La Patrie

 

Les Bois-Francs
vous attendent pour le temps des sucres

           

L’arrivée du printemps nous ramène le rituel du temps des sucres. C’est le cas dans la région des Bois-Francs où l’on retrouve de nombreuses érablières. Plusieurs sont familiales ou industrielles mais quelques-unes ont mis en place des infrastructures afin d’accueillir des visiteurs.

Sur le territoire de la MRC d’Arthabaska, Tourisme Bois-Francs en a répertorié huit qui accueillent les visiteurs et les invitent  à déguster un repas traditionnel à la cabane à sucre.  On les retrouve facilement dans la section Attraits et Activités / Agrotourisme du www.tourismeboisfrancs.com  La liste des cabanes à sucre peut aussi être obtenue en communiquant sans frais au 1 888 758.9451.

UN RITUEL
Le temps des sucres est un rituel saisonnier au Québec. Dès que la lune se montre favorable ou qu'arrive le vent du sud-ouest, l'acériculteur entaille l'écorce des érables. Il recueille ainsi une eau légèrement sucrée qui se transforme, après ébullition, en un sirop délicatement parfumé.
S'inspirant des Amérindiens qui se servaient de ce sirop pour la cuisson du gibier; les pionniers français en ont fait la base de plats savoureux apprêtés sur feu de bois. Aujourd'hui, petits et grands raffolent de ces généreux repas servis dans les cabanes à sucre : soupe au pois, fèves au lard, jambon au sirop, oreilles de crisse (fritures de lard salé), omelettes, tartes au sucre, crêpes et grands-pères (boules de pâte pochées dans le sirop), le tout suivi de la traditionnelle lichette de la palette ou tire d'érable sur la neige.

Avant d'être transformée, l'eau s'écoule goutte à goutte de l'arbre par des chalumeaux. On accrochait autrefois à ceux-ci des seaux dont on versait régulièrement le contenu dans des tonneaux tirés par des chevaux. Modernité oblige, plusieurs érablières utilisent aujourd'hui un ingénieux réseau de tubulures qui relie les chalumeaux à une pompe et achemine par pression à vide la sève à l'évaporateur. Rien n'est ajouté au précieux nectar; seule l'eau en est évaporée. Il faut environ 40 litres de sève pour produire un litre de sirop pur, apprécié pour sa saveur, sa couleur et sa transparence.

Le temps des sucres est l'occasion rêvée de faire une balade en traîneau, une randonnée en forêt, ou encore déguster l’un des nombreux produits dérivés et en faire provision.  Les Bois-Francs avec ses nombreuses érablières, une destination de choix pour se sucrer le bec.

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Source et recherche:
Yves Bernier
Tourisme Bois-Francs

 

Poussé par un grand vent de festivités, de solidarité et de création, l’édition 2009 de Joyeux Décembre! se déroulera du 5 au 24 décembre prochain. Sur l’avenue du Mont-Royal illuminée pour l’occasion par deux projets artistiques, l’événement offrira une programmation variée pour toute la famille. C’est la pétillante conteuse Renée Robitaille qui sera porte-parole de Joyeux Décembre! cette année et qui partagera avec passion sa vision du temps des Fêtes.


L’activité phare de l’événement, la Marche de Noël aux flambeaux marquera le coup d’envoi de Joyeux Décembre!, le samedi 5 décembre à 18 h 30. Le départ se fera du parc des Compagnons-de-Saint-laurent (angle Mont-Royal et Cartier). Dans une ambiance familiale et festive, chorales et personnages fantastiques se mêleront au défilé. Les marcheurs seront accueillis à leur arrivée au parc Lafontaine par un spectacle conté et musical de Renée Robitaille, suivi d’un feu d’artifice tiré depuis l’étang central.
 

 

Horaire des activités sur www.joyeuxdecembre.com   
 
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LA RUELLE VERTE

DE SAINTE-MARIE


Le plus gros projet de verdissement dans Sainte-Marie est la création de la première ruelle verte du quartier. Pourquoi une telle initiative ? Pour l’environnement, la sécurité, la convivialité, la beauté et le patrimoine végétal. Voilà !

Une trentaine de résidents du quartier se sont impliqués dans ce projet. Ils ont désasphalté, excavé et planté vivaces, arbustes et arbrisseaux indigènes.
En tout, 3 200 pieds carrés ont été excavés et remplacés par 980 plantes vivaces, 52 plantes grimpantes, 75 arbustes et 2 arbres. Pratiquement la totalité des végétaux sont indigènes.

 

 

En plus, 2 barils de récupération des eaux de pluie, et une compostière communautaire ont été installés dans la ruelle pour en faire un lieu exemplaire dans la gestion des matières résiduelles.

 


LE POURQUOI

L’environnement
La présence de végétaux améliore la qualité de l’air et diminue la chaleur intense causée par la concentration de béton.

La sécurité
La ruelle est un projet de voisinage, qui provoque une réappropriation de l’espace, ce qui augmente les facteurs de protection et diminue les facteurs de risque liés à la délinquance et à la taxicomanie.

La convivialité
La ruelle verte rapproche les voisins autour d’un projet commun, en créant un espace convivial autant pour les adultes que pour les enfants

La beauté
Bien sûr, la plantation des végétaux embellit l’espace et le rend visuellement agréable.

Le patrimoine végétal
La ruelle LA RIVIÈRE (ou Ruelle Verte) a la particularité d’être composée majoritairement d’espèces indigènes, contribuant donc  à la mise en valeur du patrimoine végétal québécois.

Exemple de démarche créative, la Ruelle Verte s’inscrit dans le cadre des démarches de éco-quartier de Sainte-Marie.

LE DIAPORAMA  nous illustre quelques phases du développement, allant de l’excavation à la plantation, au rassemblement des bénévoles autour de la table, à la cérémonie de lancement de la Ruelle de la Rivière.

L’honneur et le mérite de couper le ruban…vert, sont allés à Françoise Lemoyne, responsable des communications, et à Marie Bourbeau, conseillère horticole, toutes deux du Comité des Riverains de la Ruelle de la Rivière.

Voir toutes les photos

 

LES SEIGNEURIALES, UN VISAGE DE
LA NOUVELLE-FRANCE

L’événement Les Seigneuriales est une grande fête populaire ayant lieu dans le Vieux-Vaudreuil. Elle permet la reconstitution d’une tradition ancestrale appelée « la plantation du Mai » qui est utilisée comme élément central de toute une série d’activités et de réjouissances pour toute la famille.

Défilé et transport du Mai


Remontant à l’antiquité, cette tradition s’est perpétuée en Nouvelle-France et au Bas-Canada. Elle visait à rendre hommage à la famille seigneuriale, à attirer les bonnes récoltes, et, bien entendu, à fournir une occasion de festoyer après un long hiver.

La plantation du Mai consistait à planter et noircir, à l’aide de fusils, un arbre écorcé appelé le Mai.
Plus ce dernier était noirci, plus grand était l’hommage rendu au seigneur et à sa famille et meilleures étaient les récoltes.

Monsieur le curé noircit le Mai

En 2009, la fête organisée par le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, pour un, s’est tenue les 5-6-7 juin.

 

Dans le cadre de ces Seigneuriales, les amateurs de gastronomie étaient conviés  au Souper des Seigneurs. Avec personnages costumés et parlure à l’ancienne.

 

 

 

 

La grande famille à table, les enfants d’abord.


Des musiciens ambulants agrémentent la fête.

Tout en faisant grande place à la musique, le thème fut Le Salon de jeux du Marquis. Celui-ci se fit un plaisir de faire découvrir des jeux de tables tel les cartes, les dés et la roulette.
Un encan silencieux et un encan crié à l’ancienne figuraient également au programme.

De nombreuses activités auront marqué cette 17e édition des Seigneuriales.

 

Le Seigneur et sa famille souhaitent la bienvenue à la population.

 

 

Nous mentionnerons :
Un marché public – Reconstitutions historiques avec campement sur le site – Démonstration de métiers anciens – Musiciens ambulants –Visite libre du Musée – Atelier-conférence : La vie musicale en Nouvelle-France –Spectacle du groupe Galant tu perds ton temps-
Transport du Mai – Inspection de la Milice -  Messe seigneuriale – Bénédiction du Mai  et défilé – Plantation du Mai – Dégustation  de la bouillotte seigneuriale – Activités de reconstitutions historiques pour la famille- Distribution d’arbres – Encan à l’ancienne.


 

Une dame de la Haute!

 

 




Métiers anciens : ferblantier, tissage de la laine

 

 

 

 

 

 

 

Voilà un bambin qui n’aura pas peur des Indiens.

Ça mijote et ça sent bon !

 


 

 


 



Àl’occasion des Seigneuriales, la population est encouragée à se présenter en costumes d’époque.


Pierre Luc et sa caméra ont rôdé par là, offrons-nous la visite…

Montage: Gaétane Nadeau

 

À transmettre à le plus de monde possible...  

Par l'entremise de l'ami Roger Grégoire, qui a obtenu la permission de Grand Mère Johanne Chayer, voici son texte qui est en train de faire le tour du Québec sur les courriels. Parions que cette dame sera invitée à l'émission de Guy A.Lepage. Le texte est intégral et n'a pas été retouché!

''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens.

Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération.

Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome.

Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmanes et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc..
Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons.

Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitées au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs.
 
Je ne suis pas raciste, ce pendant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n' habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ?
 
Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail.

Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir.

L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise « je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne. C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec «» afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans.
En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment.
 
Grand-mère Johanne Chayer
Courriel : johanne.chayer@videotron.ca

 

 

AU PARC
LAFONTAINE
DEPUIS 1901

En 1901, selon la recommandation d'un comité spécial formé par la ville de Montréal, le parc désigné jusque-là sous le nom de Logan deviendra le parc Lafontaine.

Le parc Lafontaine est situé sur les terrains de l'ancienne ferme Logan. Cette terre, cédée en 1845 au Gouvernement du Canada, sert alors de champ de manœuvres militaires. Les soldats de la garnison britannique y logent et s'y entraînent en pleine nature.

À partir de 1874, la ville loue une partie de la ferme Logan pour créer un parc. Les premiers grands travaux d'embellissement et d'aménagement sont entrepris au nouveau parc en 1888. Il s'inscrit dans la phase d'aménagement des grands parcs naturels de la ville, comme le parc du Mont-Royal et l'Île Sainte-Hélène. Deux ans plus tard on y déménage les serres du Carré Viger. C'est là que sont produites, jusqu'en 1952, toutes les fleurs qui orneront la ville.

Occupant une place de plus en plus importante dans le cœur de la population canadienne-française, le parc Logan est rebaptisé «Parc Lafontaine» en hommage au premier ministre francophone du Canada-Uni. Le «baptême officiel» se fera lors de la parade de la Saint-Jean-Baptiste de 1901.


 

La Saint-Jean
UN BRIN D’HISTOIRE

La Fête nationale du Québec est la fête officielle du Québec. Elle a lieu le 24 juin et est organisée par le Mouvement national des Québécoises et des Québécois et la Société Saint-Jean-Baptiste.
Pour l'Église catholique romaine, le 24 juin est un jour de fête religieuse en l'honneur de saint Jean-Baptiste.
La fête est d'ailleurs encore très souvent appelée « la Saint-Jean » par la population québécoise. Les francophones habitant dans les autres provinces du Canada, bien que dans une proportion moindre, célèbrent également la Saint-Jean-Baptiste, notamment dans le cadre du Festival Franco-Ontarien.
 
La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834 lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste.
Jean le Baptiste a été décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, la fête de la Saint-Jean devient la fête nationale du Québec, incluant les Québécois de toutes origines. 

 
 Naissance de St-Jean Baptiste
  
Jean-Baptiste est né en Judée en l'an 8 avant J.-C. Il est fêté en Occident le 24 juin, mais les nombreuses fêtes associées semblent plutôt venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d'été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et les feux cérémoniels.


La pratique des feux de la Saint-Jean reste très vivace dans de nombreuses villes et villages du monde occidental. 
Saint Jean le Baptiste, personnage du Nouveau Testament, fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus-Christ.

Dans le christianisme, c'est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples.

 

 

LE 475e DE GASPÉ :

une invitation à

redécouvrir son monde

Le Québec ainsi que le Canada et toute la francophonie sont conviés à Gaspé, depuis le 20 mai, à l’occasion  des célébrations des 475 ans d’histoire française en Amérique.

 En effet, il y a eu, plus précisément le 24 juillet 1534, nous rappelle l’historien Jules Bélanger, est survenue la découverte du Canada par le navigateur français Jacques Cartier.

Ce geste du Malouin établissait des droits, ouvrait la voie,
orientait radicalement le cours de l'histoire. À compter de ce 24 juillet 1534, l'Amérique allait être
désormais, française.

Un autre explorateur aurait pu précéder Jacques Cartier, un Espagnol, un Portugais ou un Norvégien.
Mais la prise de possession fut le fait d'un Français. Et voilà le moment précis de l'implantation de ce
rameau de la civilisation française en Amérique. Voilà le début de la francité en Amérique. Voilà
pourquoi nous parlons français.

Le fait français en Amérique a comme origine ce geste officiel posé à Gaspé le 24 juillet 1534.
Et ce geste est bien inscrit dans la mémoire populaire : on l'a enseigné pendant des générations dans
toutes nos écoles primaires. Il est bien écrit aussi dans les bronzes ineffaçables exposés à Gaspé.

C'est ainsi qu'on peut lire sur une plaque apposée en 1934 sur la célèbre croix de Gaspé par la
Commission des sites et monuments historiques du Canada : «Pour commémorer le quatre centième
anniversaire de l'atterrissage de Jacques Cartier à l'entrée de ce port le 24 juillet 1534.»

Et, sur la plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada érigée par Parcs
Canada en 1977, près du Musée de la Gaspésie : «Le 24 juillet, il érigea sur le rivage de Gaspé une
croix aux armes de François 1er.» C'est sur ce geste que s'appuiera la France dans ses réclamations
territoriales en Amérique.

Redécouvrir son monde
Sous le thème Redécouvrir son monde, la programmation estivale voudra en offrir pour tous les goûts, dans un esprit d’amitié d’authenticité et de beauté, aussi bien qu’à l’image de la région, dégageant chaleur, créativité, fierté et ouverture sur le monde.

La musique sera à l’honneur, avec la présence d’artistes tels Mes Aïeux, Vincent Vallière, Kevin Parent, Diane Dufresne, Isabelle Boulay, Daniel Bélanger, Zachary Richard, Patrick Normand, Marie-Pierre Arthur, Laurence Jalbert, Paul Piché et plusieurs autres.

Le 14 juillet sera l’occasion de célébrer les échanges culturels entre la France et le Québec. Le 18 juillet, c’est la grande soirée des retrouvailles où le country sera à l’honneur. Le 24 juillet, point culminant des Fêtes, marquera l’anniversaire officiel de l’arrivée de Jacques Cartier dans la baie de Gaspé et, pour l’occasion, plus de 50 artistes présenteront le grand spectacle Terre!

Le lendemain, les chants marins d’ici et d’ailleurs envahiront la baie de Gaspé. Pour sa part, la cuvée spéciale 475e du Festival Musique du Bout du Monde, en août, présentera entre autres la Compagnie Créole.

De plus, des spectacles de danse, du théâtre, des spectacles où la foule est invitée à chanter en chœur, des bals masqués et bien d’autres événements permettront à tous de célébrer 475 ans de courage, de persévérance et d’entraide, et ce, de mai à septembre.

Redécouvrir son monde gourmand, chanté, dansé, joué, voilà ce que propose la programmation estivale des Fêtes du 475e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier à Gaspé!

Pour la programmation complète : www.475gaspe.com

 

LA CABANE

À SUCRE

 

                               


C’est le temps des sucres, nous avons exploré divers sites afin de réaliser un dossier de circonstances, disons, en ce temps printanier.


Une première incursion dans Wikipédia  nous dit que…

INTRODUCTION

« La cabane à sucre est l'endroit où les acériculteurs récoltent l'eau (et non la sève qui est amère) de leurs érables et où, la plupart du temps, ils en font la transformation en sirop d'érable. On retrouve un grand nombre de cabanes à sucre au Québec, d'autres au Nouveau-Brunswick et un certain nombre dans d'autres provinces. Aussi, de nombreuses familles possèdent une cabane à sucre, bien que cela tende à se raréfier. La cabane à sucre peut enfin être conçue pour recevoir des visiteurs. Un repas traditionnel servi dans ces cabanes se compose d'une omelette, de jambon, de pommes de terre, de fèves au lard, d'oreilles de crisse, le tout arrosé de sirop d'érable.
Il y a deux systèmes pour récolter l'eau d'érable : la chaudière ou la tubulure. Le système de tubes est plus récent et coûte moins cher d'installation que celui de la chaudière. L'eau d'érable coule dans les tubes qui sont reliés de l'arbre à la cabane à sucre, tandis qu'avec la chaudière qui est accrochée après chaque érable, une personne doit se charger de les poser et de les enlever une après les autres. Ceci étant dit, les deux systèmes sont courants.

À partir du sirop d'érable, les acériculteurs produisent de la tire, du beurre, du caramel, des bonbons, des pains de sucre, du coulis et de la gelée. Plusieurs domaines fabriquent également des boissons alcoolisées de type vin, apéritif, porto et mousseux.

UN PEU D’HISTOIRE

La petite histoire des produits de l'érable remonte bien avant l'arrivée au Québec des colons français. Ce sont les Amérindiens qui on découvert la sève qui sortait de ces fameux érables. Les Amérindiens utilisaient leur tomahawk pour faire un entaille en V dans les érables à l'approche du printemps. En se servant d'un copeau de bois placé dans leur entaille, ils récupéraient la sève des érables pour ensuite la concentrer en sirop.

Deux méthodes étaient utilisées à l'époque des autochtones pour concentrer la sève. Pour avoir un sirop plus transparent la méthode consistait à congeler la sève et on enlevait la glace qui se formait sur le sirop en répétant cette étape pendant quelques nuits. La deuxième méthode consistait à plonger des pierres très chaudes directement dans la sève et celle-ci s'épaississait par évaporation. On obtenait dans ce cas-ci un sirop de couleur plus sombre.

 Les érables se retrouvent principalement au Québec et en Amérique du Nord et on en compte sur plus de 144 000 hectares. Le Québec fournit les 2/3 de la production mondiale de sirop d'érable. Le tiers restant provient du nord de l'Ontario et des États-Unis plus précisément de l'État de New York et du Vermont. 

 Il faut  30 à 40 litres de sève pour faire 1 seul litre de sirop. Un érable peut donner 60 à 160 litres de sève par saison tout dépendant des conditions climatiques.

 Les cabanes à sucre d'aujourd'hui sont apparues au début du 19e siècle. On y sert aujourd'hui des repas typiques composés de crêpes, de fèves au lard, de soupe aux pois, des oeufs, du jambon, des oreilles de crisse, des bonbons à l'érable, du beurre d'érable, de la tire sur la neige et sans oublier,  le sirop d'Érable.

(Cette leçon d’histoire, nous la devons au site internet Les Cabanes à sucre du Québec)

ET ENCORE UN PEU D’HISTOIRE….

« Avant l'arrivée des Français au Canada, les Indiens connaissaient déjà l'eau d'érable. Grâce à une entaille rudimentaire, ils recueillaient un peu d'eau sucrée qu'ils faisaient bouillir ; ils en tiraient un liquide épais et noirâtre, fortement sucré : c'était déjà du sirop d'érable.

Nos ancêtres ont imité les Indiens, car ils ne connaissaient pas l'érable à sucre avant de venir au Canada. Nous allons voir ensemble l'évolution de l'exploitation du sucre d'érable. La peinture murale représente une érablière au printemps ; en nous approchant, nous voyons différentes façons d'entailler les érables.

Au tout début, on faisait une entaille à la hache, puis on fixait un petit morceau de bois ou de tôle, appelé goutterelle, goudrille ou coin, selon les régions. L'eau sucrée était recueillie dans une petite boîte en écorce de bouleau, appelée cassot d'écorce. On le mettait sur une planchette et on le maintenait en place en introduisant un petit caillou à l'intérieur. Assez tôt, nos ancêtres fabriquèrent à la main des seaux de bois, les baquets, qui remplacèrent les cassots d'écorce.

 


Dès le dix-neuvième siècle, on utilisa une mèche rustique, appelée gouge à cause de sa forme arrondie, pour creuser un trou dans l'érable. Puis, on fabriqua à la main, des chalumeaux de bois : un petit bout de branche, avec un trou dans le centre, pour laisser couler l'eau d'érable. À la fin du dix-neuvième siècle, on utilise une mèche pour entailler les érables, un chalumeau de métal et une chaudière de fer blanc. Les chaudières étaient de grandeurs différentes, ce qui permettait de les entreposer en les plaçant les unes dans les autres. Elles étaient de forme ovale, ce qui leur permettait de résister à la gelée, sans se briser.

Les vilebrequins rustiques avaient une poignée en forme de fourche, afin d'appuyer le genou quand on entaillait les érables. Un quartier de bois nous fait voir des entailles vieilles de plus de cinquante ans.

L'eau sucrée était recueillie à l'aide de seaux de bois ou de chaudières en métal ; on la transportait à la cabane dans un tonneau placé sur une traîne, tirée au début par un homme, puis par un bœuf ou un cheval. Il restait alors à faire bouillir l'eau d'érable pour obtenir le sirop, la tire et le sucre.

Avant 1850, on faisait bouillir l'eau dans un chaudron de fer suspendu par une branche à des troncs d'arbres : c'était la potence. Cette installation rustique, placée dans la forêt, souvent sans abri, était peu économique, vu la perte de chaleur.

On la remplaça par une cabane dans laquelle se trouve un foyer de vieilles briques ou de pierres, supportant un grand récipient, la casserole plate ; encore là, c'était peu pratique, car il fallait soulever un bout de la casserole pour terminer la cuisson et rendre le sirop d'érable à point, c'est-à-dire 216 à 218 degrés F. ou 102 à 103 degrés Celsius.


La deuxième cabane à sucre nous présente une installation datant de 1913 et qui a servi pendant près de cinquante ans. Le foyer supporte quatre casseroles. L'eau d'érable arrive dans un grand réservoir, puis coule par des petits robinets dans les casseroles placées au-dessus du feu ; la plus grande, appelée "bouilleuse" comporte des pattes à travers lesquelles circulent les flammes : l'eau y bout très rapidement.

L'eau sucrée s'évapore et on la transvide, à l'aide d'épuisettes, vers la première casserole où l'on fabrique le sirop d'érable ; si l'on fait bouillir le sirop davantage, on obtient la tire d'érable que l'on déguste après l'avoir étalée sur la neige.

À 240 degrés F. ou 116 degrés Celsius, la tire se change en sucre. Parmi les accessoires indispensables, on remarque des épuisettes pour transvider l'eau bouillante, un fanal, des raquettes pour faire la "tournée" des érables, une chaudière, de vieux fers à souder pour les réparations urgentes, une pelle rustique pour retirer les cendres, des moules à sucre et une boîte d'allumettes.

À la "cabane à sucre", on conservait les allumettes dans une boîte de bois ou de métal, car il fallait les protéger contre les écureuils : ceux-ci auraient pu provoquer un incendie en rongeant les allumettes. Sur la première casserole, nous remarquons une broche servant à retenir un morceau de "couenne de lard" (peau de porc), ceci empêche l'eau ou le sirop de déborder en se gonflant sous l'effet de la chaleur. À l'extérieur, nous voyons un tonneau et une pompe servant à faire monter l'eau d'érable dans le réservoir intérieur.

Une troisième cabane abrite une installation datant des années trente, appelée communément un "champion". L'eau passe d'un récipient à l'autre au moyen de siphons : c'est un système qui marque une nette amélioration sur les précédents, car il n'y a plus besoin de manipuler l'eau d'érable.


Les cabanes ont été construites avec le bois d'une vieille grange de plus de cent ans ; d'ailleurs, nous pouvons reconnaître l'odeur du vieux bois, témoin du travail de nos ancêtres.

La collection de moules à sucre nous permet d'apprécier l'imagination de nos ancêtres : petites églises, livres de messe, maisonnettes, cônes, coqs, coeurs, etc.

Enfin, signalons, que bien avant les hommes, les écureuils connaissaient le goût sucré de l'eau d'érable ; tous les "sucriers" ont vu bien souvent, au printemps, des écureuils lécher des petites branches d'érables, cassées par le vent : l'homme, encore une fois, n'a eu qu'à imiter la nature !

Les régions de la Province de Québec où l'on récolte principalement les produits de l'érable sont la Beauce, Portneuf et l'Islet-Kamouraska. »


VOUS SAUREZ VRAIMENT TOUT…
Même si notre affaire se répète un brin !

Oui, ce sont les  Amérindiens qui découvrent le sirop d’érable, bien avant l’arrivée des Européens. Ils percent des trous dans le tronc des érables et fixent au bas de l’entaille un copeau de bois qui achemine la sève vers un récipient fait également d’écorce. Ensuite, ils font bouillir la sève dans des contenants d’argile afin d’obtenir du sirop d’érable, la sève contenant 1% à 2% de sucre.

Dès les premiers jours de la Nouvelle-France, les  Amérindiens apprennent aux colons à entailler le tronc de l’arbre au début du printemps, à recueillir la sève et à la faire bouillir. Très vite, la coutume se répand et le sirop constitue aux XVIIe et XVIIe siècles la source de sucre la moins dispendieuse du marché et la plus importante. Très vite aussi, la période de récolte de la sève d’érable devient une période de réjouissance qui signifie la fin du long hiver canadien.


Au XIXe siècle, le processus s’industrialise. Le chalumeau est alors fabriqué en bois de cèdre, taillé en biseau et on l’appelle goutterelle ou goudrelle.

En règle générale, les acériculteurs parcourent les érablières à raquettes, même si les chevaux sont utilisés pour transporter dans des chaudrons la sève recueillie. Il semblerait que c’est à cette époque que le terme « cabane à sucre » apparaît ou du moins se répand universellement. À cette époque, on appelle le sucre d’érable le sucre du pays.

En même temps, une autre tradition se répand : celle des moules à sucre. Des moules sont fabriqués à la main, sculptés dans du bois dur d’érable, de merisier ou de noyer. Généralement, ils sont faits d’une seule section, mais certains sont composés de plusieurs sections.

Au fil des ans, les techniques de cueillette se raffinent et de nouvelles méthodes de cueillette se développent : les chaudrons de fer sont remplacés par des évaporateurs avec des thermomètres intégrés, des mécanismes de contrôle du niveau et de l’entrée de l’eau d’érable, ainsi que d’autres innovations.

Dans les années 1980, la technique d’osmose inversée constitue une révolution technique. Désormais, la technologie permet de concentrer les éléments solubles dans l’eau d’érable, ce qui est un substitut plus efficace que l’évaporation.

Mais, toutes les révolutions, qu’elles soient tranquilles, bruyantes, tumultueuses, scientifiques ou raisonnablement accommodementées ne peuvent changer le principal : les réjouissances de la Cabane à Sucre, c’est pour toujours… du moins, tant que le printemps survivra au réchauffement global.

Et maintenant, de Restaurateurs de Cabanes à sucre du Québec :

 

DICTONS ET CROYANCES

« Autrefois, dès que les premiers soleils réveillaient la sève des érables, c'est la famille au grand complet qui se mettait à l'oeuvre. Le temps était venu, trois semaines après la tempête du nordet, de s'appareiller pour les sucres. Cette période coïncidait avec le réveil des siffleux et des ours, l'arrivée des corneilles et le gonflement des ruisseaux.

Une multitude de signes se rapportant au temps des sucres relèvent de phénomènes naturels qui, de tout temps, ont été interprétés. Les vieux sucriers prenaient le temps d'observer les phases de la lune, la direction des vents, la crue des eaux, la quantité de neige tombée l'hiver... Le comportement des astres, de la faune et de la flore semblent être autant de facteurs susceptibles d'influencer la durée de la saison et la qualité de la sève.

Ainsi, les premiers cris des corneilles annoncent l'arrivée du temps des sucres, mais lorsqu'on entend celui des outardes sillonner le ciel, ou lorsque la neige ressemble à du gros sel, c'est que la coulée tire à sa fin. Il paraît que lorsque les plaines coulent beaucoup, c'est signe d'un gros printemps; quand la neige tombe mouillée et épaisse, c'est une bordée de sucre...

L'apparition de l'oiseau de sucre détermine que le temps est venu d'entailler, tandis que les papillons de sucre noyés dans les chaudières, de même que le pic-bois qui picore les chaudières des érables ainsi que les tuyaux de la cabane annoncent la fin de la coulée.

C'est quand la Grande Ourse devient plate à l'horizon que le temps des sucres arrive. Et, selon les sucriers beaucerons: « Quand on entaille les érables dans le croissant de la lune, Ha coule beaucoup plus, mais si Ha coule trop vite au moment de l'entaille, Ha ne coulera pas longtemps ».

On raconte que si l'arbre a beaucoup de feuilles durant l'été et si les mois d'août et de septembre sont particulièrement beaux et ensoleillés, il est probable que, le printemps suivant, la saison des sucres sera meilleure...

On dit aussi que s'il y a cinq dimanches en février, c'est que le temps des sucres avancera d'un mois; que Pâques commence les sucres ou les finit; que dans les sucreries qui penchent au soleil du midi, on commence les sucres quinze jours plus tôt; et que le temps est venu de cabaner lorsque la débâcle est arrivée...

Les croyances continuent de courir, les conteurs de conter et heureusement, les érables de couler chaque printemps, faisant ainsi la joie des plus petits comme des plus grands. »

ALLONS NOUS SUCRER LE BEC !

 

LA CROIX DES CHENAUX

« Si vous passez par le chemin des Chenaux, arrêtez-vous devant le 150 pour contempler la toute nouvelle croix, trésor du patrimoine Vaudreuillois ».



Aux 19e et 20e siècles, le Québec comptait des croix de chemin un peu partout sur ses routes afin de ponctuer le rythme des gens entre la vie, la famille, le travail et la foi, des haltes spirituelles au cours de la vie quotidienne. 

Avant de défricher leur terre, les pionniers avaient convenu d'ériger une croix sur un promontoire pour que tous puissent la voir de loin aussi bien par la voie maritime que par la voie terrestre. La terre du grand-père de Lionel Groulx fut choisie, mais un envieux manigança et on changea le lieu. Qu'à cela ne tienne: le grand-père, seul, on ne sait comment, un soir planta sa croix.



Le 28 septembre dernier nous assistions à une cérémonie ou une nouvelle croix des Chenaux a été érigée afin de remplacer l’ancienne, plantée par le grand-père du chanoine Lionel Groulx en 1934.

Le projet de redonner vie à la croix des Chenaux a été initié en 2007 à l’occasion des 15es Seigneuriales du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges.  Robert Payant, André et François Leroux, Sophie Bergeron et Marc Castonguay (propriétaire du terrain où se situe la croix), de même que le concepteur de la croix, Yvon Felx, se sont retroussé les manches, ont fait plusieurs recherches sur la croix et son histoire et ont sollicité organismes, entreprises et particuliers afin de payer les coûts de fabrication de la croix.  Le projet a vu son aboutissement le 28 septembre avec le dévoilement de la nouvelle croix.

LE PHARE

«Dans le labyrinthe de la nuit, une croix s'élève sans bruit.

Une flamme surgit emportant le passant vers l'infini.

Subsistent la mémoire et un jardin fleuri, puis, un bon matin, arrive au loin.... la caresse du souffle divin»

Robet Payant

Photos Gaétane Nadeau


LE BEAU PRINTEMPS
de FRANÇOISE LEMOYNE


Le printemps c’est quand la neige fond et qu’elle repousse en gazon.
~~Mot d’enfant~~
L’hymne au printemps

Les blés sont murs et la terre est mouillée
Les grands labours dorment dans la gelée
L’oiseau si beau, hier, s’est envolé
La porte est close sur le jardin fané…

Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner
Photos d’enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps

Mes cabanes d’oiseaux sont vidées
Le vent pleure dans la cheminée
Mais dans mon cœur je m’en vais composer
L’hymne au printemps pour celle qui m’a quitté

Quand mon amie viendra par la rivière
Au mois de mai après le dur hiver
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre…

Vois, les fleurs ont recommencé
Dans l’étable crient les nouveau-nés
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d’araignées

Les bourgeons sortent de la mort
Papillons ont des manteaux d’or
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté…

~~Félix Leclerc~~
Qui n’a pas cru respirer dans la fleur renaissante, les parfums regrettés de ses premiers printemps.

~~Marceline Desbordes~~


Cantique du printemps

Le printemps est revenu de ses lointains voyages,
Il nous apporte la paix du cœur,
Lève-toi, chère tête ! Regarde, beau visage !
La montagne est une île au milieu des vapeurs; elle a repris sa riante couleur.

Le printemps est revenu de ses lointains voyages,
Ô jeunesse, ô viorne de la maison penchée !
Ô saison de la guêpe prodigue !
La vierge folle de l’été
Chante dans la chaleur
Tout est confiance, charme, repos,
Que le monde est beau, que le monde est beau.

~~Franz Von Stuck~~

Le printemps s’annonce toujours rempli de promesses…..sans jamais nous mentir, sans jamais défaillir.

~~Michel Bouthot~~

Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l’air de pleurer de joie.

~~Paul-Jean Toulet~~

Le printemps inscrit son opus si clair, si net que le jardinier semble n’être que l’un des instruments, non le compositeur.

~~Geoffrey B. Charleworth~~

Le printemps la nature chante des psaumes.

~~Félix Leclerc~~

  Collection de textes : Lynne Dunn
Montage : Sandra Hamelin

 

 

L’HIVER FRILEUX
MAIS BEAU
de Françoise Lemoyne

Caprice blanc

L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres
Des pastels de jardins de roses en glaçons.
Le froid pique de vif et relègue aux maisons
Milady, canaris et les jockos bélîtres.
Mais la petite Miss en berline s'en va,
Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures
Bravant l'intempérie et les âcres froidures,
Et plus d'un à la voir cheminer la rêva.
Ses deux chevaux sont blancs et sa voiture aussi,
Menés de front par un cockney, flegme sur siège.
Leurs sabots font des trous ronds et creux dans la neige
Tout le ciel s'enfarine en un soir obscurci.
Elle a passé, tournant sa prunelle câline
Vers moi. Pour compléter alors l'immaculé
De ce décor en blanc, bouquet dissimulé,
Je lui jetai mon coeur au fond de sa berline.

Émile Nelligan

On voudrait avoir le courage des oiseaux en hiver. -Françoise Lefèvre
L'hiver à ses débuts ressemble toujours à une fête attendue.
Ce n'est qu’après qu'on se demande ce qu'on pouvait bien tant attendre.
- Marie Laberge
Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été.
- Albert Camus
Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps.
- Anonyme
Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver .
- David Henry Thoreau

À la poésie : Lynn Dunn
Au montage : Sandra Hamelin

Licence Pierre LUC

 

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