ARCHIVES D' AVRIL

 

Avril

 

MAESTRA,
femmes de musique
En des temps pas si anciens, des musiciennes devaient emprunter des noms masculins afin de se faire accepter dans le monde de la création musicale et des peuples. Si les choses ont évolué les artistes de sexe féminin entendent nous rappeler leurs origines. Voilà ce que se propose MAESTRA, rendez-vous international des créatrices qui se tiendra à Montréal du 5 au 8 mai.

L’événement sera articulé autour de quatre soirées –dont nous faisons la description ci-bas- lors desquels nous entendrons de la musique composée par des femmes. Et jouée par des femmes, avec quelques exceptions masculines.

L’instigatrice de MAESTRA, France Leblanc, ancienne chanteuse d’un groupe semi-professionnel, a créé cette compagnie en l’an 2000, « pour promouvoir la création et l’innovation musicales des femmes et faire valoir le potentiel à de jeunes créatrices ».

Tout un programme
Prenez des vitamines, ne buvez pas trop, dormez bien, soyez en forme et en grosse santé si vous avez l’intention de suivre les activités de MAESTRA : non stop du jeudi au dimanche.

Jeudi 5 mai, MétropolisJeudi 5 mai, Métropolis
MAESTRA JAM.- Concert d’ouverture
Grande messe dansante avec Mistress Barbara et ses spins électrisants. Les murs vont craquer, vos pulsions vont grimper.

**************

Vendredi 6 mai, SpectrumVendredi 6 mai, Spectrum
CHANSON DES AMÉRIQUES.- Une célébration de la résistance
Place à la chanson rebelle composée par des femmes au fil de luttes menées dans les trois Amériques. Avec Soraya Benitez, Joseph Marchand, Ariane Moffatt à la batterie, Buffy Ste-Marie et Chloé Ste-Marie, dans une mise en scène de Mouffe et une animation de Monique Giroux.

******************

Samedi 7 mai, SpectrumSamedi 7 mai, Spectrum
DAMES DE JAZZ.- histoire du jazz au féminin
Mimi Blais anime et met en scène cette soirée qui veut mettre en valeur l’apport musical des jazzwomen depuis le ragtime jusqu’à la période actuelle du jazz contemporain. Nous entendrons : Lorraine Desmarais et JoAnne Brackeen, ainsi que Grégory Charles et la chorale Les Voix Boréales. Et l’unique Mimi, bien sûr.

**************************

Dimanche 8 mai, Salle Pierre-MercureDimanche 8 mai, Salle Pierre-Mercure
MERCI MA SŒUR- Gala reconnaissance
Dans une mise en scène de Suzanne Boisvert, cet hommage aux religieuses, éducatrices et compositrices est animé par Natalie Choquette. Des artistes québécois notoires seront réunis sur une même scène pour rendre hommage aux religieuses qui ont eu une influence significative dans leur parcours musical.

(30 avril)

 

ET LE FRANÇAIS BORDEL !
À la clinique médicale, à la banque, chez le marchand de chaussures elles (en majorité des femmes) se font accompagner d’un interprète. Elles baragouinent quelques mots d’anglais appris à la hâte, quant au français, niet ! Ces personnes font partie des quelque 50 000 immigrants accueillis au Québec.

Elles «contribuent à notre mosaïque culturelle » clame le ministre fédéral de l’Immigration, Joe Volpe. Mon œil ! Mais comment sont-elles entrées ? Laxisme ou fonctionnaires véreux…?

Aussi ne sommes-nous pas surpris de lire dans Cyberpresse : « À peine 53% des jeunes de la Commission Scolaire de Montréal sont de langue maternelle française, soit 4% de moins qu’il y a 5 ans. »

(29-04-05)

 

DES FLEURS POUR RAYMOND
Brunch amical en compagnie de Gisèle S. Delisle au Cora de Raymond Brasseur à l’Île-des-Sœurs. Accueillis avec courtoisie par le patron, nous nous régalons de la bonne cuisine et de plats spacieux. Gisèle m’apprend :

« Raymond, je le connais depuis une dizaine d’années. C’est un ami loyal, un homme d’affaires averti, toujours au poste, travailleur acharné. Je le connais comme une personne généreuse, qui n’hésite jamais à aider ou à conseiller. Je l’aime beaucoup. » Message passé, Gisèle, et chapeau, Monsieur Brasseur !

Plus une tête est vide, plus il est difficile d’y faire entrer quelque chose.- La Rochefoucauld

(28-04-05)

 

TI-GUY
ET GILBERT
Le journaliste-chantant Guy Émond ne porte pas à terre. Il devait rester un mois au Marché aux Puces Langelier, le dimanche, il en est à son 14e . Même réaction de la part des habitués de Lanjeu de Pointe-aux-Trembles qui ont fait de « Ti-Guy » et son partenaire Joey Tardif, leurs préférés.

Fin mai, celui qu’on appelle le Cerf Volant (tellement il plane, j’en conclus), célébrera le tournoi annuel du club de golf de Stéphane Richer, à Montpellier. À la télévision, après les Coups de cœur de La Fureur, Guy Émond participera à cinq émissions de On ne ment que deux fois : parole de Cerf-Volant !

**********************

Croisé au Salon vacances et loisirs, un Gilbert Comtois allumé. Cet ancien camarade des cours d’art dramatique de Lucie de Vienne Blanc, aura toujours l’œil pour les femmes belles. Pas surprenant, donc, qu’il ait engagé Françoise Lemieux (elle une ex des cours de Sita Riddez) pour la pièce Cœur Atout qu’il produit au Théâtre Laviolette des Trois-Rivières.

Dans la distribution, un élément important pour la mise en marché, Jacques Salvail débauché de chez Gilles Latulippe. Au dire de Gilbert, l’opération charme du chanteur-comédien a déjà débuté auprès de la gente féminine...

(26-04-05)

 

LES DEUX COQS
Michael Schumacher, bien qu’en milieu de trentaine, vient de prouver aujourd’hui, au Grand Prix de San Marino, en Italie, qu’il demeure l’un des battants de la Formule Un.

D’autre part, dans une lutte épique, le jeune Fernando Alonso (23 ans) a fait montre d’un sang-froid digne des meilleurs, tout en gérant sa course à la manière d’un vétéran.

Si vous avez regardé ce GP à la télévision, vous avez assisté à la chevauchée fantastique de l’Allemand, parti de la 13e position de départ, pour aller se coller dans la boite de vitesses de la Renault de l’Espagnol.

Manifestement, la Ferreri s’avérait le monoplace la plus rapide du groupe, mais Alonso démontra son grand talent, tenant tête à un champion déchaîné, dosant ses entrées dans les virages afin d’accélérer plus rapidement et d’étirer l’élastique d’une fois à l’autre. Tant et si bien que Schumi ne put jamais profiter de l’accélération pour surprendre l’autre au freinage.

Une course qui nous réconcilie avec la F-1 entre ces deux coqs d’une dizaine d’années de différence en âge.

(24-04-05)

 

France BEAUDOIN :
»JE NE ME VOYAIS PAS
DEVANT UNE CAMÉRA
À la veille de prendre la barre de Bons baisers de France, l’animatrice France Beaudoin, se rappelle qu’à ses touts débuts en communications, elle ne pensait pas se retrouver devant les caméras.

Étudiante en journalisme-radio à Jonquière, celle qui vient de quitter Deux filles le matin de TVA, pour se diriger quelques blocs plus loin, à Radio-Canada, la jeune France songeait au métier de recherchiste :

« Je ne me voyais pas, mais pas du tout dans le métier d’animatrice. Mais un jour, quelqu’un m’a dit : « Tu commences ce soir, au bulletin de nouvelles ». Il m’a poussé devant la caméra.

Bons baisers de France

Cette émission, qui débute le 16 mai, France Beaudoin la regarde dans la facture classique du show devant public, avec un orchestre. « Avec toute l’énergie du direct et ce que ça peut comporter », dit-elle.

On peut s’attendre à pas mal de trafic dans ces Bons baisers de France, car les téléspectateurs pourront entrer en contact par courriel ou par téléphone, alors que trois ou 4 invités feront la conversation.
Chaque semaine, France travaillera en compagnie d’un co-animateur différent.

(23-04-05)

 

MONSIEUR PARIZEAU
Chaque fois que je rencontrais Jacques Parizeau, une envie, que dis-je, un besoin quasi irrésistible me prenait de lui dire : « Monsieur Parizeau, vous aviez et vous avez encore raison, ce sont l’argent et les ethnies qui ont empêché de « Oui » de l’emporter au référendum de 1995 ». Par contre, je n’aurais pas voulu déranger l’Homme, tout à ses pensées, à ses tâches personnelles, comme de faire son marché, par exemple.

On vous a accusé de tous les mots d’avoir prononcer en quelque sorte ces paroles, quelques minutes après la « défaite ». Vos petits amis au sein du PQ n’ont pas manqué d’attraper la balle au vol : « Ce ne sont pas des choses qui s’expriment en public, voilà un geste de mépris envers les immigrants… »

Eh bien, vous savez ce que j’en pense, moi, Monsieur Parizeau, des immigrants : ils ne devraient pas avoir accès au vote avec cinq années de citoyenneté. Autrement, comment peuvent-ils connaître bien les enjeux ?

Je m’écarte ? Pas tant que ça. Car l’ancien directeur général du Parti Libéral du Canada, un dénommée Benoît Corbeil vient de le reconnaître à la télévision mercredi, que les vannes furent intentionnellement rouvertes à la grandeur, quelques mois avant le vote, afin de se garantir un nombre de plus en plus considérables à la cause du Non. Et que, d’autre part, un argent fou fut consacré à la promotion du Canada en ces journées cruciales.

Vous vous souvenez, bon peuple, des petits drapeaux de Sheila Copps et des navettes bourrées de Canadiens envahissant le Québec pour nous proclamer leur amour… L’argent sale…

Les Lucien Bouchard et autres Bernard Landry qui n’ont jamais rien fait –au contraire, apparaît-il - pour enlever de sur vous l’étiquette de raciste, ceux-là n’ont jamais mené le Québec aussi près de son indépendance. Ces hommes-là n’auront jamais pu s’élever jusqu’à vous…qui avez souffert l’opprobre.

Monsieur Parizeau, la prochaine fois que je vous rencontrerai à l’épicerie…

(22-04-05)

 

Brève rencontre avec…
ALBERT MILLAIRE
Il a été de très grandes pièces de théâtre, il a tenu des rôles prestigieux au petit écran, s’est vu récompensé pour son travail et son engagement à de multiples reprises et a vaincu un cancer, pourtant Albert Millaire fonctionne toujours à plein régime. Après cinquante années de métier.

Récipiendaire du Masque 2005 pour son rôle de soutien dans Oreste : the reality show par le théâtre de l’Opsis, Albert Millaire a enchaîné avec le personnage de Julien Beaumont dans Grande Ourse, tout récemment, il récitait du Nelligan au Granada, ce n’est que la continuation d’une grande carrière.

Les débuts

Issu du Conservatoire d’art dramatique de Québec, Albert Millaire se rappelle de ses premiers pas sur scène, à titre de professionnel :

»C’était en février 1956 au Théâtre Club, alors que Monique Lepage avait monté La Nuit des Rois. J’avais un tout petit rôle. Ensuite, au printemps de la même année, j’ai eu à défendre un personnage plus consistant dans Godot, présenté par Jacques Languirand et son Théâtre de 10-Heures. Nous fûmes les premiers à jouer Godot au Canada et nous l’avons fait pendant un mois.»

De grands rôles

Par après, Albert Millaire fera honneur à de grands rôles, nous pensons à Lorenzaccio, Tartuffe et Hamlet sur les planches, ou encore Iberville et Sir Wilfrid Laurier à la télévision.
Associé au Centre-Théâtre du Chanteclerc, au TNM, président de l’Académie québécoise de théâtre –celle-là même qui vient de l’honorer à la Soirée des Masques- son travail est souligné de multiples façons : fait officier de l’Ordre du Canada et décoré de l’Ordre national du Québec.

D’une pièce à l’autre

Présent au dévoilement du 20e anniversaire des Productions Jean-Bernard Hébert, Albert Millaire filait vite vers un autre rendez-vous, lorsque nous avons interrompu ses pas dans un couloir du Monument National.

Nous venions d’apprendre que le « cinquantenaire » allait défendre le rôle principal dans Visites à Monsieur Green lorsque la pièce partira en tournée pan-canadienne, à l’hiver et au printemps 2006; Albert Millaire nous annoncera qu’auparavant il jouera en anglais au Centaur, dans une version de Long Day’s Journey into Night, « un rôle épouvantable ».

Pas le choix

La fin de la conversation allait ainsi :
- Albert Millaire, après 50 ans de métier, vous travaillez plus que jamais¼
- C’est-à-dire que je me suis mis dans une situation où je n’ai pas le choix. Que voulez-vous que j’y fasse ?
- ???
- On n’a pas de notion de retraite, nous les comédiens. J’ai eu un coup dur (cancer de la gorge), je me suis bien remis donc je suis en forme et je vais continuer à faire mon métier. Évidemment, ce n’est pas aussi intense qu’avant : il y a des journées où j’accepte une, deux activités, rarement trois.
- Mais où puisez-vous cette énergie ?
- Quand il s’agit du métier, je ne m’en rends pas compte. Ça se fait automatiquement. Je pense que nous avons une « grâce actuelle » pour ça...
Et puis nous l’avons laissé filer vers sa deuxième « activité » de la journée. Cependant, il était encore bientôt : à peine passé midi...

(20-04-05)

 

UN DIMANCHE SPÉCIAL
À L’HIPPODROME
Danny Émond, Graeme Mitchell et Gérard Landry invitaient les journalistes à Le Centaure de l’Hippodrome de Montréal, ce dimanche, à l’occasion du deuxième Tournoi des médias.

Comme d’habitude au complexe du boulevard Décarie, nous avons été accueillis comme des rois…et des reines, foi de ma compagne l’institutrice et comédienne amateur, Danielle Bernier.

Robert « Bob » Arel
Parmi les hauts-faits de cet après-midi, celui de m’être retrouvé à la table d’un confrère du Journal de Montréal –il y a près de 25 ans déjà- Robert Arel, un handicapeur hors-pair.

Tandis que Claudette Arel et Danielle se payaient une pinte –et même plusieurs- de bon sang, les souvenirs du « journal », de Jacques Beauchamp et de Jean-Pierre « Sancho » Sanche, fusaient.
Un pur plaisir d’être assis avec ce couple fort sympathique.

Alcide et Louise à la joie
Ne connaissant rien aux courses de chevaux, j’aurais très bien pu choisir au hasard le cheval Carat du Haras dans la finale « Série les messieurs » et « Bob » m’aurait rabroué par ce que la fiche de l’animal ne montrait rien de bon.
Mais voilà qu’à la consternation de presque tous, mené de nouveau par Yves Fillion. le Carat se pointe en tête, dans un temps d’environ 4 secondes plus rapidement que ses prouesses de l’année.

Et qui est-ce que j’aperçois dans le cercle des vainqueurs ? Louise Roux et le propriétaire, Alcide Sauvé ! Quelle joie !
De me glisser Louise Bardier après le programme : « Alcide me l’avait dit, il y a deux semaines, que son cheval était prêt. »
À une semaine de leur séjour à Las Vegas, un beau magot pour Louise et Alcide.

Canbec Mustang
L’an passé, lorsque invité à l’Hippodrome par Paul-André Busque, comme je m’exclamais devant la taille imposante de la bête répondant au nom de Canbec Mustang, on me racontait qu’à sa ferme de Bécancour elle aimait se rouler dans la neige. Comme par hasard, il commençait à neiger en cet autre dimanche après-midi. N’en fallait pas plus pour que je risque un p’tit deux sur elle…un p’tit deux gagnant. Le lendemain, j’avais écrit un petit article intitulé : Le cheval qui aime la neige.

Eh bien, nous sommes maintenant au printemps, et Canbec Mustang poursuit sa série de succès, y allant le 17 avril de son quatrième triomphe consécutif : le cheval qui aime le printemps.

Merci Danny, merci Graeme, merci Gérard.

(18-04-05)

 

LA FROMAGÈRE
DE CHÉNÉVILLE

Elle a parcouru une partie de mon chemin journalistique, de La Patrie au Journal de Montréal, là quelques années en arrière, ici deux, trois ans en avant, Colette Duhaime est devenue la fromagère de Chénéville, en Petite Nation.

Si vous réussissez à trouver l’endroit (bien que tous les habitants de la place peuvent vous indiquer le bon chemin), vous trouverez à la Biquetterie des meilleurs fromages de chèvre (Petit Vinoy), à pâte molle, au naturel ou aux fines herbes, et Le Montpellier au lait de vache. Ou bien le Fromage en grains de la Petite Nation ou encore le Chénéville cheddar.

Un petit arrêt pour le régal des palais dans ce beau pays.

Journaliste, Colette Duhaime brosse avec une plume trempée dans le talent pur, des portraits, quand elle ne plonge pas dans la poésie. Peut-être la retrouverons-nous ici même, au Journal.

Croisons les doigts.

(17-04-05)

 

UNE BELLE RÉUSSITE

Trop courte visite en Petite Nation, en début de week-end, où se déroulait le festival Zoom, l’un des très rares consacrés exclusivement au cinéma québécois.

Quelque 2000 cinéphiles, jeunes et adultes, ont répondu à l’appel des organisateurs, ce fut, comme par le passé, un succès ! Les activités avaient lieu au Théâtre des Quatre Sœurs de St-André Avelin. Activités nombreuses, encourageant les talents locaux, tout en présentant des artistes de renom.

Vont y circuler, notamment : les humoristes Julie Caron et François Morency, les chanteuses Édith Butler et Laurence Jalbert. Le blues s’y trouve à l’honneur le samedi, on y distribue des hommages à Bob Morley, Janis Joplin, Stevie Ray Vaughan. En somme, une salle grouillante au point de vue du divertissement et du culturel.

(16-04-05)

 

À Tout le monde tout nu
CHANTAL LAMARRE:
PAS DE TRANSFORMATIONS MIRACLES
Tout le monde tout nu a connu son envol il y deux semaines à l’antenne de Radio-Canada. Son animatrice, Chantal Lamarre a l’intention d’en faire un rendez-vous convivial.

« Il s’agit d’une formule hybride, entre un talk show et un magazine ou une table ronde », explique Chantal Lamarre au sujet de cette émission hebdomadaire du mercredi.

Pas moralisateur

Nous savons maintenant que Tout le monde tout nu s’intéresse au corps sous toutes ses coutures. Qu’il y est question de chirurgie, d’esthétique, avec des sujets tels : Aimez-vous vous promener nu ? ou : Qu’est-ce qu’on fait de nos rides ?

Chantal Lamarre nous annonce :
« Quelque chose de convivial, d’absolument pas moralisateur, qui n’exercerait pas une tyrannie de la beauté, ni ne fera l’apologie de la jeunesse éternelle. »

De poursuivre l’animatrice : « Je vois cela comme une espèce de rendez-vous pour avoir une jasette éclairée sur des choses dont on parle peut-être couramment mais pas à la télévision. À noter que nous ne sommes pas là pour réaliser des miracles (entendre transformations)... là on n’en fera pas. »
Alors donc, voyons ce qu’on l’air ces « tout le monde tout nus »

(15-04-05)

 

CHOUINARD ET LEBOEUF
MANQUAIENT DE TEMPS
Avec émotion, Marcel Leboeuf et Normand Chouinard , associés depuis 15 ans dans l’aventure du Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls, ont, chacun leur tour, exposé les raisons de la vente de leur salle. Cette entrevue a été réalisé pour l’hebdo Allô Vedettes où vous trouvez la chronique Les Uns, les autres et Pierre Luc

Leboeuf a rappelé qu’il avait fondé le théâtre afin de s’assurer du boulot en été; Chouinard a offert ses meilleurs vœux au nouveau propriétaire et garanti sa présence dans les années à venir. « On a des maisons pas loin et on va y rester », a-t-il dit.

Nous avons interviewé les deux comédiens en même temps.

Allô Vedettes.- Il y longtemps que vous songiez à vendre votre théâtre ?

Leboeuf.- Non, pas longtemps. La vie a fait que nous sommes rentrés dans une réflexion commune. Au début de l’été, une opportunité s’est présentée

Chouinard.- Il y avait tout de même 15 ans que nous l’avions...

Leboeuf.- Nous avons eu vent que Jean-Bernard (Hébert) laissait un endroit (L’Escale à St-Marc sur le Richelieu) où il produisait des spectacles. Nous nous sommes mis d’accord, Normand et moi, pour lui proposer notre établissement. Ce qui fait qu’il est le propriétaire et que nous sommes quand même associés car c’est notre bébé. Nos maisons de campagne sont tout proches et nous sommes très attachés à cette région.

Allô.- Vous avez aussi évoqué le motif que vous êtes très occupés¼

Chouinard.- À chaque mois de septembre, c’était quasiment le deuil du théâtre; à chaque fois on le fermait et pas moyen d’y retourner avant le mois de mai suivant parce que nous avions d’autres obligations durant les autres saisons. Ce théâtre mérite mieux que ça. Il est construit pour être utilisable à l’année longue. Je pense que Jean-Bernard est mieux placé que nous pour le faire vivre.

(13-04-05)

 

GILBERT A
TOUJOURS L’ŒIL…
Croisé au Salon vacances et loisirs, un Gilbert Comtois allumé. Cet ancien camarade des cours d’art dramatique de Lucie de Vienne Blanc, aura toujours l’œil pour les femmes belles. Pas surprenant, donc, qu’il ait engagé Françoise Lemieux (elle une ex des cours de Sita Riddez) pour la pièce Cœur Atout qu’il produit au Théâtre Laviolette des Trois-Rivières.

Dans la distribution, un élément important pour la mise en marché, Jacques Salvail débauché de chez Gilles Latulippe. Au dire de Gilbert, l’opération charme du chanteur-comédien a déjà débuté auprès de la gente féminine. D’ailleurs, pendant le repas de ce forfait croisière/souper/théâtre, Jacques fait en quelque sorte revivre l’émission si populaire qu’il a animé pendant des siècles à Télé-Métropole, Jeunesse d’Aujourd’hui.

La pièce, écrite par Marc Legault et mise en scène par Denis Laroque, met aussi à l’affiche Karine Lavergne et Michel Houde.

Le Théâtre Laviolette remplit le même espace que le Club Curling Laviolette, saut qu’en été, les glaces font place à la scène et aux sièges en nombre de 300. Le tout dans une ambiance de style cabaret.

(12-04-05)

 

MARCEL LEBOEUF
REPREND SON BÂTON DE PÈLERIN
Aux deux ans, Marcel Leboeuf partait pour l’Europe afin de participer au pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il y retourne cet été et, vu qu’il a vendu le théâtre d’été qu’il possédait avec Normand Chouinard, il aura toute liberté de compléter les derniers 800 kilomètres au programme au cours des saisons estivales à venir.

800 kilomètres à marcher

« C’est sûr que j’y vais, cet été, nous lance-t-il avec enthousiasme. Je m’en vais en Espagne, dans la deuxième partie de ce pèlerinage. Il me reste 800 kilomètres à marcher, donc j’en ai fait la moitié, en France. »

Celui qui donne des conférences de motivation a pour but de se rendre dans la ville de Compostelle où reposent les restes de Saint-Jacques.

Attiré là-bas par un reportage de Géo, s’est lancé dans l’aventure à l’âge de 47 ans. Il a visité plusieurs églises et monastères sur sa route, réfléchissant sur sa vie.

Ouvert à l’écoute des autres, il transmet désormais sa philosophie dans les nombreuses conférences qu’il donne.

En revenant, Marcel Leboeuf reprend son personnage de directeur d’école dans Virginie.

(11-04-05)

 

UNE PREMIÈRE
TRÈS COURUE

Les premières de théâtre sont généralement courues par nombre d’artistes, tous invités gratuitement, bien sûr.

Toutefois, celle de Top Girls, à Espace Go aura montré combien les acteurs prisent cet établissement et ses créateurs.

Dominique Pétin est arrivée au bras d’Isabel Richer, Gérard Poirier s’intéressait aux projets de jeunes artistes, les Albert Millaire et Pierre Nadeau souriaient pour le photographe, Jean-François Lépine posait en compagnie de Gilles Renaud, l’auteur Janette Bertrand et la chevronnée Janine Sutto côtoyaient les France Castel, René Gagnon, Élizabeth Chouvalidzé.

Se trouvaient également là : Marie-Claire Séguin, Monique Miller, Danielle Proulx, Monique Lepage…

Sur la scène, dans une pièce complexe et poignante, une dizaine d’interprètes pour exprimer les problèmes de la femme dans les milieux du travail, de la famille et de la société.

Autour de la carriériste Marie-France Lambert, d’une présence constante et en grand contrôle, ont brillé Dominique Leduc en papesse, Shiong-Enj Chan, la Dame Nijo qui a traversé le Japon à pied, et autres représentant tout autant de siècles.
À souligner une composition de Sophie Cadieux en adolescente perturbée.

Des longueurs mais un travail efficace de Martine Beaulne à la mise en scène.
À l’affiche jusqu’au 30 avril.

(10-04-05)

 

JEAN-BERNARD HÉBERT
ACHÈTE…
Alors que le théâtre du bateau L’Escale navigue vers une autre orientation, que deux ou trois salles se retrouvent en péril de fermeture, Jean-Bernard Hébert en a acheté deux au cours des derniers six mois : celui de Rougemont et les Grands Chênes à Kingsey Falls, de Marcel Leboeuf et Normand Chouinard.

Célébrant leur 20e anniversaire les Productions Jean-Bernard Hébert passent de l’étape de producteurs au statut de propriétaires, en plus d’être toujours en résidence au Théâtre La Dame Blanche, près de Québec.
En effet, en juillet 2004, elles se sont portées acquéreurs du Théâtre de Rougemont, alors qu’à l’automne de la même année, les comédiens Normand Chouinard et Marcel Leboeuf leur ont vendu Les Grands Chênes, préférant se concentrer à leur principale passion, le jeu.

Les pièces

Aux Grands Chênes, à compter du 17 juin, Monique Duceppe présentera une comédie de Jean-Marie Chevret, dans une adaptation de Michel Tremblay, Les Amazones. Elle dirigera cinq comédiens, dont Marie-Lise Pilote à ses débuts théâtraux.

À Rougemont, Manon Lussier aura huit acteurs sous la main pour la comédie de Tony Calabretta, Un mariage... pas comme les autres, pièce également adaptée par Michel Tremblay. Les principaux rôles féminins sont octroyés à Janine Sutto ainsi qu’à Sophie Clément.

Un tour du chapeau pour Michel Tremblay, cette fois-ci avec une comédie (de Jeff Baron) qui fait le tour du monde, Visites à Monsieur Green, que mettra en scène Jacques Rossi. Les deux seuls personnages sont campés par Louis-Olivier Mauffette et Jean Guy.

Les tournées

Les Amazones partent en tournée provinciale l’automne prochain, tandis que Un mariage...pas comme les autres attendra l’hiver prochain. Les deux distributions demeurent inchangées.

Par ailleurs, la production Visite à Monsieur Green s’élancera en tournée pan-canadienne à l’hiver et au printemps 2006, alors que Albert Millaire, célébrant 50 années de métier, remplacera Jean Guy.

(09-04-05)

 

LA BOURSE
DES MÉDIAS
Rencontres toujours agréables avec les représentants des associations touristiques régionales (ATR) du Québec aujourd’hui, dans le cadre du Salon vacances et loisirs d’été.

Ils et elles étaient une vingtaine à accueillir les journalistes de la presse spécialisée (les-beaux-voyages.com en ce qui nous concerne), déballant leurs sacs à saveurs des différents pays dans le pays.

On nous annonce un pays riche en activités, en couleurs et en gourmandises. Nous aurons pris rendez-vous pour quelques tournées, dont celle des Nouveautés des Cantons de l’Est, la Printanière de Laval et « Lanaudière exotique » en compagnie de Frédérique Barotte (photo).

Dans Charlevoix, nous espérons un retour à L’Isles aux Coudres, dans le Centre du Québec une visite de la Maison recyclée des artisans de rebut global, et, « Une nuit en prison » aux Trois-Rivières.

(08-04-05)

 

France et Vincent
UNE FILLE OU UN GARÇON ?
Aucune écographie ne le dira, car France Beaudoin et Vincent Graton vont adopter un bébé, un bébé de Chine. Pour cela, celle et celui qui animent des émissions d’été à la télé de Radio-Canada, prendront tous deux des congés de « maternité ». Deux personnes agréables avec lesquelles nous avons fait un brin de jasette…

Dans le cas de France Beaudoin, le congé sera plus long : « Après les enregistrements de Bons baisers de France, je m’arrête. Je consacrerai l’automne, l’hiver et le printemps prochain à notre bébé. Et Vincent ? Disons qu’il travaillera moins. »

Quant à Vincent, que l’on verra durant les matins de la saison estivale à Des kiwis et des hommes, les producteurs de L’Auberge du chien noir qui se poursuit à la même antenne, vont le dégager de façon à ce qu’il puisse se rendre en Chine. Il ne fera rien d’autre à la télévision.

« France et moi, on donne un coup cet été, et ensuite on fait de la place pour l’enfant, nous avons organisé nos horaires en ce sens. En fin d’été, nous partons chercher la petite...»
Une petite ou un petit ?
« En Chine, c’est souvent une fille. Mais nous prendrons l’enfant qu’ils voudront bien nous donner. »

(07-04-05)

 

EN DEUX OU TROIS LIGNES…
Marie-Lise Pilotte à l’aube d’une nouvelle carrière de comédienne ? « Je ne sais pas. Je suis du genre à laisser couler, à voir les signes. Si je suis bonne et si j’ai du plaisir à le faire et si on me présente d’autres offres (que Les Amazones aux Grands Chênes, l’été prochain), pourquoi pas? Mais laissons venir les choses »¼

À Jean-Bernard Hébert : « - Quelle est la qualité première d’un bon producteur de théâtre privé ? – D’être près de son public et surtout de se donner une mission. La mienne était de présenter du théâtre de bonne qualité en été. Je voulais faire rire les gens mais aussi les toucher, les faire réfléchir. Je n’ai jamais dévié de cette trajectoire et 20 ans plus tard, nous sommes encore là¼

Questions à Mouffe : «Il semble que vous n’arrêtiez jamais de monter des spectacles.- Oui, j’arrête, j’ai une vie¼Mais j’aime ça et je ne sais pas faire autre chose.- Vous faites combien de présentations par année ? – À peine un gros show par mois.- Quand même un bon nombre, non ? – Avant, j’en faisais parfois trois par semaine, pas tout le temps, je suis pas folle là¼Mais il arrive que tout tombe en même temps : le mois dernier, j’avais les Jutra, Nelligan et une autre affaire¼ »¼

Un peu triste, le spectacle Québec Issime De Céline Dion à La Bolduc, au Palace d’Arvida, en serait à sa dernière saison. Les producteurs célèbrent une décennie. Dépêchons-nous de réserver¼

(05-04-05)

 

JANINE SUTTO :
RÉFLÉXIONS SUR LE THÉÂTRE
On ne s’ennuie jamais en entrevue avec Janine Sutto. Sa réflexion quant à la situation actuelle du théâtre au Québec à savoir s’il porte bien…
« Oui. De toute façon depuis que je suis née, j’entends répéter que le théâtre ne marche pas. Ce n’est pas vrai. La seule chose que je déplore à Montréal est qu’on ne joue pas assez longtemps : nous répétons plus qu’on ne joue. C’était comme ça au début et rien n’est arrangé. »

Cette vétéran de notre dramaturgie ne ménage pas tellement ses énergies et se promène d’un bout à l’autre du Québec :

»J’adore la tournée, j’adore. Je connais le Québec dans son entier, j’ai bien aimé l’Abitibi, la Côte Nord. Là, à Sept-Îles et à Baie Comeau, ils ont des théâtres plus beaux que les nôtres (lire Montréal). Alors comprenez que ce n’est pas de la colonisation que nous faisons quand nous allons jouer dans ces endroits où nous sommes accueillis merveilleusement. »

(04 avril 05)

 

MISTRESS BARBARA
Porto et chocolat et doux accords de musiciennes nous attendaient en l’Église St-Henri, à l’occasion du dévoilement de la programmation de l’événement musical MAESTRA.
Lumières des caméras, entrevues, et puis ELLE est arrivée, les photographes se sont rués vers elle. Quelqu’un m’a glissé le nom d’une chanteuse, cette personne faisait erreur sur la personne. Ce qui allait m’entraîner dans l’errance.

Tout élégante en noir, prenant différentes poses –une star – et puis la brève interview : Mes questions s’adressaient à la chanteuse, c’est la musicienne DJ qui répondait. C’est quand elle m’a dit : « Je ne chante pas, je joue de la musique, et qu’elle a glissé : « Dans mon métier, les nuits sont courtes et il n’y a pas beaucoup de dodos », que j’ai réalisé...

Pourtant, on m’avait assuré que Mistress Barbara ne viendrait pas : c’était elle en personne ! Gracieuse sicilienne. Cette femme de 30 ans, qui a connu les cinq continents –elle venait, la veille, de signer le contrat d’un appartement parisien- imperturbable et polie devant la méprise. Humilité des grandes artistes ? Assurément, une personne à ses affaires. Moralité du cas qui nous occupe : y a pire métier que celui de journaliste de divertissement.

(02 avril 05)

 

 

Retour à la page d'entrée