Archives de Mars

 

MARS 2004

Mercredi 31 mars

Hôtel du Libre Échange
QUI IRA AVEC QUI…?

Normand Chouinard, qui connaît bien Georges Feydeau pour l’avoir fréquenté comme acteur, achève de peaufiner la mise en scène de L’Hôtel du libre-échange que présente le Théâtre du Nouveau Monde à compter du 30 mars. Avec une distribution spectaculaire, qu’on se le dise !

Les personnages principaux de ce vaudeville sont deux couples mal assortis.
Angélique (Pierrette Robitaille) devrait être avec Paillardin (Rémy Girard) alors qu’elle est avec Pinglet (Benoît Brière) et Marcelle (Violette Chauveau) devrait être avec Pinglet alors qu’elle est avec Paillardin.
Le mari, dans l’un de ces couples, en pense plus à la chose depuis longtemps alors que sa femme, jeune et dynamique, a encore le goût. C’est le contraire dans l’autre couple : la femme est complètement décrochée alors que le mari est encore un chaud lapin. Ce qui doit arriver va arriver : la femme de l’un ira avec le mari de l’autre.

Nous vous proposons donc ce jeu : avec qui ira Pierrette Robitaille, et avec laquelle ira Benoît Brière.
Il faut aussi compter sur Mathieu (Alain Zouvi) et Victoire (Catherine Trudeau). Que viennent-ils y faire ?
Vous avez trouvé ?

Comme comédien, Chouinard a joué dans trois pièces de Feydeau : Le Dindon (1979), La puce à l’oreille (1990) et Tailleur pour dames (1992). Douze ans plus tard, il se considère encore en pays de connaissance, lui qui signe sa toute première mise en scène au TNM.


Mardi 30 mars

UN HOMMAGE
BIEN MÉRITÉ

Aucun emportement à signaler dans le monde du conte, croyez-vous ? Sur scène, toutefois, offert à l'occasion de la deuxième édition du Festival de conte De Bouche à Oreille, un grand spectacle pourrait s'avérer étonnant... le samedi 10 avril prochain : une soirée hommage à la parole conteuse des auteurs et auteures de Planète rebelle.

Le spectacle "Les Passeurs de contes" mérite d'être cité comme l'un des moments forts de ce festival. Il rendra hommage à des passeurs de mémoire, des conteurs et des conteuses qui, tel le batelier, ont su glaner sur la rive des savoirs traditionnels une parole qui se répercute dans notre modernité avec une résonance renouvelée. Un héritage vivant légué à la postérité, où sera mis en scène le lien que tisse le conte avec les arts traditionnels et contemporains de la chanson et de la littérature. Soyez-y, il se passera des choses dans les plexus. Les leurs et les vôtres.

Pour cette soirée du samedi 10 avril, la salle du Cabaret du Plateau se fait Planète rebelle avec, entre autres, des conteurs publiés par la maison : Joujou Turenne, Jocelyn Bérubé, Oro Anahory-Librowicz, Jacques Pasquet... et bien d'autres, qui seront accompagnés de deux chanteurs à répondre, Christian Massie-Lavergne et Michaël Paquette-Renaud, du groupe La Tuque Bleue. Le spectacle sera animé par André Lemelin, directeur artistique du Festival de conte De Bouche à Oreille et directeur littéraire de la collection "Paroles" chez Planète rebelle.


Lundi 29 mars

POUR BIEN MANGER,
POUR MANGER SANTÉ…

La 7e édition de l’Expo Manger Santé revient au Palais des congrès de Montréal, les 3 et 4 avril dans les nouvelles salles du Palais des Congrès de Montréal, et dans le Vieux-Port de Québec les 1er et 2 mai au Terminal des croisières Espaces Dalhousie.

Patricia Tulasne comédienne et passionnée fait depuis longtemps la promotion de la santé par une alimentation saine et biologique et par les alternatives en matière de santé. Elle nous invite donc à ce salon qui répond de plus en plus aux préoccupations de la population et qui regroupe 150 exposants

Préoccupations face à l’augmentation des cancers et de l’obésité chez les jeunes, à la présence des aliments transgéniques et des résidus de pesticides et de l’exploitation des animaux dans la chaîne alimentaire. Il s’agit d’un événement unique en son genre au Québec, de par la qualité de ses partenaires, de ses exposants et de ses visiteurs; des gens sensibilisés à l’urgence d’agir afin de manger et de vivre mieux.


SAVIEZ-VOUS QUE ?

- Au Québec, nous sommes la seule province du Canada où l’appellation biologique est une appellation réservée assujettie à la loi.
Ne s’improvise pas « biologique» qui veut !

- La santé a un coût, mais il ne sera jamais aussi élevé que celui de la maladie !

- La production de lait bio a triplée depuis deux ans au Québec.

- Depuis cinq ans le secteur bio connaît une croissance annuelle de 20 à 30 % en Amérique du Nord et en Europe.

- Environ 50% des adultes en Amérique du Nord font de l’embonpoint ou sont obèses.

- Nombre de personnes souffrant de sous-nutrition et de malnutrition : 1,2 milliards

- Nombre de personnes souffrant de sur-nutrition et de malnutrition : 1 milliard

- Il faut 78 calories provenant du pétrole pour produire 1 calorie de chair de bœuf.
Il faut seulement 2 calories de pétrole pour fournir 1 calorie de soya.


Dimanche 28 mars

CHŒURS DU MONDE

L'International des Choeurs du Monde de Montréal s'est donné le mandat d'organiser un grand rendez-vous choral printanier en rassemblant annuellement quelques-unes des meilleures formations, professionnelles et amateurs, tant locales qu'étrangères, afin de promouvoir et de diffuser des concerts de chant choral.

D'une durée de 10 jours, l'événement qui aura lieu la première semaine du mois de mai, nous proposera des concerts dans les principales grandes églises de Montréal, pour culminer avec un grand concert-événement permettant d'entendre une création originale d' un compositeur différent à chaque édition.

Lors de chacun de ces concerts, il est prévu d'une part, de jumeler chaque choeur local avec une formation étrangère, mais également d'assurer la mise en valeur du patrimoine architectural de nos églises, grâce à une mise en scène et des jeux de lumières appropriés.

La première édition complète de l'International des Choeurs du Monde de Montréal est prévue pour le printemps 2005, soit du 29 avril au 7 mai.

Afin de donner un avant-goût de l'événement principal, un concert réunira tous les ingrédients de la recette finale le 23 mai , à l'église St-Jean-Baptiste de Montréal spécialement mise en lumière pour l'occasion:

-Un choeur d'enfants : Les Petits Chanteurs du Mont-Royal

-Un choeur classique : Le Choeur de l'Art Neuf, de Montréal

-Un choeur d'une communauté ethnique de Montréal : Le Choeur Coréen de la Mission chrétienne de Montréal

-Une formation de choristes amateurs spécialement sélectionnés pour l'occasion, accompagnés de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal placé sous la direction de son chef attitré, Yannick Nézet-Séguin, et qui interpréteront deux ouvres :

o L'oratorio « Vaste est la Vie » de Marie Bernard, sur un livret de Michel Rivard

o Le « Gloria » de John Rutter.


Samedi 27 mars

UN PEU DE…TOUS

MAUDE GUÉRIN, tête d’affiche de Frères de sang qui sera présentée au Centre culturel de Joliette, qui nous avait déclaré : « J’ai toujours rêvé de jouer dans un théâtre musical; je pense que si je vivais aux États- Unis, je ne ferais que ça. » Toute belle, amincie, celle qui a joué sous la direction de René Richard Cyr dans Motel Hélène, le retrouve avec joie dans ce théâtre musical aux accents country. Ceci dans la salle Rolland-Brunelle qui fut mon professeur de musique et directeur de chorale au séminaire de Joliette. De d’ajouter Maude : « On m’a appelée à deux jours des auditions, j’y suis allée pour m’amuser…et j’ai eu le rôle ! » Richard Cyr ajoutera : « Je ne savais pas que Maude chantait si bien. » En ce qui a trait à la prochaine production, il a lancé : « J’adore faire pleurer le monde, et ils vont pleurer. Rire aussi… »

À la question à savoir si elle projetait une troisième revue musicale, ANNE LÉTOURNEAU a répondu dans l’affirmative : « Ah ! J’en ai deux autres dans la tête. Mais de façon différente, nous ne voyagerons plus en Orient dans la prochaine »…MONIQUE LEYRAC a vendu son condo de l’Île-des-Sœurs et s’apprête à passer l’été à la campagne…

Un mot de mon ami GUIDO D’ARGENSIO, en provenance du Koweït, où séjournent une centaine de Québécois et 3 000 Canadiens : « Suis allé voir un spectacle présenté par l’ambassade canadienne, hier soir : super bon jazz avec la pianiste et chanteuse LISE VILLENEUVE». Qui est Lise Villeneuve ? Une franco-canadienne d’Alberta, qui a vécu au Sénégal et à Aylmer avant de s’établir à Montréal en 1999, finaliste dans de nombreux concours et récipiendaire du trophée Charles-Trenet 2003. Elle termine une tournée de la francophonie d’un mois au Moyen-Orient. Bravo !…Bravo aussi à MONIQUE LALONDE laquelle s’était consacrée corps et âme en vue du concert-bénéfice du programme de musique de l’école Pierre-Laporte. Ce fut tout un succès !…Au domaine des réjouissances, une qui n’est pas peu fière de sa fille, c’est ARLETTE CÔTÉ, mère de l’Académicienne MARIE-ÉLAINE THIBERT (photo) qui rentre d’Europe juste à temps pour lancer son premier album. Mère, complice et amie, madame Côté aura soutenu les effets de sa fille jusqu’au vedettariat…


Vendredi 26 mars

RENÉ CLAUDE AU PRÉSENT

 Rencontrée aux studios de Radio Énergie, Renée Claude ne semblait pas carburer « au temps passé », bien au contraire, elle qui affirme vivre dans le présent. Et cela fait 44 ans que cela dure, et que dure Renée Claude, l’une de nos interprètes les plus respectées.

 Si Renée Claude ne navigue plus aux sommets de palmarès musicaux, elle n’en continue pas moins à faire carrière comme elle l’entend. Depuis quelques années, elle promène trois spectacles en particulier, des récitals de Brassens, Clémence Desrochers et Ferré. Ce qui l’occupe beaucoup tout  en demandant une bonne somme d’énergie. Elle nous entretient de cela et de quelques autres choses dans cette interview.

                                        44 années de métier

-Renée Claude, bien que nous soyons dans les studios d’une radio qui fait surtout entendre des mélodies des années 60 à 80, il ne semble pas y avoir que de la nostalgie chez vous…

-         Oh, non, non, non. Bien sûr, je n’ai pas oublié tout cela, ce qui était positif et agréable dans ma vie, mais je suis quelqu’un qui vit dans le présent, toujours active. Je n’ai pas autant de projet que je voudrais parce que c’est très difficile de trouver l’énergie pour cela. Déjà que trois spectacles de deux heures chacun, seule sur scène, en demande beaucoup.

-         Depuis 44 ans que vous exercez ce métier, d’aucuns diront que vous en avez de la chance…

-         De la chance, oui. Mais il faut le vouloir beaucoup. Si je m’étais arrêtée après la phase des succès de palmarès –avec les chansons de Stéphane Venne en particulier-, je ne chanterais plus aujourd’hui. Du moins, on me demanderait de moins en moins…et un moment ce ne serait plus du tout !

-         Quarante-quatre ans sans se faire oublier, faut quand même le faire…

-         J’ai voulu des projets qui n’étaient pas basés sur un hit à la radio. Je n’ai rien contre ça, au contraire, j’en ai fais et je suis très contente que ça me soit arrivé. Cela, c’était davantage une chance que toute autre chose.

-         Une chance ?

-         Oui, parce que pendant les six premières années, je chantais du répertoire, je faisais ma petite affaire. On m’entendait très peu à la radio, ce qui ne m’empêchait pas de me produire en concert à la Comédie Canadienne et de travailler toutes les semaines. Sauf que le fait d’avoir eu des succès de disque, cela a élargi mon public.

                                    Diffuser la beauté

-         Et puis vous avez changé de cap…

- Le jour où j’ai décidé de monter un spectacle-concept, c’était de revenir à quelque chose de plus intimiste, de discret, plus facile à promener en tournée –moins de musiciens, dont moins coûteux.

-         Et Renée Claude continue dans cette belle carrière…

-         Je n’utilise pas le mot carrière parce que je trouve ça un peu prétentieux. Disons que j’ai une belle place dans ce milieu, où j’ai presque toujours fais ce que j’aime, ce qui n’est pas le cas de tous et de toutes. C’est à nous de décider.

-         Il y a un prix à payer pour ça…

-         Ça ne me dérange pas. Je travaille pour le public qui s’intéresse à ce genre de répertoire. Je me considère d’abord et avant tout comme une artiste et non pas un produit. C’est la seule prétention que je revendique. Pour moi, l’important n’est pas d’avoir le monde à mes pieds : c’est d’apporter quelque chose au public qui se sent interpellé par mon travail, de diffuser la beauté.

 


Jeudi 25 mars

L’AFFAIRE CLOUTIER

Toutes les indications tendent vers une prétendue victime dans cette affaire de mœurs, où l’impresario GUY CLOUTIER est engouffré jusqu’au cou. Inutile de vous rappeler les faits de long en large, les bulletins de nouvelles ne cessent point de la journée.
En vitesse… L’ex-gérant des p’tits Simard, René et Nathalie, producteur de Loft Story et de Don Juan ainsi que de nombreuses chanteuses populaires, a comparu sous huit chefs d’accusation dont attentat à la pudeur et viol. Les faits se seraient passés entre 1978 et 1987, alors que la présumée victime, une ex-vedette était âgée entre 9 et 18 ans. Puis, il y aurait eu récidive, en 2001, alors qu’elle avait 32 ans.
Comme de nombreuses villes du Québec sont mentionnées comme ayant présumément été le théâtre de ces agissements, on conclut facilement que l’accusé et l’autre voyageaient ensemble ou se rejoignaient, possiblement pour des motifs de travail.
Des conclusions sont vite tirées et une personne en particulier est repérée comme étant la présumée victime. Celle-ci est sûrement au courant des doutes qui existent, et si ce n’est pas elle qui est en cause, pourquoi ne pas s’avancer et le clamer ?
Autrement, nous savons tous qui elle est, ce qui rend le drame encore plus bouleversant.

 

Mercredi 24 mars

IN REQUIEM,
DA GIOVANNI

Tornades dans la restauration à Montréal et, pour plusieurs, la fermeture d’endroits considérés comme des institutions donne du spleen à l’âme. Centre-ville, des habitués s’étant heurtés aux portes barrées du DRUMMOND et de CHEZ GEORGE s’en sont trouvés un peu déboussolés. En sortent gagnants, le Mas des Oliviers (Bishop) à l’heure du lunch, et le bar à l’étage supérieur des Beaux Jeudis.

Si je ne connaissais rien du Aldo de la rue de la Montagne non plus que du Pazzi de l’avenue Mont-Royal, comme du Mexicali Rosa’s (rue Bishop), la disparition de LA BODÉGA, avenue du Parc m’aura donné un p’tit coup. C’était sympathique, on y mangeait bien et à des coûts raisonnables.

Cependant, la fermeture la plus triste de ces derniers mois devient sans nul doute celle de DA GIOVANNI, cette institution de la rue Sainte-Catherine. Souvent, encore, je passais y prendre une commande après le théâtre. Mais la clientèle n’était plus aussi considérable, c’est comme si on voyait venir la fin. Une sauce particulière, exquise, qui va nous manquer.
Il y a trois semaines, la gérante de soir, me rappelait que le resto avait célébré son cinquantième anniversaire…elle qui, auparavant avait été serveuse au Geronimo, près du Café St-Jacques.
Que de souvenirs !
L’enseigne du Da Giovanni change donc pour celle de Guido & Angelina, nous vous dirons si on y perd beaucoup au change. Qui sait, une heureuse surprise…

Autre coup pour le centre-ville montréalais, le BAL MERCEDES-BENZ, dans le cadre des célébrations du Grand Prix auto, n’aura pas lieu cette année. On donne comme raison l’incertitude qui a duré trop longtemps quant à la présentation de ce GP de Formule 1.

Puisque nous y sommes, soulignons quelques ouvertures :
le Ela, nourriture méditerranéenne, angle Amherst et René-Lévesque; le Noria pour grillardes sur charbon de bois, rue Stanley; le Cocagne à la place du Toquél dans la rue Saint-Denis, et Le Petit Opus à l’Hôtel Omni Mont-Royal.
Bon appétit !


Mardi 23 mars

UN VOLANT DES
PAUVRES POUR
CARPENTIER

Ne pensons pas une demi-seconde que Forsythe Racing fait une charité à PATRICK CARPENTIER en lui garantissant un volant pour le début de la saison de CHAMP CAR. Car à titre de co-propriétaire de la série, Gerry Forsythe se doit de respecter l’engagement auprès des pistes d’aligner un minimum de 18 voitures…et ils n’en ont qu’une quinzaine présentement. Alors l’ex-équipe Player’s aura trois monoplaces, tout comme Newman-Haas.
À savoir quelle sorte de volant échouera à Carpentier, voilà la question épineuse. Son équipe de mécanos est partie avec Roberto Gonzalez chez PKV Racing, on sera d’abord aux petits oignons avec le champion Paul Tracy et le pilote-payant Rudolpho Lavin.
Comme Forsythe est réputé pour être très près de ses cennes, ne nous attendons pas à ce que le Québécois reçoive le grand traitement. On lui assure des participations aux épreuves de début de calendrier et probablement aux courses canadiennes, celle de Montréal en particulier.
Et Patrick n’a pas le choix d’accepter : il a un contrat avec l’équipe, s’il veut recevoir son pécule il se doit d’obéir. Il n’a même pas l’autorisation de négocier avec d’autres formations –cela signifierait un bris de contrat. Ce qui ferait bien l’affaire de séraphin Forsythe.
D’autres commentaires de la série Champ Car (ex-CART) ces jours-ci et, pour la semaine prochaine, attendez-vous à toute une nouvelle qui vous sera communiquée dans Planète Québec. Une nouvelle que vous ne lirez nulle part ailleurs auparavant !

EN JASANT
De la belle musique à la nouvelle station radiophonique multi-ethnique CKVG 105-1 FM. Ses conditions de la route seront diffusées dans les taxis Pontiac. Y a pas seulement que le journal Métro…
Lunch super sympathique en compagnie de GILLES L’ÉCUYER à la Boucherie de Shirley Théroux, laquelle reprend Les Beaux Jeudis de Shirley accompagnée au piano par Georges Tremblay, fin avril.
Toute souriante, l’agent immobilier MANON HAMELIN nous apprenait qu’elle avait récolté quatre inscriptions à ses quatre premières semaines chez Sutto. Manon patrouille le territoire de LaSalle. C’était son anniversaire le 19 mars, nous vous l’avons rappelé sous notre rubrique Les Gens (Anniversaires).
On m’annonce que les réservations se font nombreuses, en vue de la prochaine période estivale, à LA COULÉE DOUCE, gîte de Bassin, aux Îles-de-la-Madeleine.


Lundi 22 mars

EN TOUTE
LIBERTÉ !

Un article-publicitaire avec titre TROISIÈME ANNÉE DU CAMP DES SPORTS DE L’ÎLE DES SŒURS, un camp où, annonce-t-on, les jeunes de 12 à 16 ans pourront s’inscrire au « jeux extrêmes ». Et puis il y a une photo, sur laquelle l’instructeur montre à un adolescent comment exceller au « paintball ». Vous savez, ce jeu au cours duquel si, à l’aide d’un fusil, vous maculez la cible (chez les adultes ce sont des concurrents humains) de peinture, vous venez de « tuer » l’adversaire. Elle ne vous provoque pas un petit relent de vomissure, cette publicité ?

Dans Planète Québec, dimanche, je faisais écho à un concert bénéfice en faveur de l’école Pierre-Laporte, où les cours de musique se trouvent en péril du fait de restrictions budgétaires gouvernementales. Un pilier de Planète, MICHEL CARDINAL nous envoie un mot d’encouragement : sa fille Julie y a suivi le programme de musique et a fort bien réussi. Ainsi, le DUO GALANT, composé d’elle-même, Julie (flûtiste) et de Marie-Michelle Beausoleil (harpiste)–elles se sont connues à Pierre-Laporte- fait maintenant de nombreux heureux dans les mariages, conventions et cocktails.

Comme j’ai égaré l’adresse de Julie, la gérante du duo, voici celle de Michel; il se fera un plaisir de faire suivre. Et puis si vous avez besoin d’encre pour votre imprimante, ses deals demeurent imbattables.

Michel.cardinal@planete.qc.ca


Dimanche 21 mars

LA DOUCE FOLIE
D’ANNE LÉTOURNEAU

Depuis deux semaines, Anne Létourneau dirige en quelque sorte la circulation sur la scène du Casino de Montréal. Conceptrice et metteure en scène de Bombay Blue- sur la route de la soie-,son personnage de Saphir, luxuriante meneuse de jeu, commande les enchaînements entre une foule de numéros colorés et exotiques. Quelque temps avant les premières représentations, celle qui fut Shéhérazade et qui poursuit ses incursions dans l’érotisme à la télévision, nous accordait une brève mais cordiale entrevue.

Rappelons que Bombay Blue réunit 22 artistes : chanteurs, musiciens, danseurs, acrobates qui nous promènent d’Asie en Orient à travers pas moins de 70 chansons, des effets spéciaux et des acrobaties aériennes.

Son inspiration

-Un gros show! avons-nous lancé après avoir assisté à quelques scènes, dans la salle de répétition.
- À qui le dites-vous ! C’est fou… Comme c’était mes débuts dans la mise en scène, je me suis lancée avec l’enthousiasme de la première fois en me disant : « J’ai de belles images dans la tête et je vais toutes les réaliser; et les productions Phaneuf et le Casino ainsi que les concepteurs ont été assez extraordinaires et généreux pour me suivre dans ma douce folie.
- D’où vient l’inspiration….?
- De plusieurs choses…Dans mes voyages, j’ai vu beaucoup de films indiens productions de Bollywood, le Hollywood de Bombay; ce sont des spectacles musicaux spectaculaires et amusants que j’adore. Inspiration qui vient aussi de tous les spectacles de variétés que j’ai vus dans les casinos du monde. Ici, toutefois, il y a une histoire, ce qu’on ne trouve pas toujours dans les revues musicales, c’est sur mesure pour le Casino.
- L’histoire, c’est vous qui l’avez écrite ?
- Oui. Avec les enchaînements musicaux.
- Et la « route de la soie »?
- C’est une inspiration que j’ai eue. Parce que dans les siècles passés on faisait un grand voyage pour transporter la soie de la Chine en passant par plusieurs pays pour l’exporter jusqu’à Venise, en Europe.

Partie pour la gloire

- Vous avez mis beaucoup de temps à créer ce spectacle ?
- J’y ai travaillé à temps plein depuis un an et il avait commencé à cogiter dès que j’eus terminé celui de Shéhérazade –ce qui fait assez longtemps, en effet. En fait, j’ai depuis toujours eu envie de créer des spectacles pour le Casino et j’espère avoir l’occasion d’en faire d’autres. C’est un médium que j’adore.
- Toute cette production aura demandé un budget énorme, sûrement que les frais ne seront pas assumés seulement par quelques semaines de représentations au Casino de Montréal…
- J’ai eu toute licence et ça été vraiment merveilleux de m’exploser; et je l’ai pensé en fonction du marché international. J’espère que nous pourrons aller le présenter dans tous les casinos du monde.
- Du monde ?
- Pourquoi pas ! Même en Asie, Europe, Australie….
- Le talent semble là, pour sûr.
- Nous avons une distribution extraordinaire, je suis très choyée.
À Bollywood, donc, Anne Létourneau

(Article paru dans le journal Allô Vedettes sous la signature de Pierre Luc)


Samedi 20 mars

LA NOSTALGIE À
LA BONNE PLACE

Le monde de Radio Nostalgie, cette nouvelle station AM qui a pris l’antenne la semaine dernière, c’est, pour sûr Colette Chabot, première femme détentrice d’un permis FM avec CIME, autrefois, c’est aussi l’animateur vedette Serge Bélair. Comme ce sont Gilles Lajoie, le président, Roger Gosselin qui effectue un retour derrière le micro, et d’autres qui nous rappellent que nostalgie se conjugue également au présent pour encore des millions de personnes. Voici quelques commentaires recueillis dans les studios de la station lavalloise.

GILES LAJOIE;
« ÇA FAIT LONGTEMPS QUE
JE VIS DANS LA NOSTLAGIE »

Gilles Lajoie est le président fondateur de Radio Nostalgie, il n’aura cependant pu résister à l’appel du « démon du midi » qui lui demandait de revenir s’installer devant un micro : de 13à 145 sur semaine, à l’émission Sur Demande
- En fait, nous révèle celui qui fut aussi propriétaire de CIME, avec Colette Chabot, je voulais davantage jouer au patron qu’à l’animateur. Mais faut croire que j’ai encore le goût de faire de la radio.
- Ça remonte à loin votre dernière présence devant un micro ?
- À 1990, à CIME, station de Sainte-Adèle.
- Ce fut une belle expérience que cette radio FM, n’est-ce pas ?
- C’était la première fois que je fondais un poste de radio. Aujourd’hui, c’est comme un deuxième enfant, c’est excitant…Je n’écoutais plus beaucoup de radio parce que je ne suis pas familier avec les sons, les musiques d’aujourd’hui. Ça fait longtemps que je vis dans la nostalgie du point de vue musical. L’occasion s’est présentée et on a mis ça en ondes.
- Comme vous savez que la formule fonctionne bien aux États- Uns et en Europe, vous devez être confiant que l’expérience s’avère un succès…
- Oui, parce que 1 : à Laval, nous sommes en plein cœur de la grande région métropolitaine, et vous savez que 47% des 50 ans et plus vivent dans ce grand rayon. Et parce que 2, si vous voulez une autre statistique, à toutes les 8 minutes, un Québécois atteint l’âge de 50 ans.
- Donc, fort d’une collection de 8 000 disques, vous tentez quotidiennement de répondre aux désirs du public auditeur, à Sur Demande
- On va tenter de trouver la chanson qu’ils désirent. À notre collection s’ajoutent les disques que nous offrent les amis, que nous donnent des gens du public, on ne dit jamais « non »

ROGER GOSSELIN
«QUELLE JOIE ! »

De 14 à 16 heures, tous les jours de la semaine, nous entendons à Radio Nostalgie, ce que Colette Chabot qualifie de l’une des belles voix de la radio des 50 dernières années », celle de Roger Gosselin. Ce preux chevalier qui fut l’un des artisans des premiers succès de Télé-Métrople, reprend du service avec enthousiasme, tout en tirant son chapeau devant l’initiative de ses deux patrons.
La carrière de Roger Gosselin s’étire sur une cinquantaine d’années, des postes de province à CKVL, au Cinéma Kraft du canal 10 (durant 12 ans!), devenant ce qu’on appelait « annonceur maison » en 1962. Au milieu des années 80, t’avais pas cinquante ans qu’on te flushait, que ce soit à la radio ou à la télé.
Depuis, Roger Gosselin a fait des voix hors-champs, a cultivé sa voix en la prêtant à la Magnétothèque, aux côtés du fondateur Raymond Charrette, Guy D’Arcy, Huguette Proulx…
L’homme devant nous est affable, humble, content…

- Quand même, Roger Gosselin, cette Radio Nostalgie et tous les gens qui nous entourent présentement, ça ne nous rajeunit pas !
- En effet, même pas nous !
- Il appert qu’il y ait un besoin pour ce genre de radio, vous devez être d’accord là-dessus, n’est-ce pas ?
- C’est une heureuse initiative de la part de Gilles Lajoie et Colette Chabot. Il y a de ces sortes de radios nostalgie en France, à Rome…Les gens éprouvent un besoin de se retrouver, parce que la radio oublie : on pense surtout aux 18-35. Même parfois, dans le métier on nous dit, à 40-50 ans : « Merci, ça nous fait plaisir de vous avoir connu… »
- Il semble qu’ici on vous ait reconnu…
- Lorsque je suis entré en contact avec Colette Chabot, elle m’a répondu, gentille : «Je n’aurais jamais pensé que vous étiez encore intéressé à faire ce métier »
- Je lui ai répondu : « Vous savez, madame, un amour de jeunesse on ne peut pas laisser tomber ça. »
- Ça fait du bien de recevoir un tel accueil…
- Ça fait toujours plaisir. C’est comme quand les gens se souviennent de Cinéma Kraft et pourtant il y a déjà un moment qu’on ne m’avait pas vu. Ça fait chaud au cœur, parce que si ce travail là on le fait aussi pour soi, lorsqu’on s’aperçoit qu’il a été apprécié, quelle joie !

RÉACTIONS POSITIVES

S’il est passé de nombreux artistes populaires dans les années 60 à 80 lors de la journée inaugurale de Radio Nostalgie, il y en a également eu pour différents goûts. Il est vrai, par exemple, qu’une Renée Claude a eu sa part de tubes à cette époque; aujourd’hui, elle chante Brassens et Ferré –des auteurs de tous les temps, et elle fut l’une des premières à se rendre aux studios de Laval, pour répondre aux questions de Serge Bélair.

Des anciens jeunes…

Nous avons ensuite aperçu Pierre Calvé et Pierre Létourneau, deux gars qui respectent tous les publics et qui se sont dit solidaires de cette radio qui les ramène à leurs premiers pas dans la chanson.
Gilles Girard auquel nous exprimions à la blague : « Nous sommes une bande de vieux, ici, Girard répond :
« Ah! Des anciens jeunes, mais toujours en forme. Vous voyez ici des pionniers des années 60…Les gens ont besoin de ça : pour se souvenir de leurs premières rencontres, du jour de leur mariage. Bravo à ceux qui pilotent ce projet car on sait qu’ils aiment ce métier -c’est très important de faire ce qu’on aime et ça se ressent. Ils sont remplis de feu sacré, je suis certain que ça va bien fonctionner. »

PIERRE SENÉCAL :
LA MÉMOIRE VIVE

Pierre Senécal ramène les gens à la maison, sur semaine, entre 16 et 18 heures. Il n’est pas le moins heureux d’avoir été recruté et se sent à l’aise comme un poisson dans l’eau.
« C’est un plaisir que monsieur Lajoie ait pensé à moi, quel bonheur ! « de nous exprimer d’emblée celui qu’on dit féru de connaissances musicales.
« En effet, si je présente une chanson, je peux souvent raconter dans quel contexte elle a été enregistrée…
- Vous êtes la Mémoire de Radio Nostalgie…
- J’ai un disque dur dans le cerveau. Je peux facilement identifier l’année de naissance d’une chanson, j’ai ça en moi. Même chose dans les sports, je peux relever des événements avec la date où ils se sont produits. Ça doit être une maladie. D’ailleurs, je me suis fait soigner pour ça.
(Silence, parce qu’on se demande s’il est sérieux ou pas et puis Senécal poursuit :
« Je suis un obsédé des souvenirs, même si je ne vis pas dans le passé. Pour moi, l’avenir, c’est le passé qui entre par une autre porte. »

(Textes publiés dans Allô Vedettes)


Vendredi 19 mars

D’UNE IPHIGÉNIE
À L’AUTRE

En février 1964, le THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (alors la Nouvelle Compagnie Théâtrale) faisait ses premiers pas en présentant Iphigénie, la tragédie de Racine inspirée du texte d’Euripide, dans une mise en scène de GEORGES GROULX avec, entre autres, FRANÇOISE GRATTON et GILLES PELLETIER, les trois cofondateurs de la compagnie. DENISE PELLETIER, qui donnera son nom au théâtre par la suite, faisait également partie de la distribution.

Quarante ans plus tard, la compagnie représente Iphigénie. Cette fois-ci, il s’agit du texte plus récent de Michel Azama, toujours inspiré d’Euripide et des chroniques de guerre de Troie. Il nous offre un point de vue plus contemporain sur cette histoire de sacrifice, de guerre et de victimes innocentes.

Et cette fois-ci, il aura appartenu à une femme de théâtre, récipiendaire du Masque 2004 attribué à la meilleure comédienne, il aura appartenu à LORRAINE CÔTÉ de diriger une dizaine de jeunes comédiens. Mais soulignons que la pièce avait été présentée au Périscope de Québec en 2003, et proposée à la compagnie montréalaise par le Théâtre Niveau Parking.

MARIE-THÉRÈSE FORTIN
AU THÉÂTRE D’AUJOURDUI

Les comédiennes ayant œuvré dans la région de la Vieille Capitale débarquent donc en force à Montréal cette semaine. Car outre Lorraine Côté à Denise-Pelletier, voici que MARIE-THÉRÈSE FORTIN, qui avait abandonné la direction du Trident pour se consacrer à son métier de comédienne, a accepté le double poste de directrice artistique et codirectrice générale du Théâtre d’Aujourd’hui en remplacement de René Richard Cyr.

René Richard Cyr et Jacques Vézina, codirecteurs généraux du Théâtre d’Aujourd’hui ont proposé la candidature de Marie-Thérèse Fortin au comité de sélection mandaté par le Conseil d’administration du Théâtre. Ce comité, composé de la présidente Mme Léa Cousineau, des comédiens Vincent Bilodeau et Gilles Renaud ainsi que de Jacques Vézina, a proposé à son tour la candidature de Marie-Thérèse Fortin au Conseil d’administration. Celle-ci a été acceptée par le Conseil lors de sa réunion du 16 mars.

Marie-Thérèse Fortin succèdera donc à René Richard Cyr au début du mois d’août 2004 afin de parallèlement assurer le suivi de la saison 2004-2005 élaborée par René Richard Cyr et concocter ce qui sera sa première saison en 2005-2006.

Comédienne issue du Conservatoire d’art dramatique de Québec, metteur en scène, Marie-Thérèse Fortin a assumé la direction artistique du Théâtre du Trident à Québec de 1997 à 2003. Connue par le public théâtral - elle a joué dans une cinquantaine de productions - le grand public, quant à lui, la connaît par son rôle de la mère dans le téléroman Le Monde de Charlotte. Ce rôle lui a d’ailleurs valu le Prix Gémeau de la meilleure interprète féminine à deux reprises, en 2001 et en 2002.

Elle a également été reçue Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour sa contribution au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde.

Le Théâtre d’Aujourd’hui dévoilera sa saison 2004-2005 le lundi 26 avril.


Jeudi 18 mars

À BÂTON ROMPUS

Accusatrice, MYRIAM BÉDARD devra témoigner et apporter des preuves tangibleS, elle qui a dénoncé des gestes pas trop catholiques qui se seraient produits en Via Rail et Groupaction. Nous sommes dans le scandale des commandites du gouvernement libéral fédéral, la médaillée olympique en a gros sur le cœur. La croira-t-on sur paroles ou exigera-t-on qu’elle présente des faits concrets à l’appui de ses dires…?

BIONCA GERVAIS, porte-parole de la campagne de sensibilisation de la Société des musées québécois : « Je suis une passionnée d’histoire. Je pense que les musées sont de plus en plus dynamiques, cool et accessibles au monde des jeunes. »

MAUDE GUÉRIN, tête d’affiche de Frères de sang qui sera présentée au Centre culturel de Joliette : « J’ai toujours rêvé de jouer dans un théâtre musical; je pense que si je vivais aux États- Unis, je ne ferais que ça.

J’avais oublié de vous le demander, Montréalais, avez-vous assisté à la parade de la ST.PATRICK, dimanche dernier ? La 180e édition, sans interruption et la doyenne en Amérique du Nord. Faisait pas chaud, mais de midi à 15 heures, les participants ont affiché une bonne humeur contagieuse. On souhaiterait que le français y soit davantage présent.


Mercredi 17 mars

LES JOLIETTAINS
SONT CHOYÉS

Après le succès populaire des Parapluies de Cherbourg (2001, Masque de la meilleure production théâtre privée 2002) et de : L’Homme de la Mancha (2002, Masque de la meilleure production théâtre privé et Masque du public 2003), les Productions Libretto poursuivent sur le leur lancée en présentant au Centre culturel de Joliette, du 14 juin au 14 août, le célèbre drame musical britannique Frères de sang (Blood Brothers) de Willy Russell mis en scène par René Richard Cyr.

L’auteur de Educating Rita (L’Éducation de Rita) et de Shirley Valentine, dont l’action s’élabore autour de personnages centraux féminins, récidive avec Frères de sang
Une mère célibataire de sept enfants, sans le sou, se découvre à nouveau enceinte de jumeaux. Prise de désarroi, Madame Johnstone (Maude Guérin) accepte de céder l’un de ses fils à la naissance. Son Mickey (Benoît McGinnis) grandira dans une famille nombreuse et pauvre. L’autre, Eddy (Éric Paulhus) , sera l’enfant unique de parents riches. Leurs destins sont pourtant liés à la vie à la mort…

La distribution se complète par Sylvain Scott, Geneviève Alarie, Pascale Montreuil, Catherine Vidal, Éloi ArchamBeaudoin, Renaud Lacelle Bourdon, Martin Fortier et Jean Lachance.

La direction musicale et les arrangements sont assurés par Benoît Sarrazin (Les Parapluies de Cherbourg, L’Homme de la Mancha), alors que les comédiens-chanteurs, en nombre de 11, seront accompagnés sur scène par un orchestre de quatre musiciens.

De nouveau, René Richard Cyr a fait appel à une bande de jeunes pour assumer ce spectacle de 2 heures et de beaucoup de chansons, pour traverser 20 ans d’histoire.


Mardi 16 mars

LES MUSÉES
CRIENT FAMINE

La Société des musées québécois lance le 17 mars à Montréal et le 18 à Québec une campagne de sensibilisation du public dans le but d’inciter le gouvernement Charest à investir dans ce secteur. Car on enregistre déjà des fermetures ainsi que des mises à pied de personnel. On cherche donc 18 millions$ à repartir sur trois ans afin d’éviter une détérioration plus sévère.

Cette campagne mise sur la force et l’étendue du réseau constitué par les musées membres de l’ensemble du territoire. Dans toutes les régions du Québec, des membres désignés prennent le leadership auprès des musées en vue de maximiser la pénétration de la campagne.

La SMQ a invité la jeune comédienne Bianca Gervais à se joindre à la campagne. La grande sœur de Charlotte dans Le monde de Charlotte s’intéresse beaucoup à l’histoire et aux musées qu’elle considère comme des lieux importants de découvertes pour les élèves et les jeunes en général.

À l’enseigne du slogan Pour que les musées restent vivants- Contre le sous-financement des musées la Société ne saurait se faire plus alarmante quant au sort des musées dans un avenir plus ou moins rapproché. Le cri d’alarme du réseau muséal adresse dans un premier temps, le grand besoin de conserver, pour le moins, les ressources humaines déjà en place. Malheureusement, des employés voient leurs heures de travail coupées; les musées en souffrent donc faute de personnel pour répondre aux besoins de la population.

On a souligné en conférence de presse, à l’Usine C de Montréal, que des 430 institutions actuelles, seulement 125 reçoivent l’appui minimal à une bonne régie.

À cet effet, Monsieur Charest peut s’attendre à recevoir 190 000 cartes postales de sympathisants (12,5 millions de visiteurs à Montréal seulement en 2003) à la cause culturelle.


Lundi 15 mars

SYMPATHIQUE,
CE METROSTAR

Je nous entends, le lendemain d’un gala, dans les salles de rédaction ou ailleurs : «Ça n’a pas levé…pas aussi bon que l’année dernière…l’animateur ne l’avait pas…trop long… » Trop long aussi celui du récent Metrostar… mais à peine, tellement Gregory Charles a su provoquer la synergie. Ça roulait, et comme tout en douceur en même temps.
Si Radio-Canada n’a pas récolté beaucoup, le numéro du Bougui-Bougon avec Rémy Girard se présentait comme un clin d’œil à une série qui va probablement récolter sa part de lauriers, l’an prochain.
Les remerciements et témoignages qui m’ont le plus touché sont ceux de Guylaine Tremblay, tandis que l’esprit d’invention des producteurs a fait son effet pendant les plus de 3 heures.
Des surprises ? Christiane Charrette contre Véro et Julie Snyder, Patrice L’Écuyer, personnalité de l’an, face aux Mongrain, Jean-Luc et Guy ainsi qu’à Pierre Bruneau.
Des favoris (consensus général) qui sont , Danielle Proulx (jeunesse), Benoit Gagnon (sports).
Sympathiques : Guy Mongrain (émissions de service), Gildor Roy (humour).
« À l’an prochain ! » nous a lancé Gregory : you bet !

RADIO-CANADA, bis
D’aucuns voient le Metrostar de meilleure animatrice et de personnalité féminine de l’année à Sophie Thibault (PHOTO) de TVA comme un signal du public à l’effet que Radio-Canada aurait du lui opposer Céline Galipeau, plutôt que Bernard Derome en remplacement d’un Gilles Gougeon congédié cavalièrement par le patron et copain de Derome, Louis Lalande. Tandis qu’à la Ponce Pilate, Daniel Gourd s’en lavait les mains.
Cette façon de limoger sauvagement un homme de télévision chevronné comme Gilles Gougeon doit s’inscrire parmi les gestes les plus disgracieux de ces dernières années posés par une direction dans le marché des médias électroniques. Nous nous doutions tous que le chef d’antenne du Téléjournal ne serait pas reconduit, la saison terminée : dans moins de deux mois.
À la télé d’État canadien, on vous dira que l’action avait pour but d’améliorer les cotes d’écoute, ou encore de rassurer la clientèle publicitaire potentielle en fonction de 2004-2005. Petits prétextes pour masquer la grande honte recouvrant les auteurs d’une telle bassesse.
Maintenant, à savoir si Céline Galipeau ferait le poids vis-à-vis de Sophie Thibault, nous serions bien naïfs de seulement le penser. Derome ne s’en approchera pas non plus. Et cela ne tient pas à la qualité des animateurs, plutôt à la stérilité inventrice des penseurs de la télévision de Radio-Canada, une télévision statique, lourde éloignée du public, en ce qui a trait aux services d’information.


Dimanche 14 mars

INVITATION À
UN MARIAGE…ITALIEN

Les téléspectateurs savent probablement qui est JESABEL DROLET, la belle mais très naïve Audrey de la série 3 X rien, celle qui est mêlée à toutes les sauces, passant de la future «associée du mois » de Jeff (Jean-François Baril) dans l’émission du 24 mars, et qui sera la Céline de Louis Angelil (Louis Morissette). Tout cela comble la comédienne et amuse la jeune femme… qui d’autres chats à fouetter.

Lorsque nous avons rencontré Jezabel, la mini-interview s’est transformée en partie de plaisir… et en une invitation à un mariage. Un mariage à l’italienne! Voici comment le tout s’est présenté.

- Jezabel, outre 3 X rien, vous avez d’autres occupations, dans le moment?
-Je travaille un peu à la compagnie de mon beau-père, avec mon conjoint, une compagnie qui distribue des produits pour les cheveux.
- De bons produits, avons-nous voulu savoir ?
- Oui…puisque c’est fait par des Italiens.
- ???
- Mon conjoint est italien et je me marie l’an bientôt…l’an prochain. Je suis là-dedans, dans les préparatifs. Comme c’est une noce à l’italienne, faut que je m’informe. C’est pas évident pour une bleuet du Lac Saint-Jean.
- Vous avez quand même tout le temps…
- Ah, non, vous ne savez pas, une noce à l’italienne, il faut beaucoup de nourriture, toutes les salles de réception étaient réservées…il (Luis Marconi) a fait sa demande en retard (rires)…Non, je préfère 2005, en juin. Vous allez venir, hein ?
- Promis.
- Ne mangez pas trop, ce matin-là…

EN POTINANT
À la question à savoir si elle projetait une troisième revue musicale, Anne Létourneau a répondu dans l’affirmative : « Ah ! J’en ai deux autres dans la tête. Mais de façon différente, nous ne voyagerons plus en Orient dans la prochaine »…Pierre Rousseau, directeur artistique du théâtre Denise-Pelletier depuis huit ans, compte-t-il demeurer à la barre encore longtemps ? « Au moins pour une autre année », répond-il en souriant. « Parce que la prochaine saison va être lancée en avril… et que j’ai des projets pour l’année d’après. Donc, je pense que je suis là pour au moins deux ans. Après, nous verrons »… Que pense Françoise Faucher des jeunes générations de comédiens, elle qui a travaillé avec quelques générations d’entre eux ? «Le théâtre ce n’est jamais facile, et un bon comédien ça reste un bon comédien! Et je pense que ces jeunes-ci sont bien formés. Puis, le théâtre et les comédiens à travers le monde se ressemblent tous »… Georges Brassard, celui qui a inspiré le film Le Papillon Bleu : « Regarde la condition plate de la Fondation Rêve d’Enfant, il faut que tu meures ou que tu sois atteint d’une maladie terminale pour y être éligible, c’est ça qui m’écoeurait »… Marie Tiffo qui vient de terminer dans le tournage du film Temps dur, qui a joué dans Prom Queen, long-métrage qui sort tantôt à Toronto, et qui est de Les Poupées russes toutes les semaines : «Ça demande beaucoup d’énergie. De la santé, surtout »


Samedi 13 mars

DE TOUT ET DE RIEN
MAIS SURTOUT
DE TOUT…

Elles se sont fait raconter comment conter par CLAUDETTE L’HEUREUX, mardi le 16 elles nous donneront un aperçu de ce qu’ elles ont retenu de cet atelier donné par Madame Claudette, récemment. Noms : Sylvie Vanasse, Mélanie Larouche, Isabelle Crépeau, Carole Bélanger, Isabelle Saint-Pierre…LORRAINE DESMARAIS ne se repose pas sur ses lauriers : projet symphonique, projet en duo, projet en trio et solo, projet de jazz latin avec le Montréal Jazz Big Band dirigé par Philippe Hudon –qui souhaiterait bien en faire un disque…Coup de chapeau à la bénévole KARINA LEDOUX, laquelle s’implique à fond dans l’organisation de La Gigue en Fête de Ste-Marie-de-Beauce (1-4 juillet)… Autre conteur, JEAN-MARC MASSIE (Photo) est parti présenté son spectacle L’Homme sans cœur au Maroc : Casablanca, Safi et Rabat, dans le cadre de la Francophonie… Autres grands voyageurs, LISE et MARCEL SALVAIL : Bahamas durant les Fêtes, Bahamas en amoureux à la Saint-Valentin et, présentement, St.Kitts pour une première visite… Hier, c’était l’anniversaire du nouveau directeur du Théâtre du Rideau Vert SERGE TURGEON…Situation que je qualifierais d’inconfortable, pour ne pas dire tristement loufoque, au moment où le groupe InterBox chancèle sous un lourd déficit financier, causé en bonne partie à la défection de leur protégé LÉONARD DORIN à un journée d’un match de championnat mondial , ce même Dorin est commandité pour combattre à Montréal, ce 20 mars. Une victoire relancerait sa carrière et lui permettrait d’empocher encore des centaines de milliers de dollars. Son refus de combattre dans son pays d’origine en aura coûté davantage à ses parrains canadiens… Décès subit, jeudi, de CLAUDIA CÔTÉ, communément appelée Madame Côté par tous ceux qui l’ont connue : depuis Montreal Offset qui imprimait Le Journal de Montréal, rue Roy, jusqu’à son retrait du marché du travail, en 1998 aux Publications Domaine. Elle fut comme la seconde mère et la confidente de mon grand ami, le regretté Yves Aublet, avec lequel nous avions fondé Allô Vedettes. En d’autres mots, nous avions bien préparé deux ou trois « mauvais coups » ensemble. Si je la manquais beaucoup depuis cinq ans, je ne l’oublierai jamais. On va continuer à s’en raconter des histoires quand j’irai vous retrouver tous les deux, là haut, au ciel des gens de plaisir, des gens de cœur et des derniers vrais !


Vendredi 12 mars

Avec Céline Petit-Martinon
VOYAGER SANS BAGAGES

Céline Petit-Martinon, une journaliste de plusieurs années de métier entreprend ce dimanche-ci, 14 mars, une émission en ondes de Radio Nostalgie, une émission intitulée Voyager sans Bagages. Après nous avoir souhaité la bienvenue à bord, le texte de présentation de celle qui signe aussi des textes dans notre section Les Beaux Voyages, ne demandera pas plus de présentation, non plus que d’explications. Le micro est ouvert à Céline Petit-Martinon (photo avec un personnage qu’elle admire, Édouard Carpentier)

« Sur les ailes du rêve, partir à la découverte de grands espaces,
de pays et de régions que mes invités vous apprendront à connaître.
Qui seront ces invités?
Des hommes et des femmes comme vous, comme moi, qui sont des
passionnés du voyage, qui ont beaucoup voyagé et qui voyagent encore.
Des spécialistes du voyage qui nous confient leurs secrets de la
réussite d’un voyage.
Comment et où trouver les vrais bonnes occasions et
surtout comment se méfier des ARNAQUEURS DE TOUTES SORTES.

Ces spécialistes aiment au retour partager les joies, les émotions et
quelques fois les dangers qu’ils ont courus.

Le voyage c’est avant tout une évasion.
C’est d’abord un rêve, qui, peu à peu, prend forme.
Ceux qui sont déjà parti le savent, nous avons autant de plaisir,
pendant les mois qui précèdent, à préparer le voyage qu’à le
vivre .
Et, par la suite, nous en revivons souvent les grands moments.
Le voyage c’est l’ouverture de notre horizon quotidien.
C’est partir à la découverte des autres et, c’est très souvent de se
retrouver soi-même.
Revenir la tête pleine d’images et se rendre compte au retour
que l’on est vraiment bien chez-soi!
C’est s’apercevoir, par comparaison, de toutes les richesses
qui nous entourent.
On dit que les voyages forment la jeunesse ? Moi , je vous dis,
qu’à tout âge, plus on voyage, plus on a , à la fois envie de repartir et,
quelques fois…d’y rester !

Mais, presque toujours on revient en égrenant ses souvenirs et c’est cela
LA NOSTALGIE ! »

ATTACHEZ VOS CEINTURES…C’EST UN DÉPART
VOYAGEZ AVEC NOUS SANS BAGAGES
À partir de dimanche le 14 mars à 9 h
SUR LES ONDES DE RADIO NOSTALGIE 1570 AM


Jeudi 11 mars

RADIO-CANADA :
« AVANCEZ EN ARRIÈRE ! »

Sous la férule du vice-président de la télévision française, Radio-Canada continue de connaître bourdes sur bourdes. La plus récente, véritable soufflet à un homme dont on risque de briser la carrière à tout jamais, le boss a permit qu’un de ses lieutenants, Louis Lalande, congédie GILLES GOUGEON moins de deux mois avant la fin de la saison télé. Pour le remplacer, à titre de chef d’antenne du Téléjournal par BERNARD DEROME.

Continuation de la chaise musicale lancée par Claude Saint-Laurent, l’été dernier, Gougeon s’en va au magazine du dimanche 5 sur 5. Pour qui y faire ? Pour remplir le creux laissé par Derome.

Gougeon, qui n’a peut-être pas la tête de l’emploi pour un bulletin de nouvelles de fin de soirée, avait été sorti de La Facture, où il était efficace et respecté. Plusieurs n’ ont pas compris, à l’époque, ce choix du trio Gourd, Saint-Laurent et Marc Gilbert (directeur des nouvelles). Et il ne fallut que quelques semaines pour que les commentaires négatifs pleuvent.
Mais foi de Daniel Gourd, fin octobre, leur homme resterait chef d’antenne jusqu’en mai. Alors qu’on aurait évidemment évalué la situation, tout en évitant l’humiliation que subit présentement un personnage qui aurait certes mérité du respect.

Vous pouvez gager votre chemise que, sauf pendant quelques semaines, le retour de Derome n’arrêtera pas la descente aux enfers de ce bulletin de nouvelles. C’est toute la façon de procéder qu’il faudrait revoir, créer l’équilibre entre la convivialité et l’efficacité d’une information dynamique. La question qui se pose : les hommes de décision en place ont-ils cette capacité de vision, savent-t-ils sonder le pouls du public, possèdent-ils le talent pour mener la barque à bon port ?

Dans la tourmente, on n’a pas manqué d’écorcher au passage un SIMON DURIVAGE, dont le Aujourd’hui a subi une transformation de décor, perdu des collaborateurs. Entre Jean-Luc Mongrain à TQS et Pierre Bruneau à TVA, Durivage est coincé raide. Tant que Radio-Canada n’inventera sa formule gagnante, rien à faire.

Surprise à l’annonce de la nomination de Bernard Derome, CÉLINE GALIPEAU s’est déclarée malheureuse de ne pas avoir hérité du poste. Mais n’est-ce pas elle qui, assez récemment, se disait pas trop enchantée de la responsabilité du TJ de fin de semaine ? Déplorant presque de ne pas être restée journaliste à l’étranger.

Questions en terminant : où est le relève à Radio-Canada ? Michaëlle Jean a-t-elle la force mentale pour remplir la tâche ? Josée Thibault est-elle prête ? Et qui, dans cette galère, peut se prétendre en mesure de coacher Pascale Nadeau pour l’amener en haut de la hiérarchie ?


Mercredi 10 mars

CHEZ LES
CONTEU…SES

Elles étaient cinq réunies à l’Intrus de la rue Rachel à Montréal, dans le cadre des soirées LES MARDIS GRAS, en ce lendemain de la Journée internationale de la femme. La journée ayant été passablement chargée, après quelques heures à Radio-Nostalgie, et un autre rendez-vous pour 21 heures 30 (eh! oui nous travaillons même en soirée), je n’aurai pu toutes les entendre, malheureusement. C’est-à-dire ANNE-MARIE AUBIN dont j’avais pu apprécier l’expérience auparavant, et la Française d’origine CLAIRE MALLET que j’avais croisée à l’aérogare des Îles de la Madeleine, elle sur son arrivée au Festival 2003, moi sur mon départ.
Me restaient trois bonheurs…
NADINE WALSH et son Histoire de miroir : de l’assurance, aisance scénique, bonne tenue, aurait fallu lire avant qu’elle avait pratiqué la danse, la marionnette, le mime et les arts martiaux. Ça aide pour la prestance et la gestuelle.
JOSÉPHINE BACON, Innue sympathique, amusante et amusée dans sa vieille histoire amérindienne. Ai-je bien entendu que Joséphine s’est mise à raconter un soir qu’elle voulait tenir Chloé Ste-Marie éveillée de nuit, en auto? Chloé dont elle est le coach pour ses chansons en innu? Cinéaste et linguiste, Joséphine aurait donc bien tourné en se faisant aussi conteuse. Pour notre plaisir.
Je vous l’ai gardée pour la fin même si c’est elle qui avait ouvert la soirée, parce comment ne pas s’ébahir devant le travail qu’accomplit PETRONELLA van DIJK dans la région de Sherbrooke, en faveur du conte! La productrice et enseignante se fait aussi raconteuse. De retour de son Hollande natale d’où elle espérait revenir avec des contes traditionnels, elle en est revenue…avec un conte chinois. C’est du mois…ce qu’elle raconte. Chinoiseries sur les cours de dessin, on peut apprécier l’élégance et le savoir-faire.
Le lendemain, soit aujourd’hui, Petronella s’envolait vers la Pologne, afin de se produire eu Musée du Conte de Varsovie dans le cadre de la Semaine de la Francophonie. Dans ses bagages, elle amenait un jeune conteur, Mathieu Lippé : y en a qui ont toutes les chances…

 

UN PEU DE GAZOU
AVEC ÇA…?

La relationniste Diane Massicotte et son radio-man de mari CLAUDE SAUCIER(voir billet à son sujet dans Le Petit Journal) m’ont commandé une caisse d’eau minérale Abénakis, une eau dont on se sert, avec du jus de citron, pour concocter une boisson communément appelée Gazon dans la région de Sorel. C’est que le couple semble avoir apprécier ce petit drink d’allure inoffensive que je leur avais servi, l’été dernier.
Alors voilà que cette commandite pour le moins inusitée (une caisse !) me ramène dans les années 70, alors que nous en consommions en quantité industrielle, du Gazou, au Club Nautique de Sorel, où oeuvrait Claudette, la femme de mon regretté grand chum JEAN-CLAUDE LARIVIÈRE. Celui en compagnie duquel nous avions opéré le tout petit magazine Le Voisin du Sud, en Floride; celui en compagnie duquel nous nous sommes ressassé toutes sortes de rêveries. Des rêveurs, voilà ce qui nous étions.
Lorsqu’au Québec, nos rêveries se terminaient devant un plat de gibelotte, tout au bout du Chenal du Moine, chez la mère Berthe Beauchemin.
Et c’est lui, Jean-Claude qui, sous le soleil floridien, m’avait présenté un gars qui devait devenir pour moi un ami précieux, Marcel Salvail. Cette autre partie de l’histoire à un de ces jours.


Mardi 10 mars

GILLES, T’ES
UN BEAU SALAUD !

Les applaudissements ont commencé, timidement, puis se sont intensifiés. J’ai pensé tout haut : c’est Raymond, c’est Raymond ! Comme de fait, descendu de la limousine, nous arrivait le grand RAYMOND LÉVESQUE. Puis il est resté là un instant, dans l’entrée, appuyé sur sa canne. Dans son regard ébahi, un peu de surprise – comme s’il n’était pas habitué aux honneurs. RADIO NOSTALGIE, en cette journée d’ouverture officielle, recevait en quelque sorte son invité d’honneur.

Toutefois, ils et elles étaient tous des invités d’honneur de cette fête qui a débuté à onze heures, lundi, pour se terminer j’ignore quand, certainement plus tard que les 18 heures prévues, tellement l’accueil était chaleureux. De la part des hôtes GILLES LAJOIE et COLETTE CHABOT, les deux fondateurs de cette nouvelle station de radio AM 1570 : la Radio Nostalgie.

Si nostalgie il y avait dans l’air, la bonne humeur prédominait. C’était beau d’assister à ces retrouvailles entre gens de la radio, animateurs comme artisans. Me serait impossible de les énumérer tous : ils étaient quelques centaines ! Et le vin et la bouffe n’ont pas manqué. Les sourires non plus.

Si, en plus des animateurs (mentionnés hier), je pouvais reconnaître les Guy D’Arcy, Mireille Lemelin, Raymond Berthiaume, le policier-chanteur Stéphane, le gai-luron Robert Arcand, Jean Nicol, Pierre Calvé, Claude Valade, la relationniste Françoise Chartrand, l’ex-éditeur Guy Pothier qui fait des affaires d’or avec ses « produits naturels » aux États- Unis, et un Jean Roger qui en a épaté plusieurs de son habitat La Maison des Artistes en montant dans cette limousine mise à la disposition par la station, j’ai eu grand plaisir de renouer avec Marc Chatel, cet ancien collègue de Quebecor devenu peintre, ainsi qu’avec Gilles « Sad Pup » Vachet journaliste au Journal de Montréal, accompagné de Paul-André Busque de l’Hippodrome Montréal –où je compte bien me rendre ces jours-ci.

De brèves rencontres avec Renée Claude, Pierre Létourneau, Roger Gosselin et Pierre Senécal aboutiront à quelques petits articles que publiera d’abord Allô Vedettes, avant de paraître sous la présente rubrique.

Celui-ci, ne me demandez pas comment il se fait, nous étions collés épaule contre épaule, sans que je ne l’aie vu de face, tout de suite j’ai su de qui il s’agissait. Comme par osmose. Quand même, mieux valait regarder avant de l’embrasser : c’était bien lui, GILLES L’ÉCUYER, un ancien magnat du disque qui a piloté nombre de vedettes de ces années inoubliables, par-dessus tout un homme que j’ai aimé et respecté pour avoir travaillé avec lui. Nous avons eu du plaisir, tout en se nourrissant de nos rêves.
Le sort a voulu que Gilles quitte l’industrie du disque, pour se lancer dans l’immobilier il y a quelques lustres déjà. Cependant, vous ne pouvez sortir la musique d’un gars qui l’a dans le sang.
Alors vous savez ce qu’il a fait, ce salaud de Gilles, juste avant de quitter ?
Il m’a remis un disque, un disque de lui, intitulé TROMPETTE (POPS À LA FRANÇAISE, GILLES L’ÉCUYER. Sa musique joue présentement, au moment où je tape ces mots, je reconnais ces mélodies : « Mélancolie », « N’oublie jamais » «Fin de bal », « 3 fois merci »… Trois fois merci, Gilles, d’avoir été là. Mais pour la mélancolie, tu y as été un peu fort, chum, avec ces accords qui sont ceux de ton cœur. Comme du nôtre qui chérissons nos souvenirs . Me semble qu’on ne devait pas tomber dans la nostalgie, la mélancolie; et puis tu me donnes ça. Comme un cadeau empoisonné. Qui me bloque les neurones. T’es un beau salaud de me faire basculer dans le passé, je t’aime quand même.
Puis, tout comme autrefois, il m’a dit, le Gilles: « Faudrait bien qu’on aille prendre un lunch… »
N’importe quand, cette fois-ci, c’est moi qui paie !


Lundi 8 mars

Des roches dans les poches
TOUR DE FORCE !

Quelle performance de ces deux comédiens, EMMANUEL BILODEAU et BERNARD FORTIN dans Des roches dans ses poches, pièce présentée au Rideau Vert jusqu’à la fin mars ! Avec la grande complicité du metteur en scène YVES DESGAGNÉS, ils nous offrent un spectacle à la fois tout en rondeur et comme cousu par le même fil…et pourtant, les deux acteurs campent une douzaine de personnages à eux seuls. Sans un raté, sans un point mort.

Croisé après la représentation, Desgagnés se félicitait d’avoir été jusqu’au bout du texte de l’Irlandaise Marie Jones (adapté par René-Daniel Dubois), c’est-à-dire jusqu’à sa conclusion humaine et émouvante, où le rêve hollywoodien s’écroule pour les deux protagonistes principaux; ce qui n’avait pas été tout à fait le cas lors de la création montréalaise, en 2002, dans le cadre de Juste pour Rire. Ainsi, il apportait non seulement un élément nouveau mais donnait tout son sens aux propos de l’auteure, laquelle s’était inspirée de ses expériences d’actrice sur les plateaux de tournage dans son pays.

De l’Irlande, nous voilà en Gaspésie, devenue l’Eldorado cinématographique, le dollar canadien étant faible et la maint d’œuvre peu coûteuse. Paul (Emmanuel Bilodeau) et Robert (Bernard Fortin) sont deux loosers qui se sont engagés pour de la figuration, tout en rêvant d’un meilleur sort. Autour d’eux, des personnages locaux, des opérateurs de cinéma et la vedette féminine –campée avec brio par Fortin. Tandis que Bilodeau crée forte impression dans la peau d’un vieux figurant.

Ne nous trompons toutefois pas, les deux acteurs, avec une synergie rare, passent avec brio et finesse d’un personnage à l’autre dans un tour de force que l’on va applaudir à tout rompre, une fois la dernière image figée sur la toile de fond commandée par Desgagnés, lequel aura misé juste dans sa parcimonie d’accessoires.

À prévoir, des supplémentaires et, éventuellement, une tournée.

LA RADIO
NOSTALGIE
EST NÉE !

Une telle formule est efficace aux États- Unis et en Europe, GILLES LAJOIE s’est de nouveau associé à COLETTE CHABOT pour fonder RADIO NOSTALGIE (CFAV AM 1570) dont la programmation a été lancée officiellement, aujourd’hui.
Cette radio indépendante veut nous rappeler un temps que les moins de 40 n’ont pu connaître, pendant 24 heures sur 24, elle diffuse les chansons des années 40 à 80. Pour les faire jouer :
Alain St-Louis, tôt le matin, cédant la place à Marthe Rivard et ensuite à Serge Bélair. L’après-midi est l’affaire de Gilles Lajoie, de Roger Gosselin et de Pierre Senécal. En soirée, Juke BoxGéant avec Gilles Brown.
Les week-ends sont animés par Pierre Lahaie et sa bouffée d’air frais, par Michel Desrochers, Jacques Lepage, Christian Hamel, Yves Hamel et notre collaboratrice au tourisme, Céline Petit-Martinon.
Lajoie et Chabot furent les propriétaires de CIME FM dans les Laurentides, avant de vendre à Jean-Pierre Coallier.
Des centaines de personnes ont défilé dans les nouveaux studios, on se rappelle cela demain.


Dimanche 7 mars

MERCI,
LORRAINE DESMARAIS

Soirée étincelante au Gésu, hier soir, alors que LORRAINE DESMARAIS nous offrait une soirée de jazz exceptionnelle : un concert jazzwomen ! Elles étaient toutes des femmes, de grandes pointures canadiennes toutefois, et, certes, elles n’avaient rien à envier à leurs homologues masculins.
La pianiste québécoise s’était entourée de la trompettiste New-yorkaise (originaire de la Colombie Britannique), considérée comme la meilleure de ce côté-ci de la frontière; de la saxophoniste Jane Bunett, spécialiste du jazz latin; de la Torontoise Rosemary Galloway à la contrebasse (« c’est vrai qu’elle swingue, ça n’a pas de bon sens » pour reprendre les mots de Lorraine Desmarais); ainsi que de la batteuse JoAnn Blondin qui fut associée au Cirque du Soleil –pas une mauvaise référence, n’est-ce pas !
Que du matériel original lors de ce spectacle trop court de une heure, trente minutes, chacune du quintette nous présentant ses compositions. Un impromptu vivifiant et d’une grande finesse malgré que ces femmes n’avaient répété que quelques heures, le jour même. Complicité et admiration mutuelle palpable, une rencontre unique.
Après cela, on pourra avancer que le jazz n’a plus besoin des hommes…

À BÂTONS ROMPUS
Un bon anniversaire à la traductrice, enseignante et musicienne Louise Rioux, dite Madame Lou…Lynn Dunn ayant promis d’ajouter un poème de mon écrivain préféré Blaise Cendrars, dans « Au coin de la poésie », j’attends avec impatience… Parmi les plaisirs trop courts, dîner style cabane à sucre à l’Érablière au Pain de Sucre de Saint-Jean en compagnie du couple Anne Roberge-Richard Johnson, cet après-midi. Toujours agréable de revoir ce tandem de Planète Québec…À la présentation d’extraits de la revue musicale Bombay Blue, poignée de main, quelque trente ans plus tard, avec le producteur Luc Phanoeuf. De même qu’avec son vice-président Pierre Bélanger, qui nous avait donné un bon coup de main, au Journal de l’Auto Sport, alors qu’il officiait chez Molson…Au sujet de Bombay Blue, Monique Lepage, la mère de la créatrice Anne Létourneau a bien hâte d’aller l’applaudir.


Samedi 6 mars

Restos de Montréal :
REMUE-MÉNAGE

De bonnes mais surtout de mauvaises nouvelles concernant les restaurants de Montréal. Des institutions tombent, le visage de l’ouest montréalais change, la clientèle régulière se retrouvant bien à l’étroit…Alors que Bernard D’Oucher a fait une vente de liquidation au DRUMMOND, Eddy Gauthier a eu moins de veine avec son CHEZ GEORGES : faillite malgré de bonnes recettes. L’Hôtel Loews Motel Vogue n’a donc pas eu de difficultés à vendre la concession, les propriétaires de l’Orchidée de Chine et de L’Autre Saison s’y installent… Fermeture et déménagement : le DINO de la rue Sainte-Catherine a été fermé, s’y transporte depuis la rue Saint-Laurent, le NONYA (cuisine traditionnelle indonésienne)… Voie de service de l’autoroute Métropolitaine, Claude Saindon a loué son SAINMARIN… À l’Île des Sœurs, où deux restos ont changé de noms et de mains à quatre reprises en cinq ans, l’un d’eux se retrouverait de nouveau en péril… SERGE GENEST, l’ancien proprio du St-Tropez, notamment, est de passage dans nos murs. À Paris, il donne dans le commerce de la poissonnerie. Si vous voulez lui serrer la pince, pointez-vous aux Beaux Jeudis (à l’étage) de la rue Crescent.

À BÂTON ROMPU

Mes vœux de prompt rétablissement à l’amie et journaliste Michèle Sénécal de Destination Soleil… De la façon dont ils ont bardassé Fun Noir, pas trop surprenant que les cotes d’écoute ne répondent pas aux espérances de TQS…Amba, cette sympathique chanteuse que vous avez peut-être applaudi à L’Escogriffe de la rue St-Denis (Montréal) se la coule douce à Hawaii et il s’écoulera encore beaucoup d’eau sous les ponts avant de la revoir….C’était au mérite, bravo pour la nomination d’André Ménard au panthéon du jazz canadien !… Véronique Borboen, laquelle a réalisé les costumes de la revue musicale Bombay Blue, est la directrice littéraire du Théâtre Denise-Pelletier et chargée de cours en mode et cultures à l’UQUAM… Personne n’avancera que Caroline Néron n’a pas le sens de la famille, elle qui vient de confier la direction générale de Les Productions Caroline Néron Inc….à Richard Néron !…Dernière journée pour la patinoire du Bassin Bonsecours… La saison de Formule Un se met en marche ce week-end, je pense que nous allons assister à des courses intéressantes. Pour voir mes prédictions, orientez-vous vers notre section : Le Journal de l’Auto Sport…Souper-spaghetti bénéfice pur l’équipe du pilote de stock car Steve Ladouceur, à la salle Optimiste de St-Eustache le 13 du mois…Quand une pièce de théâtre progresse en équilibre périlleux, comme c’est le cas présentement pour La Mémoire de l’eau, le jeu des comédiennes peut permettre au navire de bien naviguer. Ainsi font Marie-Chantal Perron, Marie Michaud, Marie-France Marcotte, Markita Boies (PHOTO) chez Duceppe… Bon anniversaire à mon ami Gaétan Racette.


Vendredi 5 mars

Théâtre Denise-Pelletier
QUE DE SOUVENIRS ! (2)

Il aurait fallu des pages et des pages pour rapporter tous les souvenirs évoqués par les comédiens et artisans présents en cette journée de 40e anniversaire du Théâtre Denise-Pelletier, dimanche dernier. Comme pour traduire le bonheur tranquille et scintillant que l’on pouvait lire dans les yeux de celles et ceux rassemblés dans la petite salle Fred-Barry, décorée de costumes et d’affiches des grands et beaux moments de la Nouvelle Compagnie Théâtrale (NCT) devenue le Théâtre Denise-Pelletier. Voici notre deuxième livraison, après ceux publiés hier, des commentaires recueillis –certains d’entre eux ayant été puisés dans l’album publié par le Théâtre.

ANDRÉE LACHAPELLE : « Je regarde toutes ces photos qui ornent la salle, elles représentent tellement de spectacles extraordinaires qui ont été montés à la NCT. C’est merveilleux cette compagnie, parce que ça amène des jeunes qui décideront de devenir acteurs, de travailler dans le domaine des arts. Ici, à Denise-Pelletier, je n’ai joué qu’une fois, justement dans Les femmes savantes, à la quelle nous venons d’assister. Les acteurs sont extraordinaires. Et Martin Faucher (metteur en scène) a rendu cela d’une gaieté truculente.

LOUISETTE DUSSAULT : « La NCT était celle qui engageait le plus de comédiens sortis des écoles. Et c’est encore comme ça : comme vous voyez, il y a beaucoup de jeunes qui commencent ici. L’idée c’était de donner la chance à un public jeune de voir des acteurs jeunes. Toute ma génération d’acteurs et de créateurs y a fait ses premières armes. L’un de mes plus grands bonheurs fut sans doute d’incarner Lulu dans le fabuleux Auguste, Auguste, Auguste de Pavel Kohout. Je me souviens de l’ouverture de la Salle Fred-Barry, en janvier 1978. J’ai joué avec Paul Savoie dans Encore un peu de Serge Mercier, sous la direction de Jean-Luc Bastien. L’année suivante, à la suite d’un pari avec Jean-Luc, j’ai crée mon propre spectacle Môman, monologue qui, durant quatre ans m’amena un peu partout à travers le monde francophone. Comme Jean-Pierre Ronfard, j’ai appris à aimer ce public (de jeunes), vrai, direct, qui ne ment pas; un peu bruyant parfois mais toujours intègre. J’en profite pour saluer l’audace, le courage et la volonté de ceux qui ont fondé ce théâtre, Gilles, Françoise, Georges (…) aussi de ceux qui y travaillent toujours d’arrache-pied (…) permettant à nos jeunes de rêver. La tradition se perpétue, c’est formidable.

JEAN-LUC BASTIEN est celui qui y a monté le plus de pièces, soit 14. C’est moi qui ai ouvert la salle en janvier 78. Après, en 82, j’ai pris la direction de la compagnie. Mais j’avais commencé à jouer avant, pour la NCT, en 1964-65, dans La mégère apprivoisée avec Gilles Pelletier et Dyne Mousso. J’ai passé une partie de ma vie avec ce Théâtre, ayant été à la NCT pendant 25 ans. De belles années… »

EDGARD FRUITIER, celui qui, mis à part les fondateurs Pelletier et Gratton a joué le plus souvent pour cette troupe : « Je lis que je fus de 21 productions…je ne les avais pas toutes comptées. En fait, j’ai joué beaucoup, dans les deux salles. » Et cette jeunesse qu’il a devant lui ? « Ils sont pleins de talent, c’est beau de les voir travailler ! »

ANDRÉ MONTMORENCY (extrait de l’album du Théâtre) : « Je n’ai jamais revécu une telle foi, une telle effervescence au théâtre depuis (…) Deux mois dans l’immersion totale dans l’univers tourmenté d’un jeune auteur disparu trop vite, Wouf Wouf d’Yves Sauvageau.

Voilà pour l’ensemble des commentaires généreusement offerts par ces beaux acteurs, ces belles comédiennes. Pour un résumé plus extensif, faites jouer la souris et descendez….

Bon week-end à tous…mais pas de congé pour les journaleux.


Jeudi 4 mars

Théâtre Denise-Pelletier
QUE DE SOUVENIRS !

Il aurait fallu des pages et des pages pour rapporter tous les souvenirs évoqués par les comédiens et artisans présents en cette journée de 40e anniversaire du Théâtre Denise-Pelletier, dimanche dernier. Comme pour traduire le bonheur tranquille et scintillant que l’on pouvait lire dans les yeux de celles et ceux rassemblés dans la petite salle Fred-Barry, décorée de costumes et d’affiches des grands et beaux moments de la Nouvelle Compagnie Théâtrale (NCT) devenue le Théâtre Denise-Pelletier.

À tout seigneur, tout honneur, commençons par le directeur actuel, PIERRE ROUSSEAU, en poste depuis huit ans : « J’ai eu la chance, pendant les préparatifs du 40e anniversaire, de pouvoir compter sur la collaboration de Gilles Pelletier et Françoise Gratton (…) De façon générale, l’importance de ce mandat-là est de présenter du théâtre à des jeunes pour faire en sorte qu’adultes, ils s’amènent dans nos salles, à Montréal et un peu partout au Québec : parce qu’il y en a qui font jusqu’à 200 kilomètres pour venir à nos pièces. »

FRANÇOISE GRATTON, pour une très rare fois s’est présentée sans la présence de son mari, Gilles Pelletier retenu en Europe :
« C’est une naissance et une renaissance. On voit tous les petits qui poussent, c’est beau ! Je pense qu’il est très important que les jeunes découvrent le théâtre et certains auteurs. Ça continue.

MARC FAVREAU, qui avait surtout été présent au Gésu, dans Auguste, Auguste : « C’est là que j’ai pu jouer La Comedia d’ell arte que j’avais écrite. Que de beaux souvenirs ! Cette compagnie est vraiment dynamique. C’est agréable de voir tout ce monde ici, tous ceux que ça a pu interpeller. »

FRANÇOISE FAUCHER, dont la carrière s’étend sur quelques générations de comédiens, a des souvenirs bien vivaces : « J’ai vu le début de la NCT et j’ai eu le plaisir de travailler ici en tant que comédienne auprès de ma fille Sophie dans Marie Stuart. Et j’y ai monté Le jeu de l’amour et du hasard et, dernièrement, Le Misanthrope.

JEAN LECLERC semble ne jamais vieillir et pourtant… : « J’étais à la première représentation d’Iphigénie de Racine. J’avais 17 ans, j’étais placier au Gésu. C’est là que j’ai pris le goût du théâtre. Cette première, qui était en fait en après-midi, fut pour moi mémorable. Une fois le spectacle commencé, j’ai eu l’idée d’aller chercher le jeune fils de Denise Pelletier dans les bureaux de la compagnie et, croyant bien faire, je l’ai pris dans mes bras et l’amenai dans le théâtre. Quand madame Denise Pelletier fit son entrée en Clytemnestre, impériale en robe longue pourpre et à traîne et qu’elle eut dit sa première phrase, son fils Stéphane, alors âgé de cinq ou sept ans, s’est écrié de tous ses poumons : Maman ! » au grand ravissement de la salle. Plus tard, j’ai eu le grand bonheur d’inaugurer le Théâtre Denise-Pelletier dans Zone de Marcel Dubé où je jouais Tarzan. 40 ans déjà ! C’est un anniversaire de famille pour moi. C’est tellement sympathique et je suis tellement content de leur succès. »

MONIQUE LEPAGE, la Roxane de Cyrano de Bergerac auprès de Gilles Pelletier : « Gilles est un grand copain, mon grand ami, qui a joué très souvent pour nous, au Théâtre Club (…) Dans la salle, présentement, je vois au moins 5-6 personnes auxquelles j’ai enseigné, au Conservatoire. Et tous ces jeunes, je les trouve admirables. »

CLAUDE PRÉFONTAINE en est un autre qui a connu les premiers jours de la NCT, au milieu des années 60 : « C’était une période formidable, très dynamique. Ce contact avec les jeunes spectateurs, c’est spécial. Mais je vous dis que c’était dur quand on avait affaire à des élèves de secondaire 1 et 2. Quand le rideau se levait, des fois ça y allait aux toasts. »

(D’autres témoignages, demain : même heure, même poste)


Mercredi 3 mars

Théâtre Denise-Pelletier
40 ANS D’UNE BELLE
ET RICHE HISTOIRE