Archives d'Octobre

Feuille de route
de Pierre Luc

 

D’AUTRES POTINS

Rosalee Jacques (Mao Bougon) songe-t-elle à une carrière de comédienne ? « Probablement, oui. Mais j’ai d’autres métiers en tête : professeure, dessinatrice de mode ou de meubles… »…Louison Danis (Maman Bougon) : « Il ne faut pas se leurrer, une émission ça dure le temps que ça dure…Mais le temps que ça dure, mon Dieu que ça fait du bien ! »…Érik Tremblay, prix de la Découverte au TNM, nous invite à la Salle Fred-Barry, à l’occasion de la présentation de L’Éveil du printemps, à compter du 4 novembre Nous aurons compris qu’il joue dans cette pièce mise en scène par Daniel Paquette… Marc Béland, lui, est à Espace Libre dès le 23 octobre pour L’Intimité de Emma Haché…Jamil avec sept nominations au MétroStar : « Hé, il en manque une’ celle d’auteur-compositeur. C’est peut-être parce que je dis trop de gros mots dans mes chansons. »… Il n’y a pas grand’chose que Normand Brathwaite n’est pas faites dans le domaine artistique : « Ah, ça, j’ai roulé ma bosse ! »…Un projet d’album pour Roxane St-Gelais, à qui nous souhaitons un bon repos…Saviez-vous que la comédienne Monique Mercure (elle avait épousé le compositeur Pierre Mercure) possède en diplôme en musique ? Une carrière remarquable, qui se poursuit à l’âge de 74 ans…

18 octobre

 

MIMI RAGTIME

On a beau ne plus vouloir compter les années de métier (tellement elles s’empilent) une découverte nous attend toujours dans un tournant ou l’autre. La plus récente, celle de Mimi Blais, entendue et vue récemment dans le cadre des Mélodînes de la PDA. « Pianiste de talent, et comédienne de passion » lit-on sur le pamphlet de présentation. Musicienne talentueuse, oui, gouaillerie dans la présentation des numéros la caractérisent à l’intérieur de ce style de musique qu’est le ragtime. Pour les infidèles de mon espèce… Mimi Blais, originaire de la ville de Québec se dirigeait vers le classique lorsqu’elle a bifurqué vers la première musique populaire américaine, le ragtime.

Elle en fait aujourd’hui la propagation dans des concerts qui peuvent couvrir jusqu’à une centaine d’années d’histoire. Ce qui nous fait débuter avec un dénommée Jean-Baptiste Lafrenière de Maskinongé, en 1907, que l’on surnommera le « Strauss national ». Il n’y a pas bien loin, en effet, entre la musique de Strauss comme celle de fanfare, au ragtime. Pour passer à une autre sommité canadienne, Willie Heckstein, de Pointe Saint-Charles. Mimi joue de leurs pièces, comme elle flirtera avec les François Dompierre et André Gagnon pour transformer La Chevauchée de ce dernier dans un style « à la Mimi ».
D’autre part, j’allai lui demander le titre d’un morceau familier à nos oreilles, Floyd de Richard Gresko. Ah, que c’est charmant ! Quatorze années de métier, Mimi Blais rappelait : « J’ai fais mon premier concert de ragtime ici, au Piano Nobile. » Elle y était venue lors de la programmation précédente des Mélodînes, on pourrait l’y revoir en 2005. Quoique sa feuille de route se présente assez bien remplie, merci : à compter de février, les États- Unis, où on l’a surnommée « The New Queen of Ragtime » l’attendent les bras ouverts encore une fois. Californie, Illinois, Missouri, Oklahoma, avec un détour par la Hongrie, on comprend pourquoi elle dit se produire plus souvent à l’étranger que chez elle.
Quelques chanceux pourront l’applaudir le 5 novembre, lors d’un « souper concert » au Le Régalin de Saint-Eustache. Créatrice, inventive, cette grande femme de cinq pieds 10 pouces environ devient un moulin à parler quand les spectateurs l’approchent. C’est ainsi que nous apprenons que Mimi Blais rêve d’un concert classique « à la Mimi, toujours, évidemment), elle qui, sur son septième album rend hommage à André Gagnon avec arrangements pour piano seul.

16 octobre

 

VIVE LIZA !

Quelqu’un est-il en train de se réveiller devant l’irresponsabilité des dirigeants de la Société Radio-Canada ? « Elle doit revenir à un mandat public », aurait déclaré Liza Frulla . Propos politiques, vœux pieux ou est-ce que la ministre du Patrimoine canadien serait en train de mettre ses jupons pour entreprendre le grand nettoyage qui s’impose…?
Le grand racolage entrepris il y a quelque deux ans sous la direction de Daniel Gourd, est devenu un génocide des émissions culturelles et de documentaires. Celui-ci, qui se défendait de courir les cotes d’écoute préparait tout en même temps une programmation devant faire concurrence directe avec les réseaux privés. S’ensuivirent des conversations de bas étage, une langue française maltraitée, un irrespect total des auditeurs.

D’autre part, CBC, la télé anglaise de Radio-Canada, s’apprête à diffuser une émission spéciale consacrée au raciste Don Cherry, qu’elle nous présente comme l’un des dix candidats au titre de « plus grand canadien de tous les temps ». La différence ? Au réseau français, nous pratiquons l’auto-mépris, sous forme de dérision à la sauce humoristique. Voilà !

14 octobre

 

EN POTINANT…

Hélène-Bourgeois Leclerc s’apprête à exécuter de la haute voltige : si les téléspectateurs font peu de cas que la candide (et malheureuse en amour) Josée de Annie et ses hommes, se transforme en Dolorès la pute de Les Bougon, qu’en sera-t-il lorsqu’ils l’auront vue dans son rôle de marâtre du film Aurore l’enfant martyre…? Heureusement, ce n’est qu’un film, c’est-à-dire que les scènes de sévices à l’enfant ne reviendront pas à répétition comme s’il s’agissait d’une émission hebdomadaire. Entre’temps, avant que le tournage ne se transporte au village d’Antan de Drummondville, les résidents de Fortieville ont apprécié assister aux premières séquences…. Le théâtre semble installé pour de bon à L’Anglicane de Lévis : après Petit jeu sans conséquences, l’été dernier, le Théâtre Voix d’ accès récidive ce week-end avec une comédie intitulée Futur conditionnel. Les trois fondateurs, Marie-Frédérique Auger, Nicolas Létourneau et Emmanuel Bédard y remplissent chacun un rôle, auprès d’Annick Fontaine… Nancy Martinez une invitée de La Fureur , est-ce un véritable retour en force ?

12 octobre

 

GILLES VIGNEAULT
ET LE DOUTE

En trois années et deux conférences de presse dont le personnage central était Gilles Vigneault, à deux reprises j’ai entendu le sujet du « doute » soulevé. Cette fois-ci, Michel Rivard posait la question : « Est-ce que Gilles Vigneault doute quelques fois ? » Antérieurement, Vigneault avait énoncé : «Dans le doute tiens-toi droit », ce qu’il répétera aujourd’hui, non sans y être allé d’une de ses réponses typiques : « Le doute doit toujours accompagner la foi, c’est de bonne santé pour elle…Le doute m’habite quotidiennement, j’écris et je chante malgré lui. »…

10 octobre

 

 

 

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