PIERRE LUC EN LIBERTÉ !

Feuille de route
de Pierre Luc

 

 

Ne restez pas seul au
Jour de l’An
L’HIPPODROME VOUS
OUVRE LES BRAS….

Seul au Jour de l’An ou encore le 2 janvier ? Voilà une occasion de vous retrouver en compagnie de quelques centaines de personnes : l’Hippodrome de Montréal organise deux Journées Reconnaissances, en après-midi.

Des programmes de courses à 1$ des programmes combinés à 2$, des tirages, des spéciaux alimentaires ainsi que des cadeaux surprises, voilà, n’est-ce pas une belle façon de célébrer la Saint-Sylvestre. On festoie sur le coup de midi, les courses débutent à 13h25.

Cette célébration, la première de 2005, sera suivie par d’autres, dont le Week-end de la St-Valentin, celui de Pâques, les hommages au cheval et à la révélation de l’année.

Un p’tit deux sur le numéro 7….?
28 décembre

 

BOXING DAY
À 2 VITESSES

Frénésie pour 1 million d'acheteurs québécois », peut-on lire dans La Presse, au lendemain du 25 décembre. Semblerait toutefois que ce Boxing Day n’eut pas le même succès partout, surtout pas à Pointe-Claire.

Sous la plume de Nicolas Bérubé et Caroline Touzin, nous lisions donc :

« Les gonds de la porte d'entrée du Future Shop, rue Sainte-Catherine, ont cédé vers 13 h. Cela a marqué le coup d'envoi d'une journée de magasinage monstre, où 29 $ vous donnaient droit à un lecteur DVD et où il fallait attendre en file sur le trottoir, dans les boutiques, à la caisse et même après, pour sortir.

Plus de 5,7 millions de Canadiens étaient attendus hier dans les magasins, selon une étude de Visa Canada. L'acheteur moyen y a dépensé 274 $ en marchandises, pour un total de 782 millions, soit une diminution de 3 % par rapport à la même journée l'an dernier, toujours selon l'enquête.

Au Québec, 1 million de consommateurs auraient dépensé plus de 300 millions de dollars dans la journée d'hier.

À Montréal, cette frénésie était surtout perceptible dans les boutiques de vêtements et de matériel électronique, qui ont été littéralement prises d'assaut hier après-midi. »

Pendant ce temps-là, les rues du village de Pointe-Claire demeuraient désertiques, bon nombre d’emplacements tenant les portes fermées.

Tandis qu’au centre d’achat, bien garni en boutiques depuis son agrandissement, les employés des différents magasins trouvaient amplement le temps de se visiter, d’échanger les bons vœux d’un côté à l’autre des allées. Où, en début d’après-midi, les acheteurs éventuels se comptaient en nombre d’une cinquantaine.

Si les employeurs espéraient toujours que passe la manne, vendeuses et vendeurs ne cachaient pas leur hâte…de rentrer à la maison.
27 décembre

 

NOWELL ! NOWELL ! NOWELL !

Celui qui a invite Noël , c’est un mec qui devait tenir magasin – Jean-Marie Gourio

Noël n’est pas un jour ni une saison, c’est un état d’esprit.- Calvin Coolidge

Les parents du Père Noël auraient aussi souhaité que leur fils existe .- Jean-Michel Serveaux

La plus grande surprise de Noël, c’est de lire : » piles non fournies » sur l’emballage.- Anonyme

Quand on a bonne conscience, c’est Noël en permanence.- Benjamin Franklin

Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre.- Ray L. Smith

Noël n’est heureux que pour les enfants et les amoureux.- Michelle Guérin

Il y a quatre âges dans la vie d’un homme :

- celui où il croit au Père Noël

- celui où il ne croit plus au Père Noël

- celui il est le Père Noël

- celui où il ressemble au Père Noël .- Anonyme

L’agréable dans les cadeaux d’argent qu’on reçoit pour Noël, c’est qu’ils sont facile à échanger.- Benjamin Winston

HO ! HO ! HO !
25 décembre

 

CRUSING BAR CHEZ LOUISE

Il tombe des clous. Mercedes, Porsche, Jaguar et tous autres véhicules du monde pauvre, se disputent les places du parking. Un garçon portant parapluie, accompagne ces dames vers leur véhicule au sortir de l’établissement.
Petit verre de vin dans une main, mignardise dans l’autre, les « invités » déambulent à travers les allées, poussant tant bien que mal le chariot dans lequel s’empilent de nombreux bonheurs de temps des Fêtes.
Des regards se croisent, se rejoignent, se soutiennent…un petit sourire, complice ou timide…on laisse tomber une phrase, anodine de préférence…elle est relevée…une conversation s’engage.

Une musique d’ambiance se fait entendre, serveuses et serveurs en livrée déambulent avec leurs plateaux, on aperçoit même des personnes portant une veste identifiée : Sécurité. Qu’on est bien !
Des femmes et des hommes –tous d’apparence prospère et d’un âge à peu près semblable et certain, font brièvement connaissance. Flirtent même, nous le cachons point.

En ce quatrième jeudi du mois de décembre, Madame Louise célèbre une quatrième fois les réfections de son domaine. Un peu fatiguée de longs mois de travaux, mais sereine et enjouée, du haut d’un balcon, observe elle avec une certaine tendresse, ces croisements, nous aurions dire ces accouplements. Oui, accouplements, puisque la légende veut que des amours soient déjà nées, là, sur le plancher…du IGA de Madame Louise Ménard, à l’Île-des-Sœurs !

Plus besoin de naviguer sur le net, ni de perdre son temps à l’Hôtel de la Montagne, le best crusing bar en ville, est devenu un supermarché. Mais qui y-t-il de nouveau là-dedans ?

23 décembre

 

DES TRADITIONS

Sur l’heure du midi, au Piano Nobile de la Place des Arts, Les Petits Chanteur du Mont-Royal poursuivent la tradition qui les y amène chaque année, à quelques jours de Noël.
Nous ne serons donc pas surpris que le programme comprenne un Noël en français, en italien, en anglais…De Corée, de la République Tchèque, d’Allemagne où ils se sont produits, Les Petits Chanteurs ont rapporté des œuvres qu’ils nous interprètent.
Ces garçons, entre 9 et 17 ans évoluent sous la férule de Gilbert Patenaude. Tout au long de l’année on peut les entendre lors de cérémonies religieuses à l’Oratoire Saint-Joseph. Dans deux jours, ils vont y chanter lors des deux Messes de Minuit. Debout pendant près de quatre heures, ces jeunes ados seront mis à dure épreuve, quelques-uns perdent conscience, s’ écroulent.
Pour le moment, à la PDA, laissons-nous bercer par leurs belles voix.

Dame Élise

Deux heures plus tard, nous débarquons, en compagnie de mademoiselle beau-regard, au Mas des Oliviers, de la rue Bishop. Dans cette tradition, nous nous installons au bar, où opère depuis pas moins de vingt-cinq ans dame Élise Varo. Pour opérer, elle opère. Connaissant son monde –ou faisant rapidement connaissance-, tous les goûts seront comblés.
Ce midi, plongeons notre tête dans le plat de boudin à la lyonnaise, un 5e péché capital ! En réalité, nous pourrons échanger nos commentaires, ayant choisi le même plat.
Tout ce que je peux vous dire à ce sujet : notre assiette s’est complètement vidée, de même que celles de ceux ayant opté pour le tartare, la salade ultime du mas, les médaillons de thon bleu.
Depuis une quarantaine d’années que nous y allons, surtout depuis l’installation de dame Élise. Une institution…que nous respectons par une tradition.

21 Décembre

 

LES AÎNÉS À LA TÉLÉ

Les aînés, actrices et acteurs dans la soixantaine avancée ont-ils suffisamment de place dans notre dramaturgie ? Françoise Gratton, Monique Mercure et Benoît Girard, trois vétérans que nous voyons dans le téléroman Providence nous répondent brièvement.
Françoise Gratton, que nous n’avions pas vue à la télé depuis un bout et à laquelle nous répétitions une phrase énoncée par le personnage de Girard, en parlant du privilège des aînés : « Pour moi, c’est assez étonnant d’avoir la chance de jouer dans une production de cette qualité. Vous évoquez le privilège des personnes de notre âge, si nous en avons, possiblement que c’est parce que nous avons beaucoup donné. En ce qui me concerne, j’éprouve un plaisir renouveler de continue à travailler. Je ne pense pas qu’il y a un âge pour ce métier-là. C’est une passion et une joie à partager avec les camarades et aussi avec le public. »
Monique Mercure, devant laquelle nous nous étonnions de tous ces rôles dont elle hérite : « Depuis deux ans, je n’ai jamais arrêté. Il y en a qui se plaignent de ne pas travailler quand ils sont âgés, moi c’est le contraire : plus je vieillis, plus je travaille. »
Benoît Girard : « Si dans Providence ont fait de la place pour tous les âges, je ne trouve pas qu’il y en ait beaucoup à la télévision en général, de fait de moins en moins. Même chose au cinéma, alors qu’en France, on base des films sur Noiret, Serrault, Piccoli. Ici, jamais. Rien qui n’ait été bâti à partir d’un Gilles Pelletier, par exemple. Quant au théâtre, vrai qu’on m’offre beaucoup, comme comédien ou adaptateur, et heureusement que je trouve encore la force de le faire. Car pour jouer à la scène, il faut beaucoup de santé.

20 décembre 04

 

ET LES AUTRES…

Notre texte d’avant-hier, concernant Guy Cloutier, poursuivons… Pour exprimer, entre autres, que si la société transporte des pédophiles, elle charrie aussi d’autres êtres retords. Elle nourrit la méchanceté, la traîtrise.
Cette femme qui enlève un mari à une mère de famille, crée consciemment un drame dont elle se fiche de la gravité : une famille en destruction. L’autre, cet homme qui complote avec des confrères pour faire sauter les pattes d’un collègue : perte d’emploi, de revenus pour plusieurs années parfois, une maison difficile à vendre, des enfants devant déménager, un foyer qui va s’effriter. Les politiciens qui s’enrichissent sans vergogne sur le dos des pauvres, toutes ces personnes qui, jour après jour, profitent des largeurs du système au détriment des véritables nécessiteux, va-t-on leur cracher au visage ?

Ou est-ce que nous ne savons pas reconnaître cette face de la laideur. La déchéance humaine, nous la rencontrons tous les jours dans la rue, qui quémande. Beaucoup de ces nouveaux pauvres, qui ne savent pas encore comment tendre une main de quêteux, vous êtes-vous posé la question à savoir comment ils en ont été réduits à la mendicité publique ? Ce ne sont pas tous des imbéciles, des paresseux, voire ce qu’on appelle des malchanceux, bon nombre étant victimes de véreux, de la fourberie de d’aucuns qui passent une existence entière à faire le mal. Nous n’osons pas les identifier. Par indifférence, par lâcheté.

Il nous est beaucoup plus facile, n’est-ce pas, de vouloir cracher au visage d’un Guy Cloutier dont toutes les défenses ne servent plus à rien contre l’hypocrisie, l’hystérie collective. Dieu fasse que son accusatrice puisse trouver la sérénité, ce bonheur dont elle a été malheureusement privée en bonne partie par un homme égoïste et faible. Mais assez c’est assez !

19 décembre 04

 

L’EXPIATION

Dans quelques jours, Guy Cloutier devrait connaîtra son sort immédiat, comme à plus ou moins long terme. Deux décennies et un million de dollars plus tard, l’homme est tombé. Aurait-il craché un autre million que sa chute aurait quand même été inévitable. Sauf qu’il aurait été plus vieux, plus amoindri. Il s’est effondré au faîte de sa réussite, à 64 ans.
Plusieurs se posent, la question : pourquoi avoir attendu si tard pour que la victime porte plainte ? Et est-ce que beaucoup plus d’argent aurait acheté son silence ? Encore que nous ignorons si, par des procédés au civil, elle ne soit pas en mesure d’en arracher davantage.

Cependant, et c’est su des gens les mieux éclairés sur ce genre de drame, la dénonciation accompagne généralement une thérapie, comme moyen de se libérer. Avec un peu de haine, en plus ?
Chose évidente, le piège avait été bien préparé : policiers cachés dans la maison où la victime avait convoqué l’autre, magnétophone, caméra, le gars était cuit. Il s’en est rendu compte rapidement.

La manière de l’attraper, quoique un peu tordue, n’enlèvera rien à l’odieux de la faute. Abuseur sexuel d’une enfant de 11 ans, puis d’un autre aussi d’âge mineur, voilà deux vies que l’homme a marquées d’une empreinte possiblement indélébile. Maintenant, il paie pour ses crimes. Il paiera toute sa vie durant.

Si on l’emprisonne, sa sécurité ne sera guère assurée car ceux que l’on qualifie de pédophiles nouent difficilement de bonnes relations derrière les barreaux. Mais puisqu’on applique la peine à d’autres, moins connus, la morale voudra que Guy Cloutier, la vedette, ne soit pas exempté du même châtiment. Ou alors nous aurions une « justice à deux paliers ».

Par contre, emprisonné dans la société, où irai-t-il se terrer ? Il ne peut pas changer de quartier, ni de ville, on le reconnaîtra toujours. On le pointera du doigt, on l’injectivera, on l’assaillira…Adulte, il a marqué sa plus jeune victime, bientôt un vieillard, Guy Cloutier portera le lourd fardeau de ses offenses.
D’autre part, celui ou celle qui ne sait point pardonner transportera également beaucoup de misère…

17 décembre 04

 

DIFFICILE,
LE MÉTIER DE COMÉDIEN

La difficulté d’être acteur s’exprime bien dans la présentation de cette pièce, Des hommes en habits, chez Duceppe.
Alors que le texte, de Jason Milligan ne trouve pas grande saveur : en dépit des traductions et adaptations du trio Michel Dumont, Marc Grégoire et Denis Bernard, et en dépit de la recherche de trouvailles de la part de ce dernier à la mise en scène.
Les comédiens sont pris dans un guêpier.
Michel Laperrière et Michel Charrette n’ont pas la partie belle et s’en tirent plus ou moins bien. Ils ont beau se défoncer…
Puis, alors que David Savard tire correctement son épingle du jeu, l’expérience ajoutée aux talents de Gilles Renaud et Marie Michaud (photo) fait son œuvre.
Fantaisie ou comédie, parfois à la limite du vaudeville (et pourquoi pas !), le synchronisme de ces deux-là nous divertit.
Eux aussi triment dur, nous les en remercions

16 décembre 04

 

DÉRANGEANTS LES CONTES

Plutôt dérangeants, en effet, Les Contes Urbains, à La Licorne Cette année, à l’occasion de la 10e édition, pas de Père Noël qui agresse les fillettes dans les ruelles, mais toujours des sacres au chapelet, de la scatologie, de la violence…

Soirée lourde, allégée entre autres par les modulations de Geneviève Néron, et la présence de Caroline Lavoie.
Le Cacoline de France Arbour… a masterpiece !
Vais-je y retourner… ?
10 décembre 04

 

DEUX JOURS GRAS

Deux pièces de théâtre en deux jours, deux jours gras de petits bonheurs :
Le Nouveau Locataire à Prospero et Lentement la beauté au Théâtre d’Aujourd’hui.
La première se situe dans la plus pure tradition de son auteur, Ionesco, la metteure en scène Pascale Tremblay et le chorégraphe Luc Tremblay en ont fait un très bon divertissement. Tout en forçant notre réflexion quant aux objets dont nous tenons tant à cœur, et qui risquent de nous isoler de l’extérieur de nous-même.

Le ballet au quart de tours des déménageurs mérite de bons applaudissements. Par le Théâtre du Double Signe
Le lendemain, le Théâtre Niveau Parking nous présente la pièce décorée du Masque Production Québec, Lentement la beauté.
Nous avions toujours admiré la maîtrise des acteurs de Québec sur les planches, ce collectif nous auras permis d’apprécier une performance solide d’un Jack Robitaille entourée des chevronnées Marie-Josée Bastien et Lorraine Côté, notamment.

Mise en scène vivante de Michel Nadeau, on ne pourrait mieux faire qu’à Québec.
06 décembre 04

 

 

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