Théâtre

CROIRE AU MAL
PÉTRUS/JÉRÉMIE NIEL

« Les familles heureuses m’angoissent ! »

Avec Croire au mal, Pétrus sort de sa cage de verre pour aller rôder dans une ruelle dégueulasse du centre‐ville.
Par le corps, dans lequel se contractent la tristesse et l’ennui de son monde pacifié, il crache son venin et un peu de sang, les yeux rougis par une méchanceté à faire peur.

Dans cette nouvelle création, le metteur en scène Jérémie Niel joue (littéralement) le père de famille, se met à nu et explore les bas‐fonds de la psyché contemporaine, les souliers pleins de boue, dans une création méchante et sensuelle, violente et belle, oscillant entre musique, danse et théâtre.

C’est avec ses interprètes et ses collaborateurs ‐ et notamment le fameux groupe We are Wolves qui participe à la conception sonore orchestrée par Jean‐Sébastien Côté ‐ que Jérémie Niel a conçu Croire au mal : Francis La Haye, acteur et danseur trouble (Stéphane Lafleur, Podz, Denis Chouinard, Denis Villeneuve, Dave St‐Pierre, Virginie Brunelle) qui joue ici le rôle de la mère de famille ; Karina Champoux, danseuse ensorcelante (Delirium du Cirque du soleil, Notre‐Dame de Paris et plusieurs spectacles de Dave St‐Pierre) et le solide danseur Simon‐Xavier Lefebvre (Dave St‐Pierre, Virginie Brunelle).

Découvrons, avec cette famille dysfonctionnelle, ce qui se cache sous les bonheurs marketing…
CONCEPTION, CHORÉGRAPHIE ET MISE EN SCÈNE : JÉRÉMIE NIEL
INTERPRÉTATION : KARINA CHAMPOUX, FRANCIS LA HAYE, SIMON‐XAVIER LEFEBVRE, JÉRÉMIE NIEL
LUMIÈRE : RÉGIS GUYONNET
CONCEPTION SONORE : JEAN‐SÉBASTIEN CÔTÉ, AVEC LA PARTICIPATION DE WE ARE WOLVES
UNE PRÉSENTATION LA CHAPELLE
UNE PRODUCTION PÉTRUS CRÉÉE EN RÉSIDENCE À LA CHAPELLE
AVEC LE SOUTIEN DU CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL
Jérémie Niel, Francis La Haye, Simon-Xavier Lefebvre © Ulysse Lemerise-Bouchard

21 FÉV - 3 MARS 20H

SOURCE : LA CHAPELLE / 3700 SAINT‐DOMINIQUE / BILLETTERIE 514.843.7738

 

HAUTE PRESSION

Le Théâtre du Vieux-Terrebonne (TVT) est très fier d'annoncer la distribution officielle de sa pièce de théâtre de l'été 2012, Haute pression.

Éric Bernier, Stéphane Breton, Pierre Chagnon, Violette Chauveau, Luc Guérin, Michel Laperrière, Sylvie Potvin et Evelyne Rompré joueront sous la direction du metteur en scène Alain Zouvi.

Haute Pression raconte l'histoire de Robert Gagnon Jr (Éric Bernier), qui vit dans le mensonge depuis cinq ans. Ses parents (Pierre Chagnon et Sylvie Potvin) croient lui avoir payé des études en médecine. Pourtant, après avoir tenté de faire éditer son premier roman, il vit confortablement à Outremont, avec son colocataire Jacques (Luc Guérin), un acteur raté, et dépense allègrement leur argent. Lorsqu'ils se décident à lui rendre visite, Robert Gagnon Jr transforme sa maison en clinique, dont tous les patients sont personnifiés par Jacques. Deux folles journées se préparent, avec un oncle (Michel Laperrière), une fausse secrétaire (Evelyne Rompré), une voisine (Violette Chaveau) et un ex-mari jaloux (Stéphane Breton) !

Haute pression est une adaptation et une traduction de la comédie à succès Playing Doctor, de Billy Van Zandt et Jane Milmore, signée Louis-Georges Girard et Perry Schneiderman. Avec cette distribution cinq étoiles, sous la direction artistique de Benoît Brière, la pièce s'annonce comme un autre grand succès estival pour les Productions Benoît Brière inc. et le Théâtre du Vieux-Terrebonne.

Haute pression, à la salle Desjardins du TVT, du 7 juin au 8 septembre, du mercredi au samedi, à 20 h 30, ainsi que les samedis 9 juin et 4 août à 15 h.

Réservations individuelles                                          Réservations de groupes
Théâtre du Vieux-Terrebonne                                     Jessica Candie
866, rue St-Pierre, Vieux-Terrebonne                           450 492 5514 poste 225
450 492.4777 ou 1 866 404.4777                                  jcandie@sodect.com

theatreduvieuxterrebonne.com

 

Présenté par la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT).

-30- 

 

Au Gesù

«CALIGULA» : CAMUS REVISITÉ ET REMIXÉ

Quelques interprètes entrent sur scène - le choeur. Un ultime interprète les rejoint - le coryphée. Le choeur s’installe derrière des micros, le coryphée derrière une partition musicale. Une symphonie vocale se bâtit lentement à partir du récit narratif dirigé par le coryphée - nous avons peu à peu un orchestre. Nous aurons une histoire - celle de Caligula, empereur romain, obsédé par son destin de mortel, fou de lucidité, de liberté, d’absolu, fidèle à sa révolte mais infidèle aux Hommes.

Caligula est notre coryphée, notre chef d’orchestre. Son choeur, ce sont des souvenirs qu’il évoque, ce sont ces quelques personnes qui l’ont aimé et qu’il a rejetées.
Ce spectacle, c’est une représentation de l’âme de Caligula.
C’est « le récit d’un suicide supérieur ». 1

Ce spectacle, c'est encore le texte d'Albert Camus, mais revisité, remixé.

 

TEXTE
ALBERT CAMUS

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE
MARC BEAUPRÉ

INTERPRÉTATION
EMMANUEL SCHWARTZ
GUILLAUME BAILLARGEON
DAVID GIGUÈRE
ÈVE LANDRY
ALEXIS LEFEBVRE
MAXIME LEFLAGUAIS
GUILLAUME TELLIER
MICHEL MONGEAU
EMMANUELLE ORANGE- PARENT

15-16-17 février - Gesù

 

APRÈS MOI
Production
Les Éternels pigistes
Au Théâtre La Licorne
du 13 mars au 14 avril 2012

Toutte peut virer sur un dix cennes…
Tu te dis : « Ça va être ça… Ça va se passer d’même… » Mais non… Mais oui, peut-être…

Mais non aussi… Ça dépend… Ça dépend de ben des affaires mais, le fait est que toutte peut virer d’bord… De même…

Un jeudi soir de février, dans un motel sur le bord de la 117. Trois chambres. Dans la première, un couple va commettre l’adultère pour la première fois. Dans la seconde, un couple va faire l’amour pour la dernière fois. Et dans la troisième, un homme seul veut mourir. Dans le corridor, une machine à glace. Dans chacune des chambres se prépare un événement singulier, extraordinaire. Trois destins séparés et bien tracés. Rien ne semble vouloir infléchir la courbe du destin de ces cinq personnes. Mais voilà qu’une porte s’ouvre… Cela aura-t-il une incidence sur le cours de la nuit?

Après moi est une réflexion sur les films qu’on se fait dans nos têtes et sur le besoin que nous avons les uns des autres pour accepter de vivre autre chose. Quelle influence peut avoir l’autre sur notre destinée? Avec cette comédie noire, l’auteur nous transporte au coeur d’une nuit où rien de ce qui était prévu n’adviendra…

Après moi est le troisième texte de Christian Bégin: il a auparavant écrit Circus minimus (2004) et Pi…?! (2008). La mise en scène est assurée par Marie Charlebois qui a dirigé sa bande d’Éternels Pigistes dans Quelques humains (1998), Le rire de la mer (2001) et Pi…?! (2008) et qui a fait la mise en scène de Attends-moi (2011) pour le Théâtre de La Manufacture.

Texte Christian Bégin
Mise en scène Marie Charlebois
Avec Christian Bégin, Marie Charlebois,
Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent
Assistance à la mise en scène Véronique Chevrier
Décor Max Otto Fauteux
Costumes Mylène Chabrol
Éclairages Claude Cournoyer
Musique originale Ludovic Bonnier
Maquillages Suzanne Trépanier
Direction de production et technique J. Christian Gagnon
Régie Dominique Cuerrier
THÉÂTRE LA LICORNE
4559, AVENUE PAPINEAU

DU MARDI AU JEUDI 19 H VENDREDI 20 H SAMEDI 16 H

 

Mise en scène Marie Gignac
Interprétation Marie Brassard, Marie-Christine Lê-Huu, Jean-François Pichette

Un matin glacial de février, dans l’appartement désordonné où elle vient d’emménager, Madeleine lit dans son journal un entrefilet à propos du journaliste chinois Yu Dongyue, libéré la veille, après 17 ans de prison pour avoir lancé, avec deux camarades, de la peinture sur le portrait de Mao pendant les événements de la Place Tienanmen, en 1989. Fortement touchée par cette petite nouvelle, Madeleine cherche à en savoir plus sur Yu et ses camarades, sur les circonstances qui les ont menés en prison. Négligeant son travail, repoussant les tâches domestiques qui l’attendent, refusant même de recevoir la jeune immigrante à qui elle donne des leçons de français, Madeleine s’enferme chez elle pour se plonger dans ces jours de mai 1989, alors que des centaines de milliers de personnes occupaient la Place Tienanmen. Mais sa retraite est perturbée par l’arrivée d’un homme qu’elle ne connaît pas, débarqué chez elle par hasard, et par la jeune immigrante qui réclame sans relâche les leçons dont elle a crucialement besoin pour amorcer sa nouvelle vie. Tous les trois, étrangers l’un à l’autre, réunis de façon inattendue, se trouvent confrontés à l’histoire de Yu Dongyue, Lu Decheng, Yu Zhijian. Le geste posé par ces hommes réels dans la Chine réelle de 1989 renvoie Madeleine, Lin et Jérémie à leur propre rapport au monde, au changement, au sacrifice, à l’espoir, au désespoir.

assistance à la mise en scène Stéphanie Capistran-Lalonde
scénographie Jean Bard / costumes Cynthia Saint-Gelais
éclairages André Rioux / environnement sonore Philippe Brault
accessoires Loïc Lacroix Hoy / vidéo David Leclerc
photo: Neil Mota

 

Du 8 au 25 février 2012 à la Salle Fred-Barry, la compagnie Ondinnok présente, en collaboration avec le Théâtre Denise-Pelletier, Le maître de la rosée de l’auteur cree Floyd Favel, dans une traduction de Jean-Frédéric Messier et une mise en scène de Catherine Joncas, tous deux de la distribution aux côtés de la chanteuse, comédienne et conteuse innue Kathia Rock. Avec sa toute nouvelle création, la compagnie Ondinnok renoue avec le conte traditionnel autochtone et nous fait découvrir la parole d’un auteur de la dramaturgie amérindienne contemporaine, dont l’œuvre est montée et traduite pour la première fois au Québec.

Ode au désir et à la nostalgie, Le maître de la rosée est issu d’un conte que la mère de Floyd Favel lui racontait : la visite d’un très vieux castor à kukum Rosie dans ce temps pas si lointain où les animaux parlaient. La nostalgie de ce monde merveilleux est portée par trois personnages : le narrateur, sa mère et la vieille Rosie.  Présenté en trois langues – français, cree des plaines et anglais –, le spectacle accorde une place importante à la musique – composée par Jean-Frédéric Messier –, au chant – interprété par Kathia Rock – et au mouvement. La force de cette pièce contemporaine, ancrée dans la tradition orale autochtone, tient à la temporalité qu’elle installe, au basculement du temps dans ce temps primordial où les animaux parlaient et où les humains écoutaient. 

Une vieille femme cree, Rose Billy, vit solitaire dans une cabane au fond des bois, oubliée de tous. Elle reçoit la visite d’un très vieux castor. Avant de mourir, celui-ci veut se délivrer d’un secret qui lui pèse, le récit de son histoire d’amour tragique avec une jeune femme métis. Rosie lui sert une tasse de thé et l’écoute… Le maître de la rosée évoque aussi en filigrane l’histoire du peuplement de l’Ouest canadien et ses conséquences sur le peuple autochtone.

Pour la metteure en scène Catherine Joncas, Le maître de la rosée est une histoire universelle, puisqu’elle parle d’amour, de transformation, de pardon et d’apaisement. « La proposition théâtrale que nous avons choisie est ouverte, empreinte de poésie et d’humour. Le maître de la rosée est une très belle histoire qui, tout comme la culture autochtone, nous appartient à tous », dit-elle.

L’auteur : Floyd Favel
Originaire de la communauté cree de Poundmaker, en Saskatchewan, Floyd Favel est metteur en scène, auteur, réalisateur et activiste culturel. Il a étudié le théâtre à la Native Theatre School en Ontario, au Tukaq Teatret d’Eugenio Barba au Danemark et auprès de Jerzy Grotowski en Italie, où il est resté trois ans. Artiste multidisciplinaire et profondément ancré dans sa culture, il sait intégrer le rituel et la danse contemporaine dans ses performances. Governor of the Dew (Le maître de la rosée) a été créé en 1999 au Globe Theatre de Regina (Alberta) et repris en 2002 au Centre national des Arts d’Ottawa. Il est aussi l’auteur de House of Sonya (1998), Lady of Silences (1998) et The Sleeping Land (2004). Sa compagnie

Takwakin Cultural Initiatives présente et développe des œuvres théâtrales ainsi que des événements et des activités culturelles. Floyd Favel s’engage activement depuis 25 ans dans la recherche sur la culture et les performances autochtones, organisant de nombreux laboratoires, ateliers et spectacles.

La metteure en scène : Catherine Joncas
Formée au Conservatoire d'art dramatique de Québec, Catherine Joncas a participé comme comédienne, auteure et metteure en scène à toutes les productions d'Ondinnok, compagnie qu’elle a cofondée en 1985 avec Yves Sioui Durand et John Blondin. En 2000, elle écrit, joue et interprète Le rendez-vous/Kiskimew, récit poétique inspiré par la langue cree, présenté en coproduction avec le Centre national des Arts du Canada. En 2006, elle assure la mise en scène de Contes d’un Indien Urbain de Darrell Dennis qui a tourné depuis à Montréal, dans les communautés autochtones et en France. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada en écriture dramatique, elle a participé à de nombreux jurys. Elle est membre du comité directeur du Réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal où elle est coreprésentante du comité art·culture.

La compagnie Ondinnok
Fondée en 1985 à Montréal par Yves Sioui Durand, Catherine Joncas et le regretté John Blondin, Ondinnok est la première compagnie de théâtre autochtone professionnelle du Québec. Son théâtre s'inscrit dans l'émergence d'un vaste mouvement pancanadien de théâtre autochtone soutenu par des créateurs tels que Tomson Highway, Margo Kane, Yvette Nolan et bien d'autres. Ondinnok est un théâtre de recherche et de création qui fonde son action sur la reconquête du territoire imaginaire des Amérindiens par un questionnement sur l'identité et la culture. En 2010, la compagnie a célébré ses 25 ans de création avec Xajoj Tun Rabinal Achi, spectacle résultant d’une collaboration avec des artistes mayas du Guatemala. Elle continue sa route et croit toujours que la culture amérindienne peut apporter au théâtre contemporain des pistes inédites et contribuer à rénover sa fonction. Ondinnok est un mot ancien de la  langue  huronne  qui  signifie « le désir secret de l'âme ».

Le maître de la rosée de Floyd Favel
Traduction : Jean-Frédéric Messier
Mise en scène : Catherine Joncas
Collaboration mise en scène / direction mouvement : Francine Alepin

Distribution : Catherine Joncas, Jean-Frédéric Messier et Kathia Rock          

Concepteurs et collaborateurs artistiques : Josiane Fontaine-Zuchowski, Patrice Charbonneau-Brunelle, Sharon Scott, Yan Lee Chan, Jean-Frédéric Messier

Du 8 au 25 février 2012 (mardi au samedi, 19 h 30)
Lieu : SALLE FRED-BARRY du TDP, 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal www.denise-pelletier.qc.ca
Billetterie : 514 253-8974 ou Réseau Admission 514 790-1245 www.admission.com

 

Invention du chauffage central en Nouvelle-France

du 7 février au 8 mars

à Espace Libre

Volet I de la trilogie "L'histoire révélée du Canada français, 1608-1998"

Texte: Alexis Martin
Mise en scène: Daniel Brière
Distribution: Émilie Bibeau, Benoît Drouin-Germain, Luc Guérin, Pierre-Antoine Lasnier, Alexis Martin, Carl Poliquin, Danielle Proulx, Marie-Ève Trudel

Scénographie:  Michel Ostaszewski
Costumes: Judy Jonker
Éclairages: Nicolas Descôteaux
Conception sonore: Anthony Rozankovic
Conception vidéo: Yves Labelle
Directeurs techniques: Richard Desrochers et Jim Savignac
Régie: Colette Drouin

En codiffusion avec le Festival Montréal en lumière

Le début d’une saga historique répartie sur trois saisons : trois spectacles qui se concentrent sur la même période (1608-1998) mais sous trois angles distincts… et inusités!

Des êtres humains face à l’hiver. Premier volet de la trilogie, Invention du chauffage central en Nouvelle-France traite du choc thermique et de ses retentissements sur notre destin collectif. Le thème du froid comme métaphore de la vie humaine, le froid comme mort cellulaire, désertion des sentiments, abandon mais aussi comme expression de pureté, d'hygiène. À travers les siècles, on suivra divers personnages aux prises avec l’hiver du monde physique comme celui du cœur : Champlain et ses contacts avec les Amérindiens, l’incompréhension du père Lejeune envers les Montagnais, la lutte de René Lévesque pour l'électrification des campagnes, la difficile adaptation au froid de février de Djemila de Marrakech qui a marié un ingénieur québécois… et nombre d'autres prisonniers des glaces.

 Une grande machine à souvenirs, pleine des échos tremblants de l’histoire passionnée et passionnante des Français d’Amérique et de leurs multiples compagnons de route.


Du mardi au samedi à 20h 
Vendredi 10 février à 18h30 (suivi d'une table ronde)
Jeudi 16 février à 19h (suivi d'une discussion) 
À Espace Libre

 

LE DINDON

Dans l’esprit festif des célébrations de son 60e anniversaire, le Théâtre du Nouveau Monde nous offre à déguster une comédie de caractère aussi effervescente que des bulles de champagne : Le Dindon de Georges Feydeau. Cette impressionnante machinerie théâtrale est menée tambour battant par une flamboyante distribution –

dont Rémy Girard, Carl Béchard, Alain Zouvi, Violette Chauveau et Linda Sorgini – au rythme d’une mise en scène tourbillonnante signée Normand Chouinard. Amoureux fou du genre, il nous entraîne dans sa vision, précise et jouissive, du Paris de la Belle Époque avec ses airs de jazz naissants et ses infidélités amoureuses. Une
mécanique absurde parfaitement huilée, à laquelle personne ne peut résister !

Ciel, mon mari !
Amour, désir, jalousie, séduction, adultère... Histoires classiques de mari volage ou dupé, de femme mariée qui promet de livrer son honneur au premier bellâtre si elle est trompée, d’amant prêt à tout pour saisir le bien d’un autre, bref, toutes ces petites cruautés ordinaires pour couples pas ordinaires. Ici, Pontagnac, dont la réputation de héros de basse-cour n’est plus
à faire, se glorifie de ses conquêtes, notamment la femme de son ami Vatelin. Entre course effrénée après la belle Lucienne et combats de coqs avec le mari, c’est finalement notre prétendant qui se révélera le « dindon » de la farce : bien pris celui qui croyait prendre ! De la bourgeoise au dadais de mari, en passant par la cocotte délurée, la maîtresse hystérique et
l’amant fringuant, tous les archétypes du genre y sont. Mais les personnages féminins se révèlent bien plus fines mouches qu’elles ne paraissent et annoncent ces femmes farouchement indépendantes qui illumineront une partie du 20e siècle.

À mourir de rire
Maître incontesté du genre et critique intraitable des moeurs de ses contemporains, Feydeau réunit dans un hôtel une panoplie de personnages qui, évidemment, ne doivent se rencontrer à aucun prix : une Anglaise explosive qui menace de se suicider, un Londonien à l’accent marseillais, un médecin-major retraité et sa femme, sourde comme un pot, une cocotte
parisienne, des domestiques et un commissaire de police. Feydeau jette tout ce beau monde dans une course folle de chambre en chambre, au milieu de portes qui claquent et de sonneries qui se déclenchent… avec une minutie qui frôle le génie !

Un pur plaisir théâtral
Cette étincelante production s’offre au spectateur comme un fruit défendu auquel il ne saurait résister. Pour mieux nous le faire goûter, Normand Chouinard – qui connaît intimement les rouages de la comédie, ayant notamment joué dans plusieurs Feydeau, et signé sa première mise en scène au TNM en 2004 avec L’Hôtel du libre-échange – a imaginé une troupe avant une représentation au Théâtre du Palais-Royal, complice du public, en quête de financement pour créer la pièce de monsieur Feydeau. La musique originale d’Yves Morin vient ponctuer le spectacle et en parfaire l’illusion.

Sur scène, le bonheur
De la grande comédie livrée par une distribution étoilée dans une ambiance du Paris de la Belle Époque. Seize comédiens aussi rigoureux qu’extravagants mêlent le savoir-faire de l’expérience à l’enthousiasme des commencements : au bonheur de retrouver sur la scène du TNM des camarades de longue date, dont Carl Béchard, Normand Carrière, Violette Chauveau,
Jean-Pierre Chartrand, Rémy Girard, Roger LaRue, Véronique Le Flaguais, Danièle Panneton, Linda Sorgini et Alain Zouvi, se mêle le plaisir de découvrir le talent des Adrien Bletton, Guillaume Cyr, Alexandre Daneau, Marie-Pier Labrecque, Catherine Le Gresley et Sébastien René.

Au coeur de l’hiver, tout y est pour réchauffer les sens !

Du 17 janvier au 11 février 2012 // au tnm
Du mardi au vendredi à 20 h / samedi à 15 h et 20 h
Réservations 514.866.8668 / tnm.qc.ca
Repères biographiques des acteurs et concepteurs sur tnm.qc.ca

 

DE RETOUR AU MONUMENT‐NATIONAL ET LES BILLETS
SONT EN VENTE JUSTE À TEMPS POUR NOËL!

Vous les connaissez bien, nos Belles‐Soeurs sont généreuses. Elles ont décidé d’enchanter une fois encore le public de la région montréalaise en revenant pour huit représentations au Monument‐National après leur tournée en cours au Québec et leurs représentations parisiennes au Théâtre du Rond‐Point en mars prochain.

Belles‐Soeurs au Monument‐National du 20 au 29 septembre 2012.
Les billets sont maintenant en vente et disponibles pour vos cadeaux de Noël !
Si votre belle‐soeur n’est pas un cadeau, les nôtres en sont tout un !


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BELLES‐SOEURS
D’après Les Belles‐Soeurs de MICHEL TREMBLAY
Livret, paroles et mise en scène de RENÉ RICHARD CYR
Musique de DANIEL BÉLANGER
DU 20 AU 29 SEPTEMBRE 2012
RÉSERVEZ MAINTENANT 514‐871‐2224
MONUMENT‐NATIONAL − SALLE LUDGER‐DUVERNAY, 1182, BOUL. ST‐LAURENT, MONTRÉAL
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Informations : belles‐soeurs.ca et lavitrine.com
Belles‐Soeurs est une coproduction du Théâtre d’Aujourd’hui et du Centre culturel de Joliette
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LA NOCE
Du 24 janvier au 11 février

UNE NOCE FOISONNANTE ET FURIEUSE
Après un succès remarqué la saison précédente, voici le retour attendu de La noce de Bertolt Brecht, portée par une puissante distribution. Lors de sa création, on a parlé « d’un hommage au ressort dramatique qu’on ne peut trouver qu’au théâtre ». En effet, le metteur en scène Gregory Hlady, s’est emparé de manière audacieuse de l’oeuvre, en accentuant l’étrangeté et le
ludisme, en soulevant les façades et les pulsions cachées des personnages. Paul Ahmarani, provocateur et cruel, mène ce bal, au départ très léger, vers une rocambolesque catastrophe.

LA PIÈCE, L’AUTEUR
Dans La noce, huit membres d’une famille se réunissent pour un repas nuptial où tout respire
l’ambiance festive : on rit, on boit, on chante. Derrière cette façade joyeuse, éclatent
progressivement les faux-semblants d’un milieu bancal et superficiel.
Rebelle et satirique, le jeune Brecht de 1919 écrit continuellement. La noce annonce au point
de vue stylistique plusieurs des caractéristiques sur lesquelles reposeront toute son oeuvre :
l’effet de surprise, d’étrangeté, les ruptures de ton, de jeu, la dénaturalisation. Brecht,
toujours très présent sur les scènes du Québec et de l’Europe, offre une oeuvre qui dialogue
profondément avec notre époque.

LA DISTRIBUTION
Paul Ahmarani, Alex Bisping, Enrica Boucher,
Stéphanie Cardi, Denis Gravereaux, Frédéric
Lavallée, Isabelle Leclerc, Diane Ouimet
Des interprètes qui se donnent sans ménagements dans
les propositions scéniques imagées et audacieuses du
metteur en scène.

Le Groupe de la Veillée et le théâtre PROSPERO
1371 rue Ontario Est Montréal, (Québec) Canada H2L 1S2

Du 24 janvier 2012 au 11 février
mardi au samedi à 20 h, mercredi à 19 h

Billetterie du théâtre 514.526.6582
Réseau Admission 1.855.790.1245
– 30

 

Musique pour Rainer Maria Rilke
À l’ère du web social, un livre peut-il encore influencer une vie ?

Le Théâtre Denise-Pelletier (TDP) présente du 20 janvier au 8 février 2012, la toute dernière création du Théâtre Bluff : Musique pour Rainer Maria Rilke de Sébastien Harrisson, l’une des voix les plus novatrices de la dramaturgie québécoise actuelle. Mise en scène par Martin Faucher, le spectacle réunit sur scène Albert Millaire (Rilke), Macha Limonchik, Éric Paulhus, Sophie Desmarais et Maxime Carbonneau.

Véritable ode aux lectures de jeunesse et à leur influence déterminante sur le cours d’une vie, la pièce de Sébastien Harrisson intègre des passages de la correspondance de Rainer Maria Rilke avec un jeune homme nommé Franz Kappus qui, à 19 ans, cherche à comprendre s’il doit choisir une carrière littéraire et devenir poète ou plutôt s’engager dans l’armée autrichienne. Rilke a alors 28 ans. Il entretiendra cette correspondance dans laquelle il aborde les sujets de l’existence avec déjà la profondeur d’un sage, répondant aux inquiétudes du jeune Kappus comme le ferait un grand frère. C’est une partie de cette correspondance de Rilke qui deviendra Lettres à un jeune poète, publiées pour la première fois en 1929.

S’inspirant de ce classique de la littérature, Sébastien Harrisson met en place une intrigue contemporaine où Nathan, un adolescent d’aujourd’hui, est totalement bouleversé par des révélations sur sa propre naissance, ce qui provoquera une remise en question profonde et une quête de vérité dont il espère sortir indemne. « Plus j’avançais dans le projet, plus je constatais que cette œuvre (Lettres à un jeune poète) avait marqué beaucoup de monde », dit Sébastien Harrisson. « Il m’a semblé que la meilleure façon de présenter l’univers de Rilke aux jeunes d’aujourd’hui était de raconter l’histoire d’un ado qui tombe sur ce livre et qui, soudainement a l’impression que ça lui est adressé personnellement. »
Photo : Marlène Gélineau Payette  

Synopsis :
Nathan, un adolescent qui vit seul avec sa mère dans une banlieue sans histoire, voit un jour sa vie basculer lorsqu’il intercepte par hasard un message laissé sur le répondeur. Ce message, dont le contenu nous est livré par bribes au fil de la pièce, bouleverse profondément Nathan et le pousse à forcer les portes et les secrets. Il sera guidé dans sa quête par Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, livre qui lui parvient lui aussi par hasard. Dès lors, l’ombre du poète du début du XXe siècle se met à planer dans la tête de l’adolescent.

Pour le metteur en scène Martin Faucher, la mission du TDP (faire découvrir le théâtre aux jeunes) est incroyablement en phase avec le contenu de la pièce. « Jouer la pièce au TDP réitère son contenu : la force de la littérature, la capacité qu’elle a de nous changer et l’importance de l’action des adultes qui transmettent ce legs à des jeunes, comme le fait la bibliothécaire de la pièce pour Nathan, comme le fait le TDP pour les étudiants qui le fréquentent. »

L’auteur Sébastien Harrisson
Peu après sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada, Sébastien Harrisson remporte la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas du Centre des auteurs dramatiques pour sa pièce Floes qui est portée à la scène au Théâtre d’Aujourd’hui (2001). Alors auteur en résidence dans ce théâtre, il y achève l’écriture de Titanica, la robe des grands combats créée l’année suivante. Auteur d’une dizaine de pièces traduites en plusieurs langues, il a écrit pour le jeune public Tara au théâtre de l’océan (2003), récipiendaire du concours « Le Théâtre jeune public et la relève », de même que D’Alaska créé par le Théâtre Bluff (2007) et Stanislas Walter LeGrand créé par L’Arrière Scène (2007). Directeur artistique du Théâtre Bluff depuis 2008, il s’emploie à promouvoir une dramaturgie contemporaine forte tout en poursuivant son propre travail d’écriture.

Le metteur en scène Martin Faucher
Comédien de formation, Martin Faucher se consacre à la mise de scène depuis 1988 alors qu’il signait À quelle heure on meurt?, collage de l’œuvre de Réjean Ducharme. Il s’intéresse depuis aux paroles poétiques et fortes de dramaturges tant contemporains que classiques. Il a créé les textes d’Emmanuelle Jimenez, Carole Fréchette, Jasmine Dubé, Larry Tremblay et investi de manière toute personnelle celles de Corneille, Molière, Racine et Claudel. Fortement impliqué au sein de la communauté artistique québécoise, il a été président du Conseil québécois du théâtre et il est conseiller artistique au Festival TransAmériques depuis 2006.

Théâtre Bluff
Fondé à Laval en 1990, le Théâtre Bluff est l’un des pionniers de la création pour adolescents au Québec dont les projets rayonnent sur les scènes nationales et internationales. Avec des spectacles comme Chroniques des années de feu (1991), En hommage aux chacals (1996), etiEn (2002), D’Alaska (2007) et S’embrasent (2009), la compagnie lavalloise fait découvrir aux jeunes la dramaturgie contemporaine.

Musique pour Rainer Maria Rilke  de Sébastien Harrisson
Mise en scène : Martin Faucher
 Distribution (par ordre alphabétique) : Maxime Carbonneau, Sophie Desmarais, Macha Limonchik, Albert Millaire, Éric Paulhus

Concepteurs et collaborateurs artistiques : Marie-Andrée Lemire, Geneviève Lizotte, Sylvain Genois, Stéphanie Cloutier,  Tiffany Oschmann, Angelo Barsetti, Erwann Bernard, Jean-François Pednô, Philippe Hugues, Kathleen Gagnon

Une production du Théâtre Bluff en collaboration avec le Théâtre Denise-Pelletier

Du 20 janvier au 8 février 2012 (représentations scolaires du 18 janvier au 10 février)
Salle Denise-Pelletier du TDP, 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Billetterie : 514 253-8974 ou Réseau Admission 514 790-1245 www.admission.com

-30-

Première de presse : le vendredi 20 janvier à 20 h

 

DISSIDENTS

Un homme entre quatre murs, une cellule d’isolement peut-être. À travers une vitre – seule fenêtre sur les bruits du monde extérieur –, trois personnes viennent lui parler et ponctuer ses jours. Elles sont aussi là pour questionner son geste, confronter ses paroles, provoquer son délire et le faire passer aux aveux. Face à une société impassible vis-à-vis de son évolution, de son progrès et de sa chute, il choisit de crier. Un cri dissident.

Mais est-ce celui d’un héros ou d’un monstre ?

Un texte politique et poétique, des corps engagés et sensibles, un véritable duel entre la violence et la beauté que l’Homme peut engendrer. Pour la première fois, l’univers sans compromis de Philippe Ducros rencontre celui de l’explorateur formel qu’est Patrice Dubois. Ensemble, ils nous offrent une provocante réflexion sur le mouvement des grandes civilisations et les conséquences de notre soif de progrès.

Philippe Ducros est à la fois auteur, metteur en scène, acteur, et depuis 2010, directeur artistique d’Espace Libre. Autodidacte, sa démarche personnelle reste profondément ancrée dans les nombreux voyages qu’il fait aux quatre coins d’un monde qui ne tourne pas rond. En 2009, il présente L’AFFICHE, inspirée de ses séjours en Palestine, qui remporte le Prix de la
critique Montréal pour la saison 2009-2010.

Codirecteur artistique du Théâtre PÀP, comédien, auteur et metteur en scène, Patrice Dubois se plonge dans des projets qui mettent de l’avant la recherche formelle, l’écriture de plateau et les dramaturgies nouvelles, depuis bientôt 18 ans. Depuis 2003, il collabore avec le Théâtre PÀP et y a créé EVERYBODY’S WELLES POUR TOUS, ainsi que LA GRANDE MACHINERIE
DU MONDE, texte finaliste au Prix Michel-Tremblay, et dernièrement PORC-EPIC de David Paquet — texte lauréat en 2010 des prix du Gouverneur général et Michel-Tremblay.

TEXTE PHILIPPE DUCROS / MISE EN SCÈNE PATRICE DUBOIS
DISTRIBUTION MARILYN CASTONGUAY / SÉBASTIEN DODGE / PATRICE DUBOIS / ÉVELINE GÉLINAS
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE & RÉGIE CATHERINE LA FRENIÈRE / SCÉNOGRAPHIE OLIVIER LANDREVILLE / CONCEPTION SONORE
BENOÎT CÔTÉ / COSTUMES YASMINA GIGUÈRE / ÉCLAIRAGES ANNE-MARIE RODRIGUE-LECOURS / ACCESSOIRES FANNIE
BRETON-YOCKELL / MOUVEMENT CAROLINE LAURIN-BEAUCAGE / RÉPÉTITEUR MANI SOLEYMANLOU / DIRECTION TECHNIQUE
VINCENT ROUSSELLE

PRÉSENTÉ À Espace GO
4890, boul. Saint-Laurent, Montréal
Du mardi 6 au 31 mars 2012
Les mardis à 19h
Du mercredi au vendredi à 20h
Les samedis à 16h

 

LE GRAND CAHIER

Présentée à guichet fermé en janvier 2009 à la salle intime du théâtre Prospero et lors de sa reprise au Théâtre de Quat’Sous en 2010, Le grand cahier, première production de la jeune compagnie Le groupe Bec-de-lièvre, qui séduit par ses procédés théâtraux ingénieux, sera présentée à nouveau sur les planches du Théâtre de Quat’Sous avant de partir en tournée à travers la province. Cette adaptation théâtrale du célèbre roman d’Agota Kristof nous révèle des enfants d’une candeur troublante, à l’intelligence rusée et inventive, qui tentent de survivre aux affres d’une guerre impitoyable.

En juillet dernier, les membres de la compagnie apprenaient le décès de l’auteur.... C'est donc empreint d'une nouvelle émotion et en hommage à Agota Kristof que Le groupe Bec-de-lièvre, présente cette série de représentations au Quat'Sous

Le grand cahier, c’est la guerre en toile de fond. La tragédie du quotidien vue à travers les yeux de l’enfance. C’est aussi la guerre que l’on s’impose envers soi-même. Les jumeaux Klaus et Lukas, seuls et abandonnés par leur mère, devront apprendre à vivre en pleine campagne dans le froid et la misère, aux côtés d’une grand-mère dure et brutale. Par la force des choses, le grand cahier sera le témoin d’une existence occupée à se battre et à s’endurcir au beau milieu d’une guerre à finir. Ce n’est pas la fragilité apparente de leur jeune âge qui va les empêcher de SURVIVRE!

Le grand cahier, dans une adaptation, une scénographie et une mise en scène signée Catherine Vidal. Avec Renaud Lacelle-Bourdon et Olivier Morin. Lumières : Alexandre Pilon-Guay, bande sonore : Francis Rossignol, costumes : Angela Vaags, adaptation de la scénographie: Romain Fabre

Billetterie : 514 845-7277 www.quatsous.com

LE GRAND CAHIER
d’après le roman de l’auteure Agota Kristof
Adaptation et mise en scène Catherine Vidal
avec Renaud Lacelle-Bourdon et Olivier Morin
Du 12 au 20 janvier
au
Théâtre de Quat’Sous
100, avenue des Pins Est à Montréal

Tournée 2012
26 janvier Lac-Mégantic
Auditorium de la polyvalente Montignac
28 janvier St-Jean-sur-Richelieu
Cabaret-théâtre du Vieux St-Jean
2 février St-Georges-de-Beauce
Auditorium Cégep Beauce-Appalaches
4 février Le Bic
Théâtre du Bic
7 février Sherbrooke
Salle Maurice O’Bready
9 février Montréal-Nord
Salle Oliver-Jones
16 et 17 février Longueuil
Théâtre de la Ville
18 février Shawinigan
Salle Philippe-Fillion, Centre des Arts
21 février L'Assomption
Théâtre Hector-Charland
23 février Lévis
L’Anglicane
25 février Valleyfield
Salle Albert-Dumouchel
28 et 29 février St-Jérôme
Salle André-Prévost
1er mars Laval
Maison des arts de Laval
10 mars Châteauguay
Théâtre du Pavillon de l’Île
16 mars Ste-Thérèse
Théâtre Lionel-Groulx
20 mars Ste-Geneviève
Salle Pauline-Julien
23 mars Alma
Auditorium d’Alma
24 mars Jonquière
Théâtre La Rubrique
28 et 29 mars Trois-Rivières
Salle Anaïs-Allard-Rousseau
30 mars Victoriaville
Salle du pavillon Arthabaska
31 mars Thetford-Mines
Salle Dussault

 

MOI, DANS LES RUINES ROUGES DU SIÈCLE

C’est l’histoire de Sasha, un jeune homme qui tente de retrouver sa mère alors que tout s’effondre autour de lui : ses rêves, ses idéaux, son pays. Vivant seul avec son père, Sasha, né en 1969 en Ukraine, décide de devenir célèbre afin que sa mère, qui a quitté la maison quand il était petit, puisse le voir un jour à la télévision et le reconnaître comme sien. Entre l’explosion de Tchernobyl et celle de la Glasnost entreprise par Gorbatchev, entre son ami acteur Anton et Ludmilla son amoureuse attendant avec impatience les bouleversements promis par la Pérestroïka, Sasha se fraie un chemin dans les décombres d’un siècle qui s’achève sous nos yeux. Inspiré de la vie de Sasha Samar, un acteur d’origine ukrainienne vivant au Québec, Moi, dans les ruines rouges du siècle est le récit d’un homme qui tente de se reconstruire dans une Union Soviétique qui commence à se désagréger. La pièce nous parle du monde qui s’est disloqué sous nos yeux il n’y a pas si longtemps, mais également – et surtout – du mensonge que l’on doit mettre en place afin de préserver un idéal. Du mensonge qui sauve les apparences, et qui ce faisant nous tue à petit feu.

Texte et mise en scène Olivier Kemeid
Idée originale Sasha Samar, Olivier Kemeid
Interprétation Annick Bergeron, Sophie Cadieux, Geoffrey Gaquère, Robert Lalonde, Sasha Samar
Assistance à la mise en scène Stéphanie Capistran-Lalonde
Conception visuelle Romain Fabre
Éclairages Martin Labrecque
Conception sonore Philippe Brault
Mouvement Estelle Clareton
Olivier Kemeid Sasha Samar Annick Bergeron Sophie Cadieux Geoffrey Gaquère Robert Lalonde

LA COMPAGNIE TROIS TRISTES TIGRES EST EN RÉSIDENCE AU THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI POUR LA SAISON 2011-2012 ET POUR LA SAISON 2012-2013

Du 10 janvier au 4 février 2012
Salle principale du Théâtre d’Aujourd’hui
Photo: Neil Mota

 

FRESQUE BAROQUE ET IMPRESSIONNISTE OÙ SE CÔTOIENT
SENSUALITÉ ÉROTIQUE ET QUÊTE SPIRITUELLE

Présentée pour la première fois en décembre 2009 au théâtre La Chapelle à Montréal, puis reprise avec succès au Studio du Centre national des Arts d’Ottawa, la pièce Personal Jesusde Gaétan Nadeau s’offre un troisième souffle et quelques révisions artistiques pour renaître grandie et plus assumée dans une version spécialement conçue pour la scène principale du théâtre Prospero.

De janvier à juin 2008, Gaétan Nadeau squattait le studio du Québec à Rome. Mû par les chocs esthétiques causés par l’opulence des œuvres d’art qui l’entourent, chocs qui magnifient autant la foi catholique que sa découverte des mœurs italiennes, Gaétan Nadeau s’est laissé prendre au jeu de l’écriture, largement influencé par les écrits poétiques impudiques de Pasolini et Voyage en Italie de Chateaubriand. De retour au pays, il entreprend l’adaptation scénique de son carnet de voyage pour en faire son premier solo. Entre impressions de voyage, anecdotes intimes et morceaux chorégraphiés, il peint une fresque érotico-mystique où Donald Lautrec fait les yeux doux à Sainte-Thérèse et où la voûte de Michel-Ange côtoie la retransmission télévisée du Jour du Seigneur. À 47 ans, étendu sur son Récamier et à l’étroit dans son slip doré, il s’offre rien de moins qu’un rebirth dans le berceau de la civilisation occidentale. En véritable alchimiste de la scène, Gaétan Nadeau redéfinit de façon inimitable les paramètres du jeu et malmène sans gratuité aucune les frontières du théâtre traditionnel.

« Comment représenter les états intérieurs du voyage, l’extase, le désœuvrement? Témoigner de l’exaltation du martyr et de la banalité du quotidien? Dans Personal Jesus, j’aspire à montrer les différents états de jeu (et de corps) de façon à traduire le paysage émotionnel en forme de montagnes russes que j’ai ressenti au contact des splendeurs de Rome, ville éternelle. », nous confie-t-il sans détour!

À la fois auteur, comédien, danseur et performeur, Gaétan Nadeau se produit sur différentes scènes, ici et à l’étranger, depuis plus de vingt ans. Comme comédien, il a travaillé auprès des metteurs en scène Brigitte Haentjens, Denis Marleau, Éric Jean, Jacob Wren et Jean-Marie Papapietro, pour ne nommer que ces derniers. La saison 2011-2012 en est une particulièrement  fertile pour ce créateur avide d’aventures artistiques hors normes car il participe à des productions orchestrées par le NTE (Zoo 2011), par le chorégraphe Dave St-Pierre (Le cycle de la boucherie) et par la compagnie Momentum (Playtime). Depuis plusieurs années, il collabore avec Jacques Brochu et Marie-Stéphane Ledoux, le tandem qui signe la mise en scène de Personal Jesus, des créateurs inspirés qui ont développé au fil des ans une écriture scénique intégrant la voix et l’image à leur recherche chorégraphique.

 

LES RENDEZ-VOUS DU MERCREDI au théâtre Prospero
Le mercredi 11 janvier, à l’issue de la représentation, le public est invité à participer à une rencontre-discussion avec Gaétan Nadeau et des concepteurs du spectacle.


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PERSONAL JESUS

Texte et interprétation : Gaétan Nadeau
Mise en scène, lumières et vidéographie : Jacques Brochu
Mise en scène et dramaturgie : Marie-Stéphane Ledoux
Conception sonore : Alexander MacSween
Conception et réalisation des objets scénographiques : Benoît Bourdeau
Collaboration au design costume : Brigitte Comeau
Direction technique : Simon Pineau

Ce spectacle été créé en résidence au Théâtre La Chapelle à Montréal en 2009.
En coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts du Canada.
Personal Jesus a également bénéficié d'une résidence de création à l'Usine C de Montréal.
Durée du spectacle : 1 h 15 sans entracte

 

Pourquoi pas?

Le triomphe de l’amour?

Peut-on être en amour à tout âge? Pourquoi pas? En voici la preuve! Bob travaille comme vendeur pour une compagnie qui appartient au mari de Jacqueline. Lors d’un party de Noël, il fait la connaissance de Jacqueline et en devient follement amoureux.

C’est le coup de foudre! En 25 ans, il ne la verra qu’à 3 occasions. Quant à Jacqueline, elle ignorera tout de la passion que Bob éprouve pour elle, et ce, jusqu’au jour du décès de son mari. Bob profitera de ces circonstances pour enfin lui révéler ses sentiments!

La constance de Bob finira-t-elle par triompher?
Pourquoi pas?, une pièce charmante, amusante, rafraîchissante, une comédie romantique qui fait du bien, une célébration originale du sentiment amoureux qui, malgré le temps qui passe, fait battre le cœur toujours un peu plus vite.

« L’amour n’a pas d’âge. » Le dramaturge Norm Foster serait certainement d’accord avec cet adage. Dans Pourquoi pas?, il y a certes cet humour décapant, ces répliques délicieuses et ces personnages si attachants qui ont fait de Foster le dramaturge canadien le plus reconnu et le plus souvent produit.

Mais bien au-delà de cette délectable comédie, il y a dans son écriture un thème qu’il fait bon aborder : celui de l’amour et de son intemporalité. Rares sont les fois où l’amour, la passion et le désir entre des personnages d’âge mûr soient mis en scène avec autant d’intelligence. C’est précisément ce que nous offre la pièce Pourquoi pas?.

Sous l’intrigue, les rebondissements, les cocasseries et les conflits dramatiques captivants, il y a l’amour de Bob envers Jacqueline qui refuse tout simplement de se taire, qui grandit au fil des années et éclate sans retenue.

Avec son esprit bien dosé, ses moments de grâce, ses habiles sauts dans le temps et ses personnages attachants, Pourquoi pas? offre un regard éclairé et jamais trop sérieux
sur les élans du coeur et les passions amoureuses.


De Norm Foster
Mise en scène par Monique Duceppe
Traduction de Louis-Georges Girard et Perry Schneiderman

Avec
Pauline Martin, Claude Prégent, Yvan Benoit, Danielle Lépine

Décor  Marcel Dauphinais

Costumes Daniel Fortin

Eclairage Kareen Houde

Musique Christian Thomas

AccessoiresNormand Blais

Assistance à la mise en scène Carol Gagné

DU 14 DÉCEMBRE AU 4 FÉVRIER
au théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts
En semaine à 20 h, les samedis à 16 h et 20 h 30
dimanches 8 et 22 janvier à 14 h 30
Détails sur duceppe.com

 

Dinde et farces le cabaret de Noël

LA FIN DU MONDE APPROCHE
La fin du monde approche. La date fatidique, telle qu'annoncée par les Mayas, devient imminente. L'heure est venue d'en profiter, de réaliser ses rêves sans retenue et sans pudeur, aussi gênants et humiliants soient-ils, avant qu'il ne soit trop tard.

Pour souligner le dernier Noël avec aplomb, le Théâtre Espace Libre et le Théâtre du Party Chinois présentent Dinde et farces: Le dernier Noël. Des comédiens chevronnés (Gilbert Turp, Patricia Nolin, François Bernier) et inconnus (Patrick Dupuis?!?), auteurs, chanteurs (Carl-Éric Hudon) et circaciens prendront le temps de célébrer avec vous, pour une dernière fois, la grande fête rassembleuse qu'est Noël. Quatre fêtes sans lendemain, quatre représentations euphoriques et surprenantes pour faire de ces festivités 2011, un impérissable souvenir.

DINDE ET FARCES, le cabaret de Noël
Dinde et farces est un cabaret où s’enchaînent les numéros concoctés par des artistes de multiples disciplines dans l’unique but de vous offrir une soirée conviviale et décapante.
C’est une savante alchimie de la messe de minuit et de la fête de famille totalement déjantée. Sous le signe de l’humour, mais dans un esprit fondamentalement théâtral, on traite avec dérision et fantaisie de la fête religieuse la plus commerciale : Noël.

Au menu de cette deuxième édition, de la dinde, bien entendu, une bonne quantité de farces grasses et vitriolées, et une soirée sans tabous et sans limites dans l’absurdité. On y retrouve le réconfort et la violence de tout bon party du temps des fêtes.

DU 20 AU 23 DÉCEMBRE 2011
À Espace Libre
Mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 21h
Ouverture des portes à 20h
BILLETTERIE 514.521.4191
Achat en ligne www.espacelibre.qc.ca
www.espacelibre.qc.ca

 

JUNKYARD/PARADIS
de
MÉLANIE DEMERS
DE RETOUR À MONTRÉAL !

Créée à Paris puis jouée devant des salles combles à Montréal en janvier dernier, la bouillonnante création Junkyard/Paradis de la chorégraphe québécoise Mélanie Demers revient en scène les 30 novembre et 1 décembre prochain à l’Usine C.
Acclamée par la critique, la pièce qui met en scène les interprètes Angie Cheng, Mélanie Demers, Brianna Lombardo, Nicolas Patry et Jacques Poulain-Denis nous catapulte dans un univers des plus baroques et électrisants. 

Entre grâce et désolation, se dessine sur scène un monde où les forces s’opposent. Car chez Mélanie Demers les premières impressions se dissipent souvent au profit des secondes. Le jeu d’enfants devient jeu de pouvoir. Le passage vers la mort se transforme en ticket pour la vie. Et le jardin d’Éden se mue en jardin de débris. Si la chorégraphe jongle avec ces apparentes contradictions, entre enfer et paradis, c’est pour mieux révéler la part de lumière qui est en chaque être et en chaque chose.  Se côtoient et se confondent donc sur scène l’horreur et le bonheur, le visible et l’invisible, le toujours présent et l’évanescent, l’élégant et le répugnant.

Une chorégraphie à l’image de notre monde sombre et magnifique. Non sans humour, les cinq interprètes incarnent passions, peurs et pulsions. Grâce et avec eux, on s’interroge sur ce qui est de précieux ou futile, sur ce qui fait de nous des individus ou de vulgaires pions, et sur notre capacité à déceler un peu de beauté au milieu de la décharge de nos vies.

Depuis la fondation de sa compagnie Mayday en 2007, la chorégraphe Mélanie Demers met son talent au service d’une danse qui a de l’âme. Ses oeuvres aux échos surréalistes impressionnent par leur poésie crue et forte, questionnant l’état du monde et les responsabilités individuelles. La chorégraphe compte déjà une quinzaine de créations à son actif dont Les angles morts et Sauver sa peau. Ses oeuvres connaissent un rayonnement international avec des présentations dans une trentaine de villes en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie. En 2010, Junkyard/Paradis fut notamment programmée aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, en France.

Production : Mayday en coproduction avec les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis et L’Agora de la danse. Résidences : Usine C, Festival Operaestate Veneto, CCB de Caen/Basse-Normandie. Avec le soutien de Circuit-Est centre chorégraphique. Présentation : Usine C et Agora de la danse

30 NOVEMBRE & 1 DÉCEMBRE - Usine C / 20h Billeterie : 514-521-4493

http://www.usine-c.com/

Extraits du spectacle :
http://www.maydaydanse.ca/oeuvres.html 

 

LES AMIS DE CHIFFON
Carton rouge sur carré vert

Théâtre de marionnettes

pour jeune public 4 à 8 ans

Les Couguars de Saint-Elzéar rencontrent les Pythons de Saint-Siméon. Sur le terrain de soccer, les jumeaux Fou Fou et Coco s’affrontent. Fou Fou, tout fou, voudrait bien être champion afin de plaire à son père, mais le ballon court après lui! Coco, quant à elle, joueuse
très douée, marque buts sur buts. Qui gagnera cette partie loufoque et hallucinante?

Spectacle à la thématique actuelle, Carton rouge sur carré vert met en scène des valeurs importantes pour le théâtre Les Amis de Chiffon : l’estime de soi, l’égalité entre filles et garçons, la relation parent/enfant.

Texte original : Pascale Rafie
Mise en scène : Marc-André Roy
Interprètes et marionnettistes : Vicky Côté, Martin Gagnon et Dany Lefrançois
Interprète et technicien : Sébastien Bouchard

LES AMIS DE CHIFFON
Carton rouge sur carré vert
// Théâtre de marionnettes
pour jeune public [4 à 8 ans]
Photo : Stéphan Bernier
18 NOVEMBRE | 13 H 30
Centre communautaire Elgar
20 NOVEMBRE | 14 H
Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord
26 NOVEMBRE | 14 H
Maison de la culture Frontenac
27 NOVEMBRE | 13 H 30
Complexe culturel Guy-Descary | Salle de spectacle l Entrepôt
2 DÉCEMBRE | 19 H
Maison de la culture Rosemont—La Petite-Patrie
Salle Jean-Eudes
3 DÉCEMBRE | 15 H
Maison de la culture Pointe-aux-Trembles
4 DÉCEMBRE | 14 H
Maison de la culture Mercier

Du 8 octobre au 4 décembre 2011, une quarantaine d’artistes de la région du Saguenay―Lac-Saint-Jean seront en vedette à Montréal pour 175 Nord, un événement spécial mettant à l’honneur les arts visuels et les arts de la scène dans le réseau Accès culture de la Ville de Montréal.

Visitez accesculture.com/contenu/175nord pour consulter la programmation complète de l’événement et suivez-nous sur Facebook pour être les premiers informés !

 

La jeune compagnie Théâtre Point d’Orgue présente
Yvonne, princesse de Bourgogne
Le Théâtre Point d’Orgue présente : Yvonne, princesse de Bourgogne
de l’auteur polonais Witold Gombrowicz, dans une mise en scène de Louis-Karl Tremblay
Du 29 novembre au 17 décembre sur la scène principale du théâtre Prospero
1371 rue Ontario Est, Montréal

« L’homme dépend de l’image de lui-même qui se forme dans l’âme d’autrui, même si c’est l’âme d’un crétin.» -Witold Gombrowicz

Contre toute attente, le prince Philippe se fiance à la repoussante Yvonne. Sa laideur, son silence, sa mollesse et sa totale absence de charisme suscitent la curiosité, la fascination et l’incompréhension dans toute la cour de Bourgogne. Ils croient d’abord pouvoir la changer et la transformer à leur image. En vain. Ils n’ont aucune emprise sur elle. L’échec de leurs multiples tentatives causera rapidement la méfiance, la panique puis le chaos...

D’un comique cinglant, grinçant et cynique, Yvonne, princesse de Bourgogne, pose de sombres réflexions sur l’identité et les comportements en société. Plus actuelle que jamais, l’oeuvre remet en question nos rapports aux différences, au conformisme, aux idées préconçues de mode et de beauté, aux relations interpersonnelles, amoureuses et sexuelles et aux classes sociales.

Comme pour Les Troyennes, première production du TPO en 2009, le metteur en scène Louis-Karl Tremblay dirige une imposante distribution de 15 comédiens, dont Markita Boies, Alain Fournier, Peter Batakliev, Sébastien David, Gabriel Lessard et Yvonne. Le TPO réfléchit sur l’identité individuelle et collective. Il utilise la choralité et l’image scénique afin de développer un langage et une forme unique. En revisitant Yvonne, princesse de Bourgogne, la compagnie amorce une réflexion sur la manière dont se définit l’individu dans sa relation aux autres.

Avec Peter Batakliev, Markita Boies, Stéphanie Cardi, Luc Chandonnet, Emilie Cormier, Sébastien David, Maxime Desjardins, Alain Fournier, Simon Fréchette-Daoust, Ariane Lacombe, Gabriel Lessard, Katherine Mossalim, Francis-William Rhéaume, Yan Rompré, Audrée Southières et Yvonne

Assistance à la mise en scène : Sonia Montagne. Décor : Karine Galarneau. Costumes : Fannie Breton-Yockell. Musique originale : Michel Smith et Sonia Paço-Rocchia. Éclairages : Nancy Bussières.

 

Belles-Soeurs fêtent leur 100e représentation, annoncent un retour
triomphal à Montréal et s’offrent en cadeau pour Noël !!!

Belles-Soeurs de Michel Tremblay, René Richard Cyr et Daniel Bélanger fêteront demain leur 100e représentation à Granby. Et vous les connaissez bien : nos Belles-Soeurs sont généreuses : elles ont décidé d’enchanter une fois encore le public de la région montréalaise en revenant
pour huit représentations au Monument-National après leur tournée en cours au Québec et leurs représentations parisiennes au Théâtre du Rond-Point en mars prochain.

BELLES-SOEURS
D’après Les Belles-Soeurs de MICHEL TREMBLAY
Livret, paroles et mise en scène de RENÉ RICHARD CYR
Musique de DANIEL BÉLANGER
DU 20 AU 29 SEPTEMBRE 2012
RÉSERVEZ MAINTENANT 514-871-2224
MONUMENT-NATIONAL − SALLE LUDGER-DUVERNAY, 1182, BOUL. ST-LAURENT, MONTRÉAL
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Les billets seront en vente dès le 5 novembre et seront disponibles pour vos cadeaux de Noël !!!
Si votre belle-soeur n’est pas un cadeau, les nôtres en sont tout un !
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Informations : belles-soeurs.ca et lavitrine.com
Belles-Soeurs est une coproduction du Théâtre d’Aujourd’hui et du Centre culturel de Joliette

 

Du 1er au 17 décembre à
Espace Libre, le CIRAAM présente

Pharmak(ha)os

Le jeudi 1er décembre prochain, le Centre international de recherche et d’action artistique et multimédia (CIRAAM) vous convie à découvrir sa nouvelle création, Pharmak(ha)os, présentée en codiffusion avec Espace libre.

En proposant une relecture des mythes d’Œdipe et d’Antigone, l’auteur et metteur en scène Pascal Contamine, directeur artistique du CIRAAM, trace un « parcours du combattant » à travers les croyances et les idéologies qui ont embrasé le 20e siècle – souvent jusqu’à la dérive. Pharmak(ha)os nous entraîne ainsi entre les murs de l’Asile de la Cité, où les « fous », qui viennent d’accueillir une mystérieuse patiente, vont nous raconter à leur manière l’histoire déjantée et percutante de « ce 20e siècle qui a cru ».

Une douzaine de comédiens et comédiennes vont donner vie à cette œuvre poétique où se succèdent déchirements, rires et espoirs, campée dans un environnement créé par une équipe d’artisans qui a rivalisé de créativité afin de proposer un spectacle envoûtant autant par la forme que par les enjeux qu’il soulève.

Cette fresque où se mêlent intimement mythologie et Histoire s’inscrit dans l’approche atypique du CIRAAM marquée par le mélange des styles, des cultures et des disciplines telles le jeu dramatique, la danse, les arts médiatiques. La compagnie compte déjà plusieurs créations, dont Dossier Prométhée présenté également, à Espace libre, Five Wolf Deavtov Circus à La Chapelle et Ze Bouddha Show au Quat’sous. Pharmak(ha)os est le premier volet d’une adaptation contemporaine du mythe d’Œdipe et d’Antigone.

Pharmak(ha)os _ Texte et mise en scène PASCAL CONTAMINE

Distribution MARTIN CHOQUETTE, PASCAL CONTAMINE, MAXIME RENÉ DE COTRET, RACHEL GRATON, BELKACEM LABHAIRI, MARIANE LAMARRE, PHILIPPE LONERGAN, XAVIER MALO, MAXIME PARADIS, MARIE PASCALE, ANNE SABOURIN, MARIFLORE VÉRONNEAU

Direction de production et régie AUDREY  WYSZINSKI _ Scénographie, accessoires et costumes FRUZSINA LANYI_Assistance à la mise en scène MARIFLORE VÉRONNEAU _ Mouvement ESTELLE CLARETON_Musique PHILIPPE LONERGAN _ Éclairage MATHIEU MARCIL _ Vidéo FRED ST-HILAIRE_Direction technique MICHEL FORGET

Activités parallèles
Vendredi 2 décembre à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 8 décembre à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création

Billetterie 514 521-4191 • achat en ligne à espacelibre.qc.ca
Espace Libre, 1945, rue Fullum, Montréal (Station Frontenac)
Photo : Romain Fabre

 




VOS BELLES-SOEURS EN VISITE
CHEZ VOUS!

Belles-Soeurs est une coproduction du Théâtre d’Aujourd’hui et du Centre culturelle de Joliette, en collaboration avec Loto-Québec

D’après Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay livret, paroles et mise en scène de René Richard Cyr composition musicale de Daniel Bélanger

Vous les avez aimées et adulées ? Alors, ressortez les chips, les peanuts, les liqueurs, car Germaine Lauzon remet ça et vous invite à nouveau pour un party de collage de timbres dans tout le Québec !
En tournée à travers le Québec
Trois-Rivières / Saint-Jérôme / Brossard / Saint-Hyacinthe / Sherbrooke / Gatineau /
Granby / Québec / Terrebonne / Drummondville / Joliette / Saint-Jean-sur-Richelieu

28 septembre au 1er octobre 2011
Salle J.-Antonio-Thompson,
Trois-Rivières

6 au 8 octobre 2011
Salle André-Prévost,
Saint-Jérome

12 au 15 octobre 2011
L’Étoile Banque Nationale,
Brossard

18 et 19 octobre 2011
Centre des arts Juliette-Lassonde,
Saint-Hyacinthe

21 et 22 octobre 2011
Centre culturel de Sherbrooke

26 au 29 octobre 2011
Salle Odyssée de Gatineau

3 au 5 novembre 2011
Palace de Granby

12 au 14 janvier 2012
19 au 21 janvier 2012
Salle Albert-Rousseau,
Québec

26 au 29 janvier 2012
Théâtre du Vieux-Terrebonne,
Terrebonne

2 au 4 février 2012
L’Étoile Banque Nationale,
Brossard

9 au 11 février 2012
Maison des arts Desjardins,
Drummondville

16 au 18 février 2012
Salle Rolland-Brunelle,
Joliette

21 et 22 février 2012
Salle J.-Antonio-Thompson,
Trois-Rivières

24 et 25 février 2012
Théâtre des Deux Rives,
Saint-Jean-sur-Richelieu

Et aussi à l’étranger…
8 mars au 7 avril 2012
Théâtre du Rond-Point,
Paris
PLUS D’INFORMATIONS : www.belles-soeurs.ca
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VOICI LA NOUVELLE VAGUE
Focus sur la nouvelle génération d’artistes
de la scène québécoise

FESTIVAL ARTDANTHÉ 2 — 20 NOV
Spectacles multidisciplinaires, inclassables - Jumelage avec le Festival ARTDANTHÉ à Vanves en France

Spectacles hors les murs au Théâtre du Gesù
et au Lion d’Or à Montréal

24 spectacles

15 premières mondiales
Allemagne / Bulgarie / Luxembourg / France
Pays Bas / Yellowknife / Québec / Montréal
Un Partenariat avec la COMPAGNIE MARIE CHOUINARD pour des résidences de création avec des jeunes artistes québécois et étrangers, et des partenariats avec le Studio 303, le Festival Montréal en Lumière et le FTA

VIRGINIE BRUNELLE
OLEG KISSELIOV
TANYA TAGAQ
CLARA FUREY & CÉLINE BONNIER DANY DESJARDINS
STÉPHANE GLADYSZEWSKI
ANTONY RIZZI
IVO DIMCHEV
JULIE ANDRÉE T.
SYLVIA CAMARDA
JONATHAN FORTIN
& VINCENT MORELLE
DAVE ST-PIERRE
CHRISTIAN LAPOINTE
COLLECTIF C’EST JUSTE LUNDI
DE COURSE THÉÂTRE
MARC BEAUPRÉ
JÉRÉMIE NIEL
BEN J. RIEPE
OLIVIER MORIN
CATHERINE GAUDET
MICHEL MONTY & BRIGITTE POUPART
LOUP BLEU
FRÉDÉRICK GRAVEL
NICOLAS CANTIN

Il y a trente ans, les scènes de Montréal foisonnaient d’oeuvres remarquables, issues d’une nouvelle génération d’artistes dont Édouard Lock, Marie Chouinard, Gilles Maheu, Margie Gillis, Denis Marleau, Daniel Léveillé, Robert Lepage, Ginette Laurin, Paul-André Fortier. Ils feraient éventuellement le tour de la planète avec des spectacles d’une originalité et d’une force sans précédent. Aujourd’hui, une nouvelle vague de jeunes créateurs québécois s’impose avec le même fracas. Ils impressionnent par leur talent et la singularité décapante de leurs oeuvres. Certains sont déjà applaudis sur la scène internationale. La Chapelle soutient ces artistes dans leurs activités de création et de diffusion avec l’ardeur et la passion qu’ils méritent. Alors voici les créateurs de la saison 2011-12, largement issus de cette nouvelle génération. Nous vous invitons à être témoin du futur des arts de la scène.

RÉSUMÉ DE LA PROGRAMMATION 11-12

Complexe des genres / Virginie Brunelle
Hommes / femmes. Malgré leur dissemblance, un point les unit, une estime de soi anémique. Accablés par leurs peurs, ils se heurtent les uns aux autres. Reflet poétique de la psyché humaine, Complexe des genres traite de la quête identitaire à travers les relations. La pièce illustre l’effroyable doute, l’obsédante perfection et l’incommunicabilité des êtres.
Montréal | DANSE
PREMIÈRE MONDIALE

 

 

6 — 17 SEPT

Emily Dickinson / LA DEMEURE / Oleg Kiseliov
C’est Emily Dickinson C’est une voix qui rend aveugle Qui traverse le gouffre entre les vivants et les morts C’est une femme dans une chambre Qui converse avec le temps Qui répond aux fantômes Qui s’emporte et s’envole Qui s’offre tout entière À l’ironie du sort C’est un volcan Dans une cage thoracique C’est un crâne chargé à bloc Qui vise le reste C’est le centre de la Terre au centre du coeur.
Montréal | THÉÂTRE
PREMIÈRE MONDIALE
21 SEPT — 1 OCT

TANYA TAGAQ TRIO
Après un succès retentissant, des salles pleines et des réactions explosives, nous sommes ravis de vous présenter, pour une deuxième saison consécutive, l’expérience Tanya Tagaq Trio. C’est avec le violoniste Jesse Zubot et le percussionniste Jean Martin que Tanya met à nu son inconscient dans le cadre de deux soirées inoubliables au Théâtre du Gesù.
YELLOWKNIFE | CHANT DE GORGE INUIT
9 & 10 OCT
au Théâtre du Gesù

Hello… How are you ? / Clara Furey & Céline Bonnier
Au bord du trou, le doigt qui glisse son silence. Hello ! dis-je. How are you ? Répond l’écho, répond le feedback de deux girafes, deux hippopotames de seconde main, deux mangues, deux haïtiennes, deux corps qui dégoulinent au moment où l’écho crache ta mère. Deux araignées en proie à la résistance du corps contre l’hémorragie des mots risibles, sans sens, sans mains, sans mains on n’y verrait rien, sans rien on s’rait t’y ben.
Montréal | PERFORMANCE
PREMIÈRE MONDIALE
11 — 15 OCT

Pow Wow / Dany Desjardins
Quatre super femmes complices se livrent entièrement à la musique. Leurs corps secoués par le rythme, à la fois grandioses et dégingandés, nous rappellent que la beauté réside dans l’indescriptible. Pow Wow c’est une réunion, un moment d’échange essentiel. C’est une célébration du corps, celui qui détient des pouvoirs surnaturels chaotiques et vitaux.
Montréal | DANSE
PREMIÈRE MONDIALE
25 — 29 OCT

FESTIVAL ARTDANTHÉ 2 — 20 NOV
Corps noir ou l’inconscient convié / Stéphane Gladyszewski
Corps noir est une immersion brute et intense dans l’intime. Une mise en scène du corps dans un délire d’accessoires et d’objets de textures diverses, de matières sonores, d’images et de voix, comme autant de métaphores identitaires relayées par une technologie de pointe qui autorise les superpositions, les enchâssements, les fusions. Le corps y est pris à parti : mouillé, souillé, absorbé... et prend parti : combat, pénètre, étreint aussi. Irradie. Stéphane Gladyszewski en devient la matière même et crée un autoportrait éclaté basé sur la complexité d’une identité étoilée et les constructions phantasmatiques de la psyché.
Montréal | MULTIDISCIPLINAIRE
2 — 4 NOV

An attempt to fail at ground breaking theater with Pina Arcade Smith / Antony Rizzi
Cette création est considérablement influencée par la scène underground de Performance Art de New York dans les années 1980. Dans le corps de Rizzi, nous rencontrons Penny Arcade, superstar adolescente d’Andy Warhol et une des fondatrices de Performance Art, Pina Bausch, chorégraphe iconique allemande, et ―New‖ Jack Smith, réalisateur de Queer et parrain du Performance Art. L’utilisation de la danse, de photos, de films et d’un éventail de musiques nous aide à entrevoir les pensées de mort imminente du ―New‖ Jack Smith, la pornographie comme comédie, la légalisation de la marijuana, Susan Boyle, le sexe S&M et les bonnes soeurs.
Francfort | MULTIDISCIPLINAIRE
PREMIÈRE MONTRÉALAISE
6 & 7 NOV

Som Faves / Ivo Dimchev
Dans l’espace, blanc comme un musée, armé d’une perruque et d’un clavier, Dimchev nous présente une collection de matières apparemment incohérentes et d’objets incongrus qui s’accumulent graduellement pour produire un portrait intime, tragique et comique. Cette démonstration nous amène à une réflexion sur les différentes manières de traiter les formes et les contenus sur scène. Entre la danse, le théâtre et le tour de chant, nous sommes témoins d’un univers singulier et surréaliste aux limites de la déraison.
Sofia | MULTIDISCIPLINAIRE
PREMIÈRE MONTRÉALAISE
11 & 12 NOV

Rouge / Julie Andrée T.
Rouge fait du corps le vecteur du surgissement poétique par l’exploration du chaos. Sur le plateau, l’accumulation de ce qui porte la couleur du sang, de la honte, de l’émotion, de la sensualité, comme de la révolution, se fait délire, fatigue, gourmandise, crises incessantes, engendrant la multiplication des artefacts, des traces, des aliments, des babioles, des sources lumineuses et des sons rythmés par les actions de l’artiste et ses interrogations soudaines. Sang, bien sûr, mais aussi prières, étouffements, cris, chants, folie et extensions toujours plus larges, toujours réinventées, d’un monde revu sous le signe du rouge.
Montréal | MULTIDISCIPLINAIRE
15 — 17 NOV

PROGRAMME DOUBLE 19 & 20 NOV
Conscienza di terrore 1 / MISSDELUXEDANCECO ! / Sylvia Camarda
Inspiré du film Taxi to the Dark Side de Alex Gibney, ce solo parle des militaires forcés d’exercer leur métier dans un goulag moderne (terme utilisé par Amnesty International pour désigner les prisons d’Irak, d’Afghanistan et de Guantanamo-Bay), utilisant des abus scandaleux pour arriver à leurs fins. Ces soldats-tyrans ont été désignés par Donald Rumsfeld : ―a few bad apples‖. Mais ces soldats-tyrans n’ont–ils pas exécuté les ordres donnés par leurs supérieurs ? Ou voulaient-ils uniquement pratiquer la torture pour se satisfaire eux-mêmes ?
Luxembourg | DANSE - THÉÂTRE
PREMIÈRE NORD AMÉRICAINE

Chair Homme / Jonathan Fortin & Vincent Morelle
Chair Homme est une réflexion sur l’identité, celle de l’homme. L’image de l’homme tel qu’il est et tel qu’on voudrait qu’il soit. Deux hommes aux corps déformés, abandonnés dans leur solitude. On ne cesse de se poser la question du double : deux hommes sont sur scène mais notre regard chavire entre ces deux personnages comme s’ils ne faisaient qu’un.
Montréal – Caen | MULTIDISCIPLINAIRE
PREMIÈRE NORD AMÉRICAINE

Le cycle de la boucherie / Dave St-Pierre / DANCE WORKS ROTTERDAM
un cycle sur la consommation sauvage du corps : corps-charcuteries
esprits avariés
cochonnes qui se gavent
panses dilatées
viscères broyés
âmes insalubres
famille-carcasse
amants-carnassiers
créateurs omnipotents
pourquoi comparer ses chairs?
Montréal – Rotterdam | DANSE - THÉÂTRE
29 NOV — 17 DÉC
Sepsis (C’est alors, en un grand trait ininteligible et abscons, que je me suis mis à entendre cette voix)
Théâtre Péril / Christian Lapointe
Sous influence : de la lumière, les mains pleines de sang. Chercher du sens et ne trouver que les restes d’une forme putréfiée. Entre le désir de mourir et celui de vivre, la confusion menant à une quête où ne reste que l’unique et profond besoin de devenir l’opposé de ce que l’on croit être. Puis, faire une rencontre fantasmagorique suivie de l’alter ego de son propre animal de compagnie. Des corps et des voix témoignent et révèlent goutte à goutte une partition théâtrale où symbolisme et performativité se côtoient et déjantent la linéarité du récit.
Québec | THÉÂTRE
PREMIÈRE MONDIALE
17 — 21 JAN
Pierre-Marc et ses Angèles… Les derniers bleus / COLLECTIF C’EST JUSTE LUNDI
Une quête, une mission, une récréation, un culte à l’antihéros, à la déchéance de l’invincibilité… trois Angèles, un téléphone comme animal de compagnie, des têtes de marottes à la rescousse, et enfin, Pierre-Marc. Au sein de cette fable bleue et absurde, Pierre-Marc est celui qui aspire à être toujours plus qu’il n’est réellement. Il se forge un personnage contenant quatre entités pour tenter d’être à la hauteur de ses prouesses imaginaires. Ses trois complices, Charlie’s Angels québécoises altérées, évoluent sans résignation, l’adrénaline dans la pupille, défiant l’immobilité et le banal. Un univers ludique et parodique berce un héroïsme brisé, déchu, humilié, battu. Le temps est venu. La force du héros réside au coeur d’une éternelle recherche, absurde et insatisfaisante, celle de l’être humain véritable.
Montréal | DANSE
PREMIÈRE MONDIALE
25 — 28 JAN
LEITMOTIV / DE COURSE THÉÂTRE / Émilie Cormier
LEITMOTIV s’inscrit dans une tangente multidisciplinaire, en puisant dans différents médiums artistiques tels que la photographie, la vidéo et l’environnement sonore immersif. L’emboîtement des formes permet le dialogue entre le personnage et son espace, entre le présent et la mémoire, entre le mot et la parole. C’est une marque. C’est une surface. C’est un souffle, un intérieur. C’est une chute, une fracture, une posture, une marée, un cèdre et un souvenir. C’est un ressac, une photographie. C’est un regard, un piano, un micro.
Montréal | THÉÂTRE
2 — 11 FÉV
CALIGULA (Remix) / TERRE DES HOMMES / Marc Beaupré
Quelques interprètes entrent sur scène - le choeur. Un ultime interprète les rejoint - le coryphée. Le choeur s’installe derrière des micros, le coryphée derrière une partition musicale. Une symphonie vocale se bâtit lentement à partir du récit narratif dirigé par le coryphée - nous avons peu à peu un orchestre. Nous aurons une histoire - celle de Caligula, empereur romain, obsédé par son destin de mortel, fou de lucidité, de liberté, d’absolu, fidèle à sa révolte mais infidèle aux Hommes. C’est « le récit d’un suicide supérieur ».
Montréal | THÉÂTRE
15 — 17 fév
au Théâtre du Gesù

Croire au mal / PÉTRUS / Jérémie Niel
Ce soir, Pétrus sort de sa cage de verre pour aller rôder dans la ruelle dégueulasse. Il reviendra salir les tapisseries du salon et les visages trop souriants. Les souliers pleins de boue, dans les bas-fonds de la psyché contemporaine, comment ne pas croire au mal ? Par le corps, dans lequel se contractent la tristesse et l’ennui de son monde pacifié, Pétrus crache son venin et un peu de sang, les yeux rougis par une méchanceté à faire peur. Avec Croire au mal, Pétrus, délaisse la parole théâtrale pour s’avancer sur la plaine accidentée de la danse contemporaine.
Montréal | DANSE - THÉÂTRE
PREMIÈRE MONDIALE
21 FÉV — 3 MARS
Love | Death | Devil – The Piece / BEN J. RIEPE KOMPANIE
Cette pièce pour six danseurs est basée sur une série de performances en cinq tableaux Practise seeing beauty – Love, Death and the Devil. Les différents formats de cette série (installation, théâtre, performance extérieure) sont le point de départ de cette production et ont amené de nouvelles techniques et expressions artistiques à la pièce. Cette création est caractérisée autant par une chorégraphie temporelle, spatiale et contextuelle très précise que par la liberté créative de l’improvisation. Les costumes rappellent le baroque, les images sont fortes et les scènes morbides peuvent être dégustées comme une parade mystérieuse.
Düsseldorf | DANSE
PREMIÈRE NORD AMÉRICAINE
6 — 10 MARS
La mort de Kubrick / CHAMP GAUCHE / Olivier Morin
Mars 1999, intérieur jour, gros plan du visage couvert de psoriasis d’Alex Conway. Alex est solitaire, sexuellement refoulé, mais surtout complètement obsédé par la vie et l’oeuvre du cineaste Stanley Kubrick. Et une nuit son réalisateur fétiche meurt. Alex est dévasté, cette nouvelle bouleverse complètement son équilibre physique et mental. Sans compter que sa propriétaire menace de le mettre à la porte pour une histoire de coquerelle. Comme sous l’emprise du cinéma de Kubrick, l’appartement d’Alex devient la proie d’étranges incarnations de la séduisante gardienne de ses 8 ans, d’une femme qui lui ressemble beaucoup et de… Stanley Kubrick !
Montréal | THÉÂTRE
PREMIÈRE MONDIALE
15 — 31 MARS
JE SUIS UN AUTRE / Catherine Gaudet
Ma vie a un petit arrière-goût de confusion. Je ne suis pas ce que je présente au monde. Ce que je veux dire n’a pas de commune mesure avec ce qui sort de ma bouche. Je surveille mes commentaires, je retiens mes gestes, je ne me lance pas spontanément sur l’objet de mon désir et mon corps ne se liquéfie pas lorsque j’essuie l’échec. Je me contiens. Je demeure droit. Souriant. Social. J’ai ma fierté. Mais en dessous, je suis une zone ambiguë et floue, je suis tout et son contraire. Je suis végétal, animal, matière en devenir. Je suis un autre. Je suis un autre cherche à mettre à jour la multiplicité et l’ambiguïté de l’être qui se cachent sous le vernis des conventions.
Montréal | DANSE
Première mondiale
3 — 7 AVR
Leçon d’hygiène, bestialités et mets canadiens / TRANSTHÉÂTRE /
Michel Monty & Brigitte Poupart
Pour fêter leurs 21 ans, les deux directeurs artistiques, Brigitte Poupart et Michel Monty ainsi que plusieurs collaborateurs, investissent La Chapelle pour deux semaines. Au menu : une dégustation ludique sur l’art, plus que du théâtre, moins que de la danse, presque autant que de la performance, avec une touche de variété, des performances d’animaux et juste assez de mauvais goût dans votre assiette pour que vous passiez une soirée jouissive et exubérante.
Montréal | THÉÂTRE
Première mondiale
12 — 21 AVR

Kanata, une histoire renversée / THÉÂTRE DU SOUS-MARIN JAUNE
Au commencement, les morceaux de terre forment un cercle. Et celui qui s’avance dans le cercle doit raconter son périple : il doit témoigner. Nous sommes au centre d’un atoll qui va se transformer. Il faut imaginer le territoire vu en coupe, avec ses strates géologiques qu’on embrasse d’un seul regard. À la surface, tout bruisse, tout chante, tout craque : des créatures se faufilent entre les branches des arbres et font de drôles de sons la nuit. De petites caméras cachées dans les bosquets suivent un canot qui descend la rivière. À son bord, un Iroquois du Saint- Laurent – ou un Huron, un Montagnais, un Attikamek ? – qui discute avec… un loup bleu ! Kanata, une histoire renversée : à l’aide d’une maquette géante, le Sous-marin jaune réécrit l’histoire de notre pays d’un point de vue amérindien.
Montréal | THÉÂTRE - MARIONNETTES
Première mondiale
26 AVR — 19 MAI
Cabaret Gravel Cabaret / Frédérick Gravel
Beaucoup d’amis, de nombreux doutes, des chances à prendre. Le Cabaret Gravel Cabaret envahit le Lion d’Or avec plusieurs des principaux protagonistes de la nouvelle vague d’artistes québécois. Musique, danse, théâtre, les disciplines se confrontent et s’entrechoquent dans un concert dissonant et pourtant homogène. Sont pressentis entre autres pour se commettre : Philippe B, Philippe Brault, Nicolas Cantin, Francis Ducharme, Catherine Gaudet, Frédérick Gravel, Simon- Xavier Lefèbvre, Étienne Lepage, Dana Michel, Jérémie Niel, Anne Thériault et plusieurs autres…
Montréal | MULTIDISCIPLINAIRE
PREMIÈRE MONDIALE
1 — 4 mai
au Lion d’Or
Mygale / Nicolas Cantin
Le programme sera simple : je te ferai rire et tu me feras rire Nous nous ferons mourir de rire, tu saisis Et personne n’aura mal, c’est une promesse Il n’y aura que toi et moi Toi que je ferai rire et toi qui me feras rire On fera de drôles de choses, tu verras On fera des choses que les morts ne peuvent pas faire Et tu sais pourquoi ? Parce que notre chance à toi et à moi c’est d’être vivants Et être vivant, je te le donne en mille : c’est à mourir de rire
Montréal | DANSE - THÉÂTRE
Première mondiale
5 — 9 JUIN
En coprésentation avec le FTA

SOURCE : LA CHAPELLE / 3700 SAINT-DOMINIQUE

 

 

Saison 2011-2012 du Théâtre Denise-Pelletier
Variations et résonnances

La saison 2011-2012 du Théâtre Denise-Pelletier (TDP) résonnera de mille tonalités et fera la part belle à la musique. Seize spectacles aux accords variés nous porteront de l’intime à l’universel et questionneront nos façons de voir, dire et sentir. Le public côtoiera des auteurs du répertoire mondial tels Tabarin, Corneille, Regnard, Goldoni, Strindberg, Rilke, Lorca, Prévert et Gary (Émile Ajar), et des créateurs québécois, belges, algériens, autochtones et canadiens.

La saison du TDP débutera le 16 septembre 2010 avec les Tabarinades de Tabarin, un auteur qui nous a légué un véritable théâtre des variétés désopilant, façon XVIIe siècle. À l’affiche un soir seulement à la Salle Denise-Pelletier, le spectacle, adapté et mise en scène par Jean-François Gagnon, avec Francis Colpron à la direction musicale, réunit quatre comédiens, dont Carl Béchard, et six musiciens de l’ensemble baroque Les Boréades. Présenté en collaboration avec la Maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve et le CAM en tournée.

À compter du 21 septembre à la Salle Fred-Barry, Christian Vézina, poète et amoureux des mots, adaptera, mettra en scène et interprétera Tout Prévert, dix courtes pièces, aussi appelées poèmes, qui racontent des histoires, se payent la gueule des grands et prennent le parti des humbles. Une production du Théâtre Barbare.

Dès le 23 septembre à la Salle Denise-Pelletier, sera présenté Il Campiello de Goldoni, mis en scène par Serge Denoncourt, qui s’en est donné à cœur joie dans ce spectacle qui célèbre le plaisir de jouer. Cette production du Théâtre de l’Opsis a été saluée comme « un pur bonheur » lors de sa création en octobre 2010 à la 5e salle de la PDA. Joyeuse bouffonnerie, enchaînements de scènes rythmées et « punchées », du burlesque à son meilleur avec, entre autres, Annick Bergeron et Luc Bourgeois.

Du 12 au 15 octobre à la Salle Fred-Barry, le TDP accueille de Belgique, un spectacle sur la mémoire et l’exil, Papa est en voyage, texte, chant et interprétation de Hamadi, une figure emblématique des conteurs d’aujourd’hui dans le paysage du conte en Europe. Mis en scène par Soufian El Boubsi, le fils d’Hamadi, le spectacle a remporté le prix Meilleur seul en scène de la critique théâtrale belge 2009. Quelque part au Maroc, un enfant essaie le costume que son père, travailleur immigré en Europe, vient de lui envoyer. Le costume est trop grand. La photo est prise, celle d’un enfant seul, noyé dans une immense veste grise. Dès qu’il reçoit cette photo empreinte de tristesse, le père fait venir auprès de lui sa femme et ses enfants. Une autre vie commence… Une production de la Charge du Rhinocéros.

Toujours à la Salle Fred-Barry, Le Destin tragi-comique de Tubby et Nottuby, texte, mise en scène et interprétation de Sophie Brech et Louis Fortier, prendra l’affiche du 19 octobre au 5 novembre. Cette histoire est celle de la rencontre de Tubby et Nottubby, deux personnages plus grands que nature que le destin vient surprendre, un soir de Noël, au seuil du désespoir. C’est aussi l’histoire de la quête extraordinaire dans laquelle ils seront propulsés, malgré eux, des quais de la Tamise, à Londres, jusqu’au-delà du réel. Hanté par un souffle shakespearien et baigné de la folie merveilleuse de Chaplin, Laurel et Hardy, ce spectacle, créé en France en 2009, raconte la force, mais aussi la fragilité de l’amitié, de l’amour et du rêve, ultimes remparts contre la cruauté du monde. Une production du Théâtre Fool and Feathers.

Inspirée du roman Océan mer d’Alessandro Baricco, La Maison, adaptée et mise en scène par Michelle Parent, sera proposée du 9 au 12 novembre à la Salle Fred-Barry. Le spectacle, qui réunira des artistes professionnels et non professionnels, sera présenté par Pirata Théâtre en collaboration avec la Maison Passages. Ce collectif de professionnels de théâtre redonne une voix à des personnes socialement exclues par la création dramatique et théâtrale. La Maison, c’est la pension Almayer, une auberge de sept chambres habitées par sept naufragés de la vie, sept personnages au destin étrange, venus s’échouer là où identités fantastiques, identités réelles et témoignages s’entremêlent et se confondent.

Le TDP invite le public à saisir l’occasion unique de découvrir la beauté des alexandrins en mode slam, dans une proposition audacieuse de L’Illusion de Corneille, qui prendra l’affiche du 11 au 26 novembre à la Salle Denise-Pelletier. Anne Millaire, qui aime prendre des paris audacieux, signe la mise en scène du spectacle. Rappelons qu’elle nous avait offert en 2007, puis repris en 2009 à la demande générale, le réjouissant et foisonnant conte philosophique Z comme Zadig, inspiré de l’œuvre de Voltaire. Sept comédiens, dont Denis Mercier et David-Alexandre Després, accompagnés des six musiciens du groupe Magnitude 6 nous serviront cette Illusion slamée…

À la Salle Fred-Barry, du 16 novembre au 3 décembre, le Théâtre du Solstice a choisi la traduction de Boris Vian pour faire revivre Mademoiselle Juliede Strindberg. Cette pièce nécessaire encore aujourd’hui, ouvre la blessure toujours vive provoquée par la violence des inégalités sociales, ce hasard de la naissance qui désigne leur place aux êtres humains, les enfermant dans une histoire déjà écrite. La mise en scène sera signée par Diane Ouimet.

La saison se poursuit en 2012, à compter du 18 janvier à la Salle Fred-Barry, avec Le Distrait de Jean-François Regnard, un auteur savoureux du XVIIe siècle à qui l’on doit Le Légataire universel. Frédéric Bélanger, qui signe l’adaptation et la mise en scène du spectacle, a choisi de situer l’action à Paris pendant la période des années folles nous invitant à « swinger » avec Benoit McGinnis en valet désopilant d’un Distrait défendu par le jeune François-Simon Poirier. Une production du Théâtre Advienne que pourra.

Le 20 janvier débutera à la Salle Denise-Pelletier, Musique pour Rainer Maria Rilke de Sébastien Harrison, dans une mise en scène de Martin Faucher. À l’ère de Facebook, Twitter et des textos, la littérature a-t-elle encore sa place ? Inspiré de Lettres à un jeune poète de Rilke, ce spectacle raconte avec sensibilité l’expérience inoubliable de la découverte d’une œuvre à l’adolescence. La distribution de cette production du Théâtre Bluff réunira notamment Macha Limonchik et Albert Millaire.

Le Théâtre Ondinnok, première compagnie autochtone professionnelle au Québec, présente, du 8 au 25 février à la Salle Fred-Barry, Le Gouverneur de la rosée d’un auteur cree du Saskatchewan, Floyd Favel. L’histoire est celle d’une vieille femme cree vivant solitaire au fond des bois, d’un castor porteur d’un lourd secret, d’une nation décimée. Celle d’un passé et d’un présent confondus et d’un avenir à réinventer.

Suivra du 29 février au 17 mars à la Salle Fred-Barry, Cranbourne, une pièce de l’auteur et metteur en scène Fabien Cloutier, qui nous avait donné Scotstown en 2009, le chaînon manquant entre le conte urbain et la conterie rurale. Le voici de retour avec son personnage fétiche, le chum à Chabot, qui a toujours la langue aussi bien pendue. Une production du Théâtre Urbi et Orbi.

Du 16 au 31 mars à la Salle Denise-Pelletier sera présentée une Maison de Bernarda vibrante d’actualité, tout en chant et musique, résonnant comme un écho à la magnifique poésie de Federico Garcia Lorca. Le livret de ce drame musical est écrit par Sarah Berthiaume, la musique est de Vincent Beaulne et la mise en scène sera signée Ghyslain Filion. Dans la pièce, la veuve Bernarda, interprétée par Louise Laprade, fidèle à la coutume ancestrale, impose huit ans de réclusion à ses filles. En tentant d’échapper à cette loi, Adela, la plus jeune des sœurs, mettra en jeu sa propre vie. En collaboration avec l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx.

Le public adoptera sans peine du 21 mars au 7 avril à la Salle Fred-Barry, Gros-Câlin, un python de deux mètres avec lequel Michel Cousin, statisticien et solitaire, partage un deux et demi. Gros-Câlin, qui s’inspire de l’œuvre d’Émile Ajar, (Romain Gary) est adapté, mis en scène et interprété par Pascal Contamine, fasciné par la qualité de la langue de Romain Gary et séduit par le regard plein d’humour et de tendresse de l’auteur sur la société et ses paradoxes. Ce spectacle ludique explore avec compassion la peur de la solitude et le désir universel d’être aimé. Produit par le CIRAAM.

Acclamé au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie, ainsi qu’à Montréal lors de sa création en français l’année dernière, Bigger Than Jesus, one man show de Rick Miller s’installera à la Salle Fred-Barry du 12 au 21 avril 2012. Ce spectacle met à profit les prodigieux talents de comédien, d’imitateur et de chanteur de Rick Miller que plusieurs ont découvert sous les traits d’une dizaine de personnages dans Lipsynch de Robert Lepage, présenté au TDP en 2010. Officiant une « messe » multimédia drôle et poignante, Miller aborde l’histoire du Christ de façon iconoclaste, mais jamais irrévérencieuse, pour nous offrir une expérience théâtrale unique et singulière. Le spectacle a été conçu et écrit par Daniel Brooks et Rick Miller, et mis en scène par Daniel Brooks.  Un spectacle de WYRD Productions et de Necessary Angel.

La saison 2011-2011 du TDP se terminera par les Zurbains 2012, qui en sont à leur quinzième édition. Un auteur de métier et quatre adolescents signent de nouveaux contes sur fond de ville et de région, qui abordent des thèmes touchant la réalité des jeunes.

Abonnement en ligne sur www.denise-pelletier.qc.ca ou par téléphone au 514 253-8974.

Source : Isabelle Bleau

 

CHEZ DUCEPPE

HISTOIRE DE COEUR ET DE PASSION

Dans le hall de la Place des Arts, Michel Dumont a présenté mardi la programmation de la saison 2011-2012 de la compagnie Duceppe, qui sera placée sous le signe du coeur et de la passion.

Toujours agréable d’assister à la présentation de la nouvelle saison théâtrale chez Duceppe. Cette fois-ci, nous sommes sous le thème « Des émotions en temps réel ». Et envolons-nous vers 2011-12.

Agréable parce que offertes de façon simple et éclairée par Michel Dumont. Et, aussi, facile pour le journaliste d’y travailler dans la détente en compagnie d’artistes généreux.

À sa vingtième saison au poste de directeur artistique, Dumont a eu ces mots qui me plaisent beaucoup, sous le titre  Des histoires de cœur et de passion : « J’aime m’imaginer que chaque spectateur accepte de partir vers une destination encore inconnue au risque d’y découvrir sa propre fragilité. »

Dans ce voyage qui veut faire la place à l’émotion et à la passion, voici, en très bref résumé pour l’instant, le menu de la saison à venir, à compter de septembre prochain :

MATCH, un suspense psychologique, dans une mise en scène de Michel Poirier : un combat à finir entre deux personnages incarnés par Robert Lalonde et Alexandre Goyette, avec la complicité de Marie-Chantal Perron que nous verrons deux fois sur la même scène d’ici le printemps prochain.

DANS L’OMBRE D’HEMINGWAY de Stéphane Brulotte, avec Michel Dumont dans le rôle titre : une incursion dans la vie tourmentée de ce grand romancier des temps modernes.

POURQUOI PAS ?, une histoire d’amour entre personnes d’âge mûr et un petit côté amusant. Monique Duceppe dirige les comédiens, dont les deux principaux défendus par Pauline Martin et Claude Prégent.

L’ORATORIO DE NOËL, la toute dernière création de Michel Tremblay, un ouvrage sur la fragilité de la mémoire. Avec Serge Denoncourt à la barre.

LES PEINTRES DU CHARBON, l’extraordinaire et merveilleuse vraie aventure de mineurs qui se découvrent des talents pour la peinture. Quelques unes de leurs œuvres sont d’ailleurs exposées dans le hall d’entrée. Claude Maher signe la mise en scène, alors que Monique Duceppe oppose sa signature pour une première fois officiellement sous la traduction.

Pour connaître tous les détails de la programmation de la saison 2011-2012, rendez-vous à l’adresse www.duceppe.com

Bon théâtre chez Duceppe !

Pierre LUC

Marc Legault, Marie Michaud, Michel Dumont, Bénédicte Décary et le metteur en scène Stéphane Brulotte.

Photo : Sébastien St-Jean/Agence QMI

 

TNM :
60 ANS D’HISTOIRE

par Pierre LUC

Ambiance festive à ce dévoilement de la saison 2011-12 du Théâtre du Nouveau Monde, qui du même coup célèbre son 60e anniversaire d’activités sur la scène montréalaise comme en province.
Tout en ce rappelant des souvenirs, comédiens, artisans et producteurs réunis dans la salle de répétition de la compagnie ont acclamé cette nouvelle programmation que nous décrira avec sa verve et son enthousiasme habituel, la directrice artistique Lorraine Pintal. 

Mot de la direction
générale et artistique

« Pour célébrer avec vous cher public et avec les artistes qui ont marqué l’existence du TNM le 60e anniversaire de notre grande institution, j’ai choisi de programmer des productions qui parlent le langage du temps. J’ai voulu faire circuler entre nous le désir : désirs brûlants, désirs ardents, noirs désirs et désirs flamboyants.

Au cours de la saison 2011–2012, Desgagnés, Champagne, Chouinard, Marleau et Mouawad vont vous raconter Molière, Ducharme, Feydeau, Shakespeare et Sophocle. J’entends vous faire découvrir avec passion des pièces d’hier mais sous la loupe des metteurs en scène d’aujourd’hui.

Qu’est-ce que le théâtre au fond si ce n’est une histoire de fusion entre l’ancien et le Nouveau Monde? »

Je vous offre donc une saison d’histoires, une programmation qui s’inscrit dans l’histoire, qui réunit ceux qui racontent et ceux qui jouent pour que ceux qui jouent vous racontent 60 ans d’histoires.

Comédie féroce avec Molière, farce ludique avec Ducharme, bouffonnerie amoureuse avec Feydeau, fable épique avec Shakespeare et tragédies de femmes avec Sophocle, tel est le terrain de jeu sur lequel s’éclateront les artistes du TNM. Il ne faut pas oublier la poésie, celle qui révèle les pulsions de notre société, celle qui incarne la part d’ombre qui nous habite, celle qui anime tous les désirs !

La saison 2011-12
En ouverture de saison, Yves Desgagnés propose L'École des femmes de Molière, avec notamment Henri Chassé, Pierre Collin, Raymond Legault et Guy Nadon dans le rôle d'Arnolphe. Sophie Desmarais interprétera Agnès, la jeune femme qu'il veut épouser.

Suivra HA ha! de Réjean Ducharme, une histoire de deux couples racontée par Dominic Champagne. Anne-Marie Cadieux, Sophie Cadieux, François Papineau et Marc Béland plongeront dans cet « Éden du dead-end ».

Ensuite, nous aurons Le Dindon, de Feydeau, mis en scène par Normand Chouinard. Sexe, mensonges et autres catastrophes de la vie quotidienne mettant en vedette, entre autres, Carl Béchard, Jean-Pierre Chartrand, Violette Chauveau, Rémy Girard, Roger La Rue Véronique Le Flaguais, Linda Sorgini et Alain Zouvi.

Puis Denis Marleau nous emmènera chez Shakespeare, plus particulièrement au royaume du Roi Lear. Gilles Renaud jouera la tragédie d'un homme qui a tout perdu.

Pour lui donner la réplique, notons la présence de David Boutin, Jean-François Casabonne, Évelyne Rompré, Paul Savoie et Marie-Hélène Thibault.

La présentation du cycle des femmes, de Sophocle, mis en scène par Wajdi Mouawad, clôturera la saison.

Bertrand Cantat, l’ex-chanteur de Noir Désir, viendra, semble-t-il, mettre du rock dans des tragédies de femmes. Wajdi Mouawad a fait appel à son ami pour « faire swigner » des histoires de femmes subordonnées et même écrasées par le pouvoir des hommes, Les Trachiniennes, Électre et Antigone, de Sophocle.

Bertrand Cantat, faut-il le rappeler, a été condamné en Lituanie à 8 ans de prison pour l'« homicide involontaire » d'une femme, sa compagne Marie Trintignant, en 2003. Le chanteur est sorti de prison après avoir purgé la moitié de sa peine.

Ce spectacle qui aura le long cours d'un fleuve réunira des artistes de France et d'ici. Ainsi, Sylvie Drapeau interprétera Déjanire, la reine des Trachiniennes.

Un peu d’histoire
Si très peu des personnes réunies hier, lundi, dans l’enceinte de la rue Ste-Catherine ont vécu les débuts du TNM, d’autres, en revanche, pouvaient  se rappeler certaines étapes de cette histoire passionnante.

De quoi alimenter les conversations teintées de joie, de mélancolie, de fierté.
Voyons ce de quoi il en est…

Le TNM est né à Montréal, en 1951, dans l’effervescence culturelle qui a succédé à la Seconde Guerre mondiale et ouvert la voie à la Révolution tranquille, laquelle devait permettre au Québec d’accéder à la modernité.

Il a été fondé par un petit groupe de six hommes de théâtre parmi lesquels Jean Gascon et Jean-Louis Roux, qui rentraient alors d’un séjour d’études théâtrales en Europe et qui, pour la plupart, avaient fait leurs premières armes au sein des Compagnons de Saint-Laurent, une troupe de théâtre dirigée par le père Émile Legault.

Les fondateurs du TNM rêvaient d’une grande compagnie ayant pour mission de produire et de diffuser les oeuvres majeures du répertoire classique et contemporain. Pour ce groupe, un tel projet s’inscrivait naturellement dans l’éveil culturel du Québec qui commençait à s’affranchir du joug de la religion catholique.

La visite au Québec de la compagnie de Louis Jouvet, au début de 1951, s’est également révélée une importante source d’inspiration pour leur projet.

C’est donc le 9 octobre 1951 que le rideau se lève sur la première production du TNM : L’Avare de Molière, mis en scène par Jean Gascon qui tient également le rôle d’Harpagon. Par sa qualité et son audace, cette production fait école dans la jeune histoire du théâtre au Québec, et le TNM ne tarde pas à s’imposer comme le grand théâtre canadien-français.

Les fondateurs : Jean Gascon, Jean-Louis Roux, Guy Hoffman, Georges Groulx, André Gascon, Robert Gadouas, Éloi de Grandmont

Les directeurs artistiques

  • Jean Gascon (1951-1966)
  • Jean-Louis Roux (1966-1982)
  • André Pagé (1981)
  • Olivier Reichenbach (1982-1992)
  • Lorraine Pintal (depuis 1992)

 

 

BELLES-SOEURS EN TOURNÉE

VOS BELLES-SOEURS EN VISITE CHEZ VOUS!
La création de Belles-Soeurs a été un moment marquant pour nous. Réussir à transmettre la richesse de l’univers de Michel Tremblay sous la forme d’un théâtre musical a été un défi relevé avec brio par René Richard Cyr, Daniel Bélanger et toute une équipe de créateurs, concepteurs et interprètes. Nous sommes ravis d’offrir aujourd’hui nos fabuleuses belles-soeurs à un très large public au Québec.

Alors, sortez les chips, les peanuts, les liqueurs, car Germaine Lauzon vous invite à nouveau pour un party de collage de timbres !

Accompagnés sur scène de quatre musiciens, quinze comédiennes d’exception, dont entre autres Guylaine Tremblay, Maude Guérin, Marie-Thérèse Fortin et Janine Sutto.

BELLES-SOEURS en tournée
Du 17 mars au 2 avril 2011 au Monument-National à Montréal
Et en tournée à travers le Québec
Laval / Trois-Rivières / St-Jérôme / Brossard / Saint-Hyacinthe / Sherbrooke / Gatineau / Granby / Québec / Terrebonne / Drummondville / Joliette / St-Jean-sur-Richelieu

BELLES SOEURS SE RENDRONT À PARIS

Mus par ce succès incroyable, les trois créateurs Michel Tremblay, René Richard Cyr et Daniel Bélanger s’unissent en créant B14 Productions afin de porter leur oeuvre vers de possibles grands lendemains. Toujours complice du Théâtre d’Aujourd’hui et du Centre culturel de Joliette, qui ont permis au spectacle de voir le jour et qui continuent depuis de le diffuser sur les scènes du Québec, B14 Productions annonce aujourd’hui ses premiers pas.

Épaulées, portées et soutenues par Loto-Québec – qui, depuis le début de cette aventure, est un partenaire significatif, audacieux et fidèle – et maintenant aidées par la Caisse de dépôt et placement du Québec, par CGI et par Power Corporation du Canada, nos Belles-Soeurs rendront visite à leurs cousines de l’autre côté de l’océan. En effet, le prestigieux Théâtre du Rond-Point, à Paris, accueillera Belles-Soeurs dans sa grande salle Renaud-Barrault au printemps 2012 dans le cadre de sa saison sur le thème La Femme dans tous ses états.

Soulignons au passage que ce sont Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, ces deux comédiens mythiques, qui, en 1971, ont invité à Paris le spectacle tout juste après sa création. Le Théâtre du Rond-Point, formidablement bien situé sur les Champs-Elysées, est dévoué aux auteurs vivants; c’est un lieu vibrant avec ses trois salles de spectacles, son restaurant et sa librairie Actes Sud, coéditeur, avec Leméac, de l’oeuvre de Michel Tremblay.

Avec une première représentation le jeudi 8 mars 2012, Journée internationale des femmes, nos Belles-Soeurs sont invitées à présenter 23 représentations sur une période de 5 semaines jusqu’au 7 avril. Il est exceptionnel qu’une production entièrement québécoise jouisse d’une occasion semblable et reçoive une invitation aussi importante de la part d’un théâtre français de premier plan.
Cette série de représentations à Paris est un formidable tremplin pour mettre sur pied une tournée sur le territoire français ainsi qu’en Belgique et en Suisse. Des bases tangibles ont d’ailleurs déjà été posées en ce sens.

L’oeuvre Les Belles-Soeurs est la pièce québécoise la plus jouée sur la planète, et voilà que sa mouture musicale semble vouloir emprunter un destin comparable. Toute cette aventure célébrera notre plus grand dramaturge québécois et lui rendra hommage. Le fait de permettre à tous ces artistes québécois de premier plan – de Michel Tremblay à René Richard Cyr et à Daniel Bélanger, de Marie-Thérèse Fortin à Guylaine Tremblay, de Maude Guérin à Janine Sutto – de porter à Paris cette parole inégalée, historique et toujours moderne doit être salué comme un fabuleux projet qui emplira tous les Québécois d’une juste fierté.

Le Théâtre d’Aujourd’hui et le Centre culturel de Joliette tiennent à vous
informer que le rôle d’Olivine Dubuc dans le théâtre musical Belles‐Soeurs sera assuré par Mme Louise Latraverse pour les représentations du Monument‐National (du 17 mars au 2 avril 2011) et de la salle André‐Mathieu de Laval (du 8 au 10 avril 2011). Cette décision a été prise suite au souhait de Mme Janine Sutto de poursuivre sa convalescence, suite à une fracture de la hanche il y a quatre mois.
Aucune décision n’a été prise pour la suite de la tournée.


POUR INFORMATIONS: www.belles-soeurs.ca

Photo : Valérie Remise

 

 

 

 

 

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