ARCHIVES JUILLET 07

Feuille de route
de Pierre Luc

 

Juillet

 

 

ET MONTRÉAL SE RENDORT…

Que faisiez-vous en juillet, montréalais ? Vous dormiez ? Eh bien morfondez-vous maintenant. Car vous avez raté toute une série de festivités. Bien malheureux, en effet, et nous compatissons avec vous car ce mois d’août risque de vous paraître bien terne.

À moins que vous ne preniez la route des campagnes.

Alors là, alors, vous serez choyés. N’empêche, que le Jazz, le Juste pour Rire, les Nuits d’Afrique, les Francopholies, de même que les fêtes gaies se suivent tous –tout en se ressemblant un peu- de fin juin aux derniers jours de juillet. Pendant ce temps, le centre-ville de Montréal éclate. Pour mieux se rendormir ensuite. Ou pour tirer sa révérence devant les Fêtes de la Nouvelle-France, à Québec.

Outre les performances de nos jazzmen (et jazzwomen), vous aurez bien sûr retenu, la parade Grand Carnaval, le spectaculaire bain de foule de Daniel Boucher ainsi que la musique entraînante et envoûtante africaine, Place Émilie-Gamelin (métro Berri).

À ce dernier endroit, où les robineux s’effacent devant les drogué(e)s, qui pour certains, vendent pour se procurer et vous agressent littéralement. Alors que ce parc devrait s’ouvrir à des rencontres conviviales, à celles et ceux qui veulent lire, y prendre leur repas du midi. Devrait s’ouvrir aussi à de jeunes troupes qui comme dans un showcase, se feraient les dents devant un public disparate –le meilleur et le plus difficile qui soit.

Bien, nous sommes quand même sortis de la ville à la faveur de notre pèlerinage annuel au Parc Bosco de Joliette, où se tient la fête traditionnelle Mémoire et Racines. Un mot du conteur, joueur d’harmonica et maître de la pédorythmie, Alain Lamontagne. Cette première fois où j’assistais à sa démonstration quasi complète de 45 minutes, j’en suis ressorti me disant que ce gars-là s’avère une véritable machine. À jouer de la musique à bouche, nous le savions, également à taper du pied. Quelle forme ! Quand vous verrez son nom à l’affiche d’une enceinte, réservez vite vos billets, vous ressortirez de la salle, estomaqués et emballés.

31/07/07

 

DANS MON PARC,
GADOURY, MIRON, LE GRAND RAYMOND...

L’été dernier, au parc Jean Bosco de Joliette, je croise le conteur Denis Gadoury (PHOTO) après le premier de ses spectacles, dans le cadre du festival Mémoire et Racines. Un type sympathique à l’abordage, quand même je considère utile d’en venir aux affaires :

- Vous n’oubliez pas, bien sûr, vos redevances... ?
Il me regarde, incertain...
- Bien oui, la ristourne...
D’un air interloqué, il fait :
- La ristourne... ?
Tous les mêmes, ces artistes, quand vient le temps de payer, ils jouent les offensés.
- Oui, le pourcentage de vos honoraires...
Là, il prend un air fermé.

Je décide d’y aller tous azimuts :
« Puisque vous vous produisez dans MON parc et que vous êtes payé pour le faire, vous devez donc m’en rendre des comptes.
Je ne le laisse plus réfléchir :
« - Ce parc Jean Bosco m’appartient en quelque sorte, depuis une soixantaine d’années. J’y étais tous les étés, nous en prenions possession. Et comme très peu de choses ont changé, même ces petites bâtisses en vert et blanc, dans lesquelles nous nous abritions les jours de pluie...

- Vous avez raison qu’il me fait, on se croirait six décennies en arrière.
- Comment savez-vous ça, vous l’artiste ?
- Parce que j’y venais aussi.
- Par autobus et avec votre boite à lunch ?
- Bien sûr. Une fois par semaine, on nous offrait du lait au chocolat. «
Ça parle au démon, Et bien qu’il ait monté dans le bus au parc Lanaudière fréquenté par une classe de monde autre que nous autres, au parc Lajoie, je dus concéder que ce Jean Bosco nous appartenait à tous deux. Mais pas tout à fait...

Car voici que tout récemment, au café Le Vice et Versa de Montréal, où avait lieu la présentation de la 13e édition de Mémoire et Racines, j’approche gentiment Normand Miron, l’un des membres de la formation traditionnelle Charbonniers de l’enfer. Je m’enquiers à savoir s’il a obtenu la permission de mon « copain » Gadoury avant d’aller jouer la vedette dans NOTRE parc.

- Pas nécessaire, fait-il, c’est aussi mon parc.
- Ah, oui, comment ça ?
- Bien comme lui, je m’y rendais par autobus. On venait nous chercher à St-Ambroise... »
Voilà qui allait mettre un frein à ma revendication et nous nous sommes adressé un sourire...

L’histoire pourrait s’allonger si je vous annonçais que le grand Raymond, de la famille Cantin, y a des droits supérieurs aux nôtres, avec cette scène Gilles-Cantin, en mémoire d’un illustre membre du clan. Il me demande, le Raymond :
« Tu ne viens pas de Joliette, toi ? Tu ne serais pas Un Tel... ? »
Plus moyen de sortir incognito dans cette région de Lanaudière...

17/07/07

 

Afghanistan

COMBIEN VONT REVENIR DANS DES SACS... ?

Au total, 2300 soldats du Royal 22e Régiment sont envoyés en Afghanistan, pour y faire la guerre aux talibans.

Combien reviendront dans des sacs en plastique et quelles excuses nous fournira-t-on encore pour cet engagement suicidaire ?

Au hasard des chemins, une bombe artisanale les attend, quand ce n’est pas un kamikaze qui les guette, anxieux d’actionner le mécanisme qui l’enverra au ciel.

Donc, nous sommes en guerre. Pour une idéologie imprécise, contre une partie de la population afghane, dans des histoires qui ne nous regardent pas.

Morts en héros, dira-t-on.

Plutôt morts où ils n’avaient pas d’affaires.

15/07/07

 

LES UNS, LES AUTRES ET PIERRE LUC

TANTE GERMAINE

Syndrome de la page blanche... Conseil d’un auteur prolifique pour le cas présent, Guy Fournier pour le nommer : « Commencez à écrire, le reste viendra ».

Alors je commencerai par vous entretenir de tante Germaine, Tante Germaine qui m’appelait « Maudit franças » quand je suis revenu de mon séjour parisien avec un petit accent pointu. Elle me lançait cela du petit balcon de la très grande maison qu’elle habitait avec oncle Armand et toute la famille, dont Maurice, dit Bud, l’as gardien de buts joliettain.

Pour aller court, tante Germaine avait pignon sur rue au 408 Manseau. En face du bon docteur Magnan dont la fille Denise fut ma première blonde. Une petite maison casée historique, celle du doc.
Je raccourcis encore : au 408 désormais, il y a le Pub L’Interlude. Où vont se produire Claude Méthé ( PHOTO) et compagnie, le 26 du mois, dans le cadre du festival Mémoire et Racines de Lanaudière.
Bon, on y arrive... à noircir la page blanche.

Le gros des activités de ce festival se tiennent au parc Jean-Bosco de la paroisse devenue ville Saint-Charles Borromée, en banlieue de Joliette, ma ville natale. Toutefois, depuis l’an dernier, les festivités débutent dans la cité et ça brasse pas mal, les mardis et mercredis précédant le week-end du 27 au 29 juillet.

Avec Méthé, il y aura Timothy Chaisson and Friends, de l’Île du Prince-Édouard. Ailleurs, à le Faste-Fou, on offrira deux soupers concerts différents ; Le Rêve du Diable va casser la baraque de Le St-Bernard ; la conteuse Anne Tessier va se faire entendre à L’Île aux Trésors de Saint-Paul, BardeFou prendra place à L’Azile (sérieux)... Quant à moi, vous me trouverez Place Bourget, au centre-ville, alors que Le Rêve du Diable et Manouche y iront de leurs meilleurs élans dans une démonstration gratuite pour le bon peuple.

Pour Michel Faubert de Les Charbonniers de l’Enfer qui ouvriront officiellement le bal vendredi soir, Mémoire et Racines est le meilleur festival acoustique du système solaire.

Thème de cette 13e édition : Le pied est à l’honneur. On comprendra donc la logique d’avoir choisi Alain Lamontagne comme porte-parole. Lamontagne, harmoniciste, conteur, père de la « podorythmie ». Ça va taper du pied, en effet, avec aussi la compagnie Sans Chaises (spectacle de gigue contemporaine), des ensembles de la Louisiane et de la Nouvelle-Écosse, de la Famille Ayotte et, bien sûr, les Charbonniers dont le membre Michel Bordeleau sera de retour le samedi avec Hommage aux Aînés et le dimanche en compagnie des Mon’oncles. Que d’énergie !

Dans les faits, voilà ce qui se dégage de ce festival aux abords de la rivière L’Assomption, de l’énergie. Et de l’entrain, de la bonne humeur. Et, par-dessus tout, un regard sur soi-même, sur ce que nous avons été comme peuple, ce que nous sommes devenus et ce que nous espérons que sera notre condition dans un avenir plus ou moins lointain.

 

Lise Thibault se terre
ON LE FERAIT À MOINS
Un mois après avoir été critiquée par les vérificateurs généraux de Québec et d’Ottawa pour 700 000$ de dépenses injustifiées, l’ex-lieutenant-gouverneur Lise Thibault se terre dans sa résidence et refuse toujours de s’expliquer publiquement.

En revanche, la dame a écrit dans une lettre avoir « en toute conscience donné au citoyens le meilleur d’elle-même... »

Exact, elle n’a pas manqué son coup !

09/07/07

 

À COUPS DE BARRE DE FER

Une bagarre a fait trois blessés, la nuit dernière, à Montréal.

Les victimes sont trois hommes âgés de 20 à 30 ans. Deux d'entre eux ont été poignardés. Le troisième a été battu à coups de barre de fer.

Aimons-nous les uns, les autres...

08/07/07

 

BANNIS, LES CELLULAIRES AU VOLANT !

Trop de morts sur les routes. Trop de fous du volant. Trop d'ivrognes, de cellulaires. Quatre accidents sur cinq sont dus au comportement des conducteurs. Forte d'un rapport sur la sécurité routière, la ministre des Transports Julie Boulet promet un virage.

Interdire les cellulaires

La ministre entend interdire les téléphones cellulaires au volant. Les conducteurs pris en pleine conversation téléphonique écoperont de trois points d'inaptitude et d'une amende de 80$ à 100$.

Selon un sondage réalisé en 2005 par la Société de l'assurance automobile du Québec, 58% des détenteurs de cellulaire reconnaissent avoir conduit en parlant au téléphone. Un comportement qui double pratiquement les risques d'avoir un accident, indique la ministre Boulet.

Il n’est pas trop tôt, Madame la Ministre !

06/07/07

 

AU TROU !

La Cour d'appel du Québec a décidé ce mercredi de donner à Nima Mazhari la permission d'en appeler de son verdict de culpabilité, et ce dernier a été remis en liberté. L'homme âgé de 52 ans aura donc passé cinq jours en prison.

Des conditions lui ont été imposées, et Mazhari ne pourra pas quitter le Québec sans l'accord de la Cour. Il devra également résider à son atelier de la rue Saint-Laurent , à Montréal.

Rappelons que Nima Mazhari, le conjoint de l'ex-championne olympique Myriam Bédard, a été condamné à six mois d'emprisonnement vendredi dernier. À son procès pour vol et recel de tableaux, il avait été déclaré coupable le 5 juin dernier.

Encore du trouble à venir, encore des frais pour les contribuables.

Au trou, qu’on n’en entende plus parler !

04/07/07

 

Au Vieux Terrebonne
DU PLAISIR, ENCORE DU PLAISIR

Les théâtres d’été fonctionnent maintenant à pleine vapeur, du moins nous l’espérons pour tous, et le public a l’embarras du choix. Vous entendrez sûrement de nombreux éloges au sujet de Ténor recherché, présenté au Théâtre du Vieux Terrebonne.

Cette pièce est jouée pour la troisième fois dans les environs de Montréal, on voudra retenir la version proposée présentement par le metteur en scène Parry Schneiderman et son complice le directeur artistique des saisons estivales au TVT, Benoît Brière. Mon idée, ces deux-là se sont entendus comme larrons en foire durant les mois de production.

Le résultat nous donne un final éclaté, hilarant, créatif. J’y ai vu du théâtre de boulevard, du vaudeville, où les portes s’ouvrent et se referment, avec, à la fin, un synchronisme époustouflant. Les pincés du système argumenteront que les acteurs chargent trop, que Brière culbute trop souvent (en vérité, oui- ce qui soustrait au punch de certaines acrobaties, qu`à cela ne tienne : deux heures d’un pur plaisir.

Sur la photo : Benoît Brière et Jacques Girard... le deux ténors.

02/07/07

 

AU MANOIR D’YOUVILLE

Notre autre visite, une qui laisse un bon souvenir : une petite expédition au nouveau théâtre d’été de Chateauguay, dans l’île Saint-Bernard plus précisément. La troupe Quatre/Corps vient de s’y installer, nous proposant une comédie de Richard Thériault intitulée Chalet tout compris, habillement mise en scène par Sylvie-Catherine Beaudoin.

Les gars Pierre-François Letendre et Rémi-Pierre Paquin (PHOTO) s’y amusent ferme, avec la complicité de Marie-Claude Sabourin et Brigitte Lafleur (PHOTO). Quand celle donne libre cours à sa fantaisie, vous vous sentirez soulevés de vos chaises. Elle en a du chien, la petite. Sur fond de comédie, alors que deux couples se retrouvent d’abord à contre-cœur dans le même chalet, le texte nous livre ses instants moralisateurs qui ne manquent pas non plus d’humour. On ne va pas vous dévoiler le contenu des l’intrigue, des quiproquos, calembours et autres.

À l’instar de la majorité des théâtres d’été, celui de l’île Saint-Bernard, propriété administré par les Sœurs Grises propose un forfait des plus attrayants. Nous y sommes allés par navette maritime, depuis le Vieux- Port de Lachine. Ce qui nous aura permis d’aborder l’île après une traversée du lac St-Louis.

De l’eau, nous apercevons le Manoir d’Youville. Cette hostellerie modeste qui, incidemment, offre l’opportunité d’évasion pour un repos, une vacance ou une session, cache bien un décor féerique que nous pouvons mieux admirer une fois sur terre. Dans ce qui fut le refuge de sœur Marguerite d’Youville, dix kilomètres de sentiers pédestres s’étirent en côtoyant une pommerie de 300 arbres, le cimetière des nonnes –d’un agence et une sobriété remarquable.

Bien sûr, vous n’avez pas à emprunter la voie fluviale pour vous rendre dans ce petit paradis, territoire faunique protégé, mais des tours sur ponton permettent d’explorer la rivière Chateauguay.

À retenir dans le forfait, un menu en cinq services, orgueil du manoir et de ses dirigeants.

Nous vous suggérons une journée entière de dépaysement, de calme, d’air frais, de bonne bouffe et d’un divertissement scénique qui laisse des visages souriants.

02/07/07

 

BRAVO À UN PETIT GRAND THÉÂTRE
Cet été, le Petit Théâtre du Nord fête ses 10 ans. C’est en 1997 que les quatre membres fondateurs, Luc Bourgeois, Louise Cardinal, Sébastien Gauthier et Mélanie St-Laurent se sont lancé le défi d’établir un lieu de création théâtrale dans les Basses-Laurentides.

Suite à de nombreux trophées et récompenses, le PTN pousse actuellement l’aspect de la création en utilisant comme source première un décor conçu par le scénographe Jonas Veroff Bouchard. Tandis que l’aventure textuelle est signée : Fanny Britt, Nico Gagnon, Stéphane Hogue. Les quatre initiateurs y interprètent cette création intitulée Semi-détaché. Un blind date dans une salle d’attente d’un petit aéroport, une visite à la clinique qui tourne au cauchemar, et un triangle amoureux entre deux grands amis et une jolie fille... tout pour s’amuser !

01/07/07

 

2007

Archives de Janvier
Archives de Février
Archives de Mars
Archives d'Avril
Archives de Mai
Archives de Juin

2006

Archives de Janvier
Archives de Février
Archives de Mars
Archives de Avril
Archives de Mai
Archives de Juin
Archives de Juillet
Archives d' Aout
Archives de Septembre
Archives d'Octobre
Archives de Novembre
Archives de Decembre

2005

Archives de Mars
Archives d' Avril
Archives de Mai
Archives de Juin
Archives de Juillet
Archives d'Aout
Archives de Septembre
Archives d'Octobre
Archives de Novembre
Archives de Décembre

2004

Archives de Février
Archives de Mars
Archives d'Avril

Archives de Mai
Archives de Juin
Archives de Juillet
Archives d' Aout
Archives d'Octobre
Archives de Novembre
Archives de Décembre

 

Retour à la page d'entrée