ARCHIVE DE JUIN

 

Juin

 

DES AIRS D’UN PAYS…

D’une année à l’autre je me fais la réflexion que les shows de la Saint-Jean à la télé se ressemblent tous. Pis, bon on se laisse attraper. Pas pour la multitude des drapeaux déployés parce que nous savons trop bien qu’ils vont retourner dans le hangar jusqu’à l’année suivante. Et que pendant ce temps-là, le RÊVE passe.

On se laisse prendre par le spectacle, la musique. Cette dernière était omniprésente lors de la Fête nationale au Parc Maisonneuve, merci à Normand Brathwaite. Le spectacle a débuté avec lenteur mais quand tout le monde s’y est mis, quel éclat ! Les musiciennes et les musiciens de Brathwaite nous interpellent toujours.

De belles surprises aussi : Luck Mervil du show de Québec rendant la politesse à son camarade, Antoine Bertrand, Isabelle Boulay, Lynda Thalie, Nicola Ciccone et Sara Renelik chantant dans la langue de leurs parents, des Noirs, des Blancs, des Jaunes rassemblés dans la même joie, voilà tout de même qui donne des airs d’un pays. Mais lequel ?

(26-06-05)

 

DU BON JAZZ À QUÉBEC

Au Largo resto-Club dans le quartier Saint-Roch, le proprio Gino Ste-Marie est un vrai mordu cette musique. Au point qu’il songe à monter un mini-festival, dans le sillage de celui de Montréal. En attendant, à son restaurant, Ste-Marie offre du jazz tous les soirs à la clientèle, généralement des duos ou trios. Nous y avons entendu Alain Boies et France Huot (saxophone et piano). Aux mêmes instruments, le lendemain : Janis Steprans et Vincent Gagnon. D’autres noms qui sont passés au Largo en juin : Virginie Hamel et Vincent Gagnon, Annie Poulin et Sébastien Champagne, André Larue et Sylvain Daigneault.

Au bar L’Emprise de l’hôtel Clarendon, les gens y vont principalement pour la musique, puisqu’on n’y sert pas de repas. Voyez qui nous y retrouverons : Annie Poulin et son quintette cette fois (9-10 juillet), Virginie Hamel avec un quartette (21-23 juillet). Céline Marcotte nous envoie religieusement les horaires du mois. Les hôtes du Groupe Dufour, nous nous sommes entretenus avec le responsable de la programmation, le texte paraît bientôt dans ces pages, soit dans la section Arts et Divertissements.

(22/06/05)

 

UNE GUIDE FORMIDABLE

Découverte du quartier Saint-Roch de Québec récemment, quartier en revitalisation, une visite que vous pourrez suivre dans Les Beaux Voyages (www.les-beaux-voyages.com) prochainement.
L’un des très bons moments de ces quelques trois journées, fut la tournée en compagnie du journaliste chevronné, Robert Fleury du journal Le Soleil.

Résident passionné de ce quartier, Robert Fleury ( photo) nous a décortiqué l’histoire de ce lieu de Québec, l’un des plus anciens, des plus pauvres il n’y a pas encore longtemps.

Avec précision et parfois avec émotion, ce « guide » improvisé qui en vaut bien d’autres, a su faire vivre rues, maisons, établissements commerciaux, entrepôts, chapelles, ainsi que la petite histoire de la rue Saint-Joseph.

(20/06/05)

 

ON BRÛLE LES PONTS
Notre grand démolisseur, Daniel Gourd, encore lui, aura perpétué les bourdes jusqu’à la fin de son mandat. Sa dernière en ligne, le déplacement du bulletin de nouvelles du début de soirée.

On va commencer trente minutes plus tôt, mais s’arrêter sur le coup de 18 heures. Voyons donc, les travailleurs entrent à peine chez eux à ce moment. En compensation, on leur servira Véro Show.

Pauvre Véronique Cloutier, comme si elle n’avait pas subi sa part de malheurs : elle risque fort de se faire planter dans les cotes d’écoute par le monde de TVA, voire de TQS.

On continue donc de brûler ses ponts à la Société Radio-Canada : les déplacements de Raymond St-Pierre, Gilles Gougeon, Pascale Nadeau, Stéphan Bureau, Céline Galipeau, Simon Durivage dans le but de faire du neuf avec du vieux n’auront pas attiré la clientèle et endommagé des carrières

(18-06-05)

 

BON DÉBARRAS !
C’était quelque temps après l’annonce de la disparition des bulletins de nouvelles sportives à la télé de Radio-Canada. En conférence de presse l’homme, me regardant droit dans les yeux, affirmait que l’essentiel des bulletins sportifs se retrouverait dans l’information générale.
Deux années plus tard, je vous le demande : nos lecteurs de fins de soirées nous renseignent-ils vraiment bien quant aux actualités sportives. Niet et bonsoir, bonjour les chroniqueurs spécialisés, trouvez-vous de la job ailleurs.

L’individu dont je vous entretiens c’est évidemment Daniel Gourd, le vice-président principal de la télévision française (SRC). Celui qui a aussi fait disparaître La Soirée du hockey , les émissions de couleur olympique Adrénaline et Revers de la médaille.

Un intellectuel le sieur Gourd ? Souvenez-vous qu’il a de plus mis la hache dans Les Beaux Dimanches – déplacés sous une forme ou l’autre vers l’heure où les gens cherchent le sommeil.

En chassant Les Beaux Dimanches au profit de Tout le monde en parle –que l’on aurait très bien pu nicher ailleurs- Daniel Gourd a détruit une institution d’une belle richesse. En éliminant les nouvelles sportives, il a privé la population d’une information en laquelle elle a tous les droits puisque c’est elle qui paie... le salaire de Gourd.
Ce dernier vient d’annoncer son départ, trop tard, bon débarras quand même !

Il sera peut-être pleuré par le grand patron Simon Rabinovitch, un qui ne semble pas porté sur la culture québécoise. Ami de Paul Martin, celui-ci continuera de nous mépriser.

(Une note ici : RC met à l’antenne une émission à caractère sportif à 23 heures sur semaine. Avec un contenu visant à nous informer, ou à imiter les clowneries du 110% de TQS...?)

(16-06-05)

 

DE STAR VOLO
ET DE CAVALIA
Autre invitation de Dany Émond pour prendre part à un dîner-média au Centaure de l’Hippodrome de Montréal. Depuis tout jeune, dans ma ville natale, où nous avions Star Volo dit L’Engin de Joliette, je m’intéresse aux courses de chevaux et je trouve fascinant d’entendre entraîneurs, conducteurs et propriétaires discuter de l’attitude, du « moral » de cette bête très intelligente, le cheval.

Ainsi, si la bête refuse d’accomplir une routine, si elle se renfrogne, on ne doit pas espérer un bon rendement le soir même. Aussi, il y a des chevaux qui aiment courir, d’autres moins.

Poursuivant cette réflexion, je tombe sur un article de Daniel Roux dans le Journal de Montréal du week-end dernier, où le créateur de Cavalia, Normand Latourelle raconte :

« Un cheval qui s’amuse, ça se voit; ça se ressent autant quand il n’est pas bien (...) Quand il s’amuse, il mange, il court, il se chicane avec les autres. Un cheval qui n’a pas de plaisir va se retirer dans son coin et ne rien faire. Il va aussi se faire comprendre quand on le fait travailler un peu trop. »

Pensez à cela en assistant à ce spectacle, Cavalia. Ou encore en vous rendant à un meeting de courses à l’un des hippodromes du Québec.

Plus une tête est vide, plus il est difficile d’y faire entrer quelque chose. – La Rochefoucauld

(14-06-05)

 

MAESTRO HOUDE
Travail de maestro que celui de Pierre Houde à l’antenne de RDS lors du GP, en fin de semaine dernière. Dans un rythme qui ne s’est pas démenti du week-end, l’animateur et descripteur a survolé sa tâche comme les meilleurs de la profession.

Fatigue ou surplus de travail, il n’a plus son sourire convivial Pierre Houde, par contre rarement manque-t-il le coche. Lui et Bertrand Houle forment un super tandem. N’oublions pas que, comme nous, ils se trouvent face à un écran (sauf à Montréal où les voitures passent sous la fenêtre de leur bunker), donc ils doivent rapidement se rabattre sure toutes sortes d’écoutes et de tableaux pour nous expliquer ce qui se déroule sur la piste, bien souvent hors du champ d’action de la caméra.

Quant à Houle, ce n’est pas un homme de terrain, mais de statistiques et de prévisions, lui qui de surcroît lit assez bien une course. Donc sa présence sur la grille de départ nous a peu apporté. Ce boulot relèverait de Christian Tortora.
À Montréal, ce dernier a joué au bouffon, question de masquer son incapacité à interviewer les intervenants de langue anglaise. Alors il nous ramène Dupasquier de Michelin, un ou deux autres à tout bout de champ. Et les gens de Honda, de BAR, de McLaren ou de Williams n’ont-ils rien à raconter d’intelligent ?
Je m’emporte…
Bravo, Houde et Houle !

(13-06-05)

 

DES « PITOUNES »…?
Les cheveux m’ont dressé sur la tête, je n’en croyais pas mes yeux : « Dans l’édition du Journal de Montréal d’aujourd’hui, samedi 11 juin, un reporter du nom de Patrice Pierrebourg, traite des hôtesses du Grand Prix de F-1, de « pitounes ».

C’est d’ailleurs écrit deux fois, dont en légende sous la photo. Un chef de pupitre à laisser passer ça ? Quelqu’un dormait sur la switch ou s’est amusé de cette bassesse ?

Quant au signataire de l’article « N’entre pas qui veut dans le paddock d’un Grand Prix, probablement qu’il a manqué de parents pour l’éduquer. Pitoyable !

Parce que sachez que j’en connais quelques-unes des hôtesses, polies, articulées et avec davantage de classe que ce journaliste de bas aloi.

(11-06-05)

 

À LA MAISON DU CONTE
Une série de spectacles débute (voir hier), une autre se termine. Ainsi, nous avons un dernier rendez-vous de la saison à la Maison du conte de Montréal, soit au restaurant La Khaïma.

Lors de cette soirée thématique : Les lunes d’été, animée par la femme en fusion Myriamme El Yamani, Éric Gauthier, François-Xavier Liagre , Yves Robitaille et Jacques Pasquet vont nous raconter une astre de la nuit de figure masculine.

(09-06-05)

 

AVEC BOB,
SQUARE DORCHESTER
À nouveau cet été, les rues du centre-ville vibreront au son de la musique des Midis Financière Sun Life, un événement qui a su se tailler une place de choix dans l'agenda des Montréalais.

Lancée le mercredi 15 juin de 12 h 10 à 13 h au Square Dorchester (rue Metcalfe, angle René-Lévesque), la saison 2005 démarrera sur une note de blues avec le chouchou des Midis Financière, le grand Bob Walsh, qui interprétera des pièces de son plus récent album, A Canadian Blues Rendez-vous, en compagnie de huit musiciens.
On s’y voit pour un brin de jazzette ?

(08-06-05)

 

DE LA RETENUE, MAROIS !
Bernard Landry n’avait pas terminé son café du matin, dimanche, qu’il voyait apparaître sa « grande amie » Pauline Marois dans l’écran de télévision. La mine triomphante, elle annonçait se porter candidate à la place laissée encore toute chaude, à peine 12 heures auparavant, de Bernard Landry

Il est de notoriété que Pauline Marois reluquait la place du chef souverainiste, qu’elle rageait pour obtenir une course au leadership. Les faces sournoisement extatiques des membres de son groupe, lors de la démission de Bernard Landry, nageaient dans un cynisme désolant, pour dire le moins.

Elle n’a pas dardé, la Marois, pour se mettre à trottiner dans les officines, arpentant les corridors à distribuer sourires et poignées de mains. S’en était indécent et plusieurs membre du Parti on d’ailleurs dénoncé cette attitude. Mais que voulez-vous, elle avait le feu vous savez où et ne pouvait se contenir.

Une première ministre ça, voire une chef de parti…?

(06-06-05)

 

“ON RENTRE
À LA MAISON “
Tanné des critiques, des jambettes et des coups sournois des membres de son parti, Bernard Landry a pris un grand soupir, s’efforçant de retenir ses larmes, puis a dit à sa compagne de vie Chantal Renaud : « On rentre à la maison ».

Un Parti Québécois ingouvernable, dans lequel la très large démocratie frise l’anarchie, un vote de 76,2% d’appui des militants qui aurait montré l’image d’une équipe divisée, et beaucoup de fatigue suite à des tournées constantes autour du pays, auront incité le politicien et l’homme d’honneur qu’est Bernard Landry à tirer sa révérence.

Merci, Bernard Landry !

(05-06-05)

 

 

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