travail. De toute manière, ce ne sont pas ceux du crime organisé les plus dangereux, mais les punks des personnes qui veulent se créer un nom.
- Donc, nous pouvons nous attendre à ce que Le Négociateur démontre la difficulté d’opérer dans ces méandres...
- Vous savez, les journalistes n’aiment pas couvrir ce domaine. Parce que ça n’aurait pas l’importance de la politique ou des affaires syndicales. Mais je le dis, que 80% de ceux-là ne seraient pas capables d’effectuer ce travail de chroniqueur policier.

P.L.

 

JEAN PAGÉ :
L’ÉTÉ EN HARLEY

Jean Pagé a repris, en compagnie de ses comparses, le boulot à 110% de TQS. Il est retourné en studio le teint basané comme on Mexicain, ce qui s’explique par un été au guidon de sa motocyclette Harley.

On savait Jean Pagé amateur de moto, nous découvrons un passionné :
« J’ai beaucoup, beaucoup de plaisir sur une moto, d’abord parce que c’est la liberté et celui de découvrir les États- Unis »
En fait, au milieu d’août, il avait parcouru 12 000 kilomètres, son plus gros été selon lui :
«Je suis allé dans les Berkshire, montagnes du Massachusetts, c’est absolument incroyable comme panorama ! »

Seul ou avec d’autres

Au début de l’été, comme par le passé, Jean Pagé a organisé la tournée Les Ailes d’un ange, en compagnie de Réjean Tremblay et de Yannick Marjot. Ils ont roulé voyagé pendant trois jours à travers le Québec.
« Après ça, j’ai eu des voyages de groupe, mais généralement je roule seul ou avec une chum qui a une moto comme moi. »
Cette compagne a nom Brigitte Bélanger et, foi de Pagé :
« Elle conduit comme un homme, je dirais plus, elle conduit mieux que 95% des hommes que je connais. »
Jean Pagé n’a pas encore rangé sa moto, quoique les semaines et les journées raccourcissent mais pas les heures de travail.

P.L.

 

AUTRE DÉFI POUR MARTIN DESCHAMPS
Rencontre trop brève avec Martin Deschamps, dans le cadre du point de presse de Canal D, réseau auquel il collabore à la nouveauté Caméra Tout-Terrain. Le tendre rocker nous glisse au mot de journées d’été en compagnie de sa fille et définit comme un défi son nouveau boulot à la télévision.

Très en demande par reporters et photographes, Martin Deschamps continue de se prêter de bonnes grâces à ce qu’il décrit comme étant « toutes sortes de choses qu’un chanteur doit vivre ». Mais ne vous laissons pas sous l’impression qu’il s’en plaint. Un homme qui respire le bonheur se trouve devant nous !

Caméra Tout-Terrain

Lorsque sa maison de production Zone 3 l’a approché pour faire les présentations de Caméra Tout-Terrain, Martin Deschamps a d’abord voulu savoir dans quoi il s’embarquait.
- Ils m’ont fait voir les trois premiers reportages, dont Les combats extrêmes (mercredi, 30 août).J’ai été surpris de constater combien ces gens-là pouvaient être aussi intéressants. Qu’ils avaient quelque chose à dire. Donc, en partant, j’ai été captivé et ça m’a tenté de faire partie de l’équipe.
Foi du signataire de cet article, Martin Deschamps accomplit un boulot admirable dans cette tâche et nous fait grâce du ton monocorde trop souvent entendu dans cette situation. Avec un peu de timidité, il dira :
- Il fallait trouver le ton ; j’ai essayé de rester moi-même. C’est un beau défi et je pense que je l’ai relevé assez bien.
Il a aussi composé la musique...
- Je voulais que ça sorte de l’ordinaire, que ce soit punch et rock comme moi. (...) Il en ressort une musique intense, un peu à l’image des gens qui vivent ces expériences.
D’autres reportages ayant captivé Martin Deschamps : Les modifications corporelles :« C’est assez capoté », Le Hip Hop : «Même si ce n’est pas mon style de musique. Ils ont su livrer leur message » ;La ville terrain de jeu où des jeunes sautent d’un building à l’autre : « Ça m’a impressionné ! »

Du bord de l’eau

Même s’il continue de travailler fort et que ses temps de loisir son comptés, d’autant plus qu’il prépare une tournée et sa rentrée montréalais au Club Soda le 12 octobre du spectacle Intense, Martin Deschamps a su trouver du temps pour se la couler douce au cours de l’été dans la région de Rawdon en Lanaudière. En particulier avec sa jeune enfant.
- J’ai surtout fais du bord de l’eau avec ma fille. Je lui ai appris à nager, à sauter en bas du quai. Ce fut un très bel été.

P. L.

 

CHANTAL LACROIX
CRIE « AU REPOS ! »
Heureusement, les gens
lui renvoient son énergie

Au cours de la prochaine saison de télévision, Donnez au suivant sera présenté à vingt reprises aux auditeurs de tqs, une augmentation sensible par rapport au premier cru. Et une tâche énorme pour la productrice et animatrice Chantal Lacroix. N’eût été de l’énergie que lui renvoient les personnes interpellées, nous la trouverions exténuée.

À celle qui ne cesse de « donner au suivant », qui arrive du Guatemala, du Sud de la France, de Walt Disney pour les besoins de son émission, nous avons demandé en tout premier :
-Qu’est-ce que nous pourrions donner à Chantal Lacroix ?
La réponse est venue dans un souffle :
- Du temps, du temps ! Nous avons commencé à tourner en mai et nos émissions ne demandent plus qu’une journée ou deux, parfois une semaine complète de tournage, une à la suite de l’autre. J’en suis rendue à ma 39e journée consécutive. Oui, j’aurais besoin d’un tout petit peu de temps...
- Faut la forme et une belle énergie pour rouler comme vous le faites...
- Ça peut paraître cliché mais c’est vrai : on fait des rencontres extraordinaires qui, elles, viennent de renvoyer ton énergie. Quand tu donnes et que tu vois des personnes heureuses, ça vient t’en donner une grosse dose d’énergie. Et je pense que c’est ce qui fait que j’arrive à tenir le coup avant mes vacances.

Rôle social

Question piège :
- Chantal, est-ce que vous vous rendez compte de l’importance que vous avez prise dans notre société... ?
- Je suis consciente d’avoir sensibilisé un peu les gens à s’entraider. Que j’ai mis à l’écran un concept d’émission qui les a éveillés.
- Je beurre un peu si j’emplie le mot « icône » ?<
- En ce moment, c’est vrai que j’ai eu droit à beaucoup d’honneurs, que je suis présente un peu partout sur la place publique. Mais on est toujours à la hauteur de sa dernière émission, de notre dernier succès. Dans un an d’ici si ça marche moins bien, on ne se souviendra pas autant de ce que j’ai accompli. D’un autre côté, je trouve ça correct, parce que ça m’oblige toujours à me dépenser, à me challenger.
- Et pourtant il s’agit de votre dernière série et il semble que vous ne vous laisserez pas fléchir...
- J’ose espérer que les gens vont comprendre qu’on n’a pas besoin d’un show de télé pour donner au suivant...

P.L.

 

LES SEPT VIES DE PIERRE LÉTOURNEAU

La carrière de Pierre Létourneau, troubadour, auteur-compositeur, comédien et même écrivain a passé le cap d’une quarantaine d’années. Au cours desquelles, les périodes de veaux gras ont précédé celles de vaches maigres et ainsi de suite pour un homme tenace. Le quinzième album de cet artiste ayant connu des succès au cours de toutes les décennies depuis l’époque des boites à chansons, Heures de pointe, aura vu le jour dans la camaraderie. Tel que nous l’évoquerons.

Plus de 40 ans plus tard, donc, comme aux premières heures des dits « chansonniers », nous bavardons de nouveau avec Pierre Létourneau. Nous discutons de la chanson en général, nous parlons de lui...

Les temps changent

« -Pierre Létourneau qu’elle différence trouvons-nous entre avant-hier et aujourd’hui.
- Nous restons le même...
- Bien sûr, mais le métier, lui... ?
- Au début, c’était magistralement génial et artisanal. Mais il fallait que ça s’arrête un jour. Que la chanson aille dans la rue. C’était la Révolution tranquille, tout le Québec vivait comme ça.
- Plus facile pour un débutant... ?
- Nous étions portés par le public...pas besoin de lourds systèmes de son... les gens t’appelaient chez toi pour des engagements...
- Maintenant, vous avez un agent, une attachée de presse...
- Il faut que tu fasses partie de l’industrie. Mais ça peut être dangereux si tu n’as pas le bagage pour répondre à cela. Aujourd’hui, c’est tout de suite le sommet de la pyramide, t’as intérêt à être bon.

Étoile pâlissante

- Quand même, pour Pierre Létourneau il y a aussi eu des moments difficiles...
- Durant 1968-69, mon étoile pâlissait, si on peut dire. Puis en 1970 je m’en suis allé à Paris, où j’ai perdu mon temps. Ensuite, ce furent des années encore plus difficiles. Je n’avais plus un sou, pas une maison de disques. Mais je ne me suis même pas posé la question à savoir si je devais continuer : je me suis dit que je suis un homme de paroles, de chansons.
- Vous avez écrit des chansons pour d’autres, Nicole Martin, Donald Lautrec, Véronique Béliveau...
- Et puis Yves Martin m’a dit : « On va faire un 45-tours », mon tout premier. « Ce fut Tous les jours de la semaine, qui s’est mis à tourner à CJMS et à toutes les émissions populaires. »

Calvé et histoires souriantes

Le temps file et Pierre Létourneau continue à enregistrer, il fait la tournée des écoles primaires, travaille de concert avec Claude Gauthier et Claude Léveillée.
Arrivent ensuite Les années guitares, consacrées aux grandes chansons, en compagnie de Priscilla, Michel Robidoux et Louise Poirier, une période qui durera quatre ans.
Le présent siècle s’ouvrira avec un spectacle en duo avec Pierre Calvé, De la ville à la mer. Ils sillonnent le Québec, avec en «à côté« pour un homme de paroles, un livre de 52 histoires souriantes avec des illustrations du copain Jean-Guy Moreau.
Mais les maisons de disques ne téléphonent plus...

Chez Bill Gagnon

Au moment où Heures de pointe arrive sur le marché, il y a sept ans que Pierre Létourneau n’est pas entré en studio :
« - Sept ans, tout un bail sans domicile, n’est-ce pas ?
- Pendant tout ce temps, je n’ai jamais cessé d’écrire. Dans l’espoir de trouver un producteur ou un musicien avec un studio. Ce fut Bill Gagnon. Il m’a dit : « T’as pas d’argent, c’est pas grave. Les musiciens, on les paiera plus tard.
- Pourquoi Heures de pointe ?
- Parce que ce sont des chansons de ville : trois ans de cogitation, de composition et de remises en question.
- La critique vous salue unanimement, comment se sent-on ?
- On se sent très bien. Grâce à la visibilité du disque les engagements se multiplient. J’ai bien hâte de remonter sur scène, en solo. »

Ce retour officiel à la scène, Pierre Létourneau le fera par deux grandes portes à l’automne : le Centre d’Art La Chapelle de Québec et le Gesù de Montréal.
C’est reparti !
Pierre LUC

LES CAMARADES
Claude Gauthier et Renée Claude ont visité Pierre Létourneau sur ce disque. Alors que la partie musicale est assumée par Michel Robidoux (des retrouvailles), Bill Gagnon et sa conjointe Geneviève Maufette et les chœurs, Robert Séguin –de même qu’aux compositions-, Steve Goldberg, Jean-Claude Tremblay... Une belle petite famille.

 

RENÉE CLAUDE :
toute une vie dans la musique

Il y a un demi-siècle, Renée Claude sortait gagnante d’un concours Les découvertes de Billy Monroe à la radio de CKVL. Celle qui affirme être « née dans la musique » devait poursuivre avec des débuts professionnels cinq ans plus tard et ensuite devenir l’une de nos interprètes les plus respectées. Se spécialisant dans les spectacles-thèmes, autour des œuvres de Brassens, Ferré et Clémence Desrochers, voici qu’elle nous offre une intégrale de ses collaborations avec Luc Plamondon : Entre la terre et le soleil. Un spectacle en devenir ? Elle nous le dira.
La boucle ne semble pas bouclée pour l’interprète et comédienne née Renée Bélanger, à Montréal en 1939. En dépit d’un très long parcours.

Si tout d’abord elle chantait du Brel, du Bécaud ainsi que du Brassens et Ferré –qu’elle retrouvera d’ailleurs-, le triomphe de Renée Claude avec la chanson Feuille de gui à Bruxelles, en 1962, l