Archives de Novembre

 

QUE RESTE-T-IL DE NOS AMOURS ?

Si vous avez l’occasion de suivre la série de reportages que je réalise dans Destination Soleil.com , sous le titre : Miami P.Q., un demi-siècle à la vitesse de l’éclair, vous aurez réalisé à quel point Sunny Isles a changé.

La trentaine de petits motels sympathiques a fait place à des tours à condominiums dont vous pouvez faire l’acquisition moyennant 450 000$ à 2 millions $ US, presque plus aucun bar où retrouvez les amis, la langue russe y a remplacé le français, à 15 heures oubliez le soleil sur la plage : les tours portent ombrage.

Disparus le Suez, le Beacharbour, le Desert Inn, le Hawian Isle, disparus de la scène nos artistes et plusieurs camarades. Celles et ceux qui restent s’accrochent du regard. Désespérément. Comme si c’était la dernière fois, le dernier « au revoir ».

28/11/05

 

LES DÉGATS DE WILMA

Il y a une vingtaine d’années c’était Andrew, semble que je me pointe toujours en Floride après le passage d’un ouragan. Cette année, on lui a donné le nom de Wilma. Un nom de femme, de femme en courroux.
Wilma n’a pas causé de mortalités, en fait. Elle a très peu détruit d’habitations –les parcs de maisons mobiles furent les plus durement touchés-, n’a pas causé d’inondations, ni provoqué d’incendies majeurs. N’empêche…

Des arbres géants déracinés, des toits soulevés par la force de tornades, des devantures en vitre éclatées, des feux de circulation en panne et, surtout, des manques d’électricité. Voilà ce dont plusieurs floridiens du sud ont souffert le plus, le courant électrique absent pendant près d’une dizaine de jours dans certains secteurs.
Rien mais absolument rien de comparable aux désastres de la Nouvelle-Orléans.

24/11/05

 

LUC, CARMEN, GISÈLE…

Nous voici donc à Sunny Isles, après un trajet de deux jours et demi. Bon nombre d’ habitués de ce coin de Floride vont d’abord vouloir se détendre devant une bière ou deux avant même de s’inscrire au motel ou ailleurs. Vite, nous voulons saluer, embrasser des connaissances : L’ennui a trop duré.
En ce qui me concerne, depuis trois ans, mon premier arrêt est pour le Thunderbird, dans la Collins Avenue, où je suis presque certain de rencontrer mon bon ami Luc Boutin, un rentier de Val d’Or.
Avec un peu de chance, la belle Carmen Boivin y sera installée derrière son bar, si ce n’est la pétillante Gisèle Roberge. Quelle fête !

21/11/0

 

PÈLIRINAGE À BRUNSWICK

Si je ne vous point écarté, hier, dans ma route proposée Montréal-Floride, le deuxième soir, vous vous serez arrêtés avec moi à Brunswick, en Georgie. Plus précisément au Comfort Inn de l’endroit.
Bière en fut, ailes de poulet, écrans géants, accueil chaleureux, vous m’y retrouverez deux, trois fois l’an.
Informez vous de mes dates de départ, nous prendrons un buck ensemble.
D’autant plus que le lendemain, nous pourrons rallier Miami Beach en après-midi.

20/11/05

 

ÉVITER WASHINGTON

Faut aimer conduire la voiture pour se diriger vers la Floride, surtout si on est seul à bord. Moi, j’aime bien.
En partant très tôt le matin, on évite la lourde circulation pendant un certain temps, et cela nous permettra de nous arrêter avec la tombée du jour.

Ma route préférée et je la conseille à tous :
-route 15 vers la frontière américaine ;

-la 87, en très bonne condition et avec un minimum de trafic (en hiver, ayez de bons pneus 4-saisons dans ces montagnes ;

- à Albany, n’ayez pas le malheur de poursuivre sur la 87 vers New York, le Garden State Park direction Washington. Mieux vaut l’enfer autour de cette dernière ville, où les voies de service débordent sur l’autoroute ;

- plutôt, à Albany, bifurquez sur la petite 88, où ¸ca roule fort bien et qui vous amène sur la 81, dans les environs de Binghamton. Là vous roulez dans les montagnes aussi, donc il vous faut de bons pneus si en hiver car les routes deviennent glacées sinon enneigées ;

- un peu passé Winchester, plusieurs préfèrent couper vers le chaud et empruntent les routes 66 et 17 pour atteindre la 95. Les vétérans routiers vous conseillerons plutôt de patienter dans les montagnes (des paysages à couper le souffle, d’ailleurs), jusqu’à l’autoroute 64 beaucoup moins encombrées et avec aucun feu de circulation ;

- cette 64 vous permettra de rejoindre la 95, la chaleur, le soleil.

19/11/05

 

LÉVESQUE AIME BIEN BOISCLAIR

Raymond Lévesque au sujet d’André Boisclair : « Ben moi, il m’est sympathique Monsieur Boisclair. Ces histoires de pot…écoutez, il n’y a pas d’anges dans la vie- pas beaucoup. Moi, j’ai eu des problèmes d’alcool, je m’en suis sorti. L’important c’est sa valeur. C’est une personne intelligente, convaincue, qui a des talents et je pense qu’il va nous faire un bon homme. » Raymond nous avait déclaré cela avant les résultats de la course au pouvoir du Parti Québécois. Aura-t-il changé d’avis depuis ?

17/11/05

 

VIENS T’EN, BELLE ET BUM

Les rythmes de Belle et Bum, qui succèdent à cette autre compilation, Le monde de Belle et Bum (VOIR CHRONIQUE D’HIER) aura pris Le chemin de la Floride au moment où vous lisez ces lignes.

Quelque trente heures de route avec dans le compartiment de mes albums préférés : Simplement Patrick Norman et sa guitare sèche, que ne me tanne pas de faire jouer et rejouer; Michel Sardou- du plaisir –stimulant- ainsi que le plus récent, MSSardou et ses Musulmanes à vous donner le frisson; d’autre part, un brin de folie grâce à Jolie douce- Diane Dufresne en paroles et musique cette production de Première Chaîne de Radio-Canada; un Félix; deux Brel soit Chansons inédites (1953) et Brel infiniment (40 chansons remaniées).

Aussi, pour le retour : Jorane the You and the Now; Love –Trio Lorraine Desmarais (la vilaine ne m’a pas invitée à la présentation de son tout récent); du Mozart; Le chant de Robin & Marion des chansons et motets au temps d’Adam de la Halle trouvère français (1240-1287) par Ensemble Anonymus.
J’aurais apprécié vos suggestions…mais « il » est déjà parti !

15/11/05

 

LES RYTHMES DE BELLE ET BUM

Trilogie Musique a lancé il y a près de deux mois la deuxième compilation de musiques du monde issue de l’émission Belle et Bum : Les rythmes de Belle et Bum. Un disque que je ne viens que de découvrir mais quelle belle surprise !

Me reprenant, je ne me dirai pas surpris que cela m’ait plu car vous me trouvez un fervent des créations de Normand Brathwaite. Dans ce lot de 10 chansons, le classique country Quand le soleil dit bonjour aux montagnes par l’Arabe Lynda Thalie et l’Italien Marco Calliari, ainsi que Pendant que (de Vigneault), par Thalie, Laurence Jalbert, le Cubain Carlos Placerès et l’Haïtienne Emeline Michel -en quatre langues- s’avèrent presque des pièces d’anthologie.

Ce qui n’enlève cependant rien à la performance de Yves Lambert et de Hassan el Hadi dans une relecture de La chanson du président qui devient pour l’occasion À l’abri des bombes. Autres voix, autres langues : Soraya Benitez (espagnol), Lauren Posner (yiddish), Doriane Fabreg, Carole Facal et Momo (différents dialectes africains).

13/11/05

 

RIEN À CIRER DE LA REINE D’ANGLETERRE

Quelques couriels de personnes choquées parce que je ne partage pas leur enthousiasme devant la nomination de Michaël Jean au poste de gouverneure générale du Canada. Première des choses, si elle a porté allégeance à la reine d’Angleterre, trouvez pas, vous, que cela nous rend un peu « vassal » ?

Elizabeth, n’en ai rien à cirer et je considère scandaleux et amoral que Madame Jean vienne piger dans mes poches pour des frais de représentation qui, en tant que Québécois souverainiste, ne concernent absolument rien de mon état comme de ma confession.

D’un ridicule consommé, l’ex lectrice de nouvelles de Radio-Canada se pavane d’autre part avec le titre de « commandante en chef de l’armée canadienne ». Cette armée, nous l’a rappelé Raymond Lévesque, qui a appliqué les mesures de guerre chez nous en 1970 et qui a mis sous verrou sans discernement des centaines de Québécois. Rions dont d’elle, un peu…

11/11/05

 

UN PEU DE TOUT

Celles et ceux qui, sur le tard, ont vu L’Audition auront compris pour Luc Picard dès son premier essai à l’écriture comme à la réalisation, a mérité autant d’éloges… Un beau défi pour Lise Castonguay qui interprète seule la pièce de Larry Tremblay, Leçon d’anatomie à La Bordée…Un joyau que ce Studio littéraire de la PDA, où on entendra, de sa voix sans pareille Suzanne Jacob dire des passages de son plus récent roman, Fugueuses : le 9 du mois… »Bien vieillir, un beau défi » voici dont nous entretiendrons Nanette Workman, Louise Portal et Véronique Le Flaguais, trois femmes dont on peut dire, pour le moins, qu’elles vieillissent bien, à Guy Corneau…en toute confidence (Canal Vie, le 8)…Nous sommes allées conduire à son dernier repos, un grand homme en la personne du lutteur Bob « Legs » Langevin, décoré à multiples reprises pour son dévouement à des causes humanitaires. Il aurait eu 92 ans ce jour-là.

09/11/05

 

CLAUDE POIRIER
AU SUJET DE QUI A TUÉ

Présentée l’hiver dernier à TVA, la série Qui a tué, animée par Claude Poirier et Jean-François Guérin a obtenu, selon le télédiffuseur, un grand succès d’écoute. Rappelons que chaque épisode présente le cas d’un meurtre non élucidé et qui a été commis au Québec.

Les téléspectateurs découvrent les dessous d’une enquête et sont invités à communiquer avec les autorités policières pour transmettre leurs informations. Qui a tué revient donc à sept reprises en 2005-06, la première présentation ayant eu lieu en septembre.

Claude Poirier nous en dit quelques mots : « Quand on a décidé de faire ça, c’était pour venir en aide aux familles, ce n’était pas pour travailler pour la police. On a réussi, l’an passé, à permettre l’arrestation d’un individu qui était impliqué dans le meurtre d’un commerçant de la rue Jean-Talon, à Montréal. Nous ne ferons pas des émissions concernant des règlements de compte, ça n’intéresse pas les gens. Il faut que ce soit des crimes qui ont touché des familles.

08/11/05

 

BRAVO RAYMOND !

Raymond Lévesque, on le sait maintenant, ne sera pas allé chercher son prix de la Gouverneure Générale du Canada. Changement de cap dont pour celui, quelques semaines auparavant, louangeait le « fairplay » des membres du jury qui ne l’avaient pas sanctionné pour ses idées souverainistes.

Mais il s’est dit des choses, le tableau s’est modifié depuis. La nouvelle gouverneure, Michaële Jean reconnaissant, lors de son discours inaugural, un seul peuple au Canada, c’était griffé au cœur cet homme de conviction. Comme pour plusieurs autres d’ailleurs car l’ancienne nouvelliste gifle ainsi indépendantistes et souverainistes qui croient en un peuple distinct pour les Québécois. Une somme de 15 000$ devait accompagner ce Prix, sûrement que Raymond aurait trouvé quoi en faire, lui qui vit de façon fort modeste.

07/11/05

 

UN VIEUX LOUP

Pas de souper fin ni de bouteille de vin dans un restaurant huppé pour Pierre Marcotte, samedi soir dernier. Rencontré au comptoir de la malbouffe d’un centre d’achat voisin de chez lui, en conversation par cellulaire avec une amie, cherchant viandes et sandwich de l’autre main, l’homme se préparait à une soirée paisible. Mais il avait envie de rire, de se détendre aussi.

C’est que le lendemain, il animait le show de Loto Québec à TVA et que, pour sûr, l’audience allait être considérable. « Les filles, les jeunes, France d’Amours, Andrée Waters et Lulu Hughes m’ont invité à dîner en leur compagnie…tu parles, un vieux schnouf comme moi…non, je rentre chez moi. »

Bien reposé, Marcotte a livré la marchandise, comme on dit, et les producteurs auront eu raison de se féliciter de leur choix. Remarquable ce retour de l’animateur de 68 au petit écran, dans un monde où la jeunesse se paie tous les droits.

Ses entrevues à Vox nous l’avaient fait voir sous un jour différent de Les Tannants d’antan et autres Prof Maboule, nous n’aurions donc pas dû nous surprendre que TVA lui offre de remplacer Claude Jasmin pendant l’absence forcée de celui-ci. C’était risqué mais l’homme a confiance en lui et a relevé le défi avec aplomb. Pierre Marcotte ne l’avouera pas au grand jour, la nouvelle attention qu’on lui porte le flatte. J’ajouterais personnellement qu’elle doit le réconcilier avec un monde qui l’avait tenu dans l’oubli pendant de trop nombreuses années.

06/11/05

 

RIVARD EN CONTRÔLE

Trop long comme tous les galas d’ailleurs, celui de l’ADISQ aura toutefois permis à Michel Rivard de tenir la ligne droite et, comme il l’avait voulu attirer l’attention sur la musique plutôt que sur l’animateur. N’empêche, admirons le travail de ce gars-là qui impose respect et dont l’humour nous maintient dans le demi-bonheur. Le gala fut d’ailleurs à cette image, de détente, de bonne humeur. Le clin d’œil à Raymond Lévesque, s’accompagnant au yukélélé s’amenait comme une autre preuve que Rivard tient à cœur la chanson et ses créateurs.

05/11/05

 

DANIEL, À PROPOS DE JACQUES…

La saison de course automobile de Formule Un est terminée et les commentaires vont aller bon train au sujet de Jacques Villeneuve. Le nouveau propriétaire de l’équipe Sauber (qui est le manufacturier BMW) voudra-t-il de lui, ou préférera-t-il accorder sa confiance à un jeune ?

Voilà un beau sujet pour 110% de TQS, alors que Michel Villeneuve prendra un plaisir cynique à narguer le confrère Daniel Poulin. Celui-ci, on le sait, se pose comme un défenseur indéfectible de l’ancien champion du monde. Faut l’entendre déclamer avec enthousiasme : « Je ne suis pas son seul « défenseur » (…) Je considère que Villeneuve est l’un des plus grands et plus fiers compétiteurs québécois qu’on ait eus. »

Et au sujet des nombreuses fois où Villeneuve a déblatéré contre un coéquipier ou adversaire : « La dernière fois que je lui ai parlé, je lui ai fait cette remarque : Les gens pensent que tu ne t’entends jamais avec tes partenaires.. » Il m’a répondu : « À part Ricardo Zonta, je me suis bien entendu avec tous mes partenaires ».
D’ajouter Poulin. « Il (Villeneuve) le (Zonta) considérait comme un con ! »

Mais d’où vient cette « passion Villeneuve » chez Daniel Poulin, lui qui a tout de même toujours aimé le sport automobile ? « Un hasard. D’abord, étant basé à Toronto pour Radio-Canada, j’ai eu la chance d’accompagner Villeneuve pendant deux saisons de Formule Indy, au Canada, aux États- Unis et ailleurs. J’ai appris à le connaître à ce moment-là. Je l’ai connu de proche. Faut dire qu’il était beaucoup plus accessible alors. »

Beaucoup de candeurs dans ces propos de Daniel Poulin mais il ne manquera pas qu’on se moque gentiment de lui à 110 %. Surtout si Michel Villeneuve détient les statistiques par rapport à son coéquipier de la saison dernière chez Sauber, le jeune Felipe Massa : le Brésilien a surclassé Villeneuve en qualification 12 fois contre sept, l’a dominé en course 13 fois contre cinq. Pour rempiler, Mister Newtown s’est accroché avec son partenaire, avec Takuma Sato, a écrasé le pied d’un de ses mécanos au ravitaillement. Bonne chance, Daniel Poulin !

03/11/05

 

 

 

 

 

 

 

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