PIERRE LUC EN LIBERTÉ !

Feuille de route
de Pierre Luc

 

AVRIL 2004

Vendredi 30 avril

MUSIQUE, MUSIQUE

Les Mélodînes se sont terminées hier, dans l’enceinte de la Place des Arts par la performance de la formation Kleztory. Nous n’aurions pu demander mieux que cette tombée de rideau dans une ambiance festive.
Festive oui, mais également empreinte de toute la mélancolie caractéristique de cette musique Klemmer qui est celle des musiciens juifs itinérants de culture yiddish qui, parcouraient l’Europe de l’Est aux 19e et 20e siècles.
Le public, réuni au Piano Nobile a répondu chaudement aux prestations de Kleztory, un groupe fondé par le guitariste Alain Legault en 1997- alors sous le nom de Les Gitans secondaires.
Et maintenant, nous aurons hâte que Les Mélodînes reprennent, le 7 octobre prochain.

Depuis quelques semaines, je reçois le bulletin de Claude Thibault, appelé Sorties Jazz. Il semble que ce soit là le travail d’un passionné qui mérite assurément d’être encouragé par les intervenants de cette musique.
Nous apprenons, entre autres, que Michelle Sweeney se produit à la Maison du Jazz par les temps qui courent; qu’un vent africain souffle sur le jazz grâce au quartet de François Bourassa (et le percussionniste Aboulaye Koné) et qu’ils se font entendre à la Maison de la culture Frontenac demain, samedi.
Un bon choix pour dimanche, Maânouche Swing au Café Sarajevo… Sur le coup de 18 heures, lundi, Sonia Johnson, Félix Stussi et Olivier Laroche jouent au Gotha Lounge.

Voici les adresses de Claude Thibault :
Claude.thibault@sortiesjazznights.com
www.sortiesjazznights.com

Bon jazz !


Jeudi 29 avril

Une première à Montréal
POLLY-ESTHER
DANS NOS MURS

Après avoir présenté Les Cent pas en Europe et dans plusieurs villes canadiennes, Polly-Esther nous offre ce spectacle en grande première à Montréal. En effet, c'est au Cabaret du Plateau, le 7 mai , que le duo se dévoilera au public montréalais.

Ce spectacle suit la parution de leur troisième album, Les Cent pas, qui propulse encore plus loin les deux jeunes auteures-compositeures et interprètes. En 2002, elles ont reçu le Prix Étoile - Coup de cœur francophone décerné par Galaxie, le réseau de musique continue de Radio-Canada, alors qu'en 2003, elles raflaient le prix du Meilleur album francophone de l'année aux Western Canadian Music Awards.

Originaire de Saskatoon, Polly-Esther roule sa bosse depuis plus de neuf ans. Alors que le public montréalais a eu l'occasion de les voir partager la scène avec des artistes tel Jean Leloup, Youssou N'dour, Jorane, Luc DeLarochellière et Sylvie Paquette, le spectacle Les Cent pas est une occasion à ne pas manquer de les voir donner leur pleine mesure.

Violon de Rachel, guitare d'Anique, voix entrelacées, nouveaux sons, nouvelles ambiances... accompagnées de leurs musiciens, elles s'amusent à ajouter de l'électro-sonore au son folk de leur musique. Une combinaison qui fait des vagues.


Mercredi 28 avril

Le gang de Joliette
RETROUVAILLES AU
HÉLÈNE DE CHAMPLAIN

Dimanche le 16 mai, le Commodore de la nouvelle marina du Vieux Montréal, Pierre Marcotte accueille à son restaurant Hélène de Champlain ses vieux chums de Joliette. Rien de trop beau sur les tables, bonne humeur et douce mélancolie y font un bon partage si l’on se fie à la tradition de ces retrouvailles qui remontent à 1995

Ce rendez-vous du gang de Joliette, anciens du Séminaire, de Académie Saint-Viateur, de la Congrégation Notre-Dame et autres endroits peu recommandables du genre, ce rendez-vous sera le quatrième. Et le premier auquel je prendrai part. Résidants ou ex-résidents de Joliette, estivants des lacs Rouge, Vert, Noir, Cloutier, DesFrançais, Pierre, témoins de premiers émois, de premières pulsions adolescentes, ils et elles devraient être en nombre d’une cinquantaine.

Les organisateurs Roger Magnan, Carmen Parent, Clary (Playboy) Bacon et autres personnes de bonnes intentions, y compris une Michèle Boisvert, une Monique Dionne, une Francine Perreault, tous opèrent sous la férule du major André Lamarche.

On m’en voudra de ne pas énumérer celles et ceux qui ont confirmé leur participation à cette rencontre festive, à la bonne humeur ! C’est avec plaisir que, personnellement, je retrouverai Denise Magnan (ma première blonde officielle ?) , la joviale Nicole Gagné, Pierre Paquin, Luc Landreville, la belle Denise Beaulieu, Andrée Phénix.
Seront aussi de la fête, l’auguste éditeur (revue Justice) André Gagnon, Monsieur le Maire de Joliette René Laurin, le roadrunner sur patins à glace Luc Sansregret son épouse Lise Racine, Pauline Magnan…
Y sont attendus, Doris Chamberland et le magnat de l’épicerie (Métro) Bernard Bélair, Yves Tétreault, notamment.

Comme le faisait remarquer André, les rangs s’éclaircissent et quelques-uns du gang ont quitté cette terre pour aller célébrer ailleurs. Ayant fait bonne chair chez Marcotte à quelques reprises, ils engraissent généreusement les pissenlits; demain sera notre tour, alors empiffrons-nous ! Après une minute de silence et une larme de mélancolie.

(Sur la photo : Pierre Marcotte, Denise Magnan et, debout, André Lamarche)


Mardi 27 avril

L’Acadie perd un de ses fils
UN ANGE EST ALLÉ
REJOINDRE SES SEMBLABLES

Sous le titre « L’Acadie perd un de ses fils », la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse se dit peinée de vous annoncer le décès du Révérend Père Anselme Chiasson, O.C., D.h.c., o.f.m., capucin. Il s’est éteint en paix à Montréal, suite à une courte maladie pulmonaire.

Pour nous, à Le Journal, le Père Anselme, c’était d’abord l’ »Ange-gardien » du Festival Contes en Îles, des Îles de la Madeleine. Parce que c’est là que nous l’avions connu, l’été dernier, alors qu’il y retournait après plusieurs années d’absence. Il nous apparaissait vigoureux, mais l’âge ne pardonne pas.

Alors que les Madelinots l’accueillaient avec ferveur, le Père Anselme, en septembre dernier, disait son inquiétude que ses ouvrages sur les contes et conteurs ne soient point récupérés. Qu’en est-il, qu’en sera-t-il ?
Un grand vide s’est crée.

Né à Chéticamp, N.-É., le 3 janvier 1911, il poursuit ses études classiques à Ottawa en Ontario et ses études théologiques à Montréal, Qué. Il est ordonné prêtre capucin à Chéticamp en 1938 et il est professeur de philosophie entre 1941 et 1946. Il est curé de la paroisse Saint-François-d'Assise à Ottawa entre 1949 et 1957 et enseigne la théologie entre 1957 et 1959. Après, il s'établit à Moncton, N.-B., où il fonde un couvent de Capucins. En 1960, avec le Père Clément Cormier et Emery LeBlanc, ils forment la Société historique acadienne.

Il fut l'âme du mouvement qui a fait connaître l'Acadie aux Acadiens. Conseiller et ethnologue en histoire d'Acadie et en folklore acadien, il fonde en 1961 Les Éditions des Aboiteaux, la première maison d'édition en Acadie et il est lui-même l'auteur d'une quinzaine de livres.

En 1962, il reçoit le Prix Champlain du Conseil de la vie française en Amérique et c'est en 1976 qu'il est nommé Membre de l'Ordre du Canada et reçoit le Doctorat honoris causa en Histoire de l'Université de Moncton.

En 1980, c'est l'Association canadienne d'ethnologie et de folklore qu'il lui accorde le titre de Folkloriste canadien de distinction et qui lui remettra la Médaille Marius Barbeau en 1996. Il est nommé Chevalier de l'Ordre national du Mérite en 1999 et en 2001 il reçoit le Prix Hommage de l'Académie des arts et des lettres de l'Atlantique. Le Père Anselme Chiasson sera ensuite nommé Chevalier de l'Ordre de la Pléiade en 2002 et reçoit une
promotion pour devenir Officier de l'Ordre du Canada en 2003.

Le Père Anselme Chiasson, ardent défenseur de l'Acadie 1911 - 2004.


Lundi 26 avril

EN FAMILLE
CHEZ DUCEPPE (2/2)

C’est connu, au théâtre du regretté Jean Duceppe, l’esprit de famille prédomine.
Pour la famille naturelle d’abord, la compagnie est dirigée par Monique Duceppe, sa sœur Louise y monte annuellement un spectacle, tandis que Anne se voit confier les costumes d’une pièce par année également.
Famille aussi en ce qui a trait aux artistes et artisans. Nous vous proposons un petit jeu.
Michel Dumont, évidemment, monte sur scène en au moins une occasion à chaque nouvelle programmation, en plus d’œuvrer à des traductions. Voyons pour les autres…
David Savard qui était de La Ménagerie de verre en 2003-04 revient dans Hommes en habits .
Denis Bernard, comédien dans L’Habilleur signera la mise en scène de Hommes en habits.
Benoit Girard qui fit la traduction de L’Habilleur et a joué (joue encore) dans Charbonneau et le Chef, fera la traduction de Délicate balance, jouera dans la même pièce.
Marc Grégoire qui avait co-signé la traduction de La Mémoire de l’eau avec Dumont, reprend le même exercice et avec le même partenaire pour Hommes en habits
Marie Michaud fut de La Mémoire de l’eau, nous la verrons dans Hommes en habits
Michel Laperrière et Normand Lévesque auront été de Charbonneau, on leur
a confié des rôles pour Hommes en habits et Billy L’éclopé, respectivement.
Et si nous poussons un peu plus loin…
Ils furent chez Duceppe la saison précédente, nous les retrouvons sur scène en 2004-05 : Violette Chauveau, Pierrette Robitaille, Pascale Desrochers, Martin Drainville, Diane Lavallée, de même que Denis Bouchard à la mise en scène d’une autre création de Claude Meunier. En plus de Michaud, Girard, Laperrière, Chouinard.
Quand on vous disait que l’esprit de famille règne chez Duceppe !


Dimanche 25 avril

Programmation 2004-05
EN FAMILLE
CHEZ DUCEPPE (1 de 2)

Alors que la Compagnie Jean-Duceppe nous invite à découvrir une galerie de portraits « plus grands que nature », le thème de la famille revient avec acuité dans quatre des cinq spectacles proposés lors de cette programmation 2004-05. Famille aussi quand on jette un coup d’œil sur artistes et artisans qui reviennent habiter cette scène de la Place des Arts, comme nous verrons demain.

Thèmes familiaux

Dans Délicate Balance, Tobie et Agnès forment un couple raffiné de la bonne bourgeoisie. Ils vivent « en famille » avec Claire, la sœur d’Agnès. Un soir, l’arrivée inopinée de leur fille Julie…
Le deuxième spectacle, Les bonbons qui savent la vie, raconte l’histoire d’une impossible réconciliation familiale…
Hommes en habits se joue dans une famille différente, celle de la mafia, et dieu sait que si les liens qui unissent ce type de famille sont serrés, elle ne pardonne pas à qui brise les liens…
Quant à Billy l’éclopé , d’abord à charge d’une tante, son rêve hollywoodien évanoui, il revient vivre parmi les siens, pour découvrir enfin les circonstances de sa naissance et le sort de ses père et mère…
Le cinquième spectacle, Appelez-moi Stéphane fait exception à cette idée de famille…quoique nous avons affaire ici à un gourou.
Le directeur artistique Michel Dumont aurait voulu créer créer une thématique plus tricotée serrée, qu’il n’y aurait pas réussi.

SAISON 2004-05

8 septembre au 16 octobre
Délicate balance d’Edward Albee
Mise en scène : Daniel Roussel
Traduction : Benoit Girard

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27 octobre au 4 décembre
Les bonbons qui sauvent la vie de Serge Boucher
Mise en scène : René Richard Cyr

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15 décembre au 5 février
Hommes en habits de Jason Milligan
Mise en scène : Denis Bernard
Traduction : Michel Dumont, Marc Grégoire

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16 février au 26 mars
Billy l’éclopé de Martin McDonagh
Mise en scène : Monique Duceppe
Traduction : Michel Dumont

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13 avril au 21 mai
Appelez-moi Stéphane de Claude Meunier et Louis Saia
Mise en scène : Denis Bouchard


Samedi 24 avril

Théâtre Denise-Pelletier
PROGRAMMATION SPECTACULAIRE

Le jeune public –et les autres- auront de quoi se réjouir au Théâtre Denise-Pelletier lors de la saison 2004-2005. En tout, quatre spectacles exploitant tour à tour la forme musicale, comique, romantique et dramatique. Alors que dans la petite salle Fred-Barry, le mot d’ordre est OSEZ !

Pour débuter la saison, dans la salle principale, on ose là aussi, en présentant le théâtre musical L’Homme de la Mancha dans la création québécoise servie par René Richard Cyr à Joliette, l’an dernier Les trois comédiens principaux sont Jean Maheux, Éveline Gélinas et Sylvain Scott : Don Quichotte et sa dulcinée, c’est rêver l’impossible rêve. (22 septembre au 16 octobre).
Ensuite, Jean-Guy Legault adapte Les Jumeaux vénitiens de Goldoni. Encore ici, nous avons des chansons, avec de joyeux drilles. À l’avant scène, Eloi Cousineau, Gary Boudreault ainsi que Diane Lavallée et David Savard, ces deux-ci évoluant aussi chez Duceppe la saison prochaine. (2 au 30 novembre)
François-Xavier Dufour qui tenait le rôle titre dans Edmond Dantès, 1ere partie le Comte de Monte-Cristo, devaient le comte dans la deuxième partie. Il sera entouré de seize comédiens, dans une mise en scène de Robert Bouillette. (18 janvier au 18 février).
Pour clore la saison, Marie-Thérèse Fortin va monter L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau, un exercice qui devrait s’avérer utile pour les étudiants qui se dirigent en dramaturgie. À Sylvie Drapeau a été confié le premier rôle, elle évoluera en compagnie de Hugues Frenette, Robert Lalonde, Vincent Champoux et Édith Paquette. (16 mars au 7 avril)

À Fred-Barry

Pas moins de neuf spectacles seront présentés dans la Salle Fred-Barry au cours de cette saison 2004-05. Le tout débutera avec Les Justes de Camus, le 6 octobre, pour le terminer par le traditionnel Les Zurbains.
Olivier Aubin, un «pensionnaire » du Théâtre Denise-Pelletier signera la mise en scène de la pièce phare. À noter qu’il sera de la distribution de Monte-Cristo, dans la salle principale de l’établissement de la rue Sainte-Catherine, dans l’est montréalais.

(Cet article a paru dans le journal Allô Vedettes, sous la signature de Pierre Luc)


Vendredi 23 avril

UNE MAMAN HEUREUSE

Une fée a touché de sa baguette magique l’épaule de Johanne Blouin et celle-ci s’est retrouvé avec un album, Until I Met You, enregistré avec le Jazz Big Band (17 musiciens) sous la direction de Vic Vogel : le rêve de toute chanteuse de jazz ! Rêve aussi de maman Nina Cushen-Blouin qui fut aussi chanteuse de jazz avec un gros orchestre, celui de papa Claude Blouin.

Dans le portrait, à l’époque, il y avait Vogel qui allait chez les Blouin, discuter des choses du monde et de musique, la petite Johanne sur ses genoux. De quoi transporter Lina des années lumière en arrière, mais en ce jour du lancement de Until I Met You, la dame n’avait pas le cœur à la mélancolie, plutôt à la joie. Elle applaudissait, dansait sur des rythmes qui furent les siens, chantonnait en même temps que sa fille chantait : « Vous savez, c’est toutes des tounes que j’ai faites, J’ai été élevée dans le jazz et, toute petite, Johanne était dans le jazz avec nous; c’était partout dans la maison ! » Le bonheur total ? « Un grand bonheur…vous permettez que je m’exprime en anglais, je suis irlandaise? » Faites, faites donc.

« À chaque que je la vois, elle m’apporte quelque chose de nouveau, elle ne cesse jamais de m’étonner et je suis très fière d’elle…Merci, vous me rendez heureuse de parler de ma fille… » Un plaisir pour nous…

SECRETS BIEN GARDÉS ?
C’était la journée des grands secrets en ce mardi 20 avril, au Piano Nobile de la Place des Arts, où quelques artistes étaient venus appuyer leurs camarades Johanne Blouin. Tout d’abord un Bernard Primeau, qui prépare un autre album et qui s’exécutera au Gesù, le 3 juillet, dans le cadre du Festival du Jazz. Il formera un sextet avec un guitariste belge…dont il n’a pas voulu nous dilvuguer le nom : « J’attends de conclure avec la direction du Festival… » Le batteur et chef d’orchestre s’est toutefois empressé d’ajouter qu’on l’entendra un peu partout au Québec cet été, et qu’il ira donner deux concerts au Casino de Douville, en juillet aussi.
Puis, au tour de Lorraine Desmarais de nous faire une petite cachotterie, la pianiste et compositeure se produisant au Festival, elle aussi : « Ce sera un événement extraordinaire, un spectacle qui tient du rêve et du miracle. » Mais quoi encore ? « Je ne peux pas le dire, les pourparlers ne sont pas terminés » » D’elle, nous avons appris qu’elle se trouve actuellement en écriture de musique, qu’un prochain disque ne figure pas dans le futur immédiat : « Je prends mon temps, je veux faire quelque chose de différent. » D’autre part, nous l’entendrons en concert l’an prochain, appuyé par un big band.


Jeudi 22 avril

Charbonneau et le Chef
LA FAUSSE NOTE

Charbonneau et le Chef est devenu un classique de la Compagnie Jean-Duceppe, qui le présente pour la troisième fois. Je ne l’avais encore vu et n’ai pu qu’applaudir devant la production considérable ainsi que devant le jeu des comédiens, particulièrement celui de Marcel Sabourin dans le rôle de Maurice Duplessis.

Malheureusement, et j’ignore si ce personnage a toujours été joué de la même façon, celui d’Antonio Barrette, ministre du travail de l’époque, est rendu d’une façon pour le moins disgracieuse et blessante pour ses enfants et petits enfants encore actifs dans la société.

Qu’on ait discrédité sa façon yes man d’accomplir les basses-œuvres de Duplessis, à l’histoire d’en juger; mais de décrire l’homme comme un taré ou un imbécile, à la manière vaudevillesque de l’acteur Michel Laperrière dans cette version 2004 de Charbonneau et le Chef, m’apparaît comme un geste que je qualifierais de déplorable. Pour le moins. Et pour cela, nous avons toutes les raisons d’en vouloir à celui qui a dirigé les comédiens, le metteur en scène Claude Maher.


Mercredi 21 avril

STAR ACADÉMIE
« PAS SI PIRE… »

À ma charge ou à ma décharge, je reconnaîtrai n’avait jamais regardé une émission de Star Académie. Jusqu’à dimanche dernier, soir de finale, alors que j’ai attrapé les derniers moments de l’émission. Ouf, quelle énergie !
Et quelle synergie générée par Julie Snyder. Un tempo digne des meilleures célébrations, avec une fin empreinte de joie et d’un brin de mélancolie.

Il m’était arrivé d’entendre ces jeunes, lors d’un spectacle, de l’été dernier, ils affichaient un bel entrain. Puis j’avais entendu quelque part Wilfred LeBouthillier et, ma foi, il en vaut plusieurs autres possédant davantage d’expérience.

Revenant au show de TVA, j’allais accorder mon vote au gars, Marc-André, c’est la fille, Stéphanie qui a gagné. Elle aura donc droit à son album. Que Marc-André se console, la « perdante » d’Académie 1, Marie-Élaine Thibert se débrouille assez bien, merci.

Tout cela pour vous dire que ce qui me frappe le plus chez ces recrues, c’est leur lucidité : bien articulés, ils se montrent généreux en entrevues, un tantinet candides. À Chicoutimi, la semaine dernière, par exemple, Marie-Élaine a élargi son champ de fans qui l’ont trouvée à la fois simple et toujours timide. Lucidité : « (…) Mais maintenant que je suis là, il suffit de ne pas trop s’imaginer de choses. Il faut se laisser aller. » Candeur et lucididé : « Ma vie n’est plus la même et c’est plus difficile pour un coupe. Mais notre amour est encore plus fort qu’avant. Je suis chanceuse car pour nous, ça a fonctionné. Ce n’est pas le cas pour tout le monde. » Si j’étais son chum, je me sentirais bien d’entendre cela.


Mardi 20 avril

EMMANUEL BILODEAU
RÊVE DE COUPE STANLEY

Ce n’était pas pour discuter hockey que nous avions approché Emmanuel Bilodeau, à l’occasion du lancement de la programmation 2004-05 du Théâtre du Nouveau Monde, où il sera l’un des quatre comédiens dans la pièce Une adoration, mais il arrive que les conversations dévient…

Finalement, dans la bousculade des multiples interviews et intervenants, il sera très peu question du rôle que jouera Emmanuel Bilodeau dans le spectacle que mettra en scène Lorraine Pintal, Une adoration, en avril prochain. Sinon que le comédien se dit privilégié de faire partie de cette équipe.
Mais parlant d’équipe, voici comment nous en sommes arrivés… à l’élimination des Bruins de Boston, d’abord.

- En premier lieu, Emmanuel Bilodeau quel beau succès ce fut, n’est-ce pas que ces représentations de Des roches dans les poches, au Rideau Vert ?
- Ce fut une aventure formidable parce que ça s’est fait rapidement (en remplacement d’une autre pièce) et en même temps dans la joie. Le public a bien répondu, la critique a été unanime, un bonheur complet !
- Pas à dire, la chimie opérait entre vous et Bernard Fortin.
- Oui, nous nous sommes rendus compte… c’est la même chose quand nous jouons au hockey ensemble, on est vraiment des joueurs complémentaires…
- Racontez.
- À chaque année, Bernard organise des parties de hockey amicales à son chalet, il y avait plein de monde. C’était drôle de voir combien nous avions une complicité sur la patinoire, on se trouvait facilement pour se passer la rondelle, et pourtant nous n’avions jamais évolué ensemble.
- Vous êtes un fan de hockey, on peut dire.
- C’est sûr.
- Les séries de la Ligue nationale, comment ça va se régler comment pour le Canadien?
- Écoutez, ça va être très dur mais j’ai bon espoir que le Canadien va l’emporter en sept, pardon en cinq matches (sa pensée première aurait été la bonne : 4-3 pour les Montréalais ça s’est soldé).
- Et ils iront jusqu’au bout, ensuite ?
- La Coupe Stanley, non…il faudrait pas rêver…mais oui : on peut rêver. Ce serait super !
C’est ça, rêvons.


Lundi 19 avril

Dominique Pétain et Nathalie Mallette
LE PLAISIR DE
JOUER POUR MARTINE

Dominique Pétin et Nathalie Mallette feront partie de la distribution de La Savetière Prodigieuse au Théâtre du Nouveau Monde, en janvier prochain. L’une et l’autre nous ont dit leur plaisir de jouer pour la metteure en scène Martine Beaulne.

Ils seront une douzaine d’interprètes dans ce spectacle festif, La Savatière, Martine Beaulne devrait se retrouver en terrain connu, elle qui avait signé la mise en scène enlevée de La Locandiera de Goldoni pour la même compagnie, le TNM. Heureuses de prendre part à la fête, deux comédiennes prolifiques, Dominique Pétin (une voisine) et Nathalie Mallette (rôle-titre). Voyons leur plaisir.

Dominique Pétin

« Quand Martine Beaulne m’a téléphoné, j’étais très heureuse : c’est une histoire extraordinaire quand, sur le répondeur on entend : « Bonjour, c’est Martine, j’aurais quelque chose à te proposer… » C’est toujours un rêve d’acteur d’entendre cela- je l’ai archivé pour les jours de grisaille…Là, elle m’entend (Martine Beaulne était tout près), elle n’est pas supposée entendre ça, mais c’est vrai ! »

Nathalie Mallette

« C’est un beau spectacle, je suis très contente. Vrai que je travaille beaucoup, on essaie de choisir les incontournables, et je dirais que La Savatière est une incontournable, surtout avec Martine. Parce que j’aime beaucoup travailler avec elle.
« Je trouve que l’expérience théâtrale est souvent, je ne dirais pas douloureuse, mais difficile. C’est un art exigeant, parfois dans des conditions extrêmes de tension et d’exigences, donc lorsque nous sommes entourés de gens avec lesquelles on se sent bien, c’est plus facile, plus agréable. »


Dimanche 18 avril

CARPENTIER
SUR LA TOUCHE ?

La vente du MOLSON INDY DE MONTRÉAL par NORMAND LEGAULT pourrait s’avérer une cause à effet. Comme je le mentionnais dans ma chronique de Planète Québec, hier, cela pourrait jouer sur le sort de PATRICK CARPENTIER.
Allons-y par étapes…

Tout d’abord, c’est un secret de polichinelle que Normand Legault ne tenait pas tellement à présenter de nouveau cette course. On dit même qu’il ne l’aurait jamais désirée. Mais il y avait un Molson Indy à Vancouver et à Toronto et comme la série Champ Car aligne deux Québécois, en Patrick Carpentier et Alexandre Tagliani, il aurait eu mauvaise grâce de ne pas embarquer dans le train.

Quand on a annoncé que Carpentier n’aurait plus de volant chez Forsythe Racing (ex-Player’s/Forsythe), Legault se retrouvait devant un dilemme : les Montréalais et les Québécois envahiraient-ils l’Île Notre-Dame pour Tagliani et, en majorité, une bande d’inconnus.
Puis, quand par la force des choses (ci-bas), Gerry Forsythe s’est vu dans l’obligation de réinstaller le Joliettain dans son équipe, là Legault était coincé : il se devait d’y aller de cette troisième édition…ou vendre son produit. Ce qu’il a fait, passant les guides à ALAN LABROSSE.

Cependant, selon la Presse Canadienne, la présentation du Molson Indy de Montréal 2004demeure encore incertaine, Labrosse estimant que Molson devra faire un effort financier supplémentaire pour la maintenir.
Toutefois, soyons certains que si l’épreuve montréalaise tombe, Forsythe se sentira moins « obligé » de garder Carpentier dans son équipe. Étant l’un des propriétaires de Champ Car, il savait très bien que sans Patrick la foule aurait été moins nombreuse à Montréal. Mais si Labrosse n’arrive pas à la présenter cette saison, le portrait va changer.

D’autre part, si Forsythe a redonné une voiture à Carpentier, nous savons très bien que ce n’était point par désintéressement. En effet, sachons que les promoteurs exigent un minimum de 18 voitures sur la grille de départ. Pour respecter les contrats, il en manquait une : Forsythe le proprio a alors mis la main dans sa poche pour ajouter un compétiteur de plus (Carpentier)…et on pouvait rouler dans les rues de Long Beach en fin de semaine.

Par contre, si une nouvelle équipe se formait, ou si une des existantes décidait d’ajouter une autre monoplace, Carpentier se retrouverait possiblement sur la touche. Car, rappelons-le, lui et son gérant Alan Labrosse (le même qui est devenu promoteur de la course de Montréal) n’ont encore réussi à amener un commanditaire majeur. Et Forsythe n’étant pas reconnu comme un mécène, il jugerait probablement que c’est assez de piger dans ses deniers personnels.

De part et d’autre, Patrick Carpentier est coincé, nous avons des raisons de croire qu’il ne participera pas à toutes les courses de la série Champ Car 2004.
Le contraire nous réjouirait, bien sûr


Samedi 17 avril

Acteur et metteur en scène
NORMAND CHOUINARD,
UN HOMME COMBLÉ

Après la mise en scène de L’Hôtel du libre-échange, jouée présentement au Nouveau Monde, Normand Chouinard prépare sa saison d’été au Théâtre des Grands Chênes, où il montera sur les planches, il sera de retour au TNM à l’automne, en tant qu’acteur cette fois-ci, dans Le Procès de Kafka, et il devrait nous annoncer une autre participation, chez Duceppe probablement, la saison prochaine. En attendant, il savoure encore le grand succès de l’adaptation dont il fait du vaudeville de Feydeau.

Avions-nous oublié que Normand Chouinard joue de plus régulièrement dans la continuité de télévision Les Poupées russes, l’homme demeure actif, on ne peut plus. Brève rencontre avec un acteur qui ne pourrait demander davantage de son métier, du moins par les temps qui courent.

- Normand Chouinard, vous n’arrêtez pas beaucoup, ces temps-ci…
- Faut pas. Les projets se suivent et on n’a que peu d’années pour tout ce qu’il reste à faire. Alors on les accepte.
- Un mot de ce beau succès obtenu avec L’Hôtel du libre-échange
- C’est un succès qui me ravit, je dois vous dire ! Nous étions tous confiants de voir que les gens apprécieraient ce spectacle, cependant nous nous apercevons que nos attentes sont dépassées. C’est vraiment une très belle surprise, nous sommes très heureux.
- Nous devinons que vous vous êtes amusé en oeuvrant à cette mise en scène…
- C’est la condition sine qua non. Je pense qu’il faut monter un Feydeau dans la joie, dans l’humour. Je dois dire qu’on s’est vraiment amusés, oui. On s’est mis d’accord sur les buts que nous poursuivions et nous nous sommes rendus là.
- Si nous comprenons bien, ce fut un travail d’équipe…
- Bien sûr. C’était important de parler du rythme, de l’attitude des personnages, de l’absence d’une psychologie trop poussée…ça nous a donné ce spectacle fort en rythme et haut en couleur.
- Cet été vous jouez dans Cinq Étoiles à Kinsey Falls, nous aurons l’occasion d’y revenir, et en novembre vous êtes de retour au TNM dans Le Procès
- Oui, pièce montée par François Girard. Il y a un an que je sais que nous allons faire cela et je suis emballé ! Je joue quatre personnages, donc je vais avoir à travailler des compositions et ça me plaît. Parce qu’il y a longtemps que je n’ai pas travaillé de cette façon.

Les projets se suivent, en effet, pour Normand Chouinard…et ne se ressemblent pas tous.

(Cet article a d’abord paru dans le journal Allô Vedettes, où vous trouverez la chronique Les Uns, les autres et Pierre Luc)


Vendredi 16 avril

LE RAPIDO

Les 6,7,8 mai nous assisterons aux trois dernières représentations de JOE dans la métropole québécoise. À noter que ce spectacle comprenant 32 danseurs qui martèlent inlassablement le sol de leurs pieds, sera présenté dans la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts et non dans la Maisonneuve tel que prévu. Œuvre phare du chorégraphe Jean-Pierre Perrault décédé en décembre 2002, Joe a été créée il y a 20 ans.

JOANNE ARSENEAUnous le clame et qu’on se le répète, elle est l’auteur de Tag, œuvre que l’on crédite parfois à Luc Dionne. Madame Arseneau explique que cela vient probablement du fait que Dionne avait collaboré à l’écriture de certains épisodes de la première des deux séries.

On roule sur l’or au Rideau Vert, semble-t-il : la comédie musicale CABARET va de supplémentaires en supplémentaires. Il y en aura deu 18 au 22 mai, attendons-nous à d’autres.

Autres supplémentaires envisagées, celles de CHARBONNEAU ET LE CHEF, chez Duceppe. Évidemment, tout le monde veut assister au duel Michel Dumont versus Marcel Sabourin.

LES BATINSES sont de retour à Montréal et plus précisément au Va-et-Vient, le jeudi 29. Ce concert soulignera le lancement officiel de leur vidéoclip Jobber. La sortie d’un quatrième album est prévue en 2005.

DIANE LABROSSE présente son spectacle «petit bestiaire », sur des textes de Guy Marchamps, à La Sala Rossa, le 29. Trois musiciens accompagnent la diseuse musicienne.

Que je vous glisse un mot, tantôt de la soirée RETROUVAILLES du gang de Joliette.

Ciao


Jeudi 15 avril

POUR DE
BEAUX VOYAGES

Journée super excitante hier, à l’occasion de la BOURSE DES MÉDIAS de ATR associées du Québec. C’est-à-dire une vingtaine de représentants des régions réunis à l’Hôtel Delta centre-ville, à Montréal, pour y rencontrer les gens de la presse.

C’était la première fois que j’assistais à un tel déploiement, comme c’était la première fois que la majorité des agents de communication entendaient parler du Journal 2000 comme de Planète Québec.

Qu’à cela ne tienne, les contacts se sont avérés chaleureux et ces quelques heures avec les personnes responsables du tourisme en région comme dans les plus grands centres, permettra à notre section LES BEAUX VOYAGES de s’épanouir.

Je n’arriverais pas, ici, à énumérer, encore moins à commenter la matière qui nous a été fournie, sachons que partout, de l’Abitibi-Témiscamingue au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les nouveautés sont nombreuses qui devraient nous faire voyager de plus en plus au Québec.

La construction d’un canot d’écorce de bouleau, une Route des vins qui s’enivre de culture, une nouvelle Route des fromages, une ferme qui pratique l’élevage du canard à la manière basque, des sentiers pédestres et pour le vélo, une multitude de lieux de camping, des aventures « extrêmes », la Magie de la pomme et celle du temps des fêtes, un historique de la pêche aux petits poissons des chenaux… croyez-moi, je n’en ai pas dormi de la nuit tellement la folle du logis courait d’une région à l’autre.

Tout cela dans Les Beaux Voyages –et aussi sur Planète Québec- très bientôt.


Mercredi 14 avril

LE TNM EN 2004-2005

Plus riche d’une subvention d’un tiers de millions$ de la part du gouvernement du Québec, le Théâtre du Nouveau Monde part en campagne d’abonnements. Cette présentation hâtive, la première de toutes les compagnies, de la saison 2004-2005 en est évidemment la raison; d’autre part, elle présente de quoi réjouir les amateurs de théâtre en général, de par sa consistance et les vedettes à l’affiche.

Alors que la présente saison se termine par une pièce acclamée autant par la critique que par le public, c’est-à-dire ce vaudeville de Feydeau, L’Hôtel du libre échange monté génialement par Normand Chouinard, la directrice du TNM, Lorraine Pintal débordait d’enthousiasme en annonçant sa nouvelle programmation, laquelle comprend cinq productions maison et l’une par Le Trident de Québec.

La Fausse Suivante

En ouverture de saison 2004-05, le 21 septembre, le TNM présente un Marivaux, La Fausse Suivante dont la mise en scène a été confiée ``a Claude Poissant, lui qui avait mérité les éloges pour son travail avec Le Prince travesti du même auteur.
Pascale Montpetit, sous les traits d’un chevalier (mais est-elle la « fausse suivante » ? et Sébastien Delorme, le prétendant officiel s’amuseront à ce jeu de cache-cache, parmi une distribution de 9 personnages.

Le Procès

François Girard signe sa première mise en scène au Théâtre du Nouveau Monde avec Le Procès de Kafka, Alexis Martin prenant les traits du romancier dans une œuvre de style auto-biographique. Nous retrouverons la merveilleuse Marcelle du Libre échange, Violette Chauveau, aux côtés de Chouinard. Alors que Jean-Louis Roux effectue un retour chez la troupe dont il fut le co-fondateur.

La Savetière prodigieuse

Nathalie Mallette est la savetière d’un théâtre festif, dont Martine Beaulne aura assumé la direction d’acteurs. Cette Savatière prodigieuse, de Lorca, est présentée pour la première fois sur une scène montréalaise (en collaboration avec le Théâtre de l’œil). Ils seront une douzaine sur les planches, comprenant les vétéran Hélène Loiselle et Jacques Godin dans le rôle du mari (de la savetière, tenancière de taverne) déserteur. Si c’est bien tourné, on va s’amuser !

La Tempête

Les concepteurs multimédia Michel Lemieux, Victor Pilon se sont liés à Denise Guilbault pour concevoir cette pièce traduite par Normand Chaurette, La Tempête. Ils sont une dizaine devant le public, Paul Ahmarani, Denis Bernard et Éveline Gélinas ayant hérité des rôles-phares. De l’auteur qui a écrit : L’enfer est vide car tous les diables sont ici : William Shakespeare.

Une adoration

Lorraine Pintal en a pour la romancière Nancy Huston, elle a choisi de monter Une adoration après avoir œuvré à l’adaptation théâtre. Amour, haine, naissance, mort, dans un monde dérangeant, Emmanuel Bilodeau et Marie Tiffo sont au centre de l’intrigue. Autour d’eux, annoncés à ce jour : Louise Turcot et Pierre Collin.

Les Trois Sœurs

Wajdi Mouawad et la troupe du Trident de Québec ont reçu tous les éloges grâce à la qualité de ce spectacle, Les Trois Sœurs de Tchekhov. Eh, bien Montréal les verra à compter du 19 mai.
Parmi la douzaine d’interprètes, les Montréalais reconnaîtront surtout Paul Hébert, Marie Gignac et Lise Castonguay, ces deux-ci s’adressant brièvement à l’assistance lors du lancement de la saison 2004-2005 du TNM.

Sorties du TNM

Trois de ces spectacles du TNM voyageront, soit La Fausse Suivante, La Savetière prodigieuse et La Tempête. Les villes visitées seront Ste-Foy, Chicoutimi, Trois-Rivières, Drummondville, Sherbrooke, Gatineau et Laval –non pas toujours dans l’ordre. La première pièce à prendre la route, La Fausse Suivante partira peu après sa dernière date montréalaise, direction la Salle Albert-Rousseau de la Vieille Capitale, le 27 octobre


Mardi 13 avril

SOIRÉES DE CONTES

Les Mardis-Gras
Ils seront cinq conteurs, dont Myriame El Yamani qui semble s’être établie à Montréal, pour la présentation Chasses-galeries, aux Mardis-Gras de L’Intrus, ce mardi en 20. Nous trouverons Jacques Falquet, Denis Franco, Claude Timsit et Danièle Vallée accompagnés à la musique par Jean Cloutier.

Cabaret littéraire
À la Maison de la culture Plateau Mont-Royal, le vendredi 23, Planète Rebelle donnera la tribune à divers genres littéraires dans une production intitulée Cabaret littéraire : le conte, le roman, le récit et la poésie.

Ce cabaret mettra en scène six auteurs : Stanley Péan, Claire Dé, Christine Germain, Éric Gauthier, Ronald Larocque et Yannick B. Gélinas.

Contes à recevoir
Samedi le 24, les Productions Littoral présentent Jocelyn Bérubé au centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt. Dans le cadre des soirées : Contes à recevoir : Portraits en blues de travail. Depuis 30 ans que Jocelyn nous fait voyager dans ses imaginaires poétiques bercés par son fidèle violon.
D’autre part, à Sherbrooke cette fois, on nous fixer un double rendez-vous pour les amoureux de la langue de Garcia Marqués, mais aussi pour les amoureux de notre bonne vieille langue française avec deux balladeuses en tournée au Québec : Marie Maison et Alice Fahrenkrug. Cela se passera au resto mexicain Los Dorados, le 28 du mois.


Lundi 12 avril

Avec Norm
RENÉ RICHARD CYR ET
BOUCHER REMETTENT ÇA

Après la création de 24 Poses (portraits) en 1999, le Théâtre d’Aujourd’hui est heureux de présenter le nouveau texte de Serge Boucher, Avec Norm. René Richard Cyr signe ici sa troisième mise en scène d’un texte de Serge Boucher.
L’HISTOIRE
Envoyé par un organisme d’aide aux démunis, François (René Richard Cyr) plonge dans le monde de Normand (Benoît McGinnis), petit homme timide assez simple d’esprit. Autour de Normand gravitent sa sœur Nancy (Sandrine Bisson), ex-droguée qui se bat pour changer de vie, sa voisine Tony (Louison Danis) vieille handicapée avec qui Normand comble ses longues heures de solitude, et l’ombre de Batman, ami qu’on ne voit jamais et à qui Normand voue un véritable culte.

Tracés avec soin sur fond de quotidien, voici les portraits précis de quelques existences floues sur lesquelles souffle une tempête silencieuse : celle d’une tragédie d’autant plus terrifiante qu’elle s’ignore.

Du 20 avril au 15 mai 2004
Avec Norm

de Serge Boucher
Mise en scène : René Richard Cyr
Assistant à la mise en scène, répétiteur et régisseur de plateau : Pierre Pirozzi ;
régie : Marie-Hélène Dufort.

Avec Benoît McGinnis, Louison Danis, Sandrine Bisson et René Richard Cyr.

Scénographie : Réal Benoît ; costumes : Marie-Pierre Fleury assistée de Myriam St-Louis ;
éclairages : Etienne Boucher ; environnement sonore : Alain Dauphinais ;
accessoires : Normand Blais ; maquillages et coiffures : Angelo Barsetti.
Une création du Théâtre d’Aujourd’hui


Dimanche 11 avril

JOYEUSES PÂQUES
ET NE VOUS PERDEZ
PAS TROP DANS LE CHOCOLAT !


Samedi 10 avril

UN LUNCH
À L’USINE C…

Une suggestion pour le lunch entre amis, si vous n’habitez pas trop loin : le resto-bar de Usine C (1901 de la Visitation, Montréal). Soupe Maïs poivron, ciabatta au rôti de bœuf ou rigatoni marinera (assez bien relevé) , un délice à partager. Face à nous, des ouvriers mangeaient avec gourmandise un feuilleté de saumon de belle allure. C’est au sous-sol de l’Usine, de belles couleurs, ambiance et service sympathiques et des prix abordables, on peut y aller aussi avant le théâtre, bien sûr!…

Bien sûr, également, je ne voudrai pas manquer la rencontre de presse et mini-spectacle de Johanne Blouin, Vic Vogel et le Jazz Big Band, occasion de lancement de l’album Until I Met You, mardi en 20… Édith Butler, BLOU, Suroît et Lina Boudreau en seront, et aussi Wilfred Le Boutillier : il s’agit du spectacle télévisé depuis la Colline de la Citadelle de Halifax, à l’occasion du 400e anniversaire de l’Acadie, le 14 août… De belles journées d’anniversaire à ma chum la photographe Françoise Lemoyne, le 19, ainsi qu’à mon chum Richard Johnson, Monsieur Planète Québec, le 21…


Vendredi 9 avril

CÉLINE BONNIER
FEMME DE CŒUR

La générosité des artistes quand vient le moment d’encourager un mouvement ou une cause, est légendaire. Cette générosité se manifeste surtout lorsqu’ils agissent en groupe. Ainsi, cette trentaine d’entre eux qui auront participé vendredi le 16 au Chantez-nous votre cinéma, au profit de la fibrose kystique, sur la scène du Corona, à Montréal. Les gestes individuels sont moins soulignés, exemple CÉLINE BONNIER qui s’en va rencontrer les personnes de La Maison des Aînés de Lévis, dimanche le 25 avril.

Native de l’endroit, la récipiendaire de trois Gémeaux sera accompagné par un musicien, dans une soirée dont elle a organisé les composantes : lecture de textes de théâtre, de la musique, un survol de sa carrière et de ses expériences. Puisant cette information de Luc Nolet, du journal Le Peuple, ajoutons que Céline est la fille de l’ancien député libéral de Taschereau, Irénée Bonnier; et la sœur d’un musicien-compositeur décédé prématurément et qui a laissé son nom à La Maison de la musique Bernard-Bonnier. Voilà pour la présentation et la générosité d’une femme de cœur.


Jeudi 8 avril

MARATHONIENS
HORS-PAIR

Deux heures et trente minutes sans quitter la scène, à grimacer, gesticuler, sautiller, jouer à la Olivier Guimond, BENOÎT BRIÈRE affiche toute une forme dans L’Hôtel du libre échange jouée au TNM. Une forme et un talent auquel répondent avec verve les Violette Chauveau, Alain Zouvi, Catherine Trudeau, Pierrette Robitaille et un Rémi Girard méconnaissable de par son faciès. Évidemment, on ne peut être Monsieur Bougon tous les soirs de la semaine… Le metteur en scène NORMAND CHOUINARD avait réuni autour de lui des comédiens en compagnie desquels il se plaît, la chimie –pour ne pas écrire « la magie » opère ! D’ailleurs Chouinard dirigera de nouveau Brière l’été prochain, soit dans Cinq Étoiles à son Théâtre des Grands Chênes. Et l’automne prochain, Violette et Normand joueront côte à côte, au TNM encore, dans Le Procès de Kafka.
Il y a les amis et aussi la famille dans ce vaudeville de Feydeau : en compagnie de Chouinard et de sa conjointe Chauveau : les fillettes Rosine Chouinard-Chauveau et Sandrine Chauveau-Sauvé.
Applaudissons le décor de Jean Bard, de même que les costumes de cette grande jeune fille débridée des années soixante, Suzanne Harel. En voilà une qui a bien tourné tout en conservant un brin de folie créative.

EN VITESSE
Après avoir raflé une bonne partie des Masques de la récente cuvée, avec Les Feluettes, l’auteur MICHEL-MARC BOUCHARD et le metteur en scène SERGE DENONCOURT remettent ça dans la même enceinte de l’Espace Go avec Le peintre des madones. Avec sur les planches deux actrices que j’ai confondues –dites-moi pourquoi- à tout autant de fois : Éveline Gélinas et Evelyne Rompré… Ce dimanche 11 avril, clôture du festival de conte Bouche à oreille au Sergent Recruteur : six conteurs au verbe en bandoulière, sous la férule de JEAN-MARC MASSIE… EMMANUEL BILODEAU a prédit une victoire des Canadiens en sept parties dans la présente saison que l’oppose aux Bruins de Boston. On en rediscutera…

Un sourire, svp.- Le père : Trouves-tu que mon fils me ressemble ? L’ami : Oui mais c’est pas grave; d’abord qu’il est en santé…

Une autre ?
Comment appelle-t-on un fonctionnaire qui travaille deux heures par jour ?
Un hyperactif…


Mercredi 7 avril

RAPIDO DU
MERCREDI

Les deux Pierre, CALVÉ ET LÉROUTNEAU, promènent avec succès leur spectacle De la ville à la mer. À ce jour, ils ont donné une cinquantaine de représentations, presque la moitié à guichets fermés. Avec des budgets de promotion restreints, ces deux troubadours qui se sont installés sur les scènes du Québec au début des années soixante rencontrent des foules qui se souviennent de leurs premiers succès.
Par ailleurs, le duo en profite pour pousser de nouveaux refrains, le tout devant aboutir, nous l’espérons, à un disque : De la ville à la mer. « Calvé c’est la mer, mois je suis un rat de ville » dit Létourneau, mi-sérieux, mi-blagueur. Les deux chanteurs-guitaristes sont accompagnés par le claviériste, guitariste et arrangeur ROBERT SÉGUIN.

Ils s’y mettront donc à deux pour remplacer NORMAND BRATHWAITE à l’animation du spectacle de la St-Jean sur les Plaines d’Abraham : les deux copains LOUIS-JOSÉ HOUDE et PATRICK GROULX. On se rappelle que toute l’équipe de production des shows de ces dernières années à Québec, a été remplacée et que celle-ci s’en vient à Montréal…avec Brathwaite….PAPILLON, l’animateur des nouveaux Lundis à Papi du Cabaret du Plateau, devient le porte-parole 2004 du Festival en chanson de Magog… Elle a pleine de projets, notre femme de jazz LORRAINE DESMARAIS dont : en solos, en symphoniques, en latin avec le Montréal Jazz Band.


Mardi 6 avril

LE CHEVAL
QUI AIME LA NEIGE

Quand j’ai aperçu la bête, à travers le brouillard, j’ai demandé :
« Mais qu’est-ce que c’est ça ? Mais elle est énorme ! »
« Ça s’est CANBEC MUSTANG », m’a répondu le monsieur assis près de moi au restaurant Le Centaur de L’HIPPODROME DE MONTRÉAL. « Il est énorme, en effet. Un palefrenier a l’air d’un nain à côté de lui. Et regardez-lui le poitrail. »

La bête en question se présentait pour la douzième des quatorze courses de l’après-midi, dimanche le 4 du mois. Vraiment, je n’arrivais pas à en détacher mes yeux. Puis je me suis mis à rêver d’un autre cheval qui en imposait (dans mon autre vie de même que dans la sienne), Star Volo de la famille Lachapelle, à Joliette).

Cependant, le monsieur de raconter :
« Ce cheval-là, monsieur, aime la neige. Il aime se rouler dedans, c’est tout un spectacle à observer que de voir cette grosse bête s’amuser ainsi. Et puis il est toujours de bonne humeur…à condition que vous le laissiez libre, au champ, jusqu’à ce qu’il décide de rentrer… »
Mais le départ de la course était donné, sous une neige légère et Canbec partait de la 10e place. Il s’élance par bonds prestigieux. De nouveau la rêverie, me ramenant vers « l’engin de Joliette », Star Volo. Quoique aujourd’hui c’était vraiment, mais vraiment imposant.

À un moment, RICHARD SIMARD a conduit le cheval entre deux autres concurrents, c’est comme s’il venait de les momifier !
C’était aussi sans équivoque : Canbec Mustang prenait sa revanche sur le concurrent qui venait de l’humilier à trois reprises consécutives, au mois de mars, Swashbuckler.
La neige s’était mise à tomber pour de bon… et Canbec Mustang aime la neige.

Bien entendu, je n’aurais pu devenir savant aussi rapidement sans le concours de ce monsieur, à ma gauche, et j’ai nommé GUY DESAUTELS, un vétéran de 30 ans en publicité au Journal de Montréal.
Guy est le co-propriétaire de deux jeunes pouliches, Princesse Gabriella et M G Cerise, des trotteuses qui sont entraînées à Bécancour…demeure officielle de Canbec Mustang.

En ce qui a trait à Star Volo….


Lundi 5 avril

LES HANDICAPEURS,
CES ENFANTS D’ÉCOLE !

Si tout le monde prétend posséder sa recette infaillible de faire fortune aux courses de chevaux, tout en se fiant aux choix des handicapeurs, l’histoire aura prouvé le contraire.
Lisez bien, incroyants.
En vue du programme d’hier, en ce dimanche des Rameaux, les handicapeurs de ce programme, Robert « Bob » Arel du Journal de Montréal et Benoit Fradette de l’ HIPPODROME de MONTRÉAL Lavaient « piqué » 3 gagnants à eux deux, incluant le « 10 » dans la 14ième, une affaire facile, facile.
Et bibi, alors ?
Même score, messieurs/dames. À moi seul.
Pis dans la moitié des courses, mon cheval n’a jamais terminé plus loin que deuxième.
Ça vous en met un paquet, hein !
Pour des gains totalisant 174$.
Vous allez objecter que ce n’est pas la mer à boire. Et que Crésus a sûrement établi sa richesse d’une autre façon. Bien essayez.

Mais attention : faut toujours miser sur le même numéro : gagnant, deuxième, troisième pour la modique somme de 6$ par course.
Avec la même chance que moi, vous compenserez ainsi pour les frais occasionnés par le valent-service, le vestiaire et deux repas au CENTAUR.
Si la méthode ne fonctionne pas pour vous, de grâce ne m’en veuillez pas trop. Remerciez-moi plutôt de n’avoir point trop perdu.

Ce fut un beau dimanche après-midi à Blue Bonnets, pardon : à l’Hippodrome de Montréal, grâce à l’invite de PAUL-ANDRÉ BUSQUE, agent de développement.
Des résultats sportifs, à l’occasion de ce programme HOMMAGE À DAVID PILON ? Trois gains par MARIO LACHANCE, deux consécutifs par MICHAEL R. MacDONALD et deux autres également par SERGE OUELLET. Pilon en a signé un.

Et des remerciements très sincères à : GILBERT HAMEL (J H Speed), STÉPHANE BROSSEAU (Cristal) et OUELLET (Riden the Trails) pour avoir guidé leurs chevaux à la victoire et avoir contribué à ce que je conserve le sourire malgré la neige malicieuse qui nous attendait en fin d’après-midi.

À cette semaine donc pour d’autres potins en provenance de Blue… de l’Hippodrome


Dimanche 4 avril

Vrai que la pièce est un peu longue, d’une vingtaine de minutes peut-être; mais quelle créativité, combien de talents dans cette présentation de L’HÔTEL DU LIBRE ÉCHANGE de Georges Feydeau au THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE.

Créativité du metteur en scène NORMAND CHOUINARD, qui a su adapter ce vaudeville vieux d’une centaine d’années en notre plaisir d’aujourd’hui. Toutes ces trouvailles qui créent autant de petites surprises, cette animation, cette interaction avec le public. Mais je n’en dis pas plus à ce sujet, pour ne pas vous priver de jouissances inattendues.

Le talent, on en savait BENOÎT BRIÈRE débordant, et il en apporte le témoignage de nouveau. Mais, en plus, quelle endurance : près de trois heures constamment en scène, ne me dites plus que les comédiens n’ont pas de besoin de forme et de santé.

Pour donner la réplique à un gars aussi talentueux (et cabotin !) que Brière, il fallait des partenaires tout aussi doués : RÉMY GIRARD nous rappelle qu’il peut chanter, ALAIN ZOUVI qu’il n’est pas en terrain inconnu dans la comédie, VIOLETTE CHAUVEAU qu’elle s’impose de plus en plus comme l’une de nos actrices les plus douées, PIERRETTE ROBITAILLE, que la complicité joue un rôle prépondérant entre acteurs. Et dire de la truculente CATHERINE TRUDEAU.

J’étais exténué au sortir de la représentation : d’avoir ri, également d’avoir été tenu constamment sur le qui-vive par les trouvailles de Chouinard et les pitreries de son gang.

Ah, ce que nous avons de bons acteurs au Québec !


Samedi 3 avril

Et c’est gratuit !
30 MAI, VISITE
DE 30 MUSÉES

La Société des directeurs des musées montréalais a choisi l’animatrice FRANCE BEAUDOIN à titre de porte-parole de la JOURNÉE DES MUSÉES MONTRÉALAIS, qui se tiendra dimanche le 30 mai : un trente mai pour une trentaine d’institutions à visiter gratuitement pour le grand public.
Les départs d’une quarantaine de navettes se feront du Journal de Montréal, Quebecor étant le commanditaire majeur de l’événement, en 2004.
À la conférence de presse, le grand boss en personne, PIERRE-KARL PÉLADEAU est venu dire son enthousiasme d’appuyer un tel mouvement, soulignant l’apport de son père, Pierre Péladeau, aux arts en général.
France Beaudoin témoigne d’un plaisir évident à encourager cette activité, son petit discours s’étant déroulé d’une traite, sur un ton qui se voulait pour le moins convaincant :
« C’était un jet honnête et venant du cœur », a expliqué l’animatrice de 2 filles le matin à TVA. « Ce sera un événement convivial que ce porte ouverte, quelque chose de rassembleur », a-t-elle ajouté, eu importe ton âge, ta culture et d’où tu viens.
« D’ailleurs, le côté ethnique prend de plus en plus d’ampleur à chaque année. Ce lieu entre les cultures est vraiment quelque chose d’extraordinaire.
Dans un même souffle ou presque :
»J’y ai rencontré des passionnés et c’est contagieux leur affaire. Ça me fascine de voir une personne passer une grande partie de sa vie à étudier sur la vie d’une autre personne, sur une époque, sur une page d’histoire. Je trouve ça extraordinaire, ça pousse la passion jusqu’au bout et ça se transmet. »

Il est écrit ci-haut « dans un même souffle ou presque » car l’entrevue s’est trouvée entrecoupée par l’arrivée près de nous, de deux hommes que je n’avais pas revus depuis une vingtaine d’années : le grand (6 pieds et 10 peut-être) JEAN-CLAUDE GRENIER, journaliste au Montréal Métropolitain 24 heures. Il oeuvrait déjà dans un hebdo de Laval, quand Jean-Claude est venu donner un coup de main au nième journal que j’ai fondé, La Gazette Sportive.
L’autre personne qui s’approche de Madame Beaudoin et votre pas-tant-que-ça-humble-serviteur : Pierre-Karl en personne. Qui me présente comme son ancien patron : du temps où son père lui demandait de nous livrer des photos aux hebdos à vedettes de Quebecor. Bien le monsieur Karl avait d’autres chats à fouetter à l’époque…et je dois vous livrer en secret que comme reporter-photographe, j’ai rencontré souvent mieux.

Cependant, et Pablo Durand qui fut aussi son directeur de photographie au Journal de Montréal peut en témoigner, nous n’arrivions pas à en vouloir au jeune homme de sa désinvolture face au métier. C’était un charmeur à sa façon. Il allait aux études, l’intelligence se lisait sur son front, nous étions conscients qu’un jour…
(Photo : Pierre-Karl Péladeau & France Beaudoin)


Vendredi 2 avril

GUY CLOUTIER,
UN HOMME MARQUÉ

Quel gâchis dans l’affaire Guy Cloutier.
Tout d’abord, les services policiers auraient voulu claironner le nom de la présumée victime qu’ils ne l’auraient pas mieux réussi.
Premièrement en situant les faits reprochés dans le temps, 1978 et 1987 alors qu’elle avait entre 9 et 18 ans, puis en citant une récidive qui serait survenue 14 ans plus tard (en 2001), alors que la plaignante avait 32 ans.
Aussi en dévoilant ses initiales et laissant entendre qu’il s’agit d’une « ancienne » vedette.
Et puis, avec la nomenclature des villes où auraient été commis les méfaits, il est clair que nous avons affaire à une artiste se produisant dans des tournées.
Tous les yeux se sont donc tournés vers X, laquelle, consciente d’avoir été identifiée, n’a jamais levé le doigt pour détourner l’attention dont elle fait l’objet. Nous savons donc tous qui est la plaignante. Chose conclue.

Autre chose non conclue, par contre, à savoir si Guy Cloutier a reçu un traitement de faveur lors de son arrestation et de sa comparution en cour. Un quotidien montréalais a prétendu qu’il en était ainsi : parce que les détectives du Service des crimes contre la personne sont allés cueillir le suspect dans une voiture aux vitres teintées, parce que par la suite, on l’a fait sortir du Palais de Justice par une porte détournée et que son adresse complète n’a pas été citée. Ce qui n’est pas la procédure lorsqu’il s’agit de gens « ordinaires ».

Sauf que, les inconnus ne sont pas attendus par une armée de photographes et de reporters qui vont camper devant chez vous, sonner à la porte et vous harceler. Traitement de faveur ? Ben voyons donc !

Personnage public désormais traqué, Guy Cloutier se terre chez lui. Vous me verriez surpris de le rencontrer au IGA de l’Île-des-Sœurs, ou pendant le lunch au Mas des Oliviers de la rue Crescent Je me demande même s’il se rend à son bureau. Juste punition avant de savoir s’il est coupable ?
Consolation, si l’homme en mérite, ses amis se montrent solidaires. À ce jour…
Coupable ou pas l’image de Guy Cloutier est à jamais ternie, car un doute subsistera.
Pourquoi la présumée victime a-t-elle décidé de se manifester trois ans après les faits allégués, on m’explique que cela entre dans la thérapie… Laver tout ce linge sur la place publique…?

Cerise sur le gâteau, Cloutier est aussi mis en accusation pour « entrave à la justice » pour avoir tenté de dissuader la présumée victime de porter plainte. Qu’auriez-vous fait à sa place ?

De toute façon, ni vous ni moi ne voudrions entrer dans la peau de la plaignante comme de l’accusé.


Jeudi 1er avril

RICHARD CYR
DE RETOUR SUR SCÈNE

Après « 24 Poses (portraits) » le Théâtre d’Aujourd’hui présente le nouveau texte de Serge Boucher, » Avec Norm », du 20 avril au 15 mai. René Richard Cyr signe ici sa troisième mise en scène d’un texte de Serge Boucher et c’est avec cette pièce qu’il a aussi choisi de revenir sur scène après dix ans d’absence.

Envoyé par un organisme d’aide aux démunis, François (René Richard Cyr) plonge dans le monde de Normand (Benoît McGinnis), petit homme timide assez simple d’esprit. Autour de Normand gravitent sa sœur Nancy (Sandrine Bisson), ex-droguée qui se bat pour changer de vie, sa voisine Tony (Louison Danis) vieille handicapée avec qui Normand comble ses longues heures de solitude, et l’ombre de Batman, ami qu’on ne voit jamais et à qui Normand voue un véritable culte.

Bouleversé par la solitude dont il est témoin, secoué par les contradictions de ces êtres touchants qui monnaient l’amitié et se livrent à des jeux de pouvoir dérisoires, François, âme salvatrice, est vite confronté à ses propres limites. Comment accepter l’autre tel qu’il est ? Comment accepter de n’avoir aucun contrôle sur la réalité ?
La première pièce de l’auteur Serge Boucher, Natures mortes, fut créée au Théâtre de Quat'Sous en 1993 dans une mise en scène de Michel Tremblay. Depuis, René Richard Cyr est devenu l’accoucheur scénique de ses textes. D’abord, Motel Hélène : gagnant de la Prime à la création du Fonds Gratien Gélinas en 1995, créé au Théâtre PàP en 1997, repris par la suite à Montréal, Québec, Ottawa et Limoges. Ensuite, 24 Poses (portraits) : créé au Théâtre d'Aujourd'hui en 1999, ce texte a également fait l’objet d’une tournée et d’une adaptation télévisuelle avant d’être repris par la Compagnie Jean Duceppe. Toutes publiées, ces trois pièces ont aussi été traduites en anglais. Avec Norm sera publié chez Dramaturges Éditeurs.


 

 

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