SOCIÉTÉ
| Tant qu'il y avait les courses de chevaux et quelques gageures de sport chez le « bookie », tant que les lotos ne se multipliaient pas , tant qu'il n'existait que le Casino de Montréal, celui de Charlevoix, celui de… alors le jeu demeurait en quelque sorte éloigné des masses défavorisées. La multiplication des lotos fut une première bavure de nos dirigeants politiques -qui pour administrer sainement exploitent sans vergogne les plus démunis, ceux que seule la chance pourrait tirer de leur misère. Et puis il y a eu les machines de vidéopoker, qu'on retrouve en nombre approximatif de 15 000 un peu partout dans les bars et les restaurants du Québec. Un fléau ! Le beau prétexte de nos politiciens : les profits et taxes perçues de ce commerce servent à financer les services sociaux. On enlève aux pauvres pour donner aux miséreux… Mais comme la machine l'emportera toujours sur l'humain (faut bien qu'elle vive, la machine, non ?) le « mauvais sort » continuera de s'acharner sur celles et ceux qui n'attendent que les chèques de fin du mois afin |
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d'aller tenter leur chance au vidéopoker. Et l'épicerie dans tout cela, les souliers pour les enfants, une petite robe pour madame… ? Engouffrés dans les mécaniques infernales de nos gouvernements. Et puis, si vous voulez savoir, ce n'est ni à Westmount, ni à Hampstead, pas plus que dans le « haut Sillery » que sévissent les vidéopokers. Plutôt dans le St-Henri, dans Hochelaga-Maisonneuve, où le beurre ne règne pas sur la table. Où de l'alcool qui fait oublier la malchance, on passe à la drogue -illusion de courage, et où pour se doper, boire et jouer on a recours à la violence. Merci, Monsieur Landry, de vous en occuper… P.L. |
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