La Patrie

 

IN REQUIEM LE MADRID

Le visage de l'autoroute 20 entre Québec et Montréal ne sera plus jamais le même, de même qu’un aspect de notre patrimoine kirsh, le restaurant Le Madrid venant tout juste d'être vendu à des promoteurs de la capitale qui comptent bien le détruire pour ériger une toute nouvelle halte routière qui devrait loger deux restaurants, issus de chaînes populaires, et un dépanneur.

Le Madrid est  situé à la sortie 202 de l'autoroute 20 à Saint-Léonard-d'Aston, près de Drummondville.
Lors de son ouverture dans les années 1950, il portait le nom de Moulin Rouge et était à la fois un restaurant, une épicerie et une salle de danse pouvant servir de salle de réception. En 1967, le Moulin Rouge fut victime d'un violent incendie. Le restaurant fut rebâti dans le style espagnol, le propriétaire de l’époque affectionnant particulièrement l’Espagne, et fut renommé Le Madrid.

Depuis 1968, Le Madrid occupe une place spéciale dans l'imaginaire des voyageurs de la 20 : l'endroit est décoré de façon extravagante, tape-à-l'œil. On y retrouve par exemple des véhicules de type « monster trucks » gigantesques et de faux dinosaures géants, visibles de l'autoroute. Certains Québécois le considèrent comme un haut lieu du quétaine.

Le Madrid propose également des salles de réunion et des chambres d'hôtel et accueille 400 000 visiteurs par an.
Le chanteur iconoclaste Normand L'Amour (photo) est depuis une dizaine d'années souvent présent aux abords du Madrid, où il vend ses disques et se fait photographier avec les visiteurs durant la saison estivale.

La propriétaire de l'endroit cède ainsi le restaurant, l'hôtel, les Big Foot, la poste d'essence, le dépanneur et la plupart des terrains autour du Madrid. Le mobilier, et les éléments de décoration seront, quant à eux, vendus au public lors d'un vaste encan qui se tiendra le 3 septembre.

Si les acheteurs affirmaient l'an dernier avoir pour objectif de conserver et de rénover afin d'entretenir sa vocation familiale, il semble que des contraintes économiques aient largement modifié la donne.
«On a tenté de le rénover. On a regardé cinq ou six scénarios pour garder l'édifice, ou l'ossature, mais après études, on s'est rendu compte que c'était impossible», explique André Pelchat, président d'Immostar, nouvel acquéreur du célèbre château rouge.

 

MOZAÏK L'EXPOSITION : C'EST UN DÉPART!

L'exposition tant attendue présente d'abord et avant tout les 10 000 photos des citoyens de Vaudreuil-Dorion. Certaines mesurent jusqu'à 10 et 16 pieds de hauteur! Elles sont accompagnées de milliers de « Je suis... » complétés par ces derniers lors de la prise de photos, effectuée par les 40 bénévoles depuis septembre dernier. Les visiteurs peuvent également lire les 18 textes de poésie créés dans le cadre de l'activité « À chacun son mot », où plus de 200 citoyens ont fait de la poésie avec des artistes dans des lieux publics de la ville. Enfin, l'exposition offre un clin d'oeil aux différentes activités de médiation culturelle réalisées jusqu'à maintenant et présente, à la Maison Valois, une autre exposition « Montre-moi ce que tu vois de l'autre et que je ne vois pas » sur le multiculturalisme.

En plus de l'exposition, Mozaïk propose chaque week-end une programmation culturelle participative : spectacles pour enfants, rencontre avec un DJ suivie de sa performance, ateliers de création, tatouage temporaire, ensembles vocaux, atelier de théâtre, rencontre avec un auteur, conte, cours de danse latine... Parallèlement, Mozaïk la parade prendra d'assaut les rues de Vaudreuil-Dorion le 23 juin à 20 heures. Elle couronnera une démarche de plus de 2 mois où 5 artistes et quelque 800 citoyens ont préparé chacun des 11 tableaux qui défileront.

Un peu plus sur « Je suis... »

Vaudreuil-Dorion est en mouvance. En moins de 10 ans, la population est passée de 16 000 à plus de 30 000 habitants. Cette nouvelle réalité regroupe des citoyens de tous les âges et de différentes origines. Qu'ils soient Haïtiens, Vietnamiens, Pakistanais, Vaudreuillois, Dorionnais, tous sont citoyens de Vaudreuil-Dorion. Le mégaprojet de médiation culturelle « Je suis... », lancé en grandes pompes en août 2010, a pour but de provoquer des rencontres pour qu'ils se parlent, échangent et partagent, en utilisant le prétexte des arts et de la culture. Par médiation culturelle, on entend la création de lieux de rencontre entre l'intervenant culturel (peintre, auteur, musicien, etc.) et le citoyen. Seulement à l'automne 2010, quelque 16 000 citoyens ont participé à plus de 75 actions en médiation culturelle. Le projet « Je suis... » s'appuie sur une vision à long terme et implique les partenaires culturels, communautaires, politiques, de l'éducation et des affaires.

Avec ce projet, la Ville de Vaudreuil-Dorion a remporté le prix Ovation municipale 2011 de l'Union des municipalités du Québec dans la catégorie Culture, patrimoine, sport et loisir. De plus, « Je suis... » a été nommé l'une des 13 pratiques exemplaires de la francophonie canadienne en matière de développement culturel local par Les Arts et la Ville. Le même organisme a également attribué à Vaudreuil-Dorion le prix Culture et développement.

Source : France Lavoie

 

LES SEIGNEURIALES, UN VISAGE DE
LA NOUVELLE-FRANCE

L’événement Les Seigneuriales est une grande fête populaire ayant lieu dans le Vieux-Vaudreuil. Elle permet la reconstitution d’une tradition ancestrale appelée « la plantation du Mai » qui est utilisée comme élément central de toute une série d’activités et de réjouissances pour toute la famille.

Défilé et transport du Mai


Remontant à l’antiquité, cette tradition s’est perpétuée en Nouvelle-France et au Bas-Canada. Elle visait à rendre hommage à la famille seigneuriale, à attirer les bonnes récoltes, et, bien entendu, à fournir une occasion de festoyer après un long hiver.

La plantation du Mai consistait à planter et noircir, à l’aide de fusils, un arbre écorcé appelé le Mai.
Plus ce dernier était noirci, plus grand était l’hommage rendu au seigneur et à sa famille et meilleures étaient les récoltes.

Monsieur le curé noircit le Mai

En 2009, la fête organisée par le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, pour un, s’est tenue les 5-6-7 juin.

 

Dans le cadre de ces Seigneuriales, les amateurs de gastronomie étaient conviés  au Souper des Seigneurs. Avec personnages costumés et parlure à l’ancienne.

 

 

 

 

La grande famille à table, les enfants d’abord.


Des musiciens ambulants agrémentent la fête.

Tout en faisant grande place à la musique, le thème fut Le Salon de jeux du Marquis. Celui-ci se fit un plaisir de faire découvrir des jeux de tables tel les cartes, les dés et la roulette.
Un encan silencieux et un encan crié à l’ancienne figuraient également au programme.

De nombreuses activités auront marqué cette 17e édition des Seigneuriales.

 

Le Seigneur et sa famille souhaitent la bienvenue à la population.

 

 

Nous mentionnerons :
Un marché public – Reconstitutions historiques avec campement sur le site – Démonstration de métiers anciens – Musiciens ambulants –Visite libre du Musée – Atelier-conférence : La vie musicale en Nouvelle-France –Spectacle du groupe Galant tu perds ton temps-
Transport du Mai – Inspection de la Milice -  Messe seigneuriale – Bénédiction du Mai  et défilé – Plantation du Mai – Dégustation  de la bouillotte seigneuriale – Activités de reconstitutions historiques pour la famille- Distribution d’arbres – Encan à l’ancienne.


 

Une dame de la Haute!

 

 




Métiers anciens : ferblantier, tissage de la laine

 

 

 

 

 

 

 

Voilà un bambin qui n’aura pas peur des Indiens.

Ça mijote et ça sent bon !

 


 

 


 



Àl’occasion des Seigneuriales, la population est encouragée à se présenter en costumes d’époque.


Pierre Luc et sa caméra ont rôdé par là, offrons-nous la visite…

Montage: Gaétane Nadeau

 

À transmettre à le plus de monde possible...  

LES ACCOMMODATIONS RAISONNABLES

Par l'entremise de l'ami Roger Grégoire, qui a obtenu la permission de Grand Mère Johanne Chayer, voici son texte qui est en train de faire le tour du Québec sur les courriels. Parions que cette dame sera invitée à l'émission de Guy A.Lepage. Le texte est intégral et n'a pas été retouché!

''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens.

Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération.

Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome.

Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmanes et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc..
Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons.

Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitées au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs.
 
Je ne suis pas raciste, ce pendant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n' habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ?
 
Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail.

Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir.

L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise « je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne. C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec «» afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans.
En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment.
 
Grand-mère Johanne Chayer
Courriel : johanne.chayer@videotron.ca

 

 

AU PARC
LAFONTAINE
DEPUIS 1901

En 1901, selon la recommandation d'un comité spécial formé par la ville de Montréal, le parc désigné jusque-là sous le nom de Logan deviendra le parc Lafontaine.

Le parc Lafontaine est situé sur les terrains de l'ancienne ferme Logan. Cette terre, cédée en 1845 au Gouvernement du Canada, sert alors de champ de manœuvres militaires. Les soldats de la garnison britannique y logent et s'y entraînent en pleine nature.

À partir de 1874, la ville loue une partie de la ferme Logan pour créer un parc. Les premiers grands travaux d'embellissement et d'aménagement sont entrepris au nouveau parc en 1888. Il s'inscrit dans la phase d'aménagement des grands parcs naturels de la ville, comme le parc du Mont-Royal et l'Île Sainte-Hélène. Deux ans plus tard on y déménage les serres du Carré Viger. C'est là que sont produites, jusqu'en 1952, toutes les fleurs qui orneront la ville.

Occupant une place de plus en plus importante dans le cœur de la population canadienne-française, le parc Logan est rebaptisé «Parc Lafontaine» en hommage au premier ministre francophone du Canada-Uni. Le «baptême officiel» se fera lors de la parade de la Saint-Jean-Baptiste de 1901.


 

La Saint-Jean
UN BRIN D’HISTOIRE

La Fête nationale du Québec est la fête officielle du Québec. Elle a lieu le 24 juin et est organisée par le Mouvement national des Québécoises et des Québécois et la Société Saint-Jean-Baptiste.
Pour l'Église catholique romaine, le 24 juin est un jour de fête religieuse en l'honneur de saint Jean-Baptiste.
La fête est d'ailleurs encore très souvent appelée « la Saint-Jean » par la population québécoise. Les francophones habitant dans les autres provinces du Canada, bien que dans une proportion moindre, célèbrent également la Saint-Jean-Baptiste, notamment dans le cadre du Festival Franco-Ontarien.
 
La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834 lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste.
Jean le Baptiste a été décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, la fête de la Saint-Jean devient la fête nationale du Québec, incluant les Québécois de toutes origines. 

 
 Naissance de St-Jean Baptiste
  
Jean-Baptiste est né en Judée en l'an 8 avant J.-C. Il est fêté en Occident le 24 juin, mais les nombreuses fêtes associées semblent plutôt venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d'été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et les feux cérémoniels.


La pratique des feux de la Saint-Jean reste très vivace dans de nombreuses villes et villages du monde occidental. 
Saint Jean le Baptiste, personnage du Nouveau Testament, fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus-Christ.

Dans le christianisme, c'est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples.

 

 

 

LA CROIX DES CHENAUX

« Si vous passez par le chemin des Chenaux, arrêtez-vous devant le 150 pour contempler la toute nouvelle croix, trésor du patrimoine Vaudreuillois ».



Aux 19e et 20e siècles, le Québec comptait des croix de chemin un peu partout sur ses routes afin de ponctuer le rythme des gens entre la vie, la famille, le travail et la foi, des haltes spirituelles au cours de la vie quotidienne. 

Avant de défricher leur terre, les pionniers avaient convenu d'ériger une croix sur un promontoire pour que tous puissent la voir de loin aussi bien par la voie maritime que par la voie terrestre. La terre du grand-père de Lionel Groulx fut choisie, mais un envieux manigança et on changea le lieu. Qu'à cela ne tienne: le grand-père, seul, on ne sait comment, un soir planta sa croix.



Le 28 septembre dernier nous assistions à une cérémonie ou une nouvelle croix des Chenaux a été érigée afin de remplacer l’ancienne, plantée par le grand-père du chanoine Lionel Groulx en 1934.

Le projet de redonner vie à la croix des Chenaux a été initié en 2007 à l’occasion des 15es Seigneuriales du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges.  Robert Payant, André et François Leroux, Sophie Bergeron et Marc Castonguay (propriétaire du terrain où se situe la croix), de même que le concepteur de la croix, Yvon Felx, se sont retroussé les manches, ont fait plusieurs recherches sur la croix et son histoire et ont sollicité organismes, entreprises et particuliers afin de payer les coûts de fabrication de la croix.  Le projet a vu son aboutissement le 28 septembre avec le dévoilement de la nouvelle croix.

LE PHARE

«Dans le labyrinthe de la nuit, une croix s'élève sans bruit.

Une flamme surgit emportant le passant vers l'infini.

Subsistent la mémoire et un jardin fleuri, puis, un bon matin, arrive au loin.... la caresse du souffle divin»

Robet Payant

Photos Gaétane Nadeau


LE BEAU PRINTEMPS
de FRANÇOISE LEMOYNE


Le printemps c’est quand la neige fond et qu’elle repousse en gazon.
~~Mot d’enfant~~
L’hymne au printemps

Les blés sont murs et la terre est mouillée
Les grands labours dorment dans la gelée
L’oiseau si beau, hier, s’est envolé
La porte est close sur le jardin fané…

Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner
Photos d’enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps

Mes cabanes d’oiseaux sont vidées
Le vent pleure dans la cheminée
Mais dans mon cœur je m’en vais composer
L’hymne au printemps pour celle qui m’a quitté

Quand mon amie viendra par la rivière
Au mois de mai après le dur hiver
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre…

Vois, les fleurs ont recommencé
Dans l’étable crient les nouveau-nés
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d’araignées

Les bourgeons sortent de la mort
Papillons ont des manteaux d’or
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté…

~~Félix Leclerc~~
Qui n’a pas cru respirer dans la fleur renaissante, les parfums regrettés de ses premiers printemps.

~~Marceline Desbordes~~


Cantique du printemps

Le printemps est revenu de ses lointains voyages,
Il nous apporte la paix du cœur,
Lève-toi, chère tête ! Regarde, beau visage !
La montagne est une île au milieu des vapeurs; elle a repris sa riante couleur.

Le printemps est revenu de ses lointains voyages,
Ô jeunesse, ô viorne de la maison penchée !
Ô saison de la guêpe prodigue !
La vierge folle de l’été
Chante dans la chaleur
Tout est confiance, charme, repos,
Que le monde est beau, que le monde est beau.

~~Franz Von Stuck~~

Le printemps s’annonce toujours rempli de promesses…..sans jamais nous mentir, sans jamais défaillir.

~~Michel Bouthot~~

Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l’air de pleurer de joie.

~~Paul-Jean Toulet~~

Le printemps inscrit son opus si clair, si net que le jardinier semble n’être que l’un des instruments, non le compositeur.

~~Geoffrey B. Charleworth~~

Le printemps la nature chante des psaumes.

~~Félix Leclerc~~

  Collection de textes : Lynne Dunn
Montage : Sandra Hamelin

 

L’HIVER FRILEUX
MAIS BEAU
de Françoise Lemoyne

Caprice blanc

L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres
Des pastels de jardins de roses en glaçons.
Le froid pique de vif et relègue aux maisons
Milady, canaris et les jockos bélîtres.
Mais la petite Miss en berline s'en va,
Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures
Bravant l'intempérie et les âcres froidures,
Et plus d'un à la voir cheminer la rêva.
Ses deux chevaux sont blancs et sa voiture aussi,
Menés de front par un cockney, flegme sur siège.
Leurs sabots font des trous ronds et creux dans la neige
Tout le ciel s'enfarine en un soir obscurci.
Elle a passé, tournant sa prunelle câline
Vers moi. Pour compléter alors l'immaculé
De ce décor en blanc, bouquet dissimulé,
Je lui jetai mon coeur au fond de sa berline.

Émile Nelligan

On voudrait avoir le courage des oiseaux en hiver. -Françoise Lefèvre
L'hiver à ses débuts ressemble toujours à une fête attendue.
Ce n'est qu’après qu'on se demande ce qu'on pouvait bien tant attendre.
- Marie Laberge
Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été.
- Albert Camus
Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps.
- Anonyme
Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver .
- David Henry Thoreau

À la poésie : Lynn Dunn
Au montage : Sandra Hamelin

 

 

Retour à la page d'entrée