Archives de Juillet

 

Juillet 2004

 

JUSTE POUR RIRE,
MALGRÉ LA PLUIE

Dans la rue, Juste pour Rire (malmené par la pluie plus que toutes les autres manifestations montréalaises) a égayé.
Malheureusement, les humoristes ont été cantonnés à l’intérieur, avec prix d’admission. Celles et ceux qui ont pris sièges ici et là s’accordent avec le Festival pour une « Mention spéciale » au Gala Juste Clémence.
La Famille Sénéchal ayant bien réchauffé l’assistance (il venait de pleuvoir), le spectacle…spectaculaire, Waterwals (le mur d’eau) par la troupe Materiali Resistenti Factory a certes mérité son « coup de cœur du public ». Ces danseurs-athlètes montrent une capacité étonnante d’endurance, grimpant et descendant le mur sans arrêt pendant une heure. C ‘était fameux.
Évidemment, les rassemblements de La Grande Bouffe et de la Parade des Jumeaux permettent à ce festival d’accumuler de bons points. La Parade attire de plus en plus de participants, d’un peu partout en Amérique du Nord, de même qu’un public considérable : 1, 5 millions en juillet dernier. De belles images ont été captées par ma collaboratrice et amie Françoise Lemoyne. Vous avez ces photos dans Le Journal, présentement.
Me revoilà dans la rue, les FrancoFolies ont tôt fait de séduire.

30 juillet

 

Mémoire et Racines, oui
mais à quel prix ?

Nous voilà au Festival Mémoire et Racines du Parc Bosco de mon enfance, à Joliette. Un peu d’émotion, m’apercevant que des bâtiments ont conservé la même allure. Est-ce possible, plus de 50 ans plus tard… Des autobus venaient nous prendre, avec notre boite à lunch, dans l’un des parcs de la ville et, comme les enfants d’aujourd’hui, nous y passions un camp d’un jour.

À l’entrée, des gens qui, surpris par le coût d’entrée, retournent sur leurs pas. Comprenons que 35$ par personne, dans un endroit public, à l’occasion d’une activité subventionnée, c’est trop cher !

Certes pas une façon d’attirer la population en général. Explications d’une personne du personnel, on chercherait surtout à y attirer les inconditionnels de l’oralité et de la musique traditionnelle. C’est, à mon avis, manquer à sa mission.
Vu l’espace, on peut guère recevoir plus de 6 000 personnes, comme ce fut le cas cette année? Chasser les gens en élevant le coût d’admission ne se présente pas comme une solution acceptable. Qu’on fasse appel à l’imagination.

Mon coup de cœur par ce bel après-midi du 24 juillet ? The Clayfoot Strutters, ces six musiciens du Vermont qui fusionnent avec bonheur la musique trad américaine et les harmonies du jazz et du pop avec les rythmes latins, africains, le swing… Du chocolat ! Mais aucune déception, au contraire, Mémoire et Racines en fait voir de toutes les couleurs et de bonnes…espérant que la fête s’ouvrira à un plus large public dans le futur.

27 juillet

 

FESTIVAL DE LA GIBELOTTE :
DEVOIR ACCOMPLI

L’été nous réserve encore de belles surprises et nous continuons à nous promener d’un endroit à l’autre, profitant du soleil, de la chaleur et des nombreuses manifestations extérieures qui s’offrent à nous.

Il y avait longtemps que je voulais me pointer au Festival de la Gibelotte de Sorel, c’est chose faite. Cette année, les organisateurs ont dû quitter le centre-ville pour s’installer dans le parc de l’Exposition. L’espace ne leur manque pas, ils auraient d’ailleurs intérêt à mieux la remplir. Parce que pour le prix de dix dollars à l’entrée, vous avez vite fais le tour des commerçants.

L’attraction « Village Médiéval » ne consistait qu’en quelques petits kiosques, avec, à l’occasion une démonstration. Les plus chanceux auront assisté à la Joute à cheval, dernier soir de l’activité. Par contre, soit à dix piastres pour un soir, ou encore à 25$ pour la semaine, si vous assistez aux spectacles de soirée, voilà l’aubaine !

En effet, pour ce montant, vous pouvez voir et entendre, Wilfred LeBouthiller, Bruno Pelletier, Kain et Peter McLeod le même soir, Kevin Parent, et ainsi de suite. L’autre aubaine va pour les fervents de danse en ligne : le Pavillon Saint-Martin résonne de toutes les musiques, c’est une beauté de voir ces danseurs !

La gibelotte était bien chaude, d’une bonne saveur, mais l’attente beaucoup trop longue pour passer au comptoir. En bout de ligne, si le Festival de la Gibelotte a été touché par la pluie et que moins de billets se sont vendus que par les années passées, le président Sylvio Bouchard et son équipe peuvent clamer : « Devoir accompli! »

24 juillet

 

LA RADIO QU’ON MÉRITE

On a les gouvernants que l’on mérite, ainsi en va-t-il de la radio. Si la population de ville de Québec tient à tout prix, à conserver le loisir d’écouter CHOI, libre à elle de l’exprimer. Si elle tient à tout prix aux Jeff Fillion et André Arthur, c’est qu’elle les mérite.
Précisons toutefois, qu’on permis pour opérer une station radio de radio n’est pas un droit acquis, bel et bien une permission. Avec ses règles, ses contingences.
D’autre part, la morale dicte que ce n’est pas au nom de la libre expression que l’on peut distiller des propos haineux ou raciaux sur les ondes publiques.
Les femmes et les hommes de la ville de Québec sont en train de nous indiquer dans quel lit ils couchent, ce n’est peut-être pas à nous de juger à quel point les draps sont souillés.

23 juillet 2004

 

UN SOURIRE, AUJOURD’HUI ?

Le mariage est comme un mirage dans le désert : palais, cocotiers, chameaux. Soudain tout disparaît et il ne reste que le chameau.

Autre sourire ? Un sourire de vacances…
« Dis-moi, demande ce gars à son épouse, si je venais à mourir aurais-tu beaucoup de peine ?
« Oh ! mon amour. Comment peux-tu en douter : moi qui pleure pour un rien !
Allez, amusez-vous !

22 juillet 2004

 

PIÈRE SENÉCAL :
CARRIÈRE MANQUÉE…?

Toujours un plaisir de rencontrer Pière Senécal. Il a toujours des choses à raconter, puisant dans sa mémoire…comme dans celle des autres.

Pière Senécal a connu la carrière que l’on sait et, toujours en encore, il est sollicité pour des spectacles. Si, aujourd’hui, son nom brille moins au firmament des stars, l’homme s’estime chanceux de continuer à pratiquer le métier qu’il a choisi…ou est-ce vraiment ce qu’il désirait par-dessous tout au moment où la gloire flirtait avec lui ? Pas tout-à-fait : « Mon rêve, c’était devenir un athlète professionnel. » Ah!

Il est vrai, plusieurs s’en souviendront à travers le Québec, que Pière Senécal fut un assez bon joueur de hockey amateur, lui qui peut se vanter d’avoir été le seul artiste à évoluer avec les gars de Télé-Métropole. « J’adorais aussi jouer au hockey avec les artistes », dit-il. J’étais un malade, un fanatique. Mais, avant tout, mon sport préféré a toujours été le baseball, surtout lorsque je lançais pour le Laval de Ahuntsic. »

Un futur Éric Gagné ?

Mais nous n’avions rien entendu…
« Comme tous les jeunes de mon âge, mon rêve c’était de devenir un athlète professionnel. À 14-15 ans, je chantais et je n’étais pas très heureux d’être un chanteur populaire. Aussitôt que j’avais fini un engagement, quand c’était en après-midi, je me dépêchais d’aller pratiquer mes sports favoris. Heureusement, je n’ai pas persisté…avec le gabarit que j’ai !. Finalement, j’ai fais le bon choix, j’ai gagné ma vie…

22 ans sans un spectacle solo

- Et assez bien, merci, hein !
- En effet, je n’ai jamais eu à faire autre chose que ce qui se rapproche de la chanson. Que ce soit à la radio ou comme choriste.
- Comme choriste, ce fut à une période creuse de votre carrière ?
- Pas du tout. J’avais 16 ans quand j’ai commencé à m’intéresser au travail de choriste. J’étais fasciné par ceux qui chantent des accords; je me disais : un jour je ferai cela.
- Les spectacles ont repris après la période choriste ?
- N’oublions que j’ai quand même été 22 ans sans donner un seul spectacle, soit de 1972 à 1994. Et, je l’avoue, quand je suis revenu, je doutais de mes capacités de pouvoir me présenter devant le public. Surtout de ne pas me souvenir des paroles, c’était une obsession. Mais après 10 minutes sur la scène, j’ai réalisé que ça ne s’oublie pas le métier d’interprète.
- Tu as recommencé lentement…
- Oui, et puis le téléphone s’est remis à sonner.
- Si bien qu’aujourd’hui…
- Ça roule, ça roule. Les gens se souviennent, c’est inouï. J’entame une chanson, je laisse aller le public, après une phrase il enchaîne. Comme je dis, ça roule.
Tant mieux si ça roule, car Pière qui roule n’amasse pas mousse…

20 juillet 2004

 

MICHELLE AU SOUB ISE

Michelle Shoofey, ma barmaid préférée –comme la préférée de centaines d’autres- se déploie désormais à Le Soubise, restaurant de la rue Crescent, à Montréal. Nous y retrouvons bon nombre d’habitués de Le Drummond qui, nous les savons à fermer ses portes.
Autre fermeture, celle du Lutetia, resto de l’Hôtel de la Montagne. Il est ouvert uniquement pour les petits déjeuners et les brunchs du dimanche.
Pendant ce temps, Martine Housset, laquelle oeuvrait aux Beaux Jeudis, a pris possession du Bistrot du Musée, rue Bishop.

Festival de la Gibelotte
UN SUCCÈS

Si les organisateurs du Festival de la Gibelotte de Sorel/Tracy doutaient du succès de leur activité, qui avait dû être transférée du centre-ville sorelois au site de l’Exposition, des foules nombreuses tous les jours, malgré la pluie qui s’en est mêlée, ils savent maintenant que le public les suivra.
Si, comme dans toutes ces foires, nous trouvons un nombre considérable de « vendeux de bébelles », le Festival offrait un bon divertissement pour un coût de 10$. Rien que le spectacle de soirée, avec des artistes de renom vaut trois et quatre fois le prix en salle.
Quant au dit village médiéval, il n’était pas très vaste, tous en conviendront, on avait vite fait le tour…
Mon coup de cœur, les cours et démonstrations de danse en ligne avec une foule disciplinée, attentive…et talentueuse !
Manquait des sourires sur les visages, est-ce que ce sera désormais notre lot dans une vie où les politiciens s’enrichissent sur notre dos…?

17 juillet 2004

 

LE MELON

Vous voulez que je vous entretienne du melon ?
Aucune réponse ?
Tant pis, je vais me faire plaisir…
Le melon, à la fois rafraîchissant et désaltérant se caractérise par une richesse en provitamine et a une valeur énergétique.
On le pense originaire de l’Inde ou des déserts iraniens, en tous cas, il était déjà cultivé en Égypte cinq siècles avant notre ère.
Chez les Anciens, le melon, petit et peu sucré, se dégustait poivré et vinaigré, relevé de garum, ainsi qu’une salade. Au fil des siècles, il acquiert volume, parfum et saveur sucrée. Il cessa alors d’être considéré comme un légume, et prend la place d’un fruit.
À la Renaissance, des moines le cultivent pour les Papes dans leur résidence d’été de Cantaluppo, en Italie…d’ou le nom de « cantaloup »
Amazing, n’est-ce pas ?
9 juillet 2004

 

JASE, JASE, PARLE, PARLE (2)

François Tassé, qui donnera la réplique à Béatrice Picard dans Délicate balance : « Je performe moins souvent, avec une pièce comme ça, une fois par année. Quand j’avais 20-30 ans, j’en jouais deux ou trois. » Quand même, son implication dans la dramaturgie, lui qui a enseigné pendant dix ans, qu’il s’implique dans traductions et adaptations : « Quand on ne joue pas, on fait autre chose, et on reste à l’intérieur du théâtre. Ça nous nourrit d’un bout à l’autre. » Quel conseil donnerait-il aux débutants et apprentis ? « Ils arrivent tous avec le feu sacré, ce qu’il faut leur recommander, c’est de le garer allumé. Aussi, qu’ils demeurent près d’eux-mêmes. Car le théâtre ça se passe loin de nous par les personnages, mais en même temps, près de notre individualité. Il faut rester connecté. »

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Serge Denoncourt qui va diriger Anne-Marie Cadieux dans Gertrude (Le Cri) à Espace Go : « C’est ma première rencontre théâtrale avec Anne-Marie…Quant à savoir pourquoi j’ai accepté de diriger ici encore une fois, cette année, c’est parce que c’est un théâtre où je suis heureux –ce qui n’est pas rien. « Puis, parlant de Monique Miller : « Elle a joué les jeunes premières pendant 60 ans, il est temps qu’elle joue les mères » -ce qu’elle fera.

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Anne-Marie Cadieux à Ginette Noiseux, la directrice artistique et générale de GO : « J’ai l’âge, j’ai le corps, c’est maintenant que je veux jouer Gertrude ! » Son souhait a été exaucé.

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Ginette Noiseux : « L’histoire d’un théâtre, c’est comme les histoires de famille. On vit ensemble un temps, on se disperse. Tout à fait comme dans la vie des gens; les histoires de maison, les couples, les photos dans les malles, le souvenir du père, le courage des mères, les enfants allant de l’avant, les filles rêvant d’être les actrices de nouveaux idéaux.

Un sourire ?
Un monsieur est à l’hôpital, la tête enveloppée d’un solide pansement. L’infirmière lui dit : « Mon pauvre monsieur, votre femme doit vous manquer »
Ce dernier répond : « D’habitude oui, mais cette fois-ci, elle m’a eu ! »

7 juillet 2004

 

JASE, JASE, PARLE, PARLE (1)

Louise Turcot au sujet de sa participation à Une Adoration au Théâtre du Nouveau Monde lors de la prochaine saison. Je suis une fan de Nancy Houston, l’auteure du roman. Lorraine Pintal en a fait une adaptation très habile. Est-il nécessaire de rappeler que Madame Turcot sera l’une des comédiennes les plus occupées sur scène dans les mois à venir : nous la verrons aussi chez Duceppe, en ouverture de saison dans Délicate balance; tandis qu’à Espace Go, au milieu de l’hiver, elle tiendra un rôle de premier plan lors de la création de La petite scrap de la rousse écrivain Dominick Parenteau-Leboeuf.

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Pascale Montpetit, déguisée en chevalier dans La Fausse Suivante, s’amuse de ces travestissements particuliers à Marivaux. Et se disait heureuse de jouer sous Claude Poissant. Une pièce basée sur le mensonge et l’inattendu, les spectateurs devraient s’amuser également ( TNM, 21 septembre).
Lise Castonguay…que plusieurs me décrivent comme une EXCELLENTE comédienne déplore de n’avoir pas plus de travail à la télévision, tout en étant consciente des difficultés que cela engendre pour une actrice résidant à Québec. Car la majorité des productions sont montréalaises et le coût des déplacements –avec tout ce que cela comporte- hausse considérablement le budget. C’est une question de logistique, pas de talent. Par contre, celle qui fut assassinée dans le tout premier épisode de La Grande Ourse, ne manque pas de boulot dans l’environnement théâtral. Si elle s’amène au TNM avec Les trois soeurs en fin de calendrier 2004-05, avec la troupe du Trident, elle jouera aussi un Pirandello pour la même compagnie. Ce sera sous la direction de Marie Gignac, sa collègue de Les trois sœurs. De sœurs en sœurs, dans un futur plus rapproché, Lise Castonguay monte cet été sur les planches de La Dame Blanche, de Québec, à l’occasion d’une version de…Les belles sœurs, sous la gouverne de Serge Denoncourt.

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Michel Dumont, reconnaissant que sa nouvelle programmation du Théâtre Jean-Duceppe fait « famille mur à mur », spécifie : « Je l’ai découvert après. On ne peut pas penser à une chose comme ça; je ne pouvais pas monter un calendrier axé sur la famille. Il y a un lien profond, je le reconnais, mais en dehors de ça, ce sont toutes des pièces variées, avec toutes sortes de couleur. C’est intéressant. Mais dire que je m’assois en pensant que je vais trouver un thème, non. Je m’en suis rendu compte après, je l’avoue. »

6 juillet 2004

 

SUR LE CANAL LACHINE

Intéressante cette croisière qui commence ce soir sur le Canal Lachine.
À bord de l’Éclusier, pendant près de deux heures, on nous raconte l’histoire du canal, pendant que nous dégustons bouchées du terroir et buvons des vins locaux.
Un guide-interprète de Parcs Canada raconte ce qui est survenu à cette voie navigable depuis son inauguration en 1825 et qui a contribué à façonner l’histoire de Montréal.
L’Éclusier est un bateau doté d’une large fenestration offrant une vue panoramique.
Nous avons bien apprécié

4 juillet 2004

 

À DENISE-PELLETIER
Des statistiques intéressantes en provenant du Théâtre Denise-Pelletier.
Une première : depuis sa fondation, la compagnie a présenté près de 200 productions, soit quelque 6 000 représentations pour plus de 4 000 000 (c’est 4 millions !) de spectateurs… Dans la Salle Fred-Barry, à l’intérieur des mêmes murs, environ 240 spectacles ont été présentés… Par année, dans les deux salles et en tournée, on parle de 100 000 spectateurs… Annuellement, dans les deux salles réunies, on monte une quinzaine de pièces. Le Théâtre emploie plus de 200 personnes par , incluant les artistes, les concepteurs, les différents collaborateurs, le personnel technique et administratif.
Un spectacle en tournée au Québec effectue en moyenne 25 représentations par an…Près de 200 écoles fréquentent le Théâtre (167, publiques, 31 privées, 28 cégeps et 5 universités…Quelques écoles parcourent de 150 à 200 kilomètres pour assister à une représentation… Les gens de Denise-Pelletier donnent approximativement 50 conférences par année dans les écoles.
Un spectacle en tournée au Québec effectue en moyenne 25 représentations par an…Près de 200 écoles fréquentent le Théâtre (167, publiques, 31 privées, 28 cégeps et 5 universités…Quelques écoles parcourent de 150 à 200 kilomètres pour assister à une représentation… Les gens de Denise-Pelletier donnent approximativement 50 conférences par année dans les écoles

Parmi les artisans et concepteurs ayant œuvré le plus souvent au Théâtre Denise-Pelletier, Gatien Payette, décédé assez récemment, a réalisé 43 conceptions d’éclairages, venant en tête de liste. Il est suivi par Claude Fortin (31 décors) et de François Barbeau (26 conceptions de costumes… Du côté des comédiens, c’est Edgar Fruitier qui est en tête avec 21 participations, devançant François Tassé, 16… Chez les femmes, Annick Bergeron et Sophie Clément y ont joué à 9 reprises… Pour les metteurs en scène, le regretté Yvan Canuel demeure en tête de listes avec 9 réalisations… En musique, Georges Savaria et Pierre Voyer sont ex-aequo avec 13 conceptions et musiques originales.

Les pièces les plus jouées à Denise-Pelletier : Don Juan, les Femmes savantes, le Jeu de l’amour et du hasard, le Théâtre de la maintenance de Jean Barbeau et Zone de Marcel Dubé, avec 3 productions chacune… L’auteur le plus joué est Molière avec 22 productions et 14 pièces différentes… Du côté québécois, Marcel Dubé et Jean Barbeau ont joué le plus souvent, soit à 6 reprises chacun, avec 3 pièces différentes.
Maintenant, parmi les directeurs artistiques qui y ont évolué depuis la fondation de La Nouvelle Compagnie Théâtrale –devenue le Théâtre Denise-Pelletier, notons 14 mises en scène de Jean-Luc Bastien, 11 de Gilles Pelletier et 10 de Georges Groulx… Pelletier a interprété 35 rôles et Françoise Gratton, la co-fondatrice, 30.

3 juillet 2004



 

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