Musique

 

ON JAZZ À LÉVIS

Inspiré par le succès qu’il a connu l’été dernier, le Festival JAZZ Etcetera est de retour dans le Vieux-Lévis du 7 au 10 août.

 Le Festival récidive avec une programmation musicale qu’il veut jazzée, diversifiée et accessible à des publics de tous âges, combinant animations et spectacles de rue, spectacles populaires extérieurs, concerts d’envergure en salle, spectacles promotionnels, initiation au jazz pour les enfants, prestations musicales et activités spéciales dans les bars, restaurants et commerces locaux, alouette !

Au chapitre des nouveautés, le Festival passe cette année de un à trois spectacles en salle, présentant tour à tour Michel Donato, Emilie-Claire Barlow et Jean-Pierre Zanella dans l’enceinte intimiste de L’Anglicane.

Le samedi, en fin de soirée, le trio Guillaume Bouchard est de retour pour donner le ton au bientôt traditionnel JAM Session

Autre première en 2008 : Une messe gospel présentée dimanche matin à l’Église Notre-Dame et réunissant les choeurs  du Cégep Lévis-Lauzon et du Campus Notre-Dame de Foy ainsi que Sébastien Champagne au grand orgue et Louis Larouche à la trompette.

À l’extérieur, la scène de la rue Bégin,  et la scène Hydro-Québec,  accueillent pour leur part une vingtaine de spectacles gratuits, dont le spectacle JAZZ Etcetera du samedi soir, qui met en vedette Luc De Larochellière, accompagné spécialement pour le Festival par les sept musiciens de la formation jazz Joel & the Outsiders.

Parmi les autres spectacles présentés à l’extérieur, mentionnons :

Caroline Nadeau, nominée à l’ADISQ en 2007 pour l’Album Jazz de l’année,

Annie Poulain, jazzwomen bien connue de Québec (PHOTO) ,

Joe & The Midnight Spécial, Clio et Pat The White, dans un spécial blues du vendredi,

le guitariste Mike Goudreau, qui rend hommage à Luis Armstrong,

la formation Kalalou, qui fait dans le Jazz brésilien…
et plusieurs autres!

 

Pour compléter la programmation, le Festival ajoute à ses animations musicales de rue une série de spectacles offerts sur les traversiers Lévis/Québec aux heures de pointe à compter du 7 août.

Enfin, plusieurs commerces, restaurants, bars et petites salles de spectacles de Lévis ouvrent encore une fois leurs portes aux festivaliers en proposant des activités spéciales et des spectacles de jazz !

Tous les spectacles extérieurs du Festival sont gratuits ! Toutefois, une épinglette souvenir JAZZ Etcetera est offerte aux festivaliers sur une base volontaire au coût de 5 $, dont 1 $ sera remis à la Fondation québécoise du cancer du sein.

 

Programmation complète :
www.jazzlevis.com

 

 

 

Saxophoniste pour nos grands noms,
UN PREMIER DISQUE
POUR KARINE CHAPDELAINE

Karine Chapdelaine, une contrebassiste dynamique a accompagné les Nanette Workman, Laurence Jalbert et Lulu Hugues, aujourd’hui c’est elle qui se fait soutenir musicalement alors qu’elle nous présente son premier album solo.

Avec Aural Landscape, présenté au public sous le parrainage de la réputée saxophoniste Christine Jensen, Karine Chapdelaine propose des mélodies de notre enfance à la manière jazz. Le Roi Dagobert et Frère Jacques accompagnent des compositions de celle qui a reçu le Prix Étoiles Galaxie de Radio-Canada au Festival international de jazz de Montréal.

Ce premier album a été lancé à la Maison Jazz de Montréal, où Karine Chapdelaine, fondatrice de l’ensemble Without Words (avec 2 Sisters in Jazz) a offert une prestation.

Dans cette album, Karine Chapdelaine & the Sketches, la jeune musicienne est appuyé par Camaron Wallis (directeur musical de Sophie Millman) aux saxophones et à la flûte, par le pianiste Jean-Philippe Bouffard (Joël Legendre, Marc Dupré), par la musicothérapeute Marie-Hélène Bergeron ainsi que par Jean-Pierre Lévesque (Bob Walsh, Tyler Watson) à la batterie.

Pierre LUC

 

JAZZONS AU CLARENDON

Si Montréal a son festival et ses nombreuses boites de jazz, la ville de Québec vibre aussi au son de ces accents. Car on y jazz dans quatre, cinq endroits dans le grand métropolitain. De souvenir, cela a débuté avec les soirées au bar L’Emprise de l’hôtel Clarendon.

On y jazz, en effet, depuis une bonne trentaine d’années. Nous avons rencontré le responsable de la programmation, Martin Locas. Mais auparavant, situons celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’endroit, situé rue Sainte-Anne dans le haut Québec, tout en faisant corps avec le Vieux Québec puisqu’il a été construit en 1870
Le Clarendon est donc l’aîné de vingt ans du Château Frontenac. Il se trouve serti dans un écrin de vieux pavés, de jardins décoratifs et d’un boisé d’arbres centenaires.

Dans les années 1920 et 30, le confort moderne, la décoration luxueuse et l’hospitalité de l’hôtel étaient fort prisés des riches familles anglaises du Vieux-Québec. Avant même les premières neiges, ces familles fortunées quittaient leurs demeures cossues mais cousues de courants d’air pour y établir leurs quartiers d’hiver. La direction de l’hôtel, le Groupe Dufour essaie d’y conserver le même accueil, le même confort. À cet effet, les chambres Clarendon ont subi une cure de jeunesse afin de répondre aux nouvelles tendances du confort.
La table gastronomique du restaurant Le Charles Dubergé est la plus ancienne au pays. Ambiance art déco, art nouveau de la belle époque, riches boiseries, lustres, lumières tamisées : réminiscence d’un passé où on savait encore prendre le temps de vivre au rythme du cœur du Vieux Québec... À peine assis, l’éloquence du menu TABLE D’HÔTE chatouille nos pupilles dégustatives.

Nous tirant de table, la musique live débutant vers 21h 30, laissons-nous prendre maintenant par le talent des artistes, à L’Emprise. Souvent, il s’agit de trios ou de quartettes.
On fera exception pour les Michel et Pierre Côté, Dania Ortman et Alexandre Grogg, d’autres qui viennent de terminer leur prestation au Festival de Montréal et qui aiment revisiter la Vieille Capitale.

Autrement, comme le mois dernier, les noms à l’affiche se lisent : Quintette Annie Poulin, Marie-Lyne Néron, Joël Thibault et encore la semaine dernière, Virginie Hamel.

Fin juillet et en août, la sélection se lit : Duo Marie-Noëlle Claveau et Clément Robichaud, Quartette Marianne Trudelle, Quartette Équinoxe, la chanteuse Marie-Lyne Néron revient appuyée par le pianiste Sébastien Champagne cette fois, même chose pour Diana Ortman et son quartette, Marie-Noëlle Claveau venant aussi avec le sien.
Comme nous pouvons le constater, les jazzwomen occupent beaucoup d’espace à L’Emrpise.

Dix neuf ans au Clarendon, Martin Locas connaît son monde : les performers comme la clientèle. Se découvrant comme un amateur de jazz venu sur le tard, un qui préférait surtout les voix, l’appétit lui est venu en écoutant. Puis il a développé des liens d’amitiés avec certains.

Il va nous entretenir de Michel Chartier, un crooner qui chante le jazz, lequel on retrouve cinq fois par année à L’Emprise, de Kathy Julien, Julie Simon, Joël Thibault. Et aussi d’américains tels le réputé pianiste Steve Karen, tels les New Orleans Stompers qui ont fait salle comble durant les Fêtes 2003. De l’Ontario, Los Angeles ou L’’Australien on vient y jouer comme en vacances, car le petit bar de 75 places ne peut assurer des salaires faramineux.

Par contre, il y a l’ambiance. Là-dessus, Martin Locas peut s’épancher pendant longtemps, tellement il aime sa salle :
« Notre clientèle typique se forme à 50% de visages connus, un bon nombre étant des assidus depuis vingt ans. Ils écoutent dans un silence religieux. Le jazz imprègne la place dans une ambiance de chaleur. Particulièrement les soirs d’hiver, quand il neige et qu’il fait froid. Il faut vivre cette expérience un soir seulement pour vouloir la renouveler. »

L’Emprise du Clarendon, le seul vrai bar à vocation jazz dans la ville de Québec.

 

 

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